dermite des chaufferettes l.f.
dermatitis of bedwarmers
Forme rare de dermatose érythématopigmentée induite par une exposition chronique à une source calorique.
Située sur la face interne des jambes et des cuisses et dont sont responsables cheminée, brasero, chaufferette, ou sur l'abdomen par contact avec bouillottes ou cataplasme électrique, elle réalise d'abord une dermite érythémateuse puis une dermite pigmentée d'où son nom de pigmentation des chaufferettes. Elle prend souvent un aspect réticulé qui reproduit le dessin du réseau vasculaire et anastomotique de la peau.
→ érythème a calore, pigmentation des chaufferettes
dermite d'usure l.f.
dermatitis of wear
Forme chronique de dermite d'irritation, observée notamment en cas de contact répété avec des détergents (dermite des ménagères), et entraînant un amincissement et un dessèchement de l'épiderme des pulpes des doigts.
dermohypodermite n.f.
dermopanniculitis
Inflammation aigüe ou chronique atteignant le derme et l'hypoderme de manière simultanée ou successive.
déshydratation extracellulaire et hyperhydratation cellulaire (syndrome de) l.f.
syndrome of extracellular dehydratation with cellular hyperhydratation
Syndrome associant une hémoconcentration avec hyponatrémie et une diminution de la pression osmotique du plasma (intoxication par l'eau).
Les téguments sont secs, la langue est humide, on note une céphalée, des nausées, des vomissements et un dégoût de l'eau. Il y a oligurie et hyperazotémie.
Une déperdition hydrosodée importante compensée uniquement par des apports d'eau entraîne un déficit simultané d'eau et de sels, cause du syndrome. Il se voit dans diverses maladies (insuffisance surrénale chronique, insuffisance rénale traitée par un régime sans sel, syndromes diarrhéiques divers, etc.). L'administration d'eau et de sel fait céder le syndrome.
détérioration mentale alcoolique l.f.
alcoholic mental deterioration
Affaiblissement des capacités mentales d'un sujet, dû aux altérations cérébrales secondaires à une alcoolisation excessive chronique.
Étym. arabe al -cohol : liquide distillé
[H1,H3,G3,G4]
détresse respiratoire aigüe de l'adulte (syndrome de) l.m.
acute respiratory insufficiency on adult (ARDS)
Grave insuffisance respiratoire aigüe avec hypoxémie réfractaire à l'oxygénothérapie, nécessitant une assistance respiratoire complexe et prolongée.
L'aspect radiologique (poumon blanc, poumon dense) correspond à un œdème interstitiel et alvéolaire (poumon humide ; atélectasie congestive) entraînant une diminution de la compliance pulmonaire (poumon rigide).
Sous le même tableau clinique, biologique et radiologique, ce syndrome regroupe des atteintes pulmonaires comparables (œdème, dépôts fibrineux, membranes hyalines) mais relevant de causes différentes, dont il faut exclure la bronchopathie obstructive chronique ou l'insuffisance ventriculaire gauche (Ashbaugh).
Le diagnostic se fonde sur l'association de plusieurs critères :
- cliniques : cyanose, tachypnée, tachycardie ;
- radiographiques : opacités bilatérales interstitielles et alvéolaires, d'où l'expression d'œdème pulmonaire non cardiogénique ;
- biologiques : PaO2 < 50 mm Hg à l'air, elle peut descendre jusqu'à 30 mm Hg ;
- fonctionnels : l'inhalation d'O2 n'entraîne qu'une faible élévation de la PaO2, il peut exister une hypocapnie et parfois une acidose associée, la pression capillaire pulmonaire est normale ou basse (< 12 mm Hg) après débranchement du respirateur. La capacité vitale est diminuée ainsi que la capacité résiduelle fonctionnelle, le volume de fermeture est augmenté, la compliance est diminuée et les boucles volume-pression sont très perturbées.
L'évolution se fait schématiquement en trois phases :
1- œdème lésionnel avec atteinte des pneumocytes de type I ;
2- organisation de l'œdème interstitiel (membranes hyalines, infiltration de leucocytes et de fibroblastes, obstruction des capillaires par de la fibrine et des leucocytes, prolifération des pneumocytes de type II) ;
3- développement d'une fibrose anarchique, souvent surinfectée.
La mortalité élevée (45% chez l'adulte de moins de 65 ans) devient très grande en cas de défaillance multiviscérale.
