Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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adénocarcinome du col utérin l.m.

adenocarcinoma of the uterine cervix

Cancer développé aux dépens des cellules glandulaires de l'endocol utérin.
Dix fois plus rare que le cancer épidermoïde de l'exocol, il est diagnostiqué sur un frottis de dépistage ou à l’occasion de métrorragies de contact, suivis d’une biopsie. Il s’étend souvent vers l’endomètre. Il se traite, pour les stades précoces, par colpohystérectomie élargie avec lymphadénectomie iliaque, et une curiethérapie vaginale, avec éventuellement une cobaltothérapie pelvienne. Les stades avancés se traitent par les agents physiques et la chimiothérapie. Il existe des adénocarcinomes cervicaux à cellules claires, endométrioïdes, des cylindromes, des adéno-acanthomes couplés à une métaplasie malpighienne et des carcinomes adénosquameux associés à un carcinome épidermoïde.

Étym. gr. adên : glande ; karkinos : crabe

[A3,F2,O3]

Édit. 2017

adénocarcinome gastrique l.m.

gastric adenocarcinoma

L’adénocarcinome (ADK) de l’estomac est le type histologique le plus fréquent, représentant 90 % des cancers gastriques.
L’incidence de l’adénocarcinome hors jonction œsogastrique (JOG),  en particulier antral, appelé aussi distal, diminue régulièrement, alors que l’adénocarcinome de la JOG augmente. L’ADK situé au-dessus du cardia est habituellement développé sur un endobrachyœsophage. L’ADK situé entre 1 cm au-dessus et 2 cm au- dessous du cardia est un ADK du cardia vrai et l’ADK situé entre 2 cm et 5 cm au-dessous du cardia appelé ADK proximal ou sous cardial. La diminution de l’incidence de l’ADK distal est liée à un meilleur contrôle des facteurs de risque, en particulier l’éradication d’Helicobacter Pylori . Les autres facteurs de risque de l’ADK sont la gastrite atrophique,  l'hérédité et l’antécédent de gastrectomie partielle ancienne (plus de 10 ans) .  Les deux principales formes héréditaires de cancers gastriques connues correspondent au syndrome de Lynch (type intestinal le plus souvent) et aux formes héréditaires des cancers gastriques associées aux mutations du gène CDH1 qui exprime une protéine E-cadhérine anormale. Le cancer gastrique fait également partie du spectre d’autres syndromes de prédisposition héréditaires aux cancers : polyposes adénomateuses colorectales  ; polypose juvénile ; syndrome de Peutz-Jeghers ; maladie de Cowden ; syndrome de Li-Fraumeni.La recherche d’une infection à helicobacter pylori et son éradication est recommandée chez les patients et chez les apparentés au premier degré. Histologiquement, la classification des ADK (OMS 2010) distingue les ADK tubuleux, papillaire, mucineux (>50 % colloïde muqueux), à cellules indépendantes (>50 % de cellules en bague à chaton ou isolées).
Le traitement est fonction de la classification TNM. Les  chimiothérapies tendent à inclure non seulement les patients avec cancer gastrique, mais aussi ceux avec adénocarcinome du tiers inférieur de l’œsophage et/ou de la JOG, le site tumoral primitif (œsophage, JOG, estomac) n’influe pas significativement sur la survie globale. En cas de cancer superficiel, le traitement endoscopique réalisé dans un centre expert est une alternative à la chirurgie.  Dans les formes résécables, la chimiothérapie péri-opératoire est une référence.  La chimiothérapie palliative varie selon la présence ou non d’une surexpression de HER2. (Human Epidermal Growth Factor Receptor-2).

Étym. gr. adên : glande ; karkinos : crabe

syndrome de Lynch, gène CDH1, E-cadhérine, endobrachyoesophage, HER2, polypose adénomateuse colorectale, polypose juvénile, Peutz Jeghers, Maladie de Cowden, syndrome de Li-Fraumeni, Helicobacter Pylori, facteur de croissance épidermique

[F2, L1, L2]

Édit. 2020

adénoïde kystique (tumeur) l.f.

cystic adenoid tumour

Variété de tumeur épithéliale évoluant habituellement selon un mode de malignité atténuée.
Les cellules tumorales ont tendance à former des massifs de cellules glandulaires creusées de cavités remplies d’un matériel particulier, d’aspect hyalin.

