acide uridylique l.m.
uridylic acid
Mononucléotide pyrimidique isolé à l'état libre des tissus et retrouvé dans les produits d'hydrolyse des acides ribonucléiques.
L'acide uridylique proprement dit est l'acide uridine-5'-monophosphorique.
On lui connaît deux isomères : les acides uridylique a et b (respectivement l'uridine-2'-phosphate et l'uridine-3'-phosphate), qui se forment par l'hydrolyse alcaline des acides ribonucléiques. L'acide uridylique est synthétisé in vivo par décarboxylation de l'acide orotidylique. Il est phosphorylé par l'ATP en deux nucléotides : l'uridine-diphosphate, dont certains dérivés jouent un rôle essentiel dans le métabolisme des oses et des osides ; l'uridine-triphosphate, qui représente sa forme d'incorporation dans les acides ribonucléiques.
Syn. acide uridine-monophosphorique
Sigle UMP
[C1,C3,Q1]
Édit. 2017
acide uridine-monophosphorique l.m.
Syn. acide uridylique
[C1,C3,Q1]
Édit. 2017
acide urique l.m.
uric acid
Trihydroxy-2,6,8-purine, corps à propriétés acides, peu soluble dans l'eau et réducteur, provenant de l'oxydation des bases puriques.
Son sel de sodium est un peu moins insoluble (50 mg/L environ) ; l'urate de lithium est le sel le plus soluble.
Éliminé chez l'Homme et les Singes anthropoïdes (animaux uricotéliques), par voie urinaire, à raison de 0,5 à 0,8 g par 24 heures, l'acide urique a une double origine : exogène (à partir des acides nucléiques alimentaires et des bases puriques apportées par le café, le thé, le chocolat, etc.) et endogène, car il représente le terme du catabolisme des bases puriques, constituants des nucléotides. Chez les autres Mammifères, une uricase le transforme en allantoïne. L'acide urique est présent dans le sang, où il est réparti entre le plasma et les globules, et dans les tissus où il peut, quand la teneur sanguine est élevée, s'accumuler dans les articulations (provoquant des crises de goutte et éventuellement une goutte tophacée) ainsi que dans les voies urinaires (provoquant une lithiase rénale).
Il existe normalement une rétrorégulation physiologique de la synthèse des composés puriques par un effet inhibiteur des nucléotides puriques sur l'enzyme clé de la voie de leur biosynthèse, la PRPP-amidotransférase. On pense que ce système de régulation est déficient chez les goutteux, qui se comportent un peu comme les Oiseaux et les Reptiles ; chez ces derniers qui n'ont pas d'uréogenèse, l'acide urique est la forme d'élimination de l'azote des acides aminés.
→ goutte, lithiase urinaire, uricotélique
[C1, I1, M1]
Édit. 2020
acide urocanique l.m.
urocanic acid
Acide déhydro-2,3-imidazole-3-propanoïque qui dérive de l'histidine par désamination, sous l'effet d'une histidine-désaminase.
Cet acide a été isolé à l'origine des urines du Chien, mais il est constamment présent dans les urines de différents animaux après administration d'histidine.
Il a aussi été trouvé dans l'épiderme du Cobaye. Son principal dérivé, isolé de certains mollusques, est la murexine, dans laquelle il estérifie une molécule de choline. Il s'agit d'un terme intermédiaire du catabolisme de l'histidine, provenant de la désamination désaturante de cette dernière sous l'action de l'histidine-désaminase du foie. L'urocanase hépatique est le premier terme de ce cycle et donne l'acide N-formimino-L-glutamique. La présence d'acide urocanique dans les urines proviendrait de la désamination de l'histidine par une désaminase bactérienne intestinale.
Syn. acide iminazolylacrylique
→ histidine, histidine-désaminase
[C1, C2, L1, M1]
Édit. 2020
acide uronique l.m.
uronic acid
Chacun des acides dérivant des oses par l'oxydation de la fonction alcool primaire située à l'extrémité de la molécule, avec conservation de la fonction réductrice (aldéhyde ou cétone).
Au glucose correspond l'acide glucuronique, au mannose, l'acide mannuronique, et ainsi de suite. Les acides uroniques conservent les propriétés des oses et, de plus, se transforment en lactones très facilement. Ils jouent un rôle biologique important.
Étym. gr. oura : queue
→ ose
[C1]
Édit. 2017
acide ursocholique l.m.
ursocholic acid
Acide biliaire dérivé trihydroxylé de l'acide cholanique, hydroxylé en 3 alpha, 7 bêta et 12 bêta, isolé de la bile d'Ours.
[C1,L1]
Édit. 2017
acide ursodésoxycholique l.m.
L'acide ursodésoxycholique est un acide biliaire hydrophile présent en très faible quantité chez l'Homme (3 à 5 % de la totalité des acides biliaires).
