Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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hernie de la ligne blanche l.f.

linea alba hernia

Persistance d'un ou de plusieurs orifices congénitaux à travers la ligne blanche (linea alba) au-dessus de l'ombilic.
Leur petit sac péritonéal peut contenir une frange d'épiploon.

Étym. lat. hernia : hernie

→ dysraphie

[Q2,O1]

hernie ombilicale l.f.

ombilical hernia

Saillie de l'ombilic correspondant à une hernie du contenu abdominal à travers l'orifice ombilical insuffisamment clos de la ligne blanche.
Le sac péritonéal de la hernie peut contenir une anse grêle, un fragment d'épiploon, etc. De petites hernies ombilicales peuvent disparaître après la naissance, de grosses hernies avec intestin extériorisé sont des malformations graves. La hernie ombilicale s'observe avec une particulière fréquence dans certaines ethnies. En cas de cirrhose compliquée d’ascite, l’augmentation de la pression abdominale est à l’origine d’une hernie ombilicale qui peut se compliquer de rupture précédée souvent par une atrophie de la paroi cutanée en regard de la hernie.

Étym. lat. hernia : hernie

Syn. exomphalie

→ laparoschisis

[L2]

hernie pulmonaire médiastinale l.f.

mediastinal pulmonary hernia

Passage d'une partie d'un poumon plus ou moins distendu au-delà de la ligne médiane.
La hernie est liée à la distension d'un poumon du côté où l'autre poumon a disparu ou n'existe pas. Les hernies les plus fréquentes sont antérieures. Elles surviennent après pneumonectomie, plus rarement après une simple lobectomie ou une aplasie ou agénésie pulmonaire. On peut l'observer chez un malade porteur d'un emphysème pulmonaire massif, unilatéral.
Très rares sont les hernies postéro-supérieures ou postéro-inférieures.

Étym. lat. hernia : hernie

[K1]

hiatus œsophagien l.m.

hiatus œsophageus
oesophageal hiatus
Orifice musculaire du diaphragme répondant au corps de la 10e vertèbre thoracique.
Il est elliptique, en avant et au-dessus de l'hiatus aortique, un peu à gauche de la ligne médiane. Il est traversé par l'œsophage et les troncs vagaux antérieur et postérieur. L'œsophage est cravaté d'avant en arrière par le pilier droit du diaphragme.
Anc. dénom. orifice œsophagien du diaphragme

Étym. lat. hiatus : ouverture

[A1]

Édit. 2015

hile de l'ovaire l.m.

hilum ovarii (TA)

hilum of ovary

Etroit espace circonscrit sur toute la hauteur du bord antérieur de l’ovaire par le mésovarium, selon le contour de la ligne de Farre et par lequel les vaisseaux et nerfs pénètrent dans l’ovaire.
Les fibres conjonctives et musculaires du ligament suspenseur de l’ovaire, du ligament infundibulo-ovarique et du ligament propre de l’ovaire s’y fixent aux deux extrémités de la glande.

[A1]

Édit. 2015

Hilgenreiner (repères d') l.m.p.

Sur une radiographie du bassin de face d'un nouveau-né ou d'un nourrisson, repères et constructions destinés à dépister une position anormale du fémur

par rapport à l’acetabulum avant l'apparition du noyau épiphysaire fémoral proximal.
Mesures faites pour le dépistage d’une luxation ou subluxation congénitale de la hanche : la
distance entre l'extrémité supérieure du fémur à la ligne des cartilages en Y d'une part, et au bord inféro-interne de l’acétabulum d'autre part, en tenant compte également des angles acétabulaire qui permettent d’apprécier l’obliquité du toit de l’acetabulum.
Cette technique est concurrencée par le dépistage échographique.

H. Hilgenreiner, chirurgien orthopédiste autrichien (1935)

Syn. constructions d'Hilgenreiner

→ acétabulaire (angle), Y (ligne des), luxation congénitale de la hanche

[B2]

Édit. 2015

hirsutisme n.m.