Étym. gr. adên : glande

Syn. cylindrome

[A3,F2 ]

Édit. 2017

adénome à cellules basales l.m.

basal cell adenoma

Variété de tumeur bénigne des glandes salivaires dont les cellules s’agencent en nappes de petits éléments à caractère parfois fusiforme et de nature épithéliale.
Des différenciations canalaires s’observent parfois au sein des massifs tumoraux, parfois bordés en périphérie par une assise palissadique de cellules tumorales.

Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur

Syn. adénome basocellulaire

[A3,F5,P3 ]

Édit. 2017

adénome canaliculaire l.m.

canalicular adenoma

Variété de tumeur bénigne des glandes salivaires faite de petits canaux agencés dans un stroma fibreux.
Ces canaux ont une assise de cellules épithéliales, une couche de cellules épithéliales cylindriques et une lumière souvent de petite taille.

Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur

Syn. adénome tubuleux, adénome canalaire, adénome tubulaire

[F5,P3]

Édit. 2017

adénome oxyphile l.m.

oxyphilic adenoma

Tumeur bénigne très rare habituellement développée dans la glande parotide.
Elle est faite de grandes cellules à cytoplasme très éosinophile (richesse en mitochondries). Le stroma est peu abondant. Les cellules myo-épithéliales sont peu visibles.

Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur

[A3,F5,P1]

Édit. 2017

adénome papillaire eccrine l.m.

papillary eccrine adenoma

Tumeur cutanée bénigne consistant en un nodule brunâtre, généralement solitaire et siégeant le plus souvent dans les zones distales des membres, histologiquement composée de cavités tubulaires ou même kystiques, délimitées par une double assise cellulaire et dans la lumière desquelles s'observent des digitations ramifiées et anastomosées.
Bien que cette néoformation ressemble à l'adénome tubulaire apocrine, sa nature eccrine peut être déduite, d'une part, de l'absence de sécrétion apocrine et, d'autre part, des caractéristiques enzymatiques des cellules, qui sont celles de cellules sudoripares eccrines. Le pronostic est favorable. L'excision chirurgicale est le traitement de choix.

Étym. gr. aden : glande; ôma : tumeur ; lat. papilla : mamelon, bouton ; gr. ec : hors de ; krinein : sécréter

[A3,F5,J1]

Édit. 2017

adénome parathyroïdien l. m.

parathyroid adenoma

Tumeur bénigne développée aux dépens d'une, ou plus rarement, de plusieurs glandes parathyroïdes, responsable d'hyperparathyroïdie primaire.
Se différenciant de l’hyperplasie, l’adénome comporte non seulement une prolifération des cellules principales, un appauvrissement en cellules adipeuses, mais aussi une encapsulation et en périphérie un « rim » (en français : jante) correspondant au reste du parenchyme parathyroïdien hypofonctionnel.

Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur

hyperparathyroïdie primaire

[F5, O4]

Édit. 2020

adénome sébacé l.m.

sebaceous adenoma

Néoformation cutanée bénigne, rare, se développant chez l'adulte sous forme d'un nodule isolé de la face dont l'aspect histologique consiste en cavités kystiques entourées de cellules sébacées et de cellules à type basocellulaire peu différenciées.
La tumeur se distingue de l'hyperplasie sébacée acquise par un degré de différenciation moindre. Il existe des formes à lésions multiples. Lorsqu'elles sont associées à d'autres tumeurs cutanées (kérato-acanthomes, tumeurs infundibulaires, porome eccrine, etc.) et à des néoplasies internes, surtout digestives, on parle de syndrome de Torre-Muir.
Le terme « adénome sébacé » a été utilisé pour désigner diverses entités tels les adénomes sébacés symétriques, dont la variété blanche, ou type Balzer-Ménétrier, correspond à des tricho-épithéliomes, tandis que la variété rouge, ou type Pringle, et la variété dure, ou type Hallopeau-Leredde, représentent des manifestations cutanées de la maladie de Pringle-Bourneville ou épiloïa. Sur le plan histologique, ces lésions ne correspondent pas à des adénomes sébacés et, de ce fait, l'utilisation de ce terme n'est pas justifiée.
Les adénomes sébacés des muqueuses sont des glandes hétérotopiques et correspondent aux « grains de Fordyce ».

Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur

Balzer-Ménétrier (syndrome de), Fordyce (grains de), Hallopeau-Leredde (adénome sébacé de), Pringle-Bourneville (maladie de), Pringle (adénome sébacé de), Torre-Muir (syndrome de), tricho-épithéliome

[A3,F5,J1]

Édit. 2017

adhésion (molécule d') l.f.

adhesion molecule

Molécule protéique ou glycoprotéique exprimée à la surface des cellules, impliquée dans l'adhérence intercellulaire et dans l'adhérence cellulaire à des matrices tissulaires qui sont des phénomènes déterminants dans la croissance et la migration cellulaires, le maintien de la cohésion tissulaire ainsi que dans les réponses immunitaires et inflammatoires.
Découvertes au début des années 1980, le nombre de ces molécules n'a cessé de croître.
Schématiquement, on en distingue quatre familles : les intégrines, les sélectines, les molécules apparentées aux immunoglobulines (Ig) et les cadhérines. Certaines d'entre elles permettent l'adhérence des kératinocytes basaux à la membrane basale sous-jacente. Les cellules de Langerhans, présentes dans l'épiderme, expriment certaines intégrines et molécules apparentées aux immunoglobulines impliquées dans leur migration vers le derme et leur interaction avec les lymphocytes.
Au cours de certaines dermatoses, telles que eczéma, psoriasis, mycosis fongoïde, on note des expressions qualitativement et/ou quantitativement anormales de ces molécules d'adhésion, en particulier des molécules impliquées dans les contacts entre des types cellulaires différents : kératinocytes et lymphocytes, kératinocytes et polynucléaires.

[C1,C3,F3,J1]

Édit. 2017

ADN extrachromosomique l.m.

extrachromosomal DNA

Dans les cellules procaryotes, ADN plasmidique, et dans les cellules eucaryotes, ADN mitochondrial, chloroplastique et plasmidique.

ADN chromosomique

[C1,C3,Q1]

Édit. 2017

agence de la biomédecine l.f.

agency of biomedicine

L’agence de la biomédecine est une agence publique nationale de l’État créée par la loi de bioéthique de 2004, modifiée en 2011 et 2013.
Les missions qui lui sont imparties se situent dans les domaines du prélèvement et de la greffe d’organes, de tissus et de cellules hématopoïétiques ainsi que dans les domaines de la procréation, de l’embryologie et de la génétique humaine (recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines). L’agence, qui est aussi un centre de recherche et de formation, est composée d’un conseil d’administration, d’un conseil d’orientation, d’un comité médical et scientifique et de divers groupes d’experts répartis selon leurs compétences.

[E1,E3]

Édit. 2017

agence nationale de santé publique l.f.

En vigueur de puis le 1er mai 2016, l'ANSP a pour missions l'observation épidémiologique et la surveillance de l'état de santé des populations, la promotion de la santé et la réduction des risques, le développement de la prévention et l'éducation pour la santé.
Cette nouvelle agence reprend l'ensemble des attributions de trois structures aujourd'hui
distinctes : l'Institut de veille sanitaire (InVS), l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes) et l'Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (Eprus).
La nouvelle agence est également chargée de la "veille sur les risques sanitaires menaçant les populations". Elle doit anticiper et répondre aux crises sanitaires.
Face à des menaces graves, l'ANSP procède à l'acquisition, la fabrication, l'importation, le stockage, le transport, la distribution et l'exportation des produits et services nécessaires à la protection de la population.
Pour faciliter la mise en œuvre du système national de veille et de surveillance sanitaire, l'ANSP peut s'appuyer sur des cellules d'intervention en région. Placées auprès des directeurs généraux des agences régionales de santé (ARS), ces cellules demeurent sous l'autorité de l'ANSP.
L'agence peut aussi s'appuyer sur un réseau national de santé publique qu'elle organise et anime. Elle dispose d'un réseau de centres nationaux de référence pour la lutte contre les maladies transmissibles.
En matière de gouvernance, l'ANSP comporte un conseil d'administration dans lequel sont représentés l'Etat, les régimes d'assurance maladie, des professionnels de santé, des usagers, des élus. Son président et son directeur général sont nommés par décret. A côté du d’administration sont créés un conseil scientifique, un comité d'éthique et de déontologie, un comité d'ouverture et de dialogue avec la société.
L'Agence nationale de santé publique n'empiétera pas sur les missions de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail et de la Haute autorité de santé.

