Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

798 résultats 

échelle de la douleur de l'enfant Gustave Roussy l.f.

Evaluation de la douleur, après une observation de 4 heures, selon 10 items cotés de 0 à 4 qui se regroupent en 3 parties.

ITEM Cotation 0 Cotation 1 Cotation 2 Cotation 3 Cotation 4
1. Position antalgique
au repos
absence de position antalgique : l'enfant peut
se mettre n'importe comment.
l'enfant semble éviter certaines positions. l'enfant évite certaines
positions mais n'en paraît pas gêné.
l'enfant choisit une position antalgique évidente, qui lui apporte un certain soulagement. l'enfant recherche
sans succès
une position
antalgique
et n'arrive
pas à être bien
installé.
2. Manque d'expressivité l'enfant est
vif, dynamique, avec un visage animé.
l'enfant paraît
un peu terne, éteint.
au moins un
des signes suivants : traits du visage peu expressifs,
regard morne, voix marmonnée et monotone, débit verbal lent.
plusieurs des signes ci-dessus sont nets. visage figé,
comme agrandi.
Regard vide.
Parle avec effort.
3. Protection spontanée des zones douloureuses l'enfant ne montre aucun souci de se protéger. l'enfant évite
les heurts violents.
l'enfant
protège son corps,
en évitant et en écartant ce qui pourrait le toucher.
l'enfant se préoccupe visiblement
de limiter
tout attouchement d'une région de son corps.
toute l'attention
de l'enfant est
requise pour
protéger la zone atteinte.
4. Plaintes somatiques pas de plainte : l'enfant n'a pas dit qu'il a mal. Plaintes "neutres" : - sans expression affective
(dit en passant "j'ai mal") ;
- et sans effort pour le dire
(ne se dérange pas exprès).
au moins
un des signes suivants :
- a suscité la question
"Qu'est-ce que
tu as, tu as mal ?";
- voix geignarde pour dire qu'il a mal;
- mimique expressive accompagnant la plainte .
en plus de la cotation 2, l'enfant :
- a attiré l'attention
pour dire qu'il
a mal;
- a demandé
un médicament.
c'est au milieu
de gémissements, sanglots
ou supplications
que l'enfant dit qu'il a mal.
5. Attitude antalgique dans le mouvement l'enfant ne présente
aucune gêne
à bouger tout
son corps.
Ses mouvements sont souples et aisés.
l'enfant montre une gêne,
un manque
de naturel
dans certains de ses mouvements.
l'enfant
prend des précautions
pour certains gestes.
l'enfant
évite
nettement de faire certains gestes, il se mobilise avec prudence et attention.
l'enfant
doit être aidé,
pour lui éviter
des mouvements
trop pénibles.
6. Désintérêt pour le monde extérieur l'enfant
est plein d'énergie, s'intéresse à son environnement,
peut fixer
son attention
et est capable
de se distraire.
l'enfant s'intéresse
à son environnement mais sans enthousiasme.
l'enfant s'ennuie facilement
mais peut
être stimulé.
l'enfant
se traîne, incapable de jouer, il
regarde passivement.
l'enfant est apathique et indifférent à tout.
7.Contrôle exercé par l'enfant quand on le mobilise (mobilisation passive) l'enfant se
laisse mobiliser
sans y accorder d'attention
particulière.
l'enfant a un regard attentif quand on le mobilise. en plus
de la cotation 1, l'enfant montre qu'il faut faire attention en le remuant.
en plus
de la cotation 2, l'enfant retient
de la main
ou guide les gestes du soignant.
l'enfant
s'oppose
à toute initiative du soignant
ou obtient qu'aucun geste ne soit fait sans son accord.
8. Localisation de zones douloureuses par l'enfant Pas de localisation :
à aucun moment,
l'enfant ne désigne
une partie de son
corps comme
gênante.
l'enfant signale, uniquement verbalement, une sensation pénible dans une région vague sans autre précision. en plus de la cotation 1, l'enfant montre avec un geste vague cette région. l'enfant
désigne avec
la main une région douloureuse précise.
en plus de la cotation 3, l'enfant décrit, d'une manière assurée et précise, le siège de sa douleur.
9. Réactions à l'examen des zones douloureuses aucune réaction déclenchée
par l'examen.
l'enfant manifeste,
juste au moment où on l'examine, une certaine réticence.
lors de l'examen,
on note au moins un de ces signes : raideur de la zone examinée, crispation du visage, pleurs brusques, blocage respiratoire.
en plus de la cotation 2,
l'enfant change
de couleur, transpire,
geint ou
cherche à arrêter l'examen.
l'examen,
de la région douloureuse est quasiment impossible,
en raison des réactions de l'enfant.
10. Lenteur et rareté des mouvements les mouvements
de l'enfant sont larges, vifs, rapides, variés,
et lui apportent
un certain plaisir.
l'enfant est
un peu lent, et bouge sans entrain.
un des signes suivants : - latence du geste, - mouvements restreints, - gestes lents; - initiatives motrices rares. plusieurs
des signes
ci-dessus
sont nets.
l'enfant est comme figé, alors que
rien ne l'empêche de bouger.