hirsutism

Etat constitutionnel ou acquis résultant du développement excessif chez la femme, d'une pilosité hormonodépendante de topographie masculine (moustache, menton, favoris, région présternale, zones périaréolaires, ombilic et ligne blanche avec une pilosité pubienne de forme losangique, épaules et région lombaire, face interne des cuisses, sillon interfessier et région périanale).
La sévérité d'un hirsutisme est appréciée selon l'échelle de Ferriman et Gallwey. L'hirsutisme primaire résulte d’un excès de transformation cutanée des androgènes circulants ou encore d'un excès d'expression des récepteurs cytosoliques cutanés. Il est souvent associé à une hyperséborrhée, à une alopécie androgénique et à une acné.
L'hirsutisme secondaire traduisant une hyperandrogénie organique, s'associe habituellement à d'autres signes de virilisme. Il peut avoir une cause surrénalienne (hyperplasique ou tumorale) ou ovarienne (dystrophique ou tumorale).
idiopathic hirsutism
Syndrome d’hyperpilosité de type masculin chez la la femme indépendamment de toute anomalie des productions hormonales, ovariennes et surrénaliennes.

D. M. Ferriman, J. D. Gallwey, médecins brianniques (1961)

Étym. lat. hirsutus : velu

Syn. virilisme pilaire

→ Ferriman et Gallwey (échelle de), alopécie androgénogénétique

[O4,J1]

Édit. 2015

histiocytome fibreux malin l.m.

malignant fibrous histiocytoma

Décrite comme une tumeur mésenchymateuse maligne représentant probablement le sarcome des tissus mous le plus fréquent, cette entité n’existe plus en tant que telle dans la classification actuelle.
Les techniques d’immunohistochimie et de biologie moléculaires ont permis d’établir qu’une partie de ces sarcomes pouvaient être classés parmi d’autres types histologiques (ex : liposarcome dédifférencié, léiomyosarcome peu différencié, ...).
Il subsiste néanmoins des sarcomes pour lesquels il n’est pas identifié de ligne de différenciation ; ils sont dénommés « sarcome indifférenciés à cellules pléomorphes » (« undifferentiated pleomorphic sarcoma », UPS). Ce sont des sarcomes de l’adulte et du sujet âgé, généralement de haut grade histopronostique, de profil génomique complexe (nombreux gains et pertes de segments chromosomiques plus ou moins importants) et agressifs (potentiel évolutif local et métastatique important).

→ sarcomes des tissus mous, histiocytosarcome, sarcome cutané

[F2]

Édit. 2018

Hodson (ligne de) l.f.

Hodson’s line

Sur un cliché du rein opacifié, ligne virtuelle reliant les extrémités des cupules calicielles.
Chez le sujet normal, elle est courbe et parallèle au bord externe du rein ; elle permet d'apprécier l'épaisseur du parenchyme rénal (en moyenne elle est de 25 mm à mi-hauteur et de 30 mm. aux pôles) et de calculer le rapport corticopapillaire entre la hauteur des cavités papillaires mesurée sur leur grand axe et la hauteur totale du rein (rapport chez l'adulte normal : 1/2).

C. J. Hodson, médecin radiologue britannique (1959)

[M1]

holoproencéphalie n.f

holoproencephaly

Division anormale des deux hémisphères du cerveau pendant les premières semaines de la grossesse.
L’holoproencéphalie est caractérisée par des altérations du clivage du cerveau antérieur et des anomalies faciales de la ligne médiane. Elle présente différents degrés de sévérités allant de la forme alobaire ou de la présence d’un seul œil (cyclopie) jusqu’aux formes lobaire, semi-lobaire et aux microformes avec une simple malformation labiale ou palatine ou une seule incisive. La déficience intellectuelle est habituelle.
Cette variabilité clinique est liée à l’hétérogénéité génétique, des mutations ayant été décrites dans 16 gènes différents appartenant tous à ceux qui interviennent dans la formation du cerveau au cours du développement embryonnaire. La transmission est probablement digénique (touchant deux gènes différents) ou multigénique. On invoque aussi des facteurs environnementaux comme l’alcoolisme maternel.

→ cyclopie, bec de lièvre

horizons VI – VIII l.m.p.

Streeter’s stages VI – VIII

Étape de la période pré-embryonnaire qui s’étend du 13ème au 19ème jour.
Les villosités choriales se ramifient (stade carnegie 6a). La vésicule ombilicale, la ligne primitive (stade carnegie 6b) et le nœud primitif de Hensen sont formés (stades carnegie 7 et 8).

G.L. Streeter, embryologiste américain (1942-1948), R. O’Rahilly, embryologiste américain (1973)

Étym. gr. horizein borner

→ horizons de Streeter, stades carnegie, développement de l'embryon et du fœtus humain (par séquence de semaines)

[A4,O6]

horizon XXI l.m.

