Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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excision n.f.

1) En biologie moléculaire des acides nucléiques, coupure éliminant les introns de la chaîne de pré-ARNm.
Le mécanisme de cette excision qui se termine par l'épissage des exons comporte deux étapes : la première consiste en un transfert du radical 5'-phosphoryl de l'acide guanylique qui fait partie du site "donneur d'épissage" GU du début d'intron, sur l'oxhydrile en 2' d'un acide adénylique, dit site de branchement, situé à environ 30 nucléotides de l'extrémité AG-3', formant une boucle de "lasso". La deuxième étape consiste en un transfert du radical 5'-phosphoryl du premier nucléotide de l'exon suivant, celui qui suit le site AG de l'intron dit "accepteur d'épissage", sur l'oxhydrile en 3' du dernier nucléotide de l'exon précédent qui vient d'être libéré. Le système enzymatique complexe qui catalyse cette réaction est un édifice ribonucléoprotéinique appelé snurp, ou snRNP.
2) Ablation chirurgicale des tissus contus, nécrosés ou souillés, terre, pus, afin d'obtenir une plaie bordée par un tissu sain, propre à la suture et(ou) au bourgeonnement cicatriciel.
3) Mutilation génitale féminine encore pratiquée par certaines ethnies, consistant en l’ablation de la partie externe du clitoris et de son capuchon. Elle est parfois accompagnée de l'ablation des petites lèvres et de la suture des grandes lèvres

Étym. lat. excidere : détacher en coupant.

[Q1,N2,O3]

Édit. 2018  

lyso-phosphatidyl-éthanolamine n.f.

lysophosphatidylethanolamine

Monoacyl-glycéro-phosphoryl-éthanolamine, phospholipide provenant de l'hydrolyse d'un seul acide gras d'une phosphatidyléthanolamine.

phosphatidylcholine n.f.

phosphatidylcholine

Lipide cholinique faisant partie des glycérophospholipides, présent dans tous les tissus animaux et végétaux, et participant à la constitution des lipoprotéines plasmatiques, ce qui explique son rôle lipotropique, ainsi que celui de la choline et des substances génératrices de radicaux méthyle (diacyl-1,2-L-glycérol-3-phosphoryl-choline).
.Le plasma sanguin en contient environ 1,3 g/L (de 1 à 1,5 g/L). Pour un tissu donné, la teneur en phosphatidylcholine est très peu variable. La bile vésiculaire en contient 35 g/L. Le jaune d'œuf en est spécialement riche (10% du poids sec), d'où le nom de lécithine qui a été donné à ces phospholipides. Le plus souvent l'acide gras fixé sur le C1 du glycérol est saturé et celui fixé sur le C2 non saturé.

Syn. lécithine

phosphatidylglycérol n.m.

phosphatidylglycerol

Glycérophospholipide à glycérol présent en petite quantité dans la plupart des tissus végétaux et animaux, surtout dans les membranes bactériennes(diacyl-1,2-L-glycérol-3-phosphoryl-1-glycérol).
C'est le précurseur des cardiolipides, qui sont des diphosphatidylglycérols, et du bis(monoacylglycérol)-phosphate ou acide bislysophosphatidique, qu'on trouve dans les lysosomes du foie et des macrophages dans certaines dyslipoïdoses.

phosphatidylinositol n.m.

phosphatidylinositol

Glycérophospholipide à inositol (diacyl-1,2-L-glycérol-3-phosphoryl-1-méso-inositol) présent en petite quantité dans la plupart des tissus végétaux et animaux, surtout dans le tissu nerveux.
Les esters 4'-phosphoriques et 4',5'-bisphosphoriques, présents dans les membranes cellulaires jouent des rôles métaboliques importants.

Sigle : PI

phosphoryléthanolamine-transférase n.f.

phosphorylaminoethanol transferase

Enzyme catalysant le transfert du radical de la phosphoryl-éthanolamine du nucléotide CDP-éthanolamine sur un accepteur lipidique : le 1,2-diglycéride.
Chez les animaux et les végétaux, il sert ainsi à la biosynthèse des phosphatidyl-éthanolamines.