Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

535 résultats 

Mantel-Haenszel (test de) l.m.

Mantel-Haenszel (test)

Test statistique non paramétrique pour estimer les liens entre plusieurs variables qualitatives et une variable qualitative.

N. Mantel et  K. Haenszel, biostatisticiens américains (1959)

[E1]

Édit. 2020

Master (test de) l.m.

Master’s test, two-step test

Épreuve destinée à l’étude de la fonction cardiaque et plus particulièrement de l’électrocardiogramme dans l’effort.
Elle consiste à faire monter et descendre par le sujet étudié, un escabeau de deux marches de 20 cm de haut, pendant une minute et demi, à une cadence variable avec l’âge, le sexe et le poids.
Le test de Master est une des épreuves utilisées pour déceler l’insuffisance coronaire avant ses manifestations cliniques. On lui préfère généralement aujourd’hui l’utilisation d’un tapis roulant ou d’une bicyclette ergométrique.

A. M. Master, médecin cardiologue américain (1929 et 1935)

McArdle (maladie de) l.f.

McArdle’s disease

Myopathie métabolique à transmission autosomique récessive due au déficit enzymatique en phosphorylase musculaire qui dégrade le glycogène musculaire lors d’un exercice, ce déficit étant responsable d’une accumulation sous-sarcolemmique et intermyofibrillaire de glycogène (glycogénose de type V selon la classification de G. Cori).
Les manifestations débutent à la puberté, elles se caractérisent par une fatigabilité neuromusculaire, des crampes et des myalgies survenant à l’effort avec un « second souffle » à la poursuite de celui-ci.
Une absence d’élévation normale de l’acide lactique dans le sang veineux est observée lors du test à l’effort sous ischémie et la créatinekinase, déjà élevée au repos s’élève encore. Des épisodes de myoglobinurie surviennent dans la moitié des cas. Le déficit musculaire prédomine aux ceintures et devient permanent ; dans un tiers des cas une atrophie modérée plutôt proximale se développe.
Le diagnostic repose sur la biopsie musculaire qui montre une absence de phosphorylase sous coloration spécifique. Aucun traitement n’est connu, sauf à retenir l’utilité d’un régime riche en protéines. On doit simplement limiter l’exercice musculaire pour éviter l’apparition des symptômes.
L’anomalie génique se situe sur le chromosome 11 (11q13) et le produit du gène est la myophosphorylase.

B. McArdle, pédiatre britannique (1951), C. F. Cori (1896-1984) et Gertry Theresa Cori-Radnitz (1896-1957), médecins et chimistes américains d’origine tchèque, prix Nobel de médecine 1947.

Syn. glycogénose de type V

glycogénose, phosphorylase, myoglobinurie

MacIntosh (test de) l.m.

MacIntosh test

Manœuvre clinique permettant d'apprécier une instabilité antérolatérale du genou par lésion du ligament croisé antérieur.
Le genou d'abord placé en extension est porté progressivement en flexion avec valgus et rotation interne du tibia. Le plateau tibial latéral se subluxe en avant en légère flexion puis se réduit en flexion plus accentuée avec une sensation de ressaut.
Lemaire (signe de), jerk test

R. D. Galway et D. L. MacIntosh, chirurgiens canadiens (1972) ; M. Lemaire, chirurgien français (1967)

McNemar (test de) l.m.

McNemar test

Test statistique paramétrique pour estimer les liens entre deux échantillons appariés et une variable qualitative.

Q. McNemar, statisticien américain (1947)

[E1]

Édit. 2020

méthodes de substitution absolue   l.f.p.

methods of absolute replacement

Destinées à réduire l’étendue de l’expérimentation animale, elles utilisent divers procédés d’analyse in silico et in vitro.
- Systèmes experts permettant de modéliser les résultats obtenus de bases de données in vivo/in vitro dits également “méthodes QSAR”( pour Quantitative Structure Activity Relationships).
- Méthodes physico-chimiques, comprenant en particulier le DPRA (pour “Direct peptide reactivity”) permettant de prédire un potentiel sensibilisant, l’emploi de méthodes physiques, en particulier par chromatographie en phase liquide à haute performance, en remplacement de procédés biologiques pour le dosage et l’évaluation de la qualité des protéines recombinantes à usage thérapeutique.
- Systèmes reconstituée mettant en œuvre des récepteurs et des enzymes purifiés tels que les systèmes de cytochromes reconstitués pour suivre les voies de métabolisation d’un xénobiotique.
- Méthodes de biologie moléculaire à haut débit, dites “Omiques”.
- Méthodes utilisant des micro-organismes échappant à l’heure actuelle aux règles générales de considération des êtres vivants (par exemple test d’Ames pour la recherche d’éventuels effets mutagènes).
- Utilisation de cultures cellulaires (lignées ou cultures primaires).
- Utilisation de tissus reconstitués (par exemple peau, cornée, épithélium alvéolaire, etc.).
En fait ces méthodes ont actuellement des limites à leur utilisation en procédé unique de remplacement de l’animal entier.