Streeter’s stage XXI

Étape de la période embryonnaire qui s’étend du 42ème au 44ème jour.
L’embryon mesure de 22 à 24mm VC. Le plexus vasculaire superficiel du cuir chevelu s’est étendu vers le sommet du crâne. Les mains sont fléchies au niveau des poignets et se rejoignent au-dessus de la voussure cardiaque. Les doigts sont plus longs ; leurs extrémités sont légèrement tuméfiées au niveau de la pulpe. Les pieds se rapprochent de la ligne médiane et peuvent se toucher.

G.L. Streeter, embryologiste américain (1942-1948)

Étym. gr. horizein borner

→ horizons de Streeter, développement de l'embryon et du fœtus humain (par séquence de semaines)

[A4,O6]

horizontal adj.

horizontalis
horizontal
Qui est parallèle à l’horizon astronomique.
Se dit de toute ligne droite ou de tout plan perpendiculaire à un axe vertical. Un des trois plans de l’espace par rapport auxquels se situent les éléments anatomiques.

[A1]

Édit. 2015

hyperéchogène adj.

hyperechoic, hyperechogenic

En échographie, se dit d’une structure qui réfléchit fortement les ultrasons sous forme d’échos qui enregistrés par la sonde, se traduisent sur l’image par des points blancs.
C’est le cas des structures solides (graisse notamment) et de certains liquides épais (pus, lait calcique).
L’os et l’air arrêtent les échos : leur surface apparaït comme une ligne hyperéchogène recouvrant une zone vide d’échos (noire).
Le sinus du rein est hyperéchogène.
L’hyperéchogénicité au sein de la thyroïde, particulièrent éloquente au cours des nodules et goîtres colloïdes, est un argument très fortement suggestif de bénignité.
L’hyperéchogénicité du foie traduit la présence d’une stéatose, lorsque celle-ci est supérieure à 30 % des hépatocytes. La stéatose hépatique est une constatation très fréquente liée le plus souvent au syndrome métabolique.

→ hypoéchogène, anéchogène

[B2]

hypogastre n.m.

hypogastrium ; regio pubica (TA)

pubic region

Région de la paroi abdominale antérieure située sur la ligne médiane entre les deux régions inguinales, au-dessous de la région ombilicale et au-dessus du pubis.

Syn. anc. région hypogastrique

hypophyse  pharyngée l.f.

hypophysis pharyngealis (TA)

pharyngeal hypophysis.
Hypophyse accessoire située sous la muqueuse naso-pharyngée, sur la ligne médiane et contre la face inférieure du corps du sphénoïde, à égale distance du bord postérieur du vomer et de la tonsille pharyngée.  
De forme et de volume très variables, en général de la grosseur d’un grain de blé, elle présente des connexions avec la bourse pharyngée. Elle est richement vascularisée. Elle est normalement dépourvue d’activité endocrinienne.

J. Erdheim, anatomopathologiste autrichien (1874-1937)

Syn. anc. hypophyse d’Erdheim

[A1,04]

ilion n.m.

os ilium ; ilium  (TA)

ilium

Une des trois parties de l’os coxal.
On lui décrit les éléments constituants suivants : le corps de l’ilion, l’aile de l’ilion, la ligne arquée de l’ilion, la crête iliaque, une face fessière, postéro-latérale, et une face sacro-pelvienne, antéro-médiale.

Syn. anc.  os iliaque

→ corps de l'ilion, aile de l'ilion,  ligne arquée de l'ilion, crête iliaque, face glutéale de l'ilion, face sacro-pelvienne de l'ilion

image plein écran l.f.

full screen image

Image qui occupe la totalité de la surface de l'écran.
L'affichage d'une image vidéo de qualité plein écran pose des problèmes techniques : le codage non comprimé d'une image 480 lignes avec 640 points par ligne et 256 couleurs possibles occuperait plus de 0,6 Mo. Une image animée pendant une seconde (25 images/seconde) occuperait 15 Mo.

Étym. lat. imago : image, représentation

imagerie optique l.f.