D. G. Ashbaugh, médecin américain (1967)
Syn. poumon de choc
Sigle SDRA
diabète et psychisme l.m.
diabetes and psychism
1) Une psychogenèse du diabète reste discutée, sauf à retenir la notion de diabètes dits "émotionnels", faisant suite à des évènements vécus comme traumatiques par un sujet dont a été réactivée une angoisse de séparation et suscitée une angoisse de mort imminente.
C'est dire l'importance de l'histoire du patient et de sa personnalité.
Toutefois, il n'existe pas de profil type de celle-ci, sinon des traits communs au registre psychosomatique, fréquents dans d'autres affections associées (ulcus, asthme, dermatoses, etc.).
2) Le retentissement affectif de la blessure narcissique subie est sans doute le plus important de la pathologie chronique, surtout dans le diabète insulinodépendant, dont on sait les contraintes.
Lors du diagnostic, un syndrome dépressif est fréquent, avec parfois refus du traitement. L'attitude adoptée par le patient (notamment angoisse extériorisée, révolte, déni, régression, ritualisation obsessionnelle, et leurs intermédiaires) peut restreindre sa capacité fonctionnelle, retentir sur la famille, rompre le bien-être social. Par contre, peut s'instaurer une "transaction". Il est vrai que malgré des résultats scolaires souvent admis comme normalement répartis, l'enfant diabétique est mal accepté socialement.
En fait, les études sur le retentissement cognitif de l'hyperglycémie restent contradictoires
Étym. gr. diabêtês : qui traverse
diabète post-transplantation l.m.
posttransplant diabetes
Il correspond à l’hyperglycémie chronique apparaissant de novo au décours d’environ 20% des greffes d’organe, constituant une cause de diabète secondaire, iatrogène.
La corticothérapie a longtemps représenté la principale médication immunosuppressive, utilisée à fortes doses, dont l’effet hyperglycémiant s’explique par la résistance à l’insuline et l’inhibition de sa sécrétion pancréatique. Les doses ont pu en être réduites avec l’utilisation de la ciclosporine A, médication inhibitrice de la calcineurine, qui apparaît comme la médication immunosuppressive la moins diabétogène. Le tacrolimus, un autre inhibiteur de la calcineurine, possède un pouvoir diabétogène dose-dépendant, par effet cytotoxique direct sur les cellules béta-langerhansiennes, une inhibition de la libération et de l’action de l’insuline. Le mycophénolate mofétil et le sirolimus ont aussi un pouvoir hyperglycémiant.
En dehors de la nature et de la dose de la médication immunosuppressive, interviennent aussi l’âge, le poids, l’infestation par le virus de l’hépatite C… dans le risque d’apparition du diabète.
Ce diabète posttransplantation impose des précautions diététiques, conduit souvent à l’introduction de médications orales : metformine, répaglinide, thiazolidinediones, sulfonylurées (en sachant que ces dernières médications majorent le taux de la cyclosporine). Le recours à l’insulinothérapie est parfois nécessaire.
→ greffe d'organe, diabète cortisonique, ciclosporine, tacrolimus, mycophénolate mofétil, sirolimus, calcineurine, metformine, répaglinide, sulfonylurées
[R1,M3,L1]
Édit. 2017
dialyse n.f.
dialysis
Technique permettant des échanges entre deux liquides de composition différente séparés par une membrane semi-perméable, p. ex. échange entre le sang et un liquide dit de "dialyse".
Les petites molécules diffusent à travers la membrane allant du compartiment où la solution est la plus concentrée vers celui où elle est plus diluée (loi de Fick). En raison de leur taille, les grosses molécules telles que les protéines ne franchissent pas la membrane. L'eau se déplace suivant le gradient osmotique transmembranaire.
Les techniques de dialyse sont utilisées comme méthode "d'épuration" dans le traitement de l'insuffisance rénale aigüe et chronique. Elles permettent la soustraction d'éventuelles substances toxiques et la correction de désordres hydro-électrolytiques (p.ex. l'hyperkaliémie). Elles font appel le plus souvent à des membranes artificielles - c'est la technique de l'hémodialyse - mais aussi à des membranes naturelles comme le péritoine et l'intestin.
A. Fick, physicien et physiologiste allemand (1829-1901)
Étym. gr.dia : à travers ; luô : je délie, je laisse passer
→ diffusion, Fick (loi de), pression osmotique, hémodialyse, épuration extrarénale, membrane de dialyse
diaphysectomie n.f.
diaphysectomy
Résection opératoire d’un segment ou de la totalité de la diaphyse d’un os long, dans certains cas de tumeur maligne, d’infection chronique ou de dystrophie grave.
Étym. gr. diaphysis : point d’attache
dihydralazine n.f.
dihydralazine
Médicament antihypertenseur administré par voie buccale ou parentérale dans les traitements de l'hypertension artérielle chronique ou de la toxémie gravidique.