Étym. lat. substituere : mettre à la place (de sub- et statuere : placer sous)

microstrabisme n.m.

microstrabismus

Hétérotropie non évidente à la simple inspection.
Le cover-uncover test est soit négatif, soit positif avec alors un très petit mouvement de refixation. Ce sont surtout les épreuves sensorielles qui font le diagnostic en mettant en évidence des anomalies soit monoculaires (amblyopie), soit plus souvent binoculaires (neutralisation, correspondances anormales, mauvaise stéréoscopie).

Étym. gr. micros : petit ; strabos : qui louche

Syn. microtropie

cover-uncover test

migration des macrophages (test de) l.m.

macrophage migration test

Test utilisé pour détecter et mesurer l'immunité à médiation cellulaire.
Les lymphocytes et les macrophages sont mélangés et introduits dans des tubes capillaires et incubés pendant une nuit dans un milieu de culture. Dans un milieu normal, les macrophages vont migrer en dehors des tubes. Dans un milieu contenant l'antigène, le MIF (Migration Inhibition Facor) produit par les lymphocytes sensibilisés agit directement sur les macrophages en inhibant leur migration à l'extérieur du tube.

Mariam George  et J. H. Vaughan, biologistes américains (1962)

Étym. lat. migratio, de migrare : changer de séjour ; gr. macros : grand ; phagos :  mangeur

facteur d'inhibition de la migration des macrophages (MIF)

milieux de culture du complexe tuberculosis l.m.p.

tuberculosis complex culture
Milieu solide à l'œuf coagulé, contenant du vert malachite pour inhiber la croissance des germes contaminants, le milieu de culture de Löwenstein-Jensen est le milieu de culture de référence.
À l'intérieur de ce complexe on ne peut identifier les différentes espèces en cause par hybridation. L'identification repose sur l'observation des colonies et sur les épreuves biochimiques.
Il existe plusieurs variantes du milieu de Löwenstein-Jensen : Mycobacterium bovis et Mycobacterium africanum poussent mieux si du pyruvate est additionné à ce milieu.
Le milieu de Coletsos donne des colonies plus volumineuses car en plus du glycérol, il contient du pyruvate et Mycobacterium bovis y pousse plus facilement.
Ces milieux à l'œuf sont très sensibles. Les colonies y ont un aspect caractéristique. Ils ont un très faible coût de revient, mais leur opacité ne permet pas d'observer l'apparition des colonies précocement. La culture est lente, 20 à 30 jours pour Mycobacterium tuberculosis, 45 à 60 jours pour Mycobacterium bovis et Mycobacterium africanum. Les souches de Mycobacterium tuberculosis résistantes à l'isoniazide ont aussi une croissance lente.
Les milieux liquides et celui de Sauton permettent la croissance de Mycobacterium tuberculosis en une dizaine de jours sous forme d'un voile.
L'épreuve à la niacine (niacin-test) est positive pour Mycobacterium tuberculosis ; il réduit aussi les nitrates en nitrites (nitrate+). Mycobacterium bovis est nitrate(-) et niacine(-).

complexe tuberculosis

[D1]

mini mental state examination (modèle d'interrogatoire) l.f.

