Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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rameau supérieur de la veine lingulaire de la veine pulmonaire supérieure gauche l.m.

pars superior [V. lingularis, R. lingularis (vena pulmonalis sinistra superior)] (TA)

superior part of lingular vein (lingular branch) of left superior pulmonary vein

Veine qui draine essentiellement le segment lingulaire supérieur du lobe supérieur gauche.
Elle chemine entre les segments lingulaires supérieur et inférieur. Elle est l'une des 2 veines collectrices de la veine lingulaire.
Autre dénom. veine lingulaire supérieure, branche supérieure de la veine lingulaire de la veine pulmonaire supérieure gauche

rameau supérieur de la veine pulmonaire inférieure droite l.m.

veine supérieure du lobe inférieur du poumon droit

veine pulmonaire inférieure gauche (rameau supérieur) l.m.

Syn. rameau supérieur de la veine pulmonaire inférieure gauche

veine supérieure du lobe inférieur du poumon gauche

[A1,K1,K4]

Édit. 2020

rameaux bronchopulmonaires du nerf vague l.m.p.

bronchopulmonary twigs of the vagus nerve

rameaux bronchiques du nerf vague

rameaux pulmonaires du plexus pulmonaire l.m.p.

rami pulmonales plexus pulmonalis (TA)

pulmonary branches of pulmonary plexus

plexus pulmonaire

rameaux pulmonaires thoraciques des ganglions thoraciques l.m.p.

rami pulmonales thoracici ganglionum thoracicorum (TA)

thoracic pulmonary branches of thoracic ganglia

ganglions thoraciques

rameaux pulmonaires thoraciques sympathiques l.m.p.

rami pulmonales thoracici (pars sympathica) (TA)

thoracic pulmonary branches (sympathetic part)

Rameaux nerveux nés de la chaine sympathique thoracique en particulier des 2e, 3e et 4e ganglion thoracique, mais aussi du ganglion cervicothoracique et des nerfs cardiaques.
Ils se jetent dans le plexus pulmonaire correspondant.

récepteur pulmonaire l.m.

pulmonary J receptor

Barorécepteurs présents dans l'interstitium pulmonaire, près des capillaires.
Ces récepteurs sont stimulés en cas d'augmentation de la pression de remplissage du cœur gauche ou par l'injection d'irritants dans la circulation pulmonaire. Ceci entraîne une polypnée de faible amplitude.

rejet aigu d'un greffon pulmonaire l.m.

acute pulmonary graft rejection

Élimination par le receveur d'une greffe pulmonaire.
Le rejet survient le plus souvent dans les trois premiers mois, mais il peut être tardif, même après plusieurs années. Il se traduit par de la fièvre, des infiltrats pulmonaires et une détérioration de la fonction pulmonaire que traduisent la chute des débits et volumes pulmonaires et de la PaO2. Au-delà du premier mois, le tableau est plus subaigu. La radiographie pulmonaire est très souvent normale. Le diagnostic repose sur les biopsies transbronchiques faites en nombre suffisant.

rejet de greffe, traitement immunosuppresseur et transplantation, histocompatibilité (système d'), HLA

résection pulmonaire atypique l.f.

résection pulmonaire en coin

résection pulmonaire cunéiforme l.f.

résection pulmonaire en coin

résection pulmonaire en coin l.f.

wedge resection

Exérèse réservée à des lésions périphériques de taille limitée (<3 cm) de nature infectieuse ou tumorale bénigne.
Pour des raisons de terrain et d'évolutivité on peut utiliser cette technique pour des lésions malignes primitives ou secondaires. On passe à une distance de 10 mm (sur poumon ventilé) des limites de la lésion à enlever, si la tumeur est maligne ou suspecte de malignité.