 

Annie Gauvain-Piquard, pédiatre française (1991)

Réf. Gauvain-Piquard A., Rodary C., Lemerle J. :Une échelle d’évaluation de la douleur du jeune enfant. Journées parisiennes de pédiatrie 1991:95‐100

[F2, O1]

Édit. 2019

eczéma de contact l.m.

contact dermatitis

Réaction d'hypersensibilité cutanée secondaire au contact de substances chimiques qui agissent comme des haptènes ou comme des antigènes.
Il s'agit d'un phénomène différent des dermatites d'irritation, d'usure ou des dermites par caustiques et des urticaires de contact.
Les principales causes d'eczéma de contact sont les allergies cutanées
- aux métaux (surtout nickel, chrome et cobalt),
- aux cosmétiques (parfums, colophane, produits de coiffure),
- aux conservateurs et biocides (isothiazolinones, formaldéhyde, glutaraldéhyde, ammoniums quaternaires, méthyldibromoglutaronitrile),
- à certaines matières plastiques (résines époxydiques, acryliques, polyuréthanes),
- aux constituants des caoutchoucs,
- à certains végétaux (contenant du baume du Pérou et des terpènes en particulier),
- à certains colorants,
- certains médicaments utilisés comme topiques locaux. 

Étym. gr. ekzein : sortir, bouillonner

eczéma, hypersensibilité, haptène, antigène, allergie de contact, allergie de contact au ciment, dermite de contact

[E2, J1 ]

Édit. 2019

eczéma orthoergique l.m.

orthoergique eczema

Terme qui laisse supposer à tort que toute personne exposée à un irritant cutané présentera le même type de réaction.
Obsolète, actuellement ce terme est remplacé par dermite d’irritation.

dermite d'irritation

[J1]

Édit. 2019

effet indirect d'une irradiation l.m.

irradiation indirect effect

Conséquence pour une molécule particulière de sa réaction avec les produits de la radiolyse de l'eau.
Il est plus fréquent que l’effet direct lorsque la molécule est environnée de molécules d'eau. L'effet direct est le plus fréquent pour la molécule d'ADN multirepliée dans une gangue de protéines.

effet direct d'une irradiation

[ C3, F3, Q1]

Édit. 2019

ehrlichiose équine monocytique l.f.

Potomac horse fever

Maladie infectieuse aiguë du Cheval due à Neorickettsia risticii, répandue aux Etats-Unis, au Canada et en Europe.
La bactérie envahit les monocytes, les macrophages ainsi que les cellules épithéliales intestinales. Il en résulte un syndrome d'entérocolite aiguë avec fièvre, diarrhée. Chez les juments gestantes, l'avortement est habituel. Le diagnostic est établi par détection par Polymerase Chain Reaction de N. risticii dans les selles et dans le sang. L'antibiothérapie par les cyclines est rapidement efficace. Un vaccin est disponible. La contamination pourrait intervenir à la suite de l'ingestion accidentelle d'insectes aquatiques parasités par des métacercaires de Trématodes eux-mêmes infectés par N. risticii.

