hypolacrymie n.f.
hypolacrymia
Symptôme caractérisé par une sécrétion lacrymale diminuée, ne protégeant plus la surface cornéenne de façon satisfaisante : il en résulte des signes fonctionnels plus ou moins invalidants (picotements, sensation de brûlure oculaire) et une kératite plus ou moins importante située dans l’aire de la fente palpébrale.
On la visualise par le test à la fluorescéïne et surtout par le test au Rose Bengale. L’hypolacrymie est évaluée par le test de Schirmer.
Elle est observée dans certains syndromes tels que celui de Gougerot-Sjögren, après certains traitements systémiques (bêtabloquants, antihistaminiques, phénothiazines) ou ophtalmologiques.
L’instillation de substituts lacrymaux, gels, larmes artificielles, pommades diminue la sensation d’inconfort visuel ressenti par le patient sans guérir la cause de l’hypolacrymie. Dans les syndromes secs très sévères, on peut améliorer l’action des traitements substitutifs par des lunettes à chambre humide ou des clous méatiques, lesquels permettent l’occlusion des points lacrymaux
O. Schirmer, ophtalmologiste allemand (1903) ; H. Gougerot, dermatologiste français, membre de l'Académie de médecine (1925) ; H. S. C. Sjögren, ophtalmologiste suédois (1930)
→ Gougerot-Sjögren (syndrome de), Schirmer (test de), kératite
[N3, P2]
Édit. 2018