 Orientation
10 questions à poser pour apprécier comment fonctionne la mémoire. Les unes sont très simples, les autres un peu moins.
Quelle est la date complète d’aujourd’hui ?
Si la réponse est incorrecte ou incomplète, posées les questions restées sans réponse, dans l’ordre suivant :
1. en quelle année sommes-nous ?
2. en quelle saison ?
3. en quel mois ?
4. quel jour du mois ?
5. quel jour de la semaine ?
Je vais vous poser maintenant quelques questions sur l’endroit où nous trouvons :
6. quel est le nom de l’hôpital où nous sommes ?
7. dans quelle ville se trouve-t-il ?
8. quel est le nom du département dans lequel est située cette ville ?
9. dans quelle province ou région est situé ce département ?
10. A quel étage sommes-nous ?
Apprentissage /3
Je vais vous dire trois mots ; je vous voudrais que vous me les répétiez et que vous essayiez de les retenir car je vous les redemanderai tout à l’heure :
11. cigare citron fauteuil,
12. fleur clé tulipe,
13. porte ballon canard.
Répéter les 3 mots.
Attention et calcul / 5
Voulez-vous compter à partir de 100 en retirant 7 à chaque fois ?
14. 93------15. 86------16. 79------17. 72------18. 65
Pour tous les sujets, même pour ceux qui ont obtenu le maximum de points, demander : voulez-vous épeler le mot MONDE à l’envers ?
Rappel / 3
Pouvez-vous me dire quels étaient les 3 mots que je vous ai demandés de répéter et de retenir tout à l’heure ?
11. Cigare citron fauteuil,
12. fleur clé tulipe,
13. porte ballon canard.
Langage / 8
22. Montrer un crayon.  Quel est le nom de cet objet ?
23. Montrer votre montre.  Quel est le nom de cet objet ?
24. Ecoutez bien et répétez après moi : « PAS DE MAIS-DE SI-NI DE ET »
Poser une feuille de papier sur le bureau, la montrer au sujet en lui disant : Ecoutez bien et faites ce que je vais vous dire :
25. Prenez cette feuille de papier avec votre main droite,
26. pliée la en deux,
27. et jetez-la par terre.
28. Tendre au sujet une feuille de papier sur laquelle est écrit en gros caractère : « FERMEZ LES YEUX » et dire au sujet : Faites ce qui est écrit.
29. Tendre au sujet une feuille de papier et un stylo, en disant : voulez-vous m’écrire une phrase, ce que vous voulez, mais une phrase entière.
Praxies constructives / 1
30. Tendre au sujet une feuille de papier et lui demander: voulez-vous recopier ce dessin en fermant les yeux ?
(Un dessin simple : deux rectangles prolongés par un triangle et se croisant à angle droit). Selon une recommandation de l'ANAES, un score (1 point par question) rendu en fin de test inférieur ou égal à 24 points permet d'évoquer un état de conscience altéré et d'orienter vers le diagnostic de la démence. Le score est modulé et pondéré en fonction d'une grille de points correspondants à l'origine socio-culturelle de la personne, son niveau d'étude et à la durée totale de l'examen. En fonction des sous-scores de chacune des parties, le type de démence peut être précisé : les troubles mnésiques orientent davantage sur le diagnostic de démence type Alzheimer, alors que les déficits de l'attention orientent sur le diagnostic d'une démence sous-corticale, un syndrome frontal ou encore une démence vasculaire.

Réf. version consensuelle du GRECO (Groupe de Réflexion sur les Evaluations Cognitives)

Folstein (minimental test de), ANAES, Alzheimer (maladie d'), démence sous-corticale, syndrome frontal, démence vasculaire

[H1, H3]

Édit. 2018

MNI-test sigle  m. pour test de MonoNucléose Infectieuse

MNI-test

Test d’agglutination rapide sur lame, mettant en évidence des IgM spécifiques de la mononucléose infectieuse.

mort cellulaire (après irradiation) l.f.

cell death

Disparition d'une cellule causée par son irradiation.
Elle peut se produire lors de la première tentative de division. Plus fréquemment la cellule irradiée peut présenter quelques divisions successives et son atteinte se manifeste par la disparition de la totalité de sa descendance. On désigne cette condamnation de la descendance sous le nom de mort différée ou mort mitotique de la cellule irradiée. Le mécanisme biologique en cause n'est pas établi ; on l'attribue à une aggravation progressive de lésions de l'ADN au cours des quelques divisions successives qu'elles autorisent.
La cellule est considérée survivante si sa descendance dépasse la 6ème génération, c'est-à-dire un effectif d'une centaine de cellules. Ce test est utilisé pour évaluer le taux de survie des cellules irradiées avec les techniques de clonage.

clone (cellulaire)

motricité gastrique (étude de la) l.f.