Elle provoque une chute de la tension artérielle surtout diastolique par réduction des résistances vasculaires périphériques. Administrée de façon prolongée et à fortes doses, elle serait, comme l'hydralazine, susceptible de provoquer l'apparition de syndromes lupiques, tachycardie, céphalées, nausées et diarrhées.
Syn. hydralazinophtalazine
dilatations des bronches (causes des) l.f.p.
bronchiectasis etiology
Affection habituellement acquise et parfois congénitale.
Les formes congénitales correspondent à des formes diffuses qu'elles soient observées au cours d'une mucoviscidose, d'une polykystose rénale, d'un déficit immunitaire humorale ou cellulaire, ou d'un syndrome du cil immobile.
Les formes acquises secondaires sont localisées ou diffuses.
Les formes diffuses sont le plus souvent la conséquence d'une bronchopneumopathie sévère de l'enfance, telle une coqueluche, une rougeole, surtout une infection à virus respiratoire syncytial ou à adénovirus.
Les bronchectasies localisées sont des séquelles d'une sténose bronchique par traumatisme, corps étranger, tuberculose, ou de lésions infectieuses telles qu'abcès, mycoses, aspergilloses bronchiques.
Les dilatations des bronches doivent être distinguées de la bronchite chronique où l'inflammation des bronches ne s'accompagne pas de dilatations
dilatations des bronches (clinique et traitement des) l.f.p.
bronchiectasis (diagnosis and therapy)
Dans la forme diffuse, les symptômes sont ceux d'une suppuration bronchique chronique : expectoration purulente, abondante, facile, matutinale associée à des pics fébriles dès qu'elle n'est pas drainée, plus rarement hémoptoïque, simples crachats isolés ou associés au pus, parfois hémoptysie abondante.
Certaines dilatations sont silencieuses (forme "sèche" sans expectoration).
Soupçonné sur les symptômes cliniques, le diagnostic est confirmé par la tomodensitométrie, qui identifie désormais les lésions sans recourir à la bronchographie opaque. Ces lésions d'aspects variables (dilatations cylindriques ou kystiques) siègent sur les bronches terminales ou préterminales, avec des anomalies du parenchyme pulmonaire sous-jacent.
Lorsque les bronchectasies sont constituées, le traitement est représenté par le drainage bronchique qui consiste à évacuer les sécrétions, associé lors des poussées de surinfection à une antibiothérapie reposant sur l'antibiogramme. Mais l'antibiothérapie ne saurait prétendre à une éradication définitive de l'infection.
La chirurgie est contrindiquée dans les formes diffuses. Elle est indiquée dans les formes localisées, après vérification de son caractère limité. En cas d'hémoptysie grave, l'indication peut être urgente.
L'artériographie bronchique est moins utilisée aujourd'hui par suite du risque d'obstruction de l'artère à destinée médullaire qui se complique de paraplégie. En cas d'hémoptysie massive, lorsque l'on hésite sur le territoire qui saigne, une artériographie bronchique est nécessaire complétée, si possible, par une embolisation de l'artère perfusant ce territoire.
diphtérie cutanée l.f.
cutaneous diphtheria
Localisation cutanée de diphtérie due à Corynebacterium diphtheriae, C. ulcerans ou, exceptionnellement, à C. pseudotuberculosis.
La diphtérie cutanée réalise une ulcération chronique extensive, parfois accompagnée de signes généraux si la souche est toxinogène. Le traitement repose sur une antibiothérapie par pénicilline G ou macrolides. C. ulcerans et C. pseudotuberculosis sont commensales de nombreux animaux domestiques et sauvages et ne sont pas transmissibles d'Homme à Homme. Ces affections rares se rencontrent dans des conditions d'hygiène précaires.
Étym. gr. diphthera : peau, membrane
Syn. ulcère de la jungle
→ Corynebacterium, diphtérie, Corynebacterium diphtheriae, Corynebacterium ulcerans, Corynebacterium pseudotuberculosis
[D1]
distension urinaire l.f.
urinary distension
État de dilatation extrême de l'ensemble de la voie excrétrice urinaire avec altération irréversible de sa paroi musculaire, au-dessus d'un obstacle chronique sous-vésical.
Cet état menace la fonction rénale et comporte un danger infectieux extrême, particulièrement en cas de cathétérisme vésical intempestif.
distichiasis n.m.
distichiasis
Dédoublement de la rangée de cils, la rangée surnuméraire étant localisée près du globe oculaire.
