Topografov (virus) l. m.
Topografov virus
Virus à ARN, appartenant à la famille des Bunyaviridae et au genre Hantavirus.
En Europe et en Sibérie, ce virus est probablement responsable, chez l'Homme, de fièvre hémorragique avec syndrome rénal. Son réservoir est le Lemming (Lemmus sibiricus). Il existerait également en Amérique du Nord.
Sigle TOPV
→ fièvre hémorragique avec syndrome rénal, Hantavirus
toxi-infection alimentaire l.f.
alimentary toxiinfection, alimentary toxicosis
Affection consécutive à l'absorption d'aliments contaminés par diverses bactéries pathogènes ou par leur toxines : Salmonella (S. enterica sérotypes enteritidis, typhimurium, etc.), Clostridium botulinum, Clostridium perfringens de type A, Shigella, Escherichia coli entérotoxinogènes, entéropathogènes, entérohémorragiques, Yersinia enterocolitica, Vibrio parahæmolyticus, Bacillus cereus, Staphylococcus aureus, Listeria monocytogenes.
Les aliments contaminés sont variés (crèmes, gâteaux, viandes préemballées, volailles, œufs, jambon, charcuterie, lait en poudre, poissons crus, etc.).
Les salmonelles sont la cause de la toxi-infection dans 80% des cas. Elle a le plus souvent un caractère collectif (famille, collectivité scolaire, restaurant d'entreprise, banquets, etc.). L'incubation est variable, très courte pour le staphylocoque (1 à 6 h), moyenne pour le B. cereus et le C. perfringens, plus longue pour les salmonelles (24 h). Les signes cliniques sont digestifs, associant nausées, vomissements, pesanteurs abdominales et surtout diarrhée hydrique, plus rarement sanglante (syndrome dysentérique), avec ou sans fièvre. Le botulisme (conserves domestiques, charcuteries) donne un tableau clinique très différent (sécheresse des muqueuses, paralysies nerveuses). Il faut craindre les conséquences de la déshydratation. Le diagnostic se fait par la coproculture.
→ botulisme, froid (conservation des aliments par le)
triade de Hautant l.f.
Hautant’s set of three
Association de dysphagie douloureuse, emphysème cervical et fièvre qui signe la perforation œsophagienne.
A. Hautant, otorhinolaryngologiste français, membre de l’Académie de médecine (1877-1947)
[L1]
Édit. 2015
triade symptomatique de Charcot l.f.
Charcot’s symptomatic triad
1) Triade spécifique de l’angiocholite lithiasique.
Succession pendant une courte période d’une douleur biliaire (colique hépatique), de fièvre pseudo palustre et d’ictère.
2) Triade de signes évocateurs de sclérose en plaque :
nystagmus, tremblement intentionnel, parole saccadée.
J-M. Charcot, neurologue français, membre de l'Académie de médecine (1825-1893)
[L1,H1]
trichinellose n.f.
trichinellosis
Helminthose zoonotique cosmopolite, sporadique ou survenant par petites épidémies, causées principalement par le Nématode Trichinella spiralis dont l'adulte vit dans l'intestin grêle et les larves s'enkystent dans les muscles.
La contamination a généralement lieu à la suite d’une ingestion de viande de porc, de sanglier ou de phacochère contenant des larves enkystées et consommée insuffisamment cuite ou simplement fumée ou salée (charcuterie). Certaines contaminations peuvent avoir lieu par ingestion de viande de chien, de phoque ou d'ours. Chez l'Homme, les larves en impasse évoluent le plus souvent vers la calcification.
Après une courte incubation (24 à 48 heures), l’infection peut débuter par des symptômes gastro-intestinaux précoces (diarrhée et vomissements, vives douleurs abdominales) et par une fièvre élevée avec soif intense. Un syndrome inflammatoire avec une urticaire et un œdème de la face et des paupières sont souvent associés ("maladie des grosses têtes"). Vers le 15eme jour, apparaissent des myalgies intenses. L'évolution se fait vers une phase purement musculaire chronique. Les principales complications sont cardiaques (myocardite, œdème aigu du poumon) ou cérébrales (encéphalite). La trichinose s’accompagne d’une hyperéosinophilie très importante et persistante ainsi que d'une élévation des enzymes d'origine musculaire. Les cas d'infestation massives sont particulièrement sévères, parfois rapidement mortels. Le diagnostic est porté par sérologie (immunofluorescence) ou par biopsie musculaire montrant la présence de larves enkystées. A posteriori, les kystes larvaires calcifiés donnent à la radiographie une image caractéristique en "grains de semoule".