Activité mesurée par manométrie et par des techniques visant à mesurer la vidange gastrique (scintigraphie, échographie, test respiratoire à l'acide octanoïque marqué au carbone 13 ou 14, marqueurs de dilution incorporés au repas, marqueurs radio-opaques), ou à enregistrer les variations de potentiel intragastrique (électrogastrographie ou électromyographie des phénomènes moteurs).
La manométrie est également utilisée pour explorer la motricité de l'intestin grêle et du côlon.

mucus cervical l.m.

cervical mucus

Sécrétion mucoïde complexe et fluctuante, élaborée par le canal cervical de l’utérus, qui fait l'objet d'une production cyclique sous dépendance hormonale.
Il a deux fonctions : optimisation de l'ascension spermatique vers l'utérus en période féconde et barrage mécanique et chimique aux infections. Il subit des modifications qualitatives, quantitatives et structurales qui le rendent plus ou moins pénétrable par les spermatozoïdes en fonction du cycle. Tenant une place fondamentale dans le processus de la reproduction, il est fréquemment impliqué dans les stérilités féminines. Son évaluation par étude de sa filance et le test de pénétration croisée des spermatozoïdes, de Hühner, fait partie du bilan de base de l'infertilité.

M. Hühner, chirurgien urologue américain (1913)

mutagénicité (test de) l.m.

mutagenicity test

Test destiné à détecter le caractère mutagène d'une substance et à évaluer son éventuel caractère carcinogène.

B. N. Ames, biologiste moléculaire américain (1973)

Ames (test d'), CHO (test), chromotest SOS

myasthénie congénitale / dystrophie des ceintures l.f.

congenital myasthenia / proximal myopathy

Maladie neuromusculaire de l’adolescent se traduisant par une faiblesse musculaire  prédominant aux régions proximales des membres et aux membres supérieurs aggravée à l’effort et par la répétition des mouvements.
Les examens biologiques et l’EMG sont presque normaux. L’affection, de transmission autosomique récessive a été isolée au Québec dans des familles de Canadiens français. Elle est liée à des mutations du gène Dok7 (downstream of tyrosine  kinase 7), locus en 4p16.2, codant pour une proténe membranaire intervenant avec la protéine MuSK (muscle  specific kinase) et la rapsyne dans l’ancrage des récepteurs de l’acétylcholine (RACh) sur la membrane postsynaptique. Le diagnostic est fait par le test génétique. Le traitement par sambutamol est efficace.

Myriam Srour, B. Brais, neurologues canadiens (2010)

Étym. gr. mus : souris, muscle ; astheneia : manque de vigueur ( a-  privatif ; sthenos : force) : dys- : prfixe indiquant la difficulté, un défaut ; trophê : le développement, la nourriture

myasthénie congénitale

myasthénie grave familiale infantile l.f.

familial infantile myasthenia gravis

Myasthénie avec difficultés respiratoires à la naissance, ophtalmoplégie sévère et déficit moteur du membre supérieur.
A l’examen  oculaire on trouve le ptosis de Cogan et une diplopie pour les formes tardives infantiles. Le test aux inhibiteurs de la cholinestérase (tensilon ou prostigmine) est positif. L’affection est sporadique ou autosomique récessive (MIM 254210). De rares cas récessifs ont été notés lorsque la mère n'est pas elle-même atteinte de myasthénie et qu'elle transfère à l'enfant ses anticorps antiAChR (anti-protéine du récepteur de l’acétylcholine).

F. Walsh et W. Hoyt, neuro-ophtalmologistes américains (1959)

Étym. gr. mus : souris, muscle ; astheneia : manque de vigueur ( a-  privatif ; sthenos : force)

Syn. myasthénie congénitale

myopathie oculaire basedowienne l.f.

Graves' disease, ocular myopathy

Limitation de la motilité oculaire chez des sujets atteints de la maladie de Basedow.
La limitation de l'élévation d'un ou des deux yeux (test de duction passive positif), avec ou sans exophtalmie et/ou rétraction de la paupière supérieure, est de loin, la forme clinique la plus souvent observée. On distingue une phase congestive "humide" avec exophtalmie marquée, chémosis et importante limitation de l'élévation, abduction ou adduction (signe de Ballet) liée à l'œdème et à la congestion des tissus rétrobulbaires, une phase non congestive "sèche" avec infiltration du muscle oculomoteur et perte de son élasticité.

Étym. gr. mus : souris, muscle ;  pathos : maladie 

Nagel (anomaloscope de) l.m.