Le principe de l’imagerie optique consiste à éclairer le corps avec un laser et à récupérer les photons qui sont réémis par les premières couches de cellules, soit de manière naturelle, soit parce que des particules fluorescentes ont été préalablement injectées dans le corps.
Cette technique trouve des applications dans l’imagerie de la peau (carcinomes), de la rétine (cataracte), ou des parois du colon (grâce à l’introduction d’un petit endoscope dans l’intestin). C’est une technique d’imagerie inoffensive et extrêmement rapide. Elle permet de voir des détails très fins, comme une hématie (cellule sanguine) dans un vaisseau.
Normalement l’imagerie optique ne permet pas d’observer directement le corps au-delà d’un demi-millimètre de profondeur. En effet, les tissus diffusent énormément la lumière et rares sont les photons à voyager en ligne droite – seul moyen de reconstituer une image.
L’utilisation de « sondes » pour des explorations plus profondes est donc indispensable. Actuellement, les seules sondes commercialisées pour l'imagerie in vivo sont des molécules ou nanoparticules fluorescentes qui émettent des photons pendant des temps très courts, de l'ordre de la dizaine de nanosecondes. Pour pallier cet inconvénient, une équipe du CNRS conçoit depuis plusieurs années des nanoparticules aux propriétés optiques originales. Ces matériaux peuvent stocker l'énergie lumineuse d'excitation et la restituer lentement pendant plusieurs heures dans la zone de transparence des tissus biologiques.
Cette technique permet l’observation non destructive des couches périphériques du cerveau humain. Des détecteurs au silicium permettent de révéler l’activation cérébrale au niveau du cortex.
Sigle angl. OCT

Étym. lat. imago : image, représentation

→ connectivité fonctionnelle

[B2,H1]

indice n.m.

Indication servant à caractériser par un nombre ou par une lettre la qualité d'un sous-ensemble d'êtres vivants ou d'objets.
1°En analyse biochimique, toute expression numérique élaborée, utilisée pour l’analyse d’une situation ou d’un produit composé, ne nécessitant pas la séparation préalable en espèces isolées.
L’intérêt d’utiliser des indices en analyse est de pouvoir mesurer de façon précise la réponse d’une population à une interrogation à caractère globalisateur ; par exemple les indices des corps gras permettent de fixer la longueur moyenne des acides gras, sans avoir besoin de les isoler pour les étudier séparément ; l’indice d’iode établit le degré moyen d’insaturation d’un corps gras.
Les méthodes utilisées sont définies par des organismes officiels de mesure (AFNOR, ISO, Pharmacopée européenne).
2°- En médecine, en regroupant deux ou plusieurs paramètres, de nombreux indices ou coefficients permettent de quantifier par une seule valeur un état physiologique ou physiopathologique.
3°- En langage scientifique et en typographie, chiffre ou lettre placé au-dessous de la ligne au bas d'un symbole. Ex. Ai, A indice i.

index (plur. indices)

Étym. lat. indicium : indication

→ exposant, IGSII, index, score

indice méconial l.m.

meconial index

Mesure spectrophotométrique réalisée sur le liquide amniotique définie comme étant la différence entre la densité optique et le point de la ligne de base théorique situé à la longueur d'onde de 450 nanomètres et dont le résultat est reporté sur le diagramme de Liley.

A. W. Liley, Sir,  gynécologue néozélandais (1961)

Étym. lat. indicium : indication

→ Liley (diagramme de)

inion n.m.

inion

Point anthropométrique situé à l’union des lignes nuchales supérieures droite et gauche sur la ligne médiane, à la base de la protubérance occipitale externe.

Étym. gr. inion : occiput

→ os occipital

injection intramurale l.f.

intramural injection

Injection d’ocytociques dans la paroi du corps utérin.
Elle favorise la rétraction utérine après l’accouchement. Elle se pratique par voie transabdominale sur la ligne médiane entre l’ombilic et la symphyse pubienne, ou directement dans le muscle utérin au cours d’une césarienne lorsque la rétraction utérine est absente ou insuffisante.

innominé adj.

innominate

1) En anatomie, se dit d’une formation dépourvue d’éponyme : trou innominé, ligne innominée.
2) Par extension, se dit de l’ostéotomie pelvienne sus-cotyloïdienne, l’os iliaque étant parfois dit innominé.
Cette intervention chez l’enfant permet de réorienter le cotyle dysplasique de la maladie luxante congénitale.

interruption de la tige pituitaire (syndrome d') l.m. (SITP)

Syndrome caractérisé par l’absence ou l’existence d’une tige pituitaire mince, habituellement associée à une hypophyse antérieure hypo ou aplasique ou à une hypophyse postérieure ectopique.
Le SITP peut être accompagné d’autres anomalies de la ligne médiane et d’insuffisances hormonales, soit multiples,  soit de déficit isolé en hormone de croissance (GH).

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