Le traitement fait appel à la diéthylcarbamazine et au thiabendazole et, si nécessaire, à des corticoïdes. La prophylaxie repose sur le contrôle vétérinaire des viandes ou produits de charcuterie qui doivent être consommées après cuisson suffisante.
L'espèce parasitaire la plus fréquemment en cause est Trichinella spiralis. Toutefois, d'autres espèces sont parfois responsables, comme T. pseudospiralis ou T. papuae en Asie du sud-est (Thaïlande, Cambodge) et en Nouvelle Guinée. Ces deux dernières espèces ne forment pas de kystes.
Syn. trichinose
→ Trichinella spiralis, Trichinella
[D1]
Édit. 2020
tuberculose miliaire l.f.
miliaria tuberculosis
Dissémination hématogène du bacille tuberculeux vers différents organes (poumons, foie, reins, méninges, péricarde) avec constitution de multiples granulomes de la taille d’un grain de mil.
L’évolution est variable, parfois aigüe, plus souvent lente, se traduisant par une fièvre prolongée. La radiographie pulmonaire met en évidence des images micronodulaires disséminées. L’intradermoréaction à la tuberculine peut être négative. La miliaire tuberculeuse requiert un traitement antibiotique bien codifié, après mise en évidence de bacilles acido-alcoolo-résistants dans les sécrétions respiratoires ou les biopsies de tissus infectés.
tuberculose péritonéale l.f
tuberculous peritonitis
Affection due au bacille tuberculeux, atteignant le péritoine.
Autrefois fréquente, principalement chez la femme jeune, d’où la dénomination ancienne d’ascite essentielle des jeunes filles, elle s’observe maintenant chez les adultes jeunes du tiers monde et, en occident, chez des malades porteurs du VIH.
Isolée ou associée à d’autres localisations, principalement pleuropulmonaires ou ganglionnaires, parfois hépatiques, elle accompagne généralement une tuberculose de l’intestin ou des organes génitaux chez la femme. Elle se traduit par une ascite parfois accompagnée d’une fièvre et de douleurs abdominales, avec altération de l’état général et troubles digestifs. En l’absence de traitement spécifique, l’évolution se fait vers des phénomènes d’adhérences péritonéales étendues.
Syn. péritonite tuberculeuse
Tula (virus) l. m.
Tula virus
Virus à ARN, appartenant à la famille des Bunyaviridae et au genre Hantavirus.
En Russie, ce virus est probablement responsable, chez l'Homme, de fièvre hémorragique avec syndrome rénal. Son réservoir est le rongeur Microtus arvalis.
Sigle TULV
→ fièvre hémorragique avec syndrome rénal, Hantavirus
tuphos n.m.
typhoid state
État d’obnubilation diurne, avec insomnie nocturne, qui s’observe à la période d’état de la fièvre typhoïde.
Étym. gr. τυφος : stupeur
typhique (bacille) l.m.
typhoid bacillus
Bacille à Gram négatif, mobile, de la famille des Enterobacteriaceae, responsable de la fièvre typhoïde.
C. Eberth, bactériologiste allemand (1880)
Syn. Salmonella enterica typhi, bacille d’Eberth
typhoïdique adj.
typhoidic
Qui se rapporte à la fièvre typhoïde.
typhus des broussailles l.m.
scrub typhus
Rickettsiose asiatique à Orientia tsutsugamushi, transmise à l'Homme par la piqûre de larves d’acariens du genre Leptotrombidium (famille des Trombididae), le réservoir de germes étant constitué de divers rongeurs.
