oléome pulmonaire l.m.
Pneumopathie causée par des pulvérisations d’huiles balsamiques dans les voies aériennes supérieures, notamment par des chanteurs, ou par inhalation d'air chargé d'aérosols huileux
(respiration spontanée ou artificielle d'air comprimé industriel).
Cette affection est bénigne avec les huiles végétales résorbables, mais des dépôts huileux permanents subsistent avec les huiles minérales. Il s'agit d'une véritable pneumoconiose.
Étym. lat. oleum : huile
→ aérosol
Édit. 2017
olézapine n.f.
Antipsychotique atypique
[H3,G5 ]
Édit. 2017
olfactif (pédoncule) l.m.
olfactory peduncle, rhinocaul
Étroit cordon de substance blanche reposant sur le sillon olfactif à la face inférieure du lobe frontal, prolongeant le bulbe olfactif et s'élargissant en arrière en formant le trigone olfactif.
Il est parcouru d'avant en arrière par les axones des cellules mitrales, qui traverseront ensuite les bandelettes ou stries olfactives. Dans sa partie postérieure est placé le noyau olfactif antérieur, avec ses neurones dont les axones rejoignent le bulbe olfactif controlatéral en passant par la commissure blanche antérieure.
Avec les bandelettes olfactives, il constitue le tractus olfactif.
Édit. 2017
olfaction n.f.
olfaction
Fonction sensorielle permettant d’identifier et d’apprécier les odeurs.
Étym. lat. olfacere : flairer
Édit. 2017
olfactométrie n.f.
olfactometry
Mesure de la concentration minimale d’une substance capable de provoquer une sensation olfactive.
Édit. 2017
olfactory binding protein
Protéine contenue dans le mucus nasal, se liant aux molécules odorantes dont elle pourrait augmenter la concentration auprès des récepteurs olfactifs.
Sigle : OBP
Édit. 2017
oligémie pulmonaire l.f.
→ hypovascularisation pulmonaire
Édit. 2017
oligoamnios n.m.
oligohydramnios
Diminution de la quantité de liquide amniotique en dessous de 200 ml.
Il doit faire chercher une fissuration inapparente des membranes de l’œuf, une malformation fœtale, notamment rénale, un dépassement du terme de la grossesse.
Édit. 2017
oligoarthrite n.f.
oligoarthritis
Forme de polyarthrite touchant un petit nombre d’articulations.
Édit. 2017
oligoarthrite juvénile l.f.
juvenile oligoarthritis
Concernant le plus souvent les filles (80%), l'oligoarthrite juvénile et débute vers l'âge de 2 à 4 ans, touchant une à quatre articulations au maximum, le plus souvent des membres inférieurs, de façon asymétrique.
La douleur est inconstante chez le petit enfant et le signe d’alerte est fréquemment une augmentation de volume de l'articulation et/ou une boiterie. Dans un tiers des cas, s’associe une iridocyclite asymptomatique qui exige une recherche systématique, répétée, par l’examen à la lampe à fente.
C’est la plus fréquente des arthrites juvéniles idiopathiques (près de 50% des cas). Sa prévalence est comprise entre 15 et 150 enfants pour 100 000, avec une incidence annuelle de 0.1 à 2/100 000 enfants.
Deux sous-groupes sont identifiés : l'oligoarthrite persistante (moins de quatre articulations touchées) et l'oligoarthrite extensive (concernant cinq articulations et plus après 6 mois).
Le syndrome inflammatoire biologique est inconstant mais la recherche de facteurs anti-nucléaires est positive dans 70 à 80% des cas, de spécificité indéterminée et à des taux relativement modérés. Il s'agit d'une maladie de type auto-immun, mais le mécanisme précis et les facteurs déclenchants restent inconnus. Une liaison a été mise en évidence avec les antigènes du système HLA de classe II, HLA DR3 et DRB108.
L'association à une iridocyclite et/ou la présence de facteurs antinucléaires permettent d'affirmer le diagnostic, en l'absence de fièvre et de psoriasis. Les critères d'exclusion sont chez le patient: la présence d'une arthrite systémique, d’une arthrite chez un garçon HLAB27 débutant après l'âge de 6 ans, de facteur rhumatoïde IgM à deux reprises à 3 mois d'intervalle et aussi chez un parent de premier degré : l’existence ou un antécédent de psoriasis, de spondylarthrite ankylosante, d’arthrite et d’enthésite, d'une sacroiliite avec entéropathie inflammatoire, d'une uvéite antérieure aiguë.