Nagel’s anomaloscope

Appareil d’analyse de la vision des couleurs étudiant l’équation de Rayleigh (reproduction d’un jaune par mélange additif en proportions convenables d’un rouge et d’un vert).
Il correspond à un test à couleurs spectrales permettant de différencier les sujets normaux des dyschromates de type protan et deutan.

W. A. Nagel, physiologiste allemand (1907)

nécrose striatale bilatérale de l'enfant (IBSN) l.f.

bilateral striatal necrosis of the child

Plusieurs syndromes de dégénérescence spongieuse symétrique bilatérale du noyau caudé, du putamen et du globus pallidus sont caractérisés par une régression développementale, une choréo-athétose et une dystonie évoluant vers une quadriparésie spastique.
L'IBSN peut être familiale ou sporadique.
La prévalence de la forme sporadique est estimée à 1 à 9/1 000 000 et celle de la forme familiale à moins de 1/1 000 000.
L'âge d'apparition de l'IBSN familiale varie entre 7 et 15 mois, tandis que la forme sporadique peut se manifester à tout moment à partir de la période néonatale jusque dans l'enfance et même l'adolescence.
Les caractéristiques cliniques incluent choréo-athétose, dystonie, rigidité, spasticité, dysphagie, atrophie optique, déficit intellectuel, régression développementale des aptitudes motrices et verbales, retard de croissance staturo-pondérale, myoclonie, quadriparésie, ataxie cérébelleuse et nystagmus.
La forme familiale a un début insidieux et une évolution défavorable avec progression lente, tandis que la forme sporadique est associée à une dysfonction neurologique brutale secondaire à une maladie fébrile systémique aigue telle qu'une infection à mycoplasme, à streptocoque ou la rougeole.
Le scanner et l'IRM mettent en évidence la dégénérescence des ganglions de la base.
Le diagnostic différentiel inclut la maladie de Wilson, l'encéphalomyélite aiguë disséminée, la neurodégénérescence avec surcharge cérébrale en fer, la maladie de Leigh, la maladie de Huntington juvénile, l'acidurie méthylmalmonique, le déficit en guanidinoacétate méthyltransférase, l'acidurie glutarique type 1 (voir ces termes), l'intoxication au monoxyde de carbone, l'artérite des petits vaisseaux et les traumatismes.
L'IBSN autosomique récessive est due à une mutation du gène NUP62 (19q13.33) et l'IBSN mitochondriale à une mutation du gène ATP synthase-6 gene MTATP6.
Le test prénatal et le conseil génétique sont proposés aux familles des patients.
Il n'existe pas de thérapie standard. Le traitement par biotine orale a été reconnu pour ralentir l'évolution des premiers stades de la maladie.
Le pronostic de la forme familiale est généralement mauvais avec des patients évoluant vers une quadriparésie spastique suivie du décès, généralement secondaire à une infection. Le pronostic de la forme sporadique est variable, avec soit une amélioration progressive des symptômes et une récupération complète observée après la guérison de l'infection, soit des séquelles neurologiques graves.

Réf. Orphanet, Rachel Straussberg (2010)

nécrose striatale bilatérale de l'enfant, forme sporadique nécrose striatale bilatérale de l'enfant, forme familiale, MT-ATP6

new colour (test) angl. m.

new colour test

Test de dépistage d’anomalie colorée.
Il est fondé sur la confusion par les dyschromates entre les couleurs et les gris. Il se compose de 70 pions.

Syn. new colour test de Lanthony

nogo acr.angl. m. pour Neurite OutGrowth inhibitor

Protéine présente surtout dans le système nerveux, dont on connait plusieurs formes, principalement nogo-A, -B et –C, et dont la propriété essentielle parait être l’inhibition de la croissance des prolongements axonaux. Normalement absente dans les muscles, sa présence chez les patients atteints de sclérose latérale amyotrophique a été proposée comme test diagnostique de cette affection.
Nogo-A qui est impliqué dans l’inhibition de la régénération des axones est une grosse protéine de 250 kDa ; elle est exprimée dans les oligodendrocytes de la myéline. nogo-B et nogo-C sont des formes beaucoup plus courtes d’environ 35 kDa possédant la même extrémité C-terminale.

nouvelle échelle métrique de l'intelligence (NEMI) l.f.