Après une incubation d'une dizaine de jours, la maladie se manifeste par un état fébrile, des céphalées, des myalgies, une escarre d'inoculation, puis apparaît une éruption cutanée maculeuse généralisée, une polyadénopathie, parfois des signes digestifs (diarrhée) et des troubles de la conscience. On note souvent une hépatosplénomégalie. Des complications cardiaques, rénales ou pulmonaires peuvent survenir. Le pronostic peut être grave en l’absence d'antibiothérapie (létalité pouvant atteindre 30% dans certains foyers). De nombreux sérotypes de la bactérie existent, dont la pathogénicité pour l'Homme est très variable. La fièvre fluviale du Japon s’observe par foyers en Asie du Sud-Est, du continent indien à l'Indonésie, en Chine, en Sibérie orientale, au Japon, en Nouvelle Guinée et dans le nord de l'Australie. L'incidence de la maladie est élevée dans certaines régions. Elle peut être saisonnière et sévir toute l'année suivant les climats locaux. Chez les Leptotrombidium vecteurs, la larve, seul stade hématophage, ne prend qu'un seul repas de sang ; la transmission verticale est donc la règle et le réservoir de germes est constitué par les acariens eux-mêmes. Les hôtes habituels de ces acariens sont des rongeurs ; l'Homme n'est qu'un hôte accidentel.
Syn. scrub typhus, fièvre fluviale du Japon, tsutsugamushi, typhus tropical
typhus exanthématique l.m.
exanthematic typhus, epidemic typhus, louse-borne typhus, jail fever
Rickettsiose grave, potentiellement cosmopolite, due à Rickettsia prowazekii, spécifique de l'Homme, transmise par les déjections des poux de corps.
Succédant à une incubation silencieuse d'une semaine, la maladie a un début brutal, marqué par une fièvre élevée, un frisson solennel, des céphalées intenses et des myalgies. La phase d’état associe un syndrome infectieux sévère avec tuphos à un exanthème rosé, maculopapuleux, devenant purpurique et généralisé (sauf à la face, aux paumes et aux plantes), à une hypotension. Une atteinte méningée (délire, coma), une pneumopathie, sont fréquentes, de même que des complications cardiaques (myocardite), neurologiques (hémiplégie, myélite, névrite), rénales, etc. En l’absence de traitement, la mortalité est de l'ordre de 30% mais la guérison, lorsqu'elle survient, est totale. Sous antibiothérapie (doxycycline), l'évolution est habituellement favorable. Des résurgences tardives, beaucoup moins sévères, peuvent s'observer ; elles sont désignées sous le nom de maladie de Brill-Zinsser.
Responsable autrefois d'énormes épidémies apparaissant préférentiellement l'hiver, dans le sillage des guerres ou des grandes migrations de populations, le typhus exanthématique est toujours observé dans certains pays, notamment en Afrique, dans des populations en situation précaire (prisons, camps de réfugiés etc.). Ce sont les déjections des poux infectés qui sont contaminantes à la faveur des lésions de grattage ou par voie muqueuse ; ces déjections restent infectantes durant de très longues périodes dans les poussières, ce qui explique les contaminations par aérosol. Le réservoir est humain. La prévention repose sur la lutte contre les poux et l'hygiène corporelle. Il n'existe aujourd'hui aucun vaccin pour protéger les populations.
N. E. Brill, médecin interniste amércain (1910) ; H. Zinsser, bactériologiste américain (1934)
Syn. typhus épidémique, typhus à poux, typhus historique
→ rickettsiose, Rickettsia prowazekii, pou, tuphos, Brill-Zinsser (maladie de)
[D1]
Édit. 2019
typhus murin l.m.
murine typhus, shop typhus, flea-borne typhus
Rickettsiose zoonotique cosmopolite due à Rickettsia typhi, dont le réservoir de germes est le rat (surtout le rat noir Rattus rattus, mais aussi R. norvegicus) et le vecteur majeur la puce Xenopsylla cheopis.
L'incubation de la maladie dure une semaine environ. Le début est brutal, associant fièvre, céphalées, asthénie, myalgies ; une éruption apparait quelques jours plus
tard : exanthème maculopapuleux généralisé ; des signes gastro-duodénaux sont fréquents ainsi qu'une pneumopathie interstitielle et parfois des signes neurologiques. On note une thrombopénie parfois importante. L'évolution sous antibiothérapie est généralement bénigne ; en l'absence de traitement, la létalité est de l'ordre de 2%.
