phosphorylase-kinase n.f.
phosphorylase kinase
Enzyme catalysant le transfert d'un radical phosphoryle de l'ATP sur une phosphorylase b ou sur une déphospho-phosphorylase pour la transformer en phosphorylase a active.
La phosphorylase-kinase du muscle est normalement inactive. Son activité est déclenchée par l'influx nerveux ou par les ions Ca2+ et une protéine activatrice. La phosphorylase-kinase du foie (ou déphosphophosphorylase-kinase) n'est également activée que par un facteur déclenchant, l'AMP cyclique, dont la formation à partir d'ATP est le résultat de l'action d'une adénylate-cyclase activée par l'adrénaline ou le glucagon.
phosphorylase-phosphatase n.f.
phosphorylase phosphatase
Enzyme catalysant l'hydrolyse des liaisons ester phosphorique de la phosphorylase a, la transformant en phosphorylase b ou déphosphophosphorylase.
Il est présent dans les tissus animaux, où il joue un rôle dans la régulation de l'activité des phosphorylases et, par suite, dans la dégradation du glycogène.
phosphorylation n.f.
phosphorylation
Réaction chimique comportant la fixation d'un radical phosphoryle sur un composé organique.
Le plus souvent, dans les organismes vivants, la phosphorylation des composés organiques est catalysée par une kinase spécifique utilisant le radical phosphoryle d'une molécule d'ATP : par ex., la glucokinase catalyse la phosphorylation par l'ATP du glucose en glucose-6-phosphate.
phosphorylcholine n.f.
phosphorylcholine
Ester phosphorique de la choline.
C'est une étape de l'anabolisme des phospholipides choliniques ; elle est transformée en CDP-choline par action du CTP. Ses effets cholérétiques ont été utilisés en thérapeutique.
phosphorylcholine-transférase n.f.
phosphorylcholine transferase
Enzyme catalysant le transfert du radical de la phosphorylcholine du nucléotide CDP-choline sur un accepteur lipidique : le 1,2-diglycéride ou le céramide.
Chez les animaux et les végétaux, il sert ainsi à la biosynthèse des phosphatidylcholines et des sphingomyélines.
phosphorylcolamine n.f.
phosphorylcolamine
phosphoryléthanolamine n.f.
phosphorylaminoethanol
Ester phosphorique de l'éthanolamine.
Il constitue un précurseur métabolique des phosphatidyléthanolamines.
On le trouve normalement en petite quantité dans le cerveau et le foie. Son accumulation dans le plasma et son apparition dans les urines ont été observées dans des cas de déficience en phosphatase sérique (hypophosphatasie). Sa présence dans les urines a aussi été signalée dans certaines affections hépatiques, dans la maladie cœliaque et dans l'érythroblastose fœtale.
Syn. phosphorylcolamine
phosphoryléthanolamine-transférase n.f.
phosphorylaminoethanol transferase
Enzyme catalysant le transfert du radical de la phosphoryl-éthanolamine du nucléotide CDP-éthanolamine sur un accepteur lipidique : le 1,2-diglycéride.
Chez les animaux et les végétaux, il sert ainsi à la biosynthèse des phosphatidyl-éthanolamines.
phosphorylsérine n.f.
phosphorylserine
phosphosérine n.f.
phosphoserine
Ester phosphorique de la sérine, isolé des hydrolysats de caséine.
Sa présence à côté de la phosphothréonine est constante dans toutes les phosphoprotéines, auxquelles elle confère une sensibilité aux agents alcalins.
Elle peut constituer des ponts en réunissant les chaines peptidiques de protéines par des liaisons diester phosphorique ou pyrophosphorique. Elle est hydrolysable par des phosphomonoestérases ou des phosphodiestérases.
Syn. phosphorylsérine
phosphosérine aminotransférase (déficit en) l.m.
phosphoserine aminotransferase deficiency (PSATD)
Maladie neurométabolique très rare, marquée par des convulsions rebelles aux thérapeutiques, une microcéphalie acquise, une hypertonie et un retard mental.