Cette anomalie est à l’origine de conjonctivite, de kératite ou d’entropion éventuellement spésmodique, voire d’ulcération ou d’opacification de la cornée ou de symblépharon. Le distichiasis peut concerner la paupière supérieure ou inférieure ou les deux ; il peut s'associer à un lymphœdème chronique.
L’affection est autosomique à dominance irrégulière (MIM 126300).
Dans le trichiasis, les cils sont normaux avec inclinaison anormale.
P. Erdmann, ophtalmologue allemand (1904)
Étym. gr. di : double ; stichos : rangée
Syn. distichiase, double rangée de cils
distomatoses hépatobiliaires l.f.p.
liver fluke infections
Maladies parasitaires provoquées par des douves, vers plats lancéolés (trématodes) dont la principale espèce est Fasciola hepatica.
La fasciolose évolue en deux phases, de toxi-infection puis d’angiocholite chronique, dont l’intensité varie avec le degré d’infestation. C’est l’une des causes principales d'hyperéosinophilie parasitaire majeure. Dans certains foyers d’Afrique et d’Asie, elle est due à Fasciola gigantica. La distomatose à Dicrocoelium dendriticum (dicrocéliose) est très exceptionnelle, étant donné son mode de contamination (ingestion accidentelle de fourmis contenant les formes infestantes du parasite, les métacercaires).
Étym. distome : deux bouches, confondues avec les deux ventouses de la douve
diverticulectomie vésicale l.f.
bladder diverticulectomy
Ablation chirurgicale des diverticules de vessie.
L'intervention peut être menée par voie intra ou extra-vésicale, ou mixte. Elle enlève le sac muqueux du diverticule et répare la paroi vésicale, ouverte au niveau du collet. Elle peut être difficile en cas d'infection chronique ou de tumeurs associées.
Étym. lat. diverticulum : chemin détourné
diverticule vésical l.m.
bladder diverticulum
Poche muqueuse extravésicale de taille variable communiquant avec la cavité vésicale par un collet plus ou moins large.
Il existe deux variétés de diverticules vésicaux :
• les diverticules congénitaux souvent de grande taille, de collet proche de l'orifice urétéral, comportant parfois quelques fibres musculaires dans leur paroi, et qui peuvent ne s'accompagner d'aucun obstacle sous-jacent,
• les diverticules acquis, dits de pulsion, qui représentent une hernie muqueuse de la paroi vésicale à travers ses fibres musculaires distendues et dissociées, en rapport avec l'hyperpression sus-jacente à un obstacle du bas appareil, lui-même congénital ou acquis.
Dans tous les cas la poche diverticulaire, de paroi muqueuse et donc acontractile, est un facteur de stase urinaire et de rétention chronique incomplète.
Étym. lat. diverticulum : chemin détourné
douleur chronique l.f.
chronic pain
Douleur évoluant de façon permanente ou intermittente pendant plusieurs semaines ou mois et expliquée par une affection chronique.
On distingue les douleurs chroniques liées à une affection cancéreuse (souvent par excès de nociception) ou non (un mécanisme de désafférentation est le plus souvent en cause). La prolongation des douleurs augmente l'importance de la composante affective et comportementale au cours de l'évolution.
Étym. lat. dolor : douleur
Dubin-Johnson (syndrome de) l.m.
Dubin-Johnson’s syndrome
Affection génétique se transmettant sur le mode autosomique récessif, caractérisée par une anomalie de l'excrétion de la bilirubine conjuguée dans la bile, responsable d'un ictère modéré et chronique qui apparaît en général chez l'adolescent, alors que le reste du fonctionnement hépatique est normal.
Cette situation reste bien tolérée et le diagnostic repose sur la mise en évidence d'anomalies portant sur d'autres substances (BSP, rose bengale, opacificants biliaires) et la découverte dans les urines d'une excrétion anormalement élevée de la fraction I des coproporphyrines. La biopsie du foie montre du tissu noir en raison de la surcharge par un pigment proche de la mélanine. Il n'y a pas de traitement pour ce syndrome d'évolution bénigne. Une situation pathologique voisine est connue sous le nom de syndrome de Rotor.
MIM 2375500
I. N. Dubin et F. B. Johnson, anatomopathologistes américains (1954),
Syn. hyperbilirubinémie II, ictère de Dubin-Johnson, ictère chronique idiopathique
D-xylose n.m.
D-xylose
Pentose, absorbé à 50% dans l'intestin grêle; peu métabolisé dans l'organisme, il est excrété tel quel dans les urines.