Cette affection est sporadique et épidémique, sévissant surtout en été. Elle peut être fréquente dans les ports ou les zones sub-urbaines. Ce sont les déjections des puces infectées qui sont contaminantes à la faveur des lésions de grattage ou par voie muqueuse ; ces déjections restent infectantes durant de très longues périodes dans les poussières, ce qui explique les contaminations par aérosol.
Syn. typhus mexicain, tabardillo, typhus endémique
Upshaw-Schulman (syndrome) l.f.
Upshaw-Schulman’syndrome
Forme héréditaire récessive du purpura thrombotique thrombocytopénique causée par l’absence de la protéase ADAMTS13, responsable de la persistance des multimères du facteur von Willebrand qui entraîne des épisodes de micro-angiopathies thrombotiques avec obstructions disséminées de multiples petits vaisseaux.
Ces obstructions micro-vasculaires provoquent un trouble circulatoire avec privation d’oxygène, responsable de dommage et de mort tissulaire. Lors d’épisodes aigus les manifestations sont marquées par de la fièvre, une thrombopénie sévère, une anémie hémolytique micro-angiopathique aves des schizocytes sur le frottis sanguins et des signes d’altération fonctionnelle du cerveau, des reins et du cœur, en rapport avec l’ischémie de ces organes.
La maladie est causée par des mutations du gène ADAMTS13, responsable de la diminution de sécrétion ou d’inactivation de la protéase.
En l’absence d’anticorps contre la protéase, l’affection répond favorablement aux échanges plasmatiques associés à l’infusion de plasma frais.
2017
I. Schulman, pédiatre américain (1960) ; J. D. Upshaw Jr, hématologiste américain (1978) ; Johanna A. Kremer Hovinga, hématologisye suisse (2019)
→ ADAMTS13, purpura thrombotique thrombocytopénique héréditaire, schizocyte
[F1,F4,Q2]
Édit. 2020
urticaire familiale au froid l.f.
familial cold urticaria (FCU), familial cold autoinflammatory syndrome (FCAS)
Affection rare, familiale, autosomique dominante, caractérisée par des poussées d’urticaire avec éruption cutanée survenant lors de l’exposition au froid et accompagnée de signes systémiques d’inflammation.
Le début peut être très précoce dans la première enfance ; les signes inflammatoires sont variables, souvent peu marqués : fièvre, douleurs articulaires, signes oculaires, troubles neurologiques. L’affection est liée à des mutations du gène CIAS1 (Cold Induced Autoinflampatory Syndrome 1), locus en 1q44, codant pour la cryopyrine, protéine intervenant dans la régulation du récepteur de l’interleukine-1β. Elle partage ce même mécanisme avec le syndrome de Muckle et Wells et le syndrome CINCA, réunis sous l’acronyme CAPS (Cryopyrine-Associated Periodic Syndromes).
T. J. Muckle, médecin canadien et M. V. Wells, médecin britannique (1962)
→ urticaire, CAPS ,Muckle et Wells (syndrome de) ,syndrome CINCA
vaccination obligatoire l.f.
compulsory vaccination
Vaccination imposée par la loi.
1) Le calendrier des vaccinations s’imposant à toute la population est régulièrement publié par la Direction générale de la santé. La réglementation évolue selon les variations des endémies.
2) A l’occasion de certains voyages, différentes vaccinations sont obligatoires ou fermement recommandées selon le pays visité, par exemple contre la fièvre jaune.
3) La législation du travail impose des vaccinations aux membres de certaines professions, par exemple contre l’hépatite B, la leptospirose.
vaccin contre la fièvre typhoïde l.m.
typhoid fever vaccine
Vaccin polyosidique capsulaire injectable, protégeant contre les infections à Salmonella typhi et non contre celles dues à Salmonella typhi A et B.
Après la primovaccination, un rappel est nécessaire tous les 3 ans. Ce vaccin est recommandé aux coopérants et aux voyageurs se rendant en zone d’endémie de fièvre typhoïde. Il est, en outre, obligatoire pour les personnels de laboratoire.
→ vaccin fièvre typhoïde, fièvres typhoïde et paratyphoïdes
[E1, D1]
Édit. 2019
van't Hoff-Arrhenius (loi de) l.f.
van’t Hoff-Arrhenius law
Loi selon laquelle la production calorique d'un système chimique et donc d'un être vivant, augmente lorsque la température interne s'élève.