Le traitement initial est basé sur les anti-inflammatoires non stéroïdiens. En cas d'échec, l'injection intra-articulaire d'un dérivé corticoïde retard est nécessaire et efficace. L'utilisation d'un traitement de fond (méthotrexate, anti TNF alpha) est réservée aux formes récidivantes et/ou extensives. L'atteinte ophtalmologique doit être traitée par des collyres mydriatiques et corticoïdes, voire une corticothérapie générale dans les formes très sévères. 50% des cas ne sont plus évolutifs à l'âge adulte et les séquelles articulaires sont mineures (asymétrie possible de longueur des membres inférieurs). Dans la moitié des cas, la maladie reste évolutive : extension polyarticulaire et risque de destruction ostéocartilagineuse. Dans 10% des cas, l'iridocyclite entraîne une amblyopie.
Chantal Job-Deslandre, médecin rhumatologue française (2007)
Réf. Orphanet, Chantal Job-Deslandre rhumatologue française (2007)
→ arthrites juvéniles idiopathiques, iridocyclite, facteurs anti-nucléaires, HLA, HLAB27, facteur rhumatoïde, psoriasis, arthrite, enthésite, sacro-iliite, entésopathie, uvéite antérieure aiguë, anti-inflammatoires non stéroïdiens, anti TNF al
[I1,O1]
Édit. 2017
oligoasthénotératospermie n.f
oligoasthenoteratospermy
Trouble de la fertilité masculine caractérisé par la présence de spermatozoïdes en petit nombre (moins de 20 millions/mL), peu mobiles et de forme anormale.
Étym. gr. oligos : peu ; a : privatif ; sthénos : force ; téras : monstre ; sperma : semence
→ spermocytogramme, oligospermie
Édit. 2018
oligoclonal adj.
oligoclonal
Édit. 2017
oligodactylie
n.f.
Absence d’un ou de plusieurs doigts ou orteils, d’origine congénitale
Étym. gr. oligos : peu nombreux; dactulos : doigt
[I2, Q2]
Édit. 2018
oligodendrocyte n.m.
oligodendrocyte, oligodendroglia
Cellule gliale à noyau arrondi et dense, à cytoplasme assez réduit, aux prolongements peu abondants, qui constitue la glie avec l'astrocyte et la microglie.
Alors que les astrocytes, cellules de support structural, facilitent le processus de régénérescence après un dommage nerveux et que les cellules microgliales, phagocytaires, éliminent les résidus lésionnels, chaque oligodendrocyte est à la base de la formation des gaines de myéline des axones, isolant ceux-ci et favorisant la transmission de l'influx nerveux.
Étym. gr. oligos : peu nombreux ; dendron : arbre, ramification ; kutos : cellule
Syn. oligodendroglie
Édit. 2017
oligodendroglie n.f.
Édit. 2017
oligodendrogliome n.m.
oligodendroglioma
Tumeur gliale infiltrante qui naît des oligodendrocytes et atteint le plus souvent les lobes temporaux ou frontaux de l’adulte.
Selon le système de classification histologique de l’OMS, les oligodendrogliomes se divisent en tumeurs de bas grade (grade II) ou haut grade (grade III, ou anaplasique). Les premières se manifestent le plus souvent par des céphalées et/ou une épilepsie. Les secondes, qui peuvent survenir de novo ou, le plus souvent, sont issues d’une transformation lente des précédentes, sont à l’origine de signes neurologiques focaux et d’une hyperpression intracranienne.
Les oligodendrogliomes représenteraient jusqu’à 30% des tumeurs gliales de l’adulte.
Microscopiquement, les cellules se disposent en nids d'abeille avec un noyau régulier, arrondi, un cytoplasme clarifié, une vascularisation à paroi fine donnant un aspect endocrine, des micro-calcifications libres et le long des capillaires. L'étude ultrastructurale peut être nécessaire dans les formes atypiques. Outre les microtubules et les structures cristallines, les cellules peuvent présenter des prolongements cytoplasmiques enroulés, ébauchant une disposition à type de myéline très lâche.
Au scanner, peu sensible et peu spécifique, la tumeur se traduit par une masse infiltrante, hypodense, contenant dans 90% des cas des calcifications. En IRM c’est une masse très infiltrante hypo-intense en T1, hyperintense en T2 et en FLAIR, homogène (60/% des cas) ou en nid d’baeilles (20% des cas), ne prenant pas le contraste. Un rehaussement de signal après injection de gadolinium est en faveur d'une dégénérescence. Le PETscan à la méthionine montre une hyperfixation des oligodendrogliomes grades 2 et 3 et permet le diagostic différentiel avec les astrocytomes qui ne fixent pas.