new intelligence metrical scale

Reprise par R. Zazzo  de l'échelle initiale datant de 1949, afin d'améliorer sa validité d'épreuve de développement.
Destinée aux enfants de 3 à 14 ans, prédictive de la réussite scolaire, la NEMI présente néanmoins, malgré des améliorations notables, les limites propres à toutes les échelles issues du test de Binet-Simon.
Le critère du choix des épreuves est la réussite par une majorité. Le résultat d'un enfant donné n'évalue que son avance ou son retard actuel par rapport à cette norme.
L'échelle est structurée en facteur verbal. Un enfant peut obtenir un QI moyen et se trouver en difficulté d'adaptation scolaire. Le niveau global obtenu sous-estime les potentialités de l'enfant mais non ses capacités d'adaptation. Les échecs ou déficits peuvent être mis en rapport avec des perturbations affectives, qui doivent être confirmées par des tests projectifs.

R. Zazzo, psychologue français (1966)

[H4, O1]

Édit. 2018

œil sec l.m.

dry eye

Tarissement de la sécrétion lacrymale, responsable d’une irritation de la conjonctive.
Ce tarissement peut s’intégrer dans un syndrome sec et être quantifié par le test de Schirmer.

alacrymie, hypolacrymie, sécheresse oculaire, syndrome sec, Schirmer (test de)

Édit. 2017

onchocercose n.f.

onchocerciasis

Filariose encore appelée « cécité des rivières », provoquée par Onchocerca volvulus, nématode spécifique de l’Homme transmis par un petit diptère piqueur, la simulie.
Elle touche environ 25 millions d’individus à travers les trois foyers mondiaux : surtout Afrique Noire intertropicale où les zones d’endémie suivent le réseau hydrographique, mais aussi Amérique Centrale et nord de l’Amérique du Sud. Les parasites adultes vivent libres dans le tissu sous-cutané pendant 10 à 15 ans ou enchevêtrés dans des nodules fibreux (onchocercomes). Les femelles émettent de nombreuses microfilaires qui cheminent dans le derme, sans périodicité.
Les manifestations cliniques sont liées à la présence des microfilaires et à leur lyse secondaire aux réactions immunitaires de l’hôte. Il s’agit, en premier lieu, d’un prurit féroce responsable de lésions de grattage (gale filarienne), avec pachydermie et dyschromie secondaires prédominant aux fesses et aux membres inférieurs. Des « nodules onchocerquiens » ou "kystes onchocerquiens", ou onchocercomes, provoqués par les filaires adultes ou par leurs embryons (microfilaires), sont palpables sous forme de petits nodules fermes sur les plans osseux superficiels (gril costal, crête iliaque, sacrum, grand trochanter et, surtout en Amérique, région céphalique), non douloureux. L’atteinte oculaire (choriorétinite et kératite), surtout fréquente en Afrique dans les régions de savane, fait la gravité de la maladie : avant les grandes campagnes de traitement et de prévention initiées dans le cadre du programme OCP (Onchocerciasis Control Program) l’onchocercose était l'une des principales causes de cécité dans le monde. La pathogénicité d’Onchocerca volvulus varie quelque peu selon les zones d’endémie ; en Afrique, l’onchocercose de forêt est généralement mieux tolérée que l’onchocercose de savane, cette dernière donnant plus souvent lieu à de graves complications oculaires ; les lésions cutanées sont un peu différentes en Afrique ("gale filarienne" prédominant sur la partie basse du corps), en Amérique ("érysipèle de la Côte" et "mal morado" prédominant sur la partie haute du corps) et au Yémen ("sowda") ; fréquence des nodules au niveau du cuir chevelu et de la nuque en Amérique alors qu'ils prédominent sur le gril costal et la crête iliaque en Afrique, etc. Ces notions classiques sont maintenant confirmées par la caractérisation isoenzymatique et biomoléculaire des souches du parasite.
Une hyperéosinophilie sanguine est évocatrice, mais la présence d’anticorps antifilariens est inconstante et peu spécifique de la filaire. La certitude diagnostique repose sur la mise en évidence de microfilaires dans une biopsie cutanée exsangue, dans le sang ou les urines (autrefois sur un test de Mazzotti positif), ou encore sur la présence de filaires adultes dans un onchocercome après nodulectomie. Les médicaments microfilaricides sont l’ivermectine et la diéthylcarbamazine.

érysipèle de la Côte, filariose, gale filarienne, nodule onchocerquien, mal morado, Mazzotti (test de)

[D1]

Édit. 2018 

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