Neorickettsia risticii, néorickettsiose, cyclines

[D1, D2, D5]

Édit. 2019

ehrlichiose monocytique humaine l.f.

human monocytic ehrlichiosis

Maladie humaine répandue en Amérique du Nord, due à la bactérie Ehrlichia  chaffeensis, présente dans les monocytes et les macrophages.
Le tableau clinique de cette maladie associe fièvre, anorexie, céphalées, frissons, myalgies et arthralgies, nausées,  vomissements et douleurs abdominales. Un syndrome méningé est assez fréquent, de même qu'une atteinte pulmonaire. Des complications ont été rapportées : rhabdomyolyse, insuffisance rénale, myocardite. Biologiquement, on constate une thrombopénie, une leucopénie et une augmentation des transaminases. Le diagnostic biologique repose sur l'isolement du germe sur culture de cellules ou surtout sur l'immunofluorescence indirecte et la polymerase chain reaction. Le traitement fait surtout appel à la doxycycline. La maladie est connue des Etats-Unis (principalement dans le sud-est) où elle constitue une endémie rurale verno-estivale avec parfois de petites poussées épidémiques. Le vecteur majeur est la tique Amblyomma americanum. Des traces sérologiques sont aussi retrouvées chez l'Homme en Amérique du sud.

Syn. ehrlichiose humaine américaine, ehrlichiose monocytaire humaine

Ehrlichia chaffeensis, rhabdomyolyse, myocardites, doxycycline, polymerase chain reaction

[D1, D2]

Édit. 2019

rythmes électroencéphalographiques l.m.p.

electroencephalogram rythms, waves

Variations périodiques des potentiels cérébraux, mieux caractérisées par leur fréquence que par leur amplitude, et dont les caractéristiques peuvent efficacement contribuer à un diagnostic.
Chez un sujet normal, le rythme α, qui occupe les deux tiers postérieurs du scalp, est constitué d'ondes sinusoïdales régulières d'une fréquence de 8-12 c/s et dont l'amplitude de 30 à 50 µV varie périodiquement pour former des bouffées ou des fuseaux. L'activité α apparaît surtout lors du repos sensoriel (yeux fermés) et de la détente intellectuelle. Elle est bloquée par l'attention visuelle (ouverture des yeux : réaction d'arrêt).
Enregistré sur les régions plus antérieures du scalp (régions rolandique et frontale), où il fait place au rythme α, le rythme β est plus rapide, supérieur à 14 c/s, et moins ample (5-10 µV). Il survient par bouffées ou en fuseaux.
Les régions temporales sont souvent occupées par le rythme θ, activité plus lente à 4-7 c/s et relativement ample.
Observé principalement en pathologie, le rythme δ comporte des ondes lentes de 0,5 à 3 c/s, souvent de fort voltage (plus de 100 µV), dont la répartition et la réactivité sont fonction du processus pathologique sous-jacent.
Au total, seront schématiquement distinguées les anomalies généralisées, sous forme de rythmes lents, désynchronisation, figures paroxystiques (pointes et pointes-ondes) bilatérales et synchrones, et les anomalies focales, comportant soit des signes dits de souffrance (rythmes lents δ ou θ), soit des figures paroxystiques. Sera également rappelé l'intérêt majeur de l'EEG dans l'épilepsie, pouvant montrer, entre les crises, un tracé normal ou des bouffées de pointes ou de pointes-ondes spontanément ou après stimulations.
En tout cas, le tracé EEG n'est pas spécifique d'une étiologie précise.

électroencéphalogramme, épilepsie

[B3, H1]

Édit. 2019

électron-transférase n.f.

electron transferase

Enzyme qui catalyse une réaction d'oxydo-réduction dans laquelle le transfert intéresse un électron du composé donneur ou de l'accepteur.
C'est le cas des enzymes cytochromiques tels que la cytochrome-oxydase ou les hydroxylases à cytochromes P450 ; c'est aussi celui de certains enzymes flaviniques, comme l'ETF (electron transfering flavoprotein) qui transporte les électrons de l'acylcoenzyme A-déshydrogénase à la chaine respiratoire.