Après une biopsie à ciel ouvert ou stéréotaxique, le traitement chirurgical, au mieux par neuronavigation ou IRM opératoire, a pour but de réaliser une exérèse aussi large que possible sans léser les zones fonctionnelles, ce qui est délicat compte tenu du caractère particulièrement infiltrant de la tumeur. Une radiothérapie et une chimiothérapiecomplémentaires peuvent être indiquées.
Les formes qui comportent une délétion 1p 19q (50 à 70% des cas), une mutation IDH1/IDH2 (isocitrate déshydrogénase) ont une meilleure réponse à la radiothérapie et la chimiothérapie et un meilleur pronostic. La délétion 9p10q, ou 1q isolée, la délétion homozygote du locus 16, une amplification du gène EGFR, la mutation MIB1, la diminution de l’expression RARbéta sont de moins bon pronostic.
Le pronostic est en général meilleur que celui des autres tumeurs gliales
[F2,H2]
Édit. 2017
oligodipsie n.f.
oligodipsia
Diminution, parfois très importante, de la sensation de soif, souvent en l'absence d'autres symptômes pathologiques particuliers.
Étym. gr. oligos : peu nombreux ; dipsie : soif
Édit. 2017
oligoélément n.m.
Élément chimique présent en très faible quantité dans les organismes vivants.
A côté des onze éléments majeurs qui constituent plus de 99,9% de la composition chimique des êtres vivants (O, C, H, N, P, Ca, K, S, Cl, Na, Mg) et ne sont donc pas des oligoéléments, on trouve des quantités inférieures à 0,01% d'une vingtaine d'éléments dont la plupart ont été démontrés indispensables au fonctionnement des organismes (Fe, I, F, Zn, Al, Cu, Mn, B, V, Mo, Co, Ni, Br, Se).
Etant donné que certains éléments ne sont nécessaires qu'à certaines espèces, voire à certaines fonctions de ces êtres vivants (F, B, V, Al, Ni, etc.), il est difficile de limiter la définition des oligoéléments aux seuls éléments dont l'apport alimentaire est indispensable. L'importance de ces derniers est grande dans la nutrition et la thérapeutique de l'Homme et des animaux, ainsi que dans la science des engrais pour les végétaux.
Étym. gr. oligos : peu ; lat. elementum : élément
Édit. 2017
oligogénique adj.
oligogenic
Se dit d'un caractère résultant de l'expression d'un petit nombre de gènes.
Édit. 2017
oligoholoside n.m.
oligosaccharide
Enchaînement d'oses en petit nombre par rapport aux polyholosides, à l'exclusion de tout autre composé non glucidique.
Édit. 2017
oligohydramnie n.f.
oligohydramnios
Édit. 2017
oligomacronéphronie n.f.
oligomacronephronia
Hypoplasie rénale bilatérale congénitale caractérisée par une réduction du nombre des néphrons qui, eux-mêmes, sont le siège d’une forte hypertrophie portant à la fois sur le glomérule et sur le tube.
Manifeste dès la naissance, elle entraîne une insuffisance rénale progressive avec retard de croissance et évolution vers la mort en quelques années par insuffisance rénale terminale.
Il existe des formes d'apparition plus tardive avec déficit rénal lentement progressif lié à une sclérose glomérulaire évolutive. Les lésions peuvent être unilatérales, associées à une aplasie rénale totale de l'autre côté. Sa pathogénie reste mal connue.
P. Royer, R. Habib, H. Mathieu et V. Courtecuisse, pédiatres français (1962)
Étym. oligos : peu nombreux ; macros : grand ; nephros : rein
Syn. oligoméganéphronie
Édit. 2017
oligoméganéphronie n.f.
oligomeganephronia
Syn. oligomacronéphronie, hypoplasie rénale bilatérale avec oligonéphronie
→ oligomacronéphronie, hypoplasie rénale
Édit. 2017
oligoménorrhée n.f.
oligomenorrhoea
Règles dont le flux est trop faible.
Elle accompagne souvent la prise de contraceptif œstroprogestatif. Elle peut évoquer une synéchie partielle de l’endomètre.
Étym. gr. : oligos : peu nombreux ; mên : lunaison ; rhein : couler
Édit. 2017
oligonéphronie n.f.
oligonephronia
Réduction du nombre des néphrons.
Étym. gr. : oligos ; peu nombreux ; nephros : rein
Édit. 2017