D'où la loi empirique, dite du Q10 : très grossièrement, la quantité de chaleur produite, Q, double lorsque la température s'élève de 10°C.
Cette loi se vérifie bien chez les pœcilothermes ; elle est d'application plus difficile chez les homéothermes du fait de la régulation thermique. Mais elle joue chez les malades fébriles : lorsque la température augmente de 1°C la production calorique, donc le métabolisme, augmente de 9,5% environ. Comme la nutrition n'apporte en général pas une quantité suffisante d'énergie chez les malades fébriles, ils puisent dans leurs réserves et deviennent cachectiques si la situation se prolonge. Il est donc nécessaire d'augmenter la ration calorique pour, sinon compenser, du moins atténuer les effets de la fièvre, quelle qu'en soit la cause.
J.H. van’t Hoff Jr, chimiste néerlandais, prix Nobel de chimie en 1901 (1852-1911) ; S.A. Arrhenius, chimiste suédois, prix Nobel de chimie en 1903 (1859-1927)
→ loi du Q10, pœcilotherme, homéotherme, thermogenèse
[C2]
Édit. 2020
varicelle n.f.
varicella, chickenpox
Primo-infection par le virus de la varicelle et du zona (HVZ ou HVH 3), survenant habituellement chez l'enfant, bénigne, très contagieuse, qui, après une incubation de deux semaines, associe une éruption vésiculeuse généralisée, une fièvre modérée et un exanthème.
Histologiquement, les kératinocytes atteints subissent l’altération ballonnisante de Unna. La guérison survient spontanément en dix jours. Les complications à type de pneumopathie et encéphalopathie sont rares. Les formes de l'adulte sont souvent plus sévères et plus difficiles à diagnostiquer, en particulier chez la femme enceinte, d'où la valeur diagnostique de la juxtaposition de lésions prurigineuses d'âges différents liées à l’évolution par poussées successives, avec atteinte du cuir chevelu. Les immunodéprimés peuvent développer des formes mortelles par atteinte viscérale, ou hémorragiques. L'aciclovir administré précocement est réservé aux formes graves.
Cette virose est responsable, au 3e-4e mois de grossesse, de malformations fœtales : hypotrophie, microcéphalie, microphtalmie, cataracte, rétinopathie, atteinte du nerf auditif, pneumopathie, amputation de membres. Les enfants nés de mère atteinte de varicelle, avant de bénéficier des anticorps maternels, peuvent être contaminés et mourir de varicelle néonatale fulminante. La prévention est assurée par les immunoglobulines à la naissance.
Étym. diminutif de variole
Syn. petite vérole volante (obs.)
→ Unna (altération ballonnisante de), varicelle-zona (virus), vaccin varicelle-zona, zona
[D1, J1]
Édit. 2020
varicelle (complications neurologiques de la) l.f.p.
neurological complications of varicella
Complications diverses à type de méningoencéphalite, cérébellite, myélite ascendante ou transverse, polyneuropathie ou encéphalopathie du syndrome de Reye.
Le virus de la varicelle et du zona a un tropisme neurologique. A partir d’une vésicule cutanée, le virus, par un nerf sensitif, peut rejoindre un ganglion spinal dorsal et y demeurer latent, ou se réactiver des décennies plus tard pour donner un zona, notamment à l’occasion d’un fléchissement de l’immunité.
Il peut aussi, très rarement (un cas sur 2000 environ, être à l’origine de complications neurologiques par le biais d’une vascularite du système nerveux central. Il s’agit en général d’une méningo-encéphalite, exceptionnellement d’une cérébellite aiguë, d’une hémiparésie, ou hémiplégie, d’une myélite ascendante et transverse, d’une névrite périphérique, d’une paralysie faciale, d’atteintes oculaires…
La forme encéphalitique est souvent brutale, avec convulsions, troubles de la vigilance, inconstamment fièvre. Une pléiocytose du LCR est possible. La cérébellite est moins aigüe, comportant surtout ataxie, céphalées, vomissements et rarement troubles de la vigilance, signes méningés et élévation thermique.