Étym. gr. êlectron : préfixe qui concerne l’électricité

cytochrome-oxydase, hydroxylases

[C1]

Édit. 2018

éléphantiasis n.m.

elephantiasis

Augmentation de volume d’un territoire cutané ou d’une partie du corps (membres inférieurs, scrotum ou autres), parfois considérable, avec un œdème dur, volumineux, chronique et une peau épaisse et verruqueuse qui résulte d'une obstruction lymphatique entraînant une infiltration des tissus par la lymphe et une réaction tissulaire fibreuse.
Il peut être idiopathique ou secondaire à des infections microbiennes récidivantes, surtout streptococciques, ou être dû à un lymphangiome diffus, à une filariose lymphatique ou au lymphœdème congénital de Milroy-Meige et subir des poussées évolutives d'origine infectieuse.

W. F. Milroy,  médecin interniste et pathologiste américain (1892) ; H. Meige, neurologue français, membre de l'Académie de médecine (1898) ; M. Klippel et P. Trénaunay, neurologues français (1900) ; F. P. Weber, médecin britannique  (1907)

Étym. gr. elephas, elephantos : éléphant

Klippel-Trénaunay (syndrome de), lymphangiectasie, Milroy (maladie de), Meige (maladie de), lymphangiome, filariose lymphatique

[J1, K4]

Édit. 2019

maladie des éleveurs d'oiseaux l.f.

bird breedere disease, pigeon breeders disease

Pneumopathie d'hypersensibilité liée à l'inhalation d'antigènes protéiques dérivés des plumes et du plasma sanguin des oiseaux, de leurs déjections, et caractérisée par des accès aigus dyspnéisants similaires à ceux observés dans le poumon de fermier.
L’évolution peut-être aussi subaigüe ou chronique. Le diagnostic est effectué à l’aide d’épreuves mettant en évidence l’existence de précipitines dirigées contre des protides plasmatiques des oiseaux.
Il s’agit d’une hypersensibilité de type III (réaction de type Arthus). L’arrêt de l’exposition est l’essentiel du traitement.
Maladie professionnelle indemnisable.

alvéolite, poumon de fermier, précipitine, Arthus (réaction d'),  pneumopathie d'hypersensibilité

[E3, F3, K1]

Édit. 2019

ELISA (technique) l f. acr.angl. pour Enzyme-Linked Immunosorbent Assay

ELISA (test)

Technique de dosage enzymo-immunologique de protéines utilisant la fixation par affinité spécifique d'anticorps sur lesquels ont été attachées des molécules d'enzymes susceptibles d'être révélées quantitativement par une réaction colorée.

[B3, C1, F3]

Édit. 2019

empyème sous-dural l.m.

subdural empyema

Collection purulente développée dans l'espace sous-dural observé essentiellement chez le nourrisson et l'adolescent.
Les symptômes ne sont pas nets dans un contexte d'infection bactérienne (sinusite, otite ou ethmoïdite), ils évoquent une méningite mais la localisation est atypique et la réaction méningée est faible. Le diagnostic se fait par IRM ou TDM.
Le traitement chirurgical s'associe à l'administration d'antibiotiques généraux pour éviter la complication majeure : la méningite suraigüe par effraction de l'infection dans les espaces sous-arachnoïdiens.

Étym. gr. empuêma : abcès purulent à l'intérieur du corps (en ; dans, pûon : pus)

méningite purulente aigüe

[D1,H2]

Édit. 2018

endocardite rhumatismale l.f.