(ANSP)

[E1,E3]

Édit. 2017

alcool méthylique l.m.

methyl alcohol, carbinol, wood spirit

Alcool primaire de formule CH3OH, autrefois obtenu par distillation du bois ; il est aujourd'hui synthétisé.
C'est l'un des solvants et intermédiaires de synthèse des plus importants en chimie industrielle moderne.
De propriétés physiques semblables à celles de l'éthanol, très volatil, ses vapeurs, facilement absorbées par inhalation, sont irritantes.
Il est difficile à déceler dans des boissons frelatées dont la consommation est très dangereuse. Métabolisé en acide formique dans l'organisme, il est très toxique pour les cellules nerveuses : les lésions portent électivement sur l'encéphale et le nerf optique. L'absorption accidentelle d'éthanol dénaturé ou d'alcool à brûler, celle répétée d'alcools frelatés ou une exposition professionnelle non protégée est en général la source des intoxications. Succédant ou non à un état d'ivresse d'allure éthylique, apparaissent les signes de gravité : agitation, confusion mentale, céphalée et surtout rétrécissement du champ visuel. Puis il y a perte de la vision et cyanose avec collapsus d'évolution parfois mortelle. Le traitement d'urgence consiste en l'absorption de boisson alcoolique car l'éthanol, (dont le métabolisme aboutit à l'acide acétique, métabolite physiologique) déplace le méthanol et protège les cellules nerveuses contre les effets de l'acide formique. La guérison peut laisser subsister des séquelles encéphaliques et visuelles graves.

Étym. arabe al -cohol : liquide distillé ; fr. méthylène ancien nom commercial de l'esprit de bois (méthanol), le mot est formé sur le gr. methu : boisson fermentée ; hulê : arbre, bois

Syn. méthanol

névrite optique rétrobulbaire

[C1,G4]

Édit. 2017 

amélogénèse n.f.

amelogenesis

Élaboration de l'émail au cours de l'odontogénèse.
La trame organique de l'émail est élaborée par les améloblastes, cellules différenciées à partir des
cellules de l'épithélium interne de l'organe de l'émail. Les améloblastes ont un mouvement centripète et disparaissent en fin d'amélogénèse. L'émail ne se reconstitue pas.

Étym. vieux français amel : émail ; gr. genesis :engendrer

Syn. adamantogénèse

émail de la dent, améloblaste

[A4, O6, P3]

Édit. 2020

AMH gene sigle angl. pour anti-mullerian hormone

Gène localisé en 19p13.3qui code pour l’hormone antimüllérienne impliquée dans la différenciation du sexe mâle.
Sécrétée par les cellules testiculaires de Sertoli, cette protéine induit l’apoptose des cellules des canaux de Müller.
38 mutations de ce gène sont à l’origine du syndrome de persistance des canaux de Müller : les garçons sont alors porteurs, à la fois, des organes de reproduction féminins et masculins.

Syn. MIF, MIS

persistance des canaux de Müller

[M4,Q2]

Édit. 2017

amniocentèse n.f.

amniocentesis

Ponction par voie transabdominale d’un échantillon de liquide amniotique en vue d’examens biologiques.
Elle se pratique avec une longue aiguille introduite à travers la paroi abdominale et utérine, sous contrôle échographique et après repérage placentaire. Elle est surtout destinée à l’analyse des composants du liquide amniotique : les cellules fœtales (pour la réalisation d’un caryotype), le dosage de protéines comme l’acétylcholinestérase ou l’alpha-fœtoprotéine (pour le diagnostic des malformations digestives ou neurologiques), le dosage de la bilirubine dans les iso-immunisations rhésus fœtomaternelles, l’identification par biologie moléculaire du toxoplasme ou des virus (le cytomégalovirus ou le parvovirus), l’identification des gènes de l’hémoglobine ou de l’antigène rhésus du fœtus. Elle permet aussi, au troisième trimestre, le dosage des phospholipides constituant le surfactant, la lécithine et la sphingomyéline, pour l’appréciation de la maturité pulmonaire fœtale.
Ces examens sont utiles pour le diagnostic anténatal d'anomalies fœtales dont certaines peuvent être de caractère génétique : le caryotype des cellules fœtales permet de mettre en évidence une anomalie chromosomique.