C’est un acide biliaire majeur présent chez l’Ours brun et utilisé dans la médecine traditionnelle chinoise. Contrairement aux acides biliaires endogènes (acide chénodésoxycholique, cholique, déoxycholique et lithocholique), l'acide ursodésoxycholique est dépourvu de propriétés détergentes.
Trois mécanismes principaux sont mis actuellement en avant : la protection cellulaire hépatocytaire et cholangiocytaire vis-à-vis de la cytotoxicité des acides biliaires endogènes, la stimulation de la sécrétion hépatobiliaire et l’interruption du cycle entérohépatique des acides biliaires, et enfin l’effet anti-inflammatoire.
Il est prescrit dans les maladies cholestatiques hépato-biliaires, essentiellement dans la cirrhose biliaire primitive où son efficacité est démontrée. Il y a une trentaine d’années, il était utilisé pour dissoudre les calculs vésiculaires non calcifiés et de petite taille situés dans une vésicule fonctionnelle. Cette indication a actuellement pratiquement disparu sauf dans quelques cas particuliers, par exemple la lithiase biliaire du syndrome LPAC du à une mutation du gène ABCB4 codant pour la protéine MDR3.
Les acides biliaires sont considérés comme des promoteurs de la carcinogénèse colique. Cela ne semble pas être le cas de l’acide ursodésoxycholique .
→ acide biliaire, cirrhose biliaire primitive, lithiase biliaire à faible niveau de phospholipides
[C1,G5,L1]
Édit. 2017
acide valérianique l.m.
valeric acid
Acide gras saturé à 5 atomes de carbone, l’acide valérianique a été initialement extrait de la valériane.
Il est essentiellement utilisé dans la composition d'arômes et d'adoucissants. On le trouve également sous forme d’esters de stéroïdes utilisés en thérapeutique.
Étym. lat. valeriana : valériane, de valere : valoir, être puissant
Syn. acide valérique, acide pentanoïque
[C1,G3,G5]
Édit. 2018
acide valérique l.m.
valeric acid
1) Acide butane-carboxylique, de formule générale C4H9-COOH.
Il en existe quatre isomères : l'acide valérique normal, l'acide isovalérique, l'acide pivalique et l'acide valérique actif.
2) Matière première utilisée en pharmacie, constituée d'un mélange d'acide isovalérique et de son isomère, l'acide valérique actif.
Étym. lat. valeriana : valériane, de valere : valoir, être puissant
Syn. acide valérianique, acide delphinique, acide phocénique
[C1, G5]
Édit. 2019
acide vanillyl-mandélique l.m.
vanillyl-mandelic (acid)
Syn. acide vanyl-mandélique
[C1,C2,C3,F5,04]
Édit. 2017
acide vitamine A l.m.
vitamin A acid
En réalité, acide de la vitamine A.
→ rétinoïque (acide), isotrétinoïne, rétinoïdes
[C1]
Édit. 2017
acide xanthurénique l.m.
xanthurenic acid
Acide dihydroxy-4,8-quinoléine-carboxylique-2, catabolite mineur du tryptophane, provenant de la transamination de l'hydroxy-3-cynurénine.
Son excrétion urinaire, en général faible, dépend de l'espèce animale et des facteurs nutritionnels : elle est assez marquée chez le chien et le lapin ; elle est très augmentée au cours des déficiences en pyridoxine chez des animaux soumis à un régime riche en tryptophane.
[C1,C2]
Édit. 2017
acide xanthylique l.m.
xanthylic acid
Nucléotide formé de xanthine, ribose et acide phosphorique.
C'est un intermédiaire de la biosynthèse des bases puriques, formé par oxydation de l'acide inosinique ; il conduit par amination à l'acide guanylique ou guanosine-monophosphate.
Syn. xanthosine-monophosphate
Sigle XMP
[C1]
Édit. 2017
acide xénonucléique l.m.
xeno-nucleic acid (XNA)
Acide nucléique artificiel, synthétisé à partir d’une molécule d’ADN, dans lequel le désoxyribose est remplacé par une autre structure cyclique, mais qui conserve les caractéristiques
structurelles et fonctionnelles de la molécule d’origine.
Un acide xénonucléique ne peut être obtenu qu’au moyen d’une polymérase de synthèse particulière.
L’emploi de l’expression « xéno-ADN »est déconseillé.
→ ADN, désoxyribose
[C1, Q1]
Édit. 2019
acide ximénique l.m.
ximenic acid
Acide D17-hexacosènoïque, acide gras monoéthylénique à très longue chaine (26 carbones) de la série oléique, présent en faible quantité dans les sphingolipides du cerveau à côté de son homologue inférieur, l'acide nervonique.
Il a été identifié dans les lipides de l'arbre à suif Ximenia americana.