rheumatic endocarditis

Atteinte inflammatoire par réaction immunitaire antistreptocoque de la tunique interne du cœur, au cours du rhumatisme articulaire aigu.
  ou maladie de Bouillaud.
Au cours ou au décours d'une crise de rhumatisme articulaire aigu après une amygdalite, apparaissent fièvre, sueurs, pâleur et souffles cardiaques.
L’endocardite, presque toujours associée à une myocardite (endomyocardite), se marque surtout  par des saillies verruqueuses de 1 à 3 mm qui, respectent le bord libre des valves mais siègent sur la face valvulaire exposée au courant sanguin, s’étendent éventuellement sur les cordages tendineux, sur les piliers, et sur l’endocarde auriculaire avec œdème, congestion, infiltration de cellules inflammatoires, prolifération de grandes cellules disposées en nodule et plus rarement nodule d’Aschoff.
C’est l’évolution cicatricielle de l’endocardite rhumatismale qui crée les lésions valvulaires rhumatismales caractéristiques.
Le traitement est double : pénicilline et corticothérapie. La prévention par l'antibiothérapie régulière au long cours, permet d'éviter les récidives et de diminuer la fréquence des valvulopathies qui constituent actuellement un fléau dans les pays en développement. 
 

K. Aschoff, anatomopathologiste allemand (1904) ; J-B. Bouillaud, médecin interniste français, membre de l’Académie de médecine (1832)

Étym. gr. endon : à l’intérieur ; kardia : cœur

nodule d'Aschoff, Bouillaud (maladie de)

[D1, I1, K2, N3, O1 ]

Édit. 2019

Endorem® n.m.

Produit de contraste pour l’IRM composé de nanoparticules d'oxyde de fer, présentées en suspension injectables pour perfusion intraveineuse et utilisées pour la détection des lésions tumorales du foie.
Une ampoule contient 89,6 mg de fer.
La configuration cristalline de l'oxyde de fer solide confère au produit des propriétés paramagnétiques : il abaisse le signal IRM dans les tissus qui le contiennent, le foie étant son principal organe de fixation. Après dilution dans 100 ml de solution glucosée isotonique, l'Endorem® est administré en perfusion lente sur une période d'au moins trente minutes. Dans ces conditions, il est bien toléré malgré des effets indésirables transitoires possibles. Le dextrane surtout, qui figure dans les excipients, peut provoquer des réactions anaphylactiques, d'où la nécessité de pouvoir faire face à une réaction éventuelle.

produit de contraste

[B2, B3]

Édit. 2020

engelure n.f.

chilblain, perniosis

Réaction cutanée liée au froid et à l'humidité, caractérisée par des tuméfactions rouge violacé, lisses, douloureuses, atteignant les extrémités : doigts, orteils, talons, oreilles, nez.
Elles peuvent se compliquer de phlyctènes et d'ulcérations. Elles atteignent surtout les adolescentes, surviennent au début de l'hiver, favorisées par un terrain familial, une acrocyanose, une protection vestimentaire insuffisante.

Étym. lat. in : à l'intérieur ; gelare : geler

Syn. érythème pernio

phlyctène, acrocyanose

[K4]

Édit. 2020

entropie n.f

entropy

En thermodynamique : grandeur qui traduit la dégradation d’une énergie et d’une manière générale la dégradation d’un système, caractérisant son désordre (particulièrement à l’échelle moléculaire).
Cette grandeur, introduite par Clausius, est une fonction d’état : valeur déterminée entre l’état initial d’un système et son état final, après transformation, quand l’état d’équilibre est établi. Elle a pour valeur S=Q/K, Q étant la quantité de chaleur en calories et K la température en degrés Kelvin ou S=J/K, en joules par degré K. Son évolution est ΔS= ΔQ/T. L’entropie d’un système est nulle à 0°K. (troisième principe de la thermodynamique.)
Dans un système fermé (sans échanges avec l’extérieur, transformation adiabatique)) l’entropie est nulle : il y a conservation de l’énergie (premier principe de la thermodynamique). Dans un système ouvert il y a dégradation de l’énergie par phénomènes dissipatifs ; l’entropie est augmentée et cette transformation est irréversible (deuxième principe). Si la transformation est quasi-statique, sans frottement (sans dissipation de chaleur) la transformation pourrait être considérée comme réversible. C’est le cas de beaucoup de réactions biochimiques dont les transformations se font lentement, ce qui permet de conserver l’équilibre thermique (situation isothermique). En réalité ces réactions dont le type est la réaction enzymatique se fait avec un apport d’énergie et la valeur de S est augmentée.
La notion d’entropie a été étendue à de nombreux phénomènes dont elle mesure la transformation et tend à prendre le sens d’évolution. Par exemple : en communication l’entropie mesure la modification de l’exactitude d’un message : l’entropie devient positive ou négative selon qu’une information est modifiée : infirmée ou amplifiée par d’autres informations ; elle est nulle s’il n’y a pas de modification.
Eym. gr. tropê : transformation : entropia : retour