Syn. résection pulmonaire cunéiforme, résection pulmonaire atypique

résistance artérielle pulmonaire l.f.

résistance pulmonaire

résistance pulmonaire l.f.

pulmonary resistance

Résistance opposée par le lit de l’artère pulmonaire à la progression du sang expulsé du cœur droit : elle résulte de la combinaison du débit sanguin et des pressions régnant dans l’artère pulmonaire et éventuellement l’oreillette gauche.
Il faut distinguer la résistance vasculaire pulmonaire totale qui ne tient pas compte de la pression auriculaire gauche et la résistance artérielle pulmonaire (dite encore artériolaire pulmonaire) qui tient compte du gradient de pression entre l’artère pulmonaire et l’oreillette gauche. Les résistances pulmonaires sont exprimées en unités CGS (Dynes –s –cm –5). Elles sont normalement de 50 à 100 pour la résistance artérielle, et de 200 à 350 pour la résistance totale.

résistance vasculaire pulmonaire (RVP) l.f.

pulmonary resistance

Résistance opposée par le lit de l'artère pulmonaire à la progression du sang expulsé du cœur droit.
Elle résulte de la combinaison du débit sanguin et des pressions qui règnent dans l'artère pulmonaire et éventuellement dans l'oreillette gauche.
On distingue théoriquement :
- la résistance pulmonaire totale qui ne tient pas compte de la pression auriculaire gauche ; cette résistance est de 200 à 350 unités CGS (dynes/sec/cm3). En fait, cette résistance est sans fondement physiologique.
- la résistance artériolaire pulmonaire tient compte du gradient de pression entre l'artère pulmonaire et l'oreillette gauche. Normalement, la résistance artériolaire pulmonaire est de 50 à 100 unités CGS. Cependant ce terme est ambigu puisque la résistance artériolaire pulmonaire n'est qu'une partie de la résistance vasculaire pulmonaire.
Quoique critiquable, la notion de RVP s'avère utile en pratique quotidienne. Elle augmente quand le nombre des vaisseaux perfusés diminue ou lorsque le diamètre de chaque branche diminue.

résistance vasculaire pulmonaire totale l.f.

résistance vasculaire pulmonaire

schistosomose pulmonaire l.f.

schistosoma pulmonary infection, pulmonary schistosomiasis

Manifestations pulmonaires de la maladie parasitaire intertropicale à schistosomes.
Cinq espèces de schistosomes infestent l'homme par pénétration transcutanée de larves à partir d’eaux contaminées. Les larves vont par voie sanguine ou lymphatique aux poumons puis gagnent les petites veines portes intrahépatiques où se développe la forme adulte.
En pathologie pulmonaire on observe 2 tableaux aigus :
- un syndrome de Löffler, exceptionnel lors de la migration des larves vers le  poumon.
- un syndrome de Katayama, 4 à 8 semaines après une infestation massive à Schistosoma japonicum ou à Schistosoma mansoni surtout. Le tableau est celui d'un syndrome grippal avec une hyperéosinophilie et des infiltrats labiles. Le diagnostic est fait sur la présence d'œufs dans les selles ou sur les biopsies rectales, régulièrement retrouvés au bout de quelques semaines.
En l’absence de traitement, de nombreuses années après l'infection, apparaissent une fibrose et une hypertension pulmonaire, liées à l'embolisation des œufs qui ont provoqué des granulomes : d'où la fibrose et l'hypertension pulmonaire. Ces lésions sont irréversibles et le traitement (praziquantel sous couvert de corticoïdes) ne peut qu'empêcher l'aggravation de la maladie à ce stade.
Ethym. Katamaya est un district du Japon où cette manifestation a été reconnue. 

Syn. bilharziose, pulmonaire

 schistosomose, Löffler (syndrome de), Katayama (syndrome de)

scintigraphie pulmonaire l.f.

pulmonary scintigraphy, lung scintigraphy

Examen permettant l’étude de la perfusion et de la ventilation pulmonaires grâce à l’introduction dans l’organisme d’un produit radioactif.
- La scintigraphie pulmonaire de perfusion étudie la distribution de la perfusion pulmonaire à l’aide de l’injection intraveineuse de petites particules de sérum-albumine humaine marquée au 99m technétium.
- La scintigraphie pulmonaire de ventilation est faite par inhalation d'un volume gazeux contenant du 133xénon (on peut aussi utiliser du krypton ou un aérosol marqué au technétium 99m). Elle étudie la distribution de la ventilation pulmonaire.
Les indications essentielles de la scintigraphie pulmonaire sont le diagnostic de l’embolie pulmonaire et le bilan préopératoire avant une exérèse pulmonaire.

Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire

scintigraphie, aérosol marqué

scintigraphie pulmonaire dynamique l.f.

dynamic lung scintigraphy

scintigraphie, aérosol marqué

scintigraphie pulmonaire par perfusion l.f

pulmonary perfusion scintigraphy

Scintigraphie obtenue après administration par voie intraveineuse de particules marquées inertes, d'une taille juste suffisante pour qu'elles ne puissent franchir les capillaires pulmonaires (20 à 100m).
On utilise le plus souvent des macroagrégats ou des microsphères d'albumine humaine marquées au technétium 99m.
En urgence hospitalière, cette technique permet le dépistage de l'embolie pulmonaire.
En dehors de l'urgence, les images, bien que non spécifiques, servent en pathologie cancéreuse bronchique à l'étude fonctionnelle pré-opératoire.
Le plus souvent, il est nécessaire de compléter l'examen par une scintigraphie pulmonaire par ventilation.

Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire

scintigraphie, technétium, aérosol marqué

scintigraphie pulmonaire par ventilation l.f.

pulmonary ventilation scintigraphy

Scintigraphie obtenue après inhalation soit d'un gaz radioactif (133xénon ou 81mkrypton), soit d'un aérosol (microgouttelettes ou grains de poussière ultrafins marqués en général au 99m technétium).
La scintigraphie par ventilation est en général couplée à la scintigraphie par perfusion pulmonaire. En effet, la dissociation entre une altération localisée de la perfusion et un aspect normal de la ventilation est très caractéristique d'une embolie pulmonaire.

Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire

scintigraphie, technétium, aérosol marqué

scissure azygos du lobe supérieur pulmonaire droit l.f.

pulmonary azygos fissure

Fausse scissure siégeant à droite, due au trajet anormal de la veine azygos, qui n'isole pas un territoire pulmonaire ayant un pédicule bronchovasculaire autonome.
Lorsque l'azygos est placée au-dessus du lobe supérieur droit au cours de l'évolution fœtale, lors de sa descente elle entraîne la plèvre pariétale qui lui forme un méso en même temps qu'elle se creuse une gouttière dans ce lobe. Cette pseudoscissure est formée par quatre feuillets pleuraux. Ainsi est isolée, entre le médiastin et ce méso, une portion de parenchyme pulmonaire du lobe supérieur plus ou moins importante dénommée lobe azygos. Cette zone appartient habituellement au segment apical.
Lorsqu'elle existe, cette scissure est souvent repérable sur les radiographies de face sous la forme d'une fine bande verticale opaque partant du sommet du poumon, parallèle mais nettement en dehors du bord droit du médiastin, siégeant en plein lobe supérieur droit. Elle est encore plus aisément repérée en tomodensitométrie.

Syn. fissure azygos

scissure pulmonaire l.f.

fissura pulmonis (TA)

lung fissure

Fente plus ou moins complète, divisant chaque poumon en lobes, allant de la face costale du poumon à ses faces médiastinale et diaphragmatique.
Normalement, il existe 2 scissures au niveau du poumon droit, l'une horizontale et l'autre oblique. À gauche, il n'y a qu'une scissure oblique. Il peut exister des scissures surnuméraires et même une fausse scissure du côté droit dans le lobe supérieur.

Syn. fissure pulmonaire

segment pulmonaire l.m.

pulmonary segment

segments bronchopulmonaires

segments bronchopulmonaires l.m.p.

segmenta bronchopulmonalia (TA)

bronchopulmonary segments

Territoires pulmonaires constants dans leur topographie, isolés de leurs voisins dans un lobe par des cloisons fibreuses intersegmentaires plus ou moins ténues où passent les veines pulmonaires qui sont de siège périphérique dans les subdivisions territoriales du poumon.
Chaque territoire a sa bronche et son