Le test au D-xylose explore l'absorption dans l'intestin grêle proximal. Il consiste à doser la xylosémie deux heures après absorption de 25 g de D-xylose dans 250 mL d'eau et la xylosurie dans les urines dès cinq heures après ingestion. Il est perturbé en cas de lésions muqueuses du grêle proximal (atrophie villositaire), ou de colonisation bactérienne chronique intéressant le grêle proximal.
dysautonomie familiale l.f.
familial dysautonomia, familial autonomic dysfunction, hereditary sensory and autonomic neuropathy (HSAN) type III, Riley-Day syndrome
Maladie héréditaire autosomique récessive rare (prévalence ‹1/1 000 000 - incidence annuelle de 1 sur 3 600 naissances) caractérisée par une perte des sensations et par une altération sévère de l'activité du système nerveux autonome entraînant des dysfonctionnements multisystémiques.
Elle affecte presque exclusivement la population juive d'Europe de l'Est. Elle touche aussi bien les hommes que les femmes. Elle est présente dès la naissance et est progressive. Elle est caractérisé par une petite taille et un faciès particulier. Les manifestations neurologiques concernent le système autonome et le système de la vie de relation :
C. M. Riley, R. L. Day, pédiatres américains ( 1949)
Syn. neuropathie héréditaire sensitive et autonomique type 3, syndrome de Riley-Day, alacrymie congénitale, NHSA III
Édit. Orphanet, F. Axelrod, G. Gold von Simson (2007)
dysautonomie végétative l.f.
dysautonomia, autonomic disorder
Syndrome observé dans de très nombreuses maladies aigües ou chroniques secondaire à une fonctionnement anormal du système neurovégétatif par atteinte du sympathique ou du parasympathique, d'apparition et d'intensité variables dans le temps.
On distingue les dysautonomies :
- primitive familiale ou congénitale, dont la plus fréquente est le syndrome de Riley-Day, qui se voit surtout chez les Juifs ashkénases (d'origine de l’Europe de l’Est) ;
- primitive acquise secondaire à une maladie dégénérative, qui peut être limitée au système nerveux autonome (dysautonomie pure), ex. hypotension orthostatique idiopathique, mais qui est le plus souvent associée à une atteinte du système nerveux central, ex. l'atrophie olivo-ponto-cérébelleuse (syndrome de Dejerine-Thomas) ;
- secondaire à une maladie aigüe ou chronique, qui sont beaucoup plus fréquentes, par ex. le syndrome d'atrophies multi-systématisées (dont fait partie le syndrome de Shy-Drager), elle complique de 17 à 40% des diabètes, insulinodépendants ou non.
Ces syndromes s'observent au cours d'affections nerveuses centrales ou périphériques, aigües ou chroniques, de l'enfant ou de l'adulte, ils accroissent le risque périopératoire et peuvent être cause de mort subite. Ils sont caractérisés par :
- des signes spontanés : tachycardie, ou bradycardie, variations tensionnelles, hyper- ou hypothermie, iléus intestinal, sueurs, crises de vasodilatation du visage, hyponatrémie par hypersécrétion d'hormone antidiurétique ;
- des signes provoqués : bradycardie lors de la compression des globes oculaires, hypotension orthostatique à pouls stable, anomalies de l'électrocardiogramme à l'épreuve de Valsalva. L'évaluation de la gravité de la dysautonomie se fait par des tests qui explorent essentiellement la régulation de la fonction cardiovasculaire (la fréquence cardiaque est instable) et la sudation. Les tests les plus utilisés portent sur l'arythmie respiratoire, la réponse de la fréquence cardiaque et de la pression artérielle à l'orthostatisme et à l'épreuve de Valsalva (exprimée par le quotient de Valsalva).
Un score de gravité basé sur 5 tests, cotés de 0 à 2 est utilisable (maximum 10).

J. J. Dejerine et A. Thomas, neurologues français, membres de l'Académie de médecine (1900) ; C. M. Riley et R. L. Day, pédiatres américains (1949) ; G. M. Shy et G. A. Drager, neurologues américains (1960)
Étym. gr. dys : préfixe marquant la difficulté ; autonomos : qui se gouverne avec ses propres lois
dyskinésie ciliaire secondaire l.f.
secondary ciliary dyskinesia
Défaut de mobilité des cils vibratiles le plus souvent secondaires à une infection chronique des organes tapissés d’un épithélium cilié.
En cas de rhinopharyngite, de sinusites, d’infections trachéobronchiques et pulmonaires chroniques la perte de fonction ou la destruction des cils ne permet plus d’élimination des sécrétions muqueuses.
Étym. gr. dus : difficile ; kinêsis : mouvement