Étym. gr. amnios ; kentein : piqûre

[B4,O3,Q1]

Édit. 2017

amnios n.m.

amnios

Couche profonde des membranes de l'œuf issue, au 8ème jour de développement de l’embryon, des cellules épiblastiques adjacentes au cytotrophoblaste qui prennent le nom d’amnioblastes et constituent l’ébauche de l’amnios.
L’amnios délimite la cavité amniotique qui contient le liquide amniotique dans lequel va se développer le fœtus. L’amnios, feuillet épithélial pauvre en cellules, adhère au chorion frondosum qui en constitue la partie externe dès le 3ème mois de la grossesse. Il est en continuité avec l’épiderme fœtal au niveau du cordon (ligne de jonction amnio-ectoblastique). Il tapisse ainsi la face fœtale du placenta et engaine le cordon jusqu'à la couverture cutanée ombilicale. Il contient les précurseurs des prostaglandines qui déclencheront la parturition. Il représente une considérable surface d’échange entre le fœtus, via la cavité amniotique, et le sérum maternel puisqu’on estime qu’il y transite chaque jour, dans les deux sens, plus de 20 litres de liquide.

Étym. gr. amnios : amnios

épiblaste, cytotrophoblaste, amnioblaste, cavité amniotique, liquide amniotique, chorion frondosum, ligne de jonction amnio-ectoblastique, placenta

[A4,O6]

Édit. 2017

androblastome de l'ovaire l.m.

ovarian androblastoma

Tumeur endocrine maligne virilisante non germinale de l'ovaire, représentant 1% des tumeurs de l'ovaire, regroupant les tumeurs à cellules de Sertoli et Leydig et à cellules de Leydig pures.

Syn. arénoblastome

[A3, F2, O3, O4]

Édit. 2020

angéite granulomateuse l.f.

granulomatous angeitis

Groupe d’angéites se caractérisant par l’association à des lésions vasculaires inflammatoires touchant les vaisseaux de petit et de moyen calibres, de granulomes péri- ou juxtavasculaires généralement diffus contenant des macrophages, des cellules géantes et parfois des cellules épithélioïdes.
Les mieux individualisées des angéites granulomateuses primitives sont la granulomatose éosinophilique avec polyangéite (angéite granulomateuse allergique de Churg et Strauss) généralement considérée comme une forme clinique particulière de la périartérite noueuse, et la granulomatose avec polyangéite (maladie de Wegener); toutes deux se caractérisent cliniquement par l’importance des manifestations respiratoires. On inclut aussi dans ce groupe l’angéite granulomateuse primitive du système nerveux central. La granulomatose lymphomatoïde de Liebow, d’abord considérée comme une angéite granulomateuse, ainsi que l’angéite granulomateuse bénigne lymphocytaire semblent devoir être rangées plutôt dans le cadre des syndromes lymphoprolifératifs (lymphomes angiocentriques T).

Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ite : inflammation

angéite,  granulomatose éosinophilique avec polyangéite, granulomatose avec polyangéite, granulomatose lymphomatoïde de Liebow, périatérite noueuse, angéite granulomateuse primitive du système nerveux central, angéite granulomateuse bénigne lymphocytaire

[K1, K4, N3]

Édit. 2019

angéite isolée du système nerveux central l.f.

isolated primary angiitis, angiitis of the nervous central system

Affection rare, d'étiologie inconnue, de l'adulte, atteignant exclusivement les vaisseaux du système nerveux central.
Une panangéite segmentaire atteint les vaisseaux cérébraux et leptoméningés de petit calibre (artérioles et veinules de moins de 50 µm de diamètre), avec nécrose de la paroi et infiltration de lymphocytes, de cellules mononuclées et de cellules géantes. L'origine de cette angéite reste mystérieuse.
Le tableau clinique associe, sur un mode d'installation aigu ou subaigu, des céphalées quasi constantes, une encéphalopathie, des signes focaux déficitaires ou critiques, une hypertension intracrânienne, en rapport avec de multiples infarctus cérébraux et parfois des hémorragies. Cette symptomatologie neurologique est isolée. L'examen du liquide cérébrospinal révèle souvent une pléiocytose et une hyperprotéinorachie. L'angiographie n'est anormale que dans un cas sur deux : rétrécissements segmentaires, parfois associés à des dilatations fusiformes siégeant sur les petits vaisseaux de la convexité. Le diagnostic de certitude est histologique (biopsie leptoméningée).
L'évolution peut se faire vers une rémission prolongée grâce à la corticothérapie associée aux immunodépresseurs (cyclophosphamide).

Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ite : inflammation

Syn. angéite granulomateuse à cellules géantes du système nerveux central, angéite granulomateuse cérébrale, angéite granulomateuse du système nerveux central

angéite

[H1, K4]

Édit. 2019

angiogenèse n.f.