Les concentrations plasmatique et du LCS de la sérine et la glycine sont fortement diminuées. L’affection est provoquée par une mutation du PSTA1 gene.
phosphothréonine n.f.
phosphothreonine
Ester phosphorique de la thréonine, jouant un rôle équivalent à celui de la phosphosérine.
Syn. phosphorylthréonine
phosphotransacétylase n.f.
Enzyme trouvé dans les microorganismes et qui catalyse le transfert réversible du radical acétyle de l'acétylphosphate sur le coenzyme A :
Il joue un rôle dans la glycolyse chez certaines bactéries qui décarboxylent l'acide pyruvique en acétylphosphate par la réaction phosphoro
→ CH3-CO-OPO3H2 + HS CoA CH3-CO-SCoA + PO4H3.
phosphotransférase n.f.
phosphotransferase
phosphotriose n.m.
phosphotriose
phosphotriose-isomérase n.f.
triose phosphate isomerase
Enzyme catalysant la tautomérisation réversible du D-phospho-glycéraldéhyde en phosphodihydroxyacétone.
Il est présent dans toutes les cellules, et joue un rôle important dans la glycolyse et dans le métabolisme des triose-phosphates.
Syn. triose-phosphate-isomérase
phosvitine n.f.
phosvitin
Phosphoprotéide constituant 6 à 7 % des protéines totales du jaune d'œuf.
Son hydrolyse a permis d'isoler la phosphosérine. Sa teneur en sérine est de 32 % et en phosphore de 10%.
photekéractectomie thérapeutique l.f.
→ kératectomie photothérapeutique
photo-épidermotest n.m.
photopatch testing
Méthode de diagnostic visant à reproduire expérimentalement la réaction de photosensibilisation à l'endroit du tégument où les produits photosensibilisants suspects sont appliqués.
Les photo-épidermotests sont posés en triple exemplaire, une première série étant irradiée par une lumière polychromatique, une deuxième série par des UVA, la troisième série, non irradiée, servant de témoin. Lorsque la réaction produite sur l'un ou les deux sites irradiés, dès lors qu'il n'y a pas de réaction sur le site témoin, est celle d'un eczéma, le photo-épidermotest est de type photo-allergique ; lorsque la réaction produite est celle d'un érythème actinique, le photo-épidermotest est de type phototoxique.
Syn. photopatch test
photo-exploration n.m.
phototesting
photo-immunologie n.f.
photoimmunology
Science qui étudie l'influence de la lumière naturelle ou artificielle sur les mécanismes de défense de l'organisme et les maladies qui s'y rapportent.
photo-onycholyse n.f.
photoonycholysis
Onycholyse, c'est-à-dire décollement unguéal, respectant les bords latéraux de l'ongle, qui résulte d'une phototoxicité.
Les substances photosensibilisantes responsables de photoonycholyse sont nombreuses et essentiellement médicamenteuses : tétracyclines (déméthylchlor
photoablation réfractive l.f.
photoablation thérapeutique l.f.
therapeutic photoablation
Ablation de tissu cornéen superficiel dans un but thérapeutique en utilisant le rayonnement approprié.
→ kératectomie photothérapeutique
photoallergie n.f.
photoallergy
Manifestation d'hypersensibilité de type retardé due à l'interaction de la lumière solaire ou artificielle avec un agent photosensibilisant, entrainant la formation d'un photo-allergène.
Le mécanisme de formation du photo-allergène n'est pas complètement résolu : formation, après action de la lumière, d'un antigène stable et/ou d’une liaison avec une protéine pour former un antigène complet. Les photo-allergies sont essentiellement dues à des médicaments, avant tout antiseptiques, dont les salicylanilides halogénés, phénothiazines, antiinflammatoires non stéroïdiens, etc., et à des composés de cosmétiques, notamment musc ambrette, filtres solaires, etc. Sur le plan clinique et histologique, la photo-allergie se manifeste par la survenue, sur les zones exposées, d'une éruption à type le plus souvent d'eczéma, et plus rarement de lichen plan ou d'urticaire. On différencie de la photo-allergie la photoxicité et les photodermatoses idiopathiques telles que lucite polymorphe, urticaire solaire.
Étym. gr. phôs, phôtos : lumière ; allôs : autre ; ergon : réaction