[A2,C1,H1]
Édit. 2017
acide zoomarique l.m.
acide 9cis-hexadécènoïque.
Syn. acide lycopodique, acide palmitoléique
[C1]
Édit. 2017
acide zymonucléique l.m.
zymonucleic acid
A l'origine, un des acides ribonucléiques isolés de la levure de bière, qu'on avait trouvé différents des acides désoxyribonucléiques isolés du thymus de veau.
Ce nom a subsisté un certain temps pour désigner les acides ribonucléiques extraits de toute cellule (désuet).
[C1,Q1]
Édit. 2017
acidophilie n.f.
acidophilia
Propriété de certaines cellules ou de certains constituants cellulaires de se colorer par les colorants acides, l’éosine par exemple.
Syn. éosinophilie
[A2,A3,C1]
Édit. 2017
acidurie argininosuccinique l.f.
argininosuccinic aciduria
Déficit en argininosuccinate lyase (également appelée argininosuccinase), enzyme du cycle de l'uréogenèse, entraînant retard mental et physique, hépatomégalie, lésions cutanées, cheveux secs et cassants, avec trichorrhexis nodosa, convulsions et épisodes d'inconscience.
Ce déficit est àl'origine d'une hyperammoniémie, d'une augmentation de l'argininosuccinate plasmatique et d'une hypoargininémie.
Selon N.R. Glick, P.J. Snodgrass, I.A. Schafer, (1976), il existe trois formes :
- néonatale sévère dans les premières semaines de la vie exposant à une intoxication ammoniacale d’évolution rapidement mortelle ;
- infantile subaigüe avec retard de croissance ;
- tardive ou chronique avec troubles neurologiques, arthropathies des membres inférieurs, parfois cataracte.
Le gène de l'argininosuccinate lyase (gène ASL) est localisé en 7cen-q11.2. L’affection est autosomique récessive (OMIM 207900).
D. Allan, pédiatre britannique (1958) ; N. R. Glick, P. J. Snodgrass et I. A. Schafer, médecins américains (1976)
Syn. déficit en argininosuccinate lyase, déficit en argininosuccinase
→ argininosuccinase, acide argininosuccinique, cycle de l'uréogenèse, trichorrhexis nodosa
[C1, H3, J1, L1, P2, Q2]
Édit. 2020
acidurie 4-hydroxybutyrique l.f.
4-hydroxybutyric aciduria
Déficit en semi-aldéhyde succinique déshydrogénase s’accompagnant d’ataxie, ou d’apraxie oculomotrice ou d’épilepsie.
Il existe également un retard mental, un retard du développement et une hypotonie. Le diagnostic prénatal est possible (MIM 271980).
K. M. Gibson, biochimiste américain (1984)
Syn. semi-aldéhyde succinique déshydrogénase (déficit en), SSADH déficiency,
[C1, H3, M1, Q2]
Édit. 2020
acidurie mévalonique l.f.
mevalonic aciduria
Affection infantile avec retards psychomoteur et de croissance, anémie, cataracte, hépato- splénomégalie et dysmorphie faciale.
Il existe également des crises récurrentes de fièvre, des adénopathies, des arthralgies, et des rashs morbiliformes. La déficience en mévalonate-kinase peroxysomique est prouvée par dosage leucocytaire.
L’affection est autosomique récessive avec diagnostic prénatal possible. (MIM 251170).
G. Hoffmann, pédiatre américain (1986)
Syn. mévalonate-kinase (déficit en)
[C1,O1,Q2]
Édit. 2017
aconitase n.f.
aconitase
Enzyme catalysant une réaction d'addition d'une molécule d'eau sur l'acide cis-aconitique, produisant les acides citrique ou isocitrique.
L'aconitase est un des enzymes du cycle tricarboxylique (cycle de Krebs) dans les mitochondries. Cet enzyme intervient dans le contrôle de l'expression des protéines impliquées dans le métabolisme du fer
[C1,C3]
Édit. 2017
ACP sigle angl. pour Acyl-Carrier Protein
Protéine transporteuse de radical acyle, dont la partie coenzymatique est la 5-phosphopantéthéine, et qui sert de support aux produits intermédiaires au cours de la synthèse des acides gras.
Chez les eucaryotes, l'ACP est une sous-unité de l'acide gras synthétase.
[C1]
Édit. 2017
acrasine n.f.
acrasin
[C1,C3]
Édit. 2017
acroléine n.f.
acrolein
Aldéhyde éthylénique formé par pyrolyse du glycérol.
Lors des incendies, particulièrement lors des feux de cuisine, les fumées contiennent de l'acroléine, cause de complications respiratoires (suffocation, œdème aigu du poumon) chez les victimes et les sauveteurs.
L’acroléine a été utilisée comme gaz de combat.
Étym. lat. acer : aigu, rude, âpre
→ incendie
[C1,G2]
Édit. 2017