1) Ensemble des phénomènes qui concourent au développement du système vasculaire au cours de la vie embryonnaire et de la croissance, à partir de cellules endothéliales différenciées sous la dépendance de facteurs de croissance.
2) Processus désignant l’élaboration d’un néo-endothélium vasculaire à partir de l’endothélium des capillaires, lors de la cicatrisation ou de la croissance d’un tissu tumoral.
3) Processus pathologique, intervenant :
- dans la croissance des tumeurs malignes et l’apparition de métastases,
à partir d’une certaine taille (1 à 2 mm), la tumeur pour survivre doit développer de nouveaux vaisseaux ;
- dans la dégénérescence maculaire liée à l’âge, la rétinopathie diabétique, les rétinopathies ischémiques secondaires aux thromboses veineuses ou aux vascularites et la rétinopathie des prématurés.
L’angiogenèse est régulée par un équilibre complexe entre des facteurs pro- et anti-angiogénique. Ellle est contrôlée par différents activateurs et inhibiteurs produits par les cellules saines et tumorales.

Étym. gr. angeion : vaisseau

VEGF, vasculogenèse, lymphangiogenèse, facteurs de croissance de l'endothélium vasculaire, facteurs pro-angiogéniques, facteurs anti-angiogéniques

[A4,C3,F2,K4,O6,P2,Q4]

Édit. 2020

angiome capillaroveineux l.m.

venous (arteriovenous) hemangioma

Angiome formé aux dépens du secteur post-capillaire des vaisseaux, consistant en une tuméfaction saillante, bleutée, parcourue de veinules.
Il siège fréquemment au visage et aux extrémités et existe souvent dès la naissance. L'augmentation de volume en position déclive ou à l'effort est un signe très suggestif du diagnostic. Il se compose d'agglomérats de vaisseaux dont la paroi, mince ou épaisse, est délimitée par une rangée de cellules endothéliales. La paroi des vaisseaux les plus épais est principalement constituée de tissu fibreux, mais contient également des cellules musculaires lisses. Pour certains, les vaisseaux à paroi épaisse seraient des artères, tandis que d'autres les interprètent comme des veines. Des thromboses peuvent s'observer. L'angiome s'accompagne fréquemment de phlébolithes et d'une hypertrophie des tissus adjacents. Il peut survenir isolément ou être associé à d'autres anomalies vasculaires telles que le syndrome de Klippel-Trénaunay.
L'évolution est lentement progressive. Le meilleur traitement consiste en une exérèse chirurgicale, précédée éventuellement d'une embolisation.

Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ôma : tumeur

Syn. angiome veineux

[K4]

Édit. 2017  

angiome endothélio-capillaire l.m.

capillary angioma

Angiome tubéreux dont l'image histologique comporte des plages de cellules jeunes et de cellules endothéliales prolifératives entre lesquelles se situent de nombreuses petites lumières vasculaires, représentant des capillaires plus ou moins matures.

Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ôma : tumeur ; endo+thêlê : membrane de revêtement ; lat. capillus : cheveu

Syn. angiome cellulocapillaire, angioréticulome lobulé immature du nourrisson

[A3,K4,O1,Q2]

Édit. 2017  

angiome tubéreux l.m.

angiomatous nævus, strawberry nævus, capillary hemangioma

Type d'angiome fréquent, apparaissant dès la naissance ou au cours des premières semaines de la vie, de topographie ubiquitaire, se présentant comme une élevure rouge sang ou bleutée, à surface lisse, de consistance élastique et pouvant être superficiel ou s'accompagner de lésions profondes.
L'évolution en est particulière. Après une phase de croissance plus ou moins rapide qui dure de trois à huit mois, l'angiome se stabilise jusqu'à l'âge de 18 à 20 mois. Il régresse ensuite spontanément : 80% des angiomes sont complètement effacés à l'âge de six ou sept ans. Il peut persister un tissu résiduel lâche. Au point de vue histologique, on observe une proportion variable de cellules jeunes angioformatrices, de cellules endothéliales prolifératives et de capillaires arrivés à un stade plus ou moins mature.

Étym. gr. aggeion : vaisseau ; lat. tuber : bosse, croissance, tumeur

Syn. angiome capillaire, angiome immature, hémangiome du nourrisson, frais

[A3,J1,K4]

Édit. 2017

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