J. R. Clausius, physicien allemand (1865)

thermodynamique (lois de la)

[B1, C1]

Édit. 2020

épimérase n.f.

epimerase

Enzyme catalysant une réaction d'épimérisation.
Par ex. la pentulose-5-phosphate-épimérase catalyse la transformation réversible du ribulose-5-phosphate en xylulose-5-phosphate. L'enzyme qui catalyse la transformation de l'UDP-glucose en UDP-galactose est appelé uridine-diphosphate-galactose-épimérase ou galactowaldénase.

épimérisation

[C1, C2]

Édit. 2020

équitest ® n.m.

equitest

Plateforme de posturographie permettant d'étudier la réaction d'un sujet à différents tests de déséquilibre lors de privations sensorielles sélectives.
En neurologie et en ORL, elle permet de faire le diagnostic des vertiges, de préciser la localisation des causes de déséquilibres (somatosensorielle, visuelle ou vestibulaire), de suivre la rééducation des malades ayant subi une intervention sur l'oreille interne, etc. Il est possible de compléter les résultats obtenus par l'étude des réactions motrices dans les conditions dynamiques de la plateforme. Il s'agit de la posturographie dynamique.

Étym. nom commercial d'equilibrium test

posturographie, actogramme

[B3, P1, H1]

Édit. 2020

érythème actinique l.m.

sunburn

Dommage cutané induit par l'action du rayonnement solaire qui, selon l'intensité de l'exposition, varie du simple érythème rosé à un érythème cyanique œdémateux douloureux avec desquamation et pigmentation durable, voire à la formation de phlyctènes avec altération de l'état général.
Histologiquement l'érythème actinique est caractérisé par l'existence de cellules photodyskératosiques épidermiques. Les rayons ultraviolets, A et B, sont, dans le spectre de la lumière naturelle, les plus érythémogènes dans leur longueur d’onde maximale. Il s’agit d’une réaction phototoxique induite par l'interaction des ultraviolets avec les structures cutanées, de mécanisme discuté, et pouvant varier en fonction du type de rayons ultraviolets impliqués.

Étym. gr. érythêma : rougeur ; aktis : rayon

Syn. coup de soleil, érythème solaire

[J1]

Édit. 2018 

érythroplasie n.f.

erythroplasia

Forme de leucoplasie caractérisée par la présence de cellules atypiques et d’une dysplasie plus ou moins marquée au niveau du revêtement épithélial d’une muqueuse malpighienne.
Le chorion sousjacent est le siège d’une réaction inflammatoire avec congestion capillaire, ce qui donne à la lésion sa coloration rougeâtre.
Dans l’érythroplasie de Queyrat survenant sur le gland et le prépuce, la dysplasie peut être sévère et donner naissance à un carcinome invasif.

L. Queyrat, dermatogue français (1911)

Étym. gr. eruthros : rouge ; plassein : façonner

Queyrat (érythroplasie de)

[J1]

Édit. 2018 

évitement (conduite d') l.f.

avoidance behaviour

Comportement qui consiste, pour un sujet phobique, à éviter la confrontation avec l'objet, la situation, la personne ou l'animal phobogène, la simple anticipation déclenchant une réaction anxieuse importante.
Ces comportements, qui font partie intégrante de la névrose phobique, peuvent devenir très invalidants, le patient refusant de sortir de chez lui de peur d'être confronté à sa phobie. Ils permettent de lutter contre l'angoisse, mais celle-ci est susceptible de réapparaître à la simple idée d'avoir à affronter la situation phobogène. À un degré moindre, chez les personnalités anxieuses ou évitantes (dites classiquement phobiques), l'évitement de toute relation propre à impliquer des engagements d'ordre affectif, sexuel ou agressif, se traduit par des comportements de timidité, d'inhibition et de trac. Un traitement psychothérapique est indiqué.