Le pronostic est fonction, notamment, des autres localisations infectieuses, pneumoniques en particulier, mais il reste réservé dans la forme encéphalitique. Les médicaments antiviraux sont efficaces.
R. D. K. Reye, anatomopathologiste australien (1963)
Étym. diminutif de variole
→ varicelle, méningoencéphalite, myélite, polyneuropathie, Reye (syndrome de), vaccin varicelle, cérébellite
[D1, H1]
Édit. 2020
variole n.f.
smallpox, variola, variola major
Maladie infectieuse due à un Orthopoxvirus, très contagieuse, strictement humaine, souvent mortelle qui, après une incubation de 7 à 17 jours, associe une éruption pustuleuse à évolution descendante et des signes généraux avec une fièvre élevée.
L'éruption laisse des cicatrices indélébiles. La guérison survient en trois semaines, mais 20% des patients font des complications létales.
Le diagnostic est confirmé par la mise en évidence du virus dans les lésions cutanées, soit par microscopie électronique, soit par culture.
La variole est considérée comme éradiquée depuis 1980 grâce à la vaccination jennerienne.
Étym. lat. varius : tacheté ou varié, ou varus : pustule
Syn. petite vérole par opposition à la grande vérole (syphilis), variole majeure (par opposition à l'alastrim ou variole mineure)
Réf. E Jenner, médecin anglais, 1749-1823, à l'origine de la vaccination contre la variole (1796)
[D1, F3, G5]
Édit. 2020
virose n.f.
virosis
Infection due à un virus.
Par leurs aspects histologiques, les viroses se caractérisent par des lésions variées diversement associées :
1) lésions nucléaires : pycnose, augmentation en nombre et en taille des nucléoles, marginalisation de la chromatine ;
2) lésions cytoplasmiques : basophilie, vacuolisation, clarification, au maximum aspect en “verre dépoli” de l’hépatite virale, koïlocytose liée au virus HPV ;
3) présence de cellules géantes multinucléées de la rougeole, de l’herpès : noyaux dépolis en grappe ;
4) présence de corps de coagulation marquant la nécrose.
Les lésions tissulaires induites sont directes : prolifération dans les papillomes, le molluscum contagiosum, les condylomes ; bulle épidermique ; nécrose tissulaire dans l’encéphalite herpétique ; et indirectes, provoquant une réaction inflammatoire : infiltrat lymphohistiocytaire. Les virus atteignent la peau, les muqueuses, divers parenchymes ; p. ex. le foie (hépatites A, B, C), le testicule, la parotide (oreillons), la maladie des inclusions cytomégaliques liée au cytomégalovirus et caractérisée par une inclusion intranucléaire en œil de chouette, les nœuds lymphatiques (viroses lymphatiques, mononucléose infectieuse, lymphome de Burkitt, carcinome nasopharyngien, etc.), ou encore le cerveau (virus neurotropes, méningite, encéphalite, encéphalomyélite), une fièvre hémorragique, etc.
Étym. lat. virus : poison
→ virus, pycnose, cellule géante, rougeole, herpès, koïlocyte, human papilloma virus, nécrose, papillome, molluscum contagiosum, condylome, encéphalite herpétique, hépatite virale, oreillons, mononucléose infectieuse, syndromes myéloprolifératifs, Burkitt (lymphome de), méningite, encéphalite, fièvres hémorragiques virales, arbovirose
[D1]
Édit. 2018
virus amaril l.m.
amaril virus, yellow fever virus
Virus à ARN, de la famille des Flaviviridae et du genre Flavivirus, localisé en Afrique tropicale et dans les zones tropicales de l’Amérique Centrale et de l’Amérique du Sud.
Transmis à l’Homme par piqûre de moustiques, ce virus provoque la fièvre jaune.
Étym. lat. virus : poison ; esp. amarillo : jaune
virus Syr-Darya Valley l.m.
Syr-Darya Valley virus
Virus à ARN du genre Cardiovirus (famille des Picornaviridae) répandu au Kazakhstan.
Les infections humaines par ce virus se présentent comme une fièvre d’apparition brusque avec frissons, asthénie, céphalées, rash pétéchial ; l’évolution en est toujours favorable. Les vecteurs sont des tiques Ixodidae, surtoiut des Hyalomma.