phobie, phobique (névrose), personnalité anxieuse (ou évitante)

[H3]

Édit. 2018  

exaltation n.f.

exaltation

Surexcitation provisoire ou prolongée de la vie psychique, soustendue par un état affectif particulier.
En clinique psychiatrique, elle est rare à l'état isolé (exaltation mentale simple) et s'associe le plus souvent à une extériorisation verbale et à une agitation motrice, réalisant un état d'excitation psychomotrice.
Elle peut se manifester sans direction précise : exaltation toxique, p. ex. amphétaminique, suivie d'une intense fatigue et d'une grande tristesse; exaltation euphorique du maniaque. Elle peut aussi se concentrer sur une même thématique : réaction émotionnelle ; délire avec exaltation mystique ; délire paranoïaque avec exaltation passionnelle.

[H3]

Édit. 2018  

excision n.f.

1) En biologie moléculaire des acides nucléiques, coupure éliminant les introns de la chaîne de pré-ARNm.
Le mécanisme de cette excision qui se termine par l'épissage des exons comporte deux étapes : la première consiste en un transfert du radical 5'-phosphoryl de l'acide guanylique qui fait partie du site "donneur d'épissage" GU du début d'intron, sur l'oxhydrile en 2' d'un acide adénylique, dit site de branchement, situé à environ 30 nucléotides de l'extrémité AG-3', formant une boucle de "lasso". La deuxième étape consiste en un transfert du radical 5'-phosphoryl du premier nucléotide de l'exon suivant, celui qui suit le site AG de l'intron dit "accepteur d'épissage", sur l'oxhydrile en 3' du dernier nucléotide de l'exon précédent qui vient d'être libéré. Le système enzymatique complexe qui catalyse cette réaction est un édifice ribonucléoprotéinique appelé snurp, ou snRNP.
2) Ablation chirurgicale des tissus contus, nécrosés ou souillés, terre, pus, afin d'obtenir une plaie bordée par un tissu sain, propre à la suture et(ou) au bourgeonnement cicatriciel.
3) Mutilation génitale féminine encore pratiquée par certaines ethnies, consistant en l’ablation de la partie externe du clitoris et de son capuchon. Elle est parfois accompagnée de l'ablation des petites lèvres et de la suture des grandes lèvres

Étym. lat. excidere : détacher en coupant.

[Q1,N2,O3]

Édit. 2018  

excitation n.f.

excitation

État transitoire ou prolongé de suractivité psychique, qui associe notamment exaltation, hyperexpressivité émotionnelle, incontinence verbale et agitation motrice.
Une origine organique est toujours possible. Un accès simple peut être dû : à une intoxication aigüe (ivresse alcoolique, p. ex.) ; à une crise névrotique ; à un état coléreux ; à une réaction émotionnelle.
En fait, l'excitation est rencontrée dans de nombreuses affections psychiatriques majeures, p. ex. : une manie aigüe ; un état confusionnel ; certaines expériences délirantes processuelles des schizophrénies.
Surtout dans les formes agressives et dangereuses, il s'agit d'une urgence psychiatrique, à la fois pour le patient et le groupe.

[H3]

Édit. 2018  

explosion n.f.

explosion

Quand un apport rapide et important d'énergie est fait dans un petit volume (compression mécanique brutale, combustion avec déflagration, réaction chimique ou atomique, irradiation) la température et la pression croissent de façon excessive, une onde de choc ou un éclatement du récipient peut alors se produire et entrainer des dégâts considérables.
Certaines vapeurs anesthésiques ou d'alcool, p. ex., sont très inflammables et, dans des limites d'inflammabilité, leurs mélanges avec l'air, l'oxygène ou l'oxyde nitreux peuvent produire des explosions.

Étym. déverval du lat. : explodo : rejeter avec violence

déflagration, onde de choc

[G1,G2]

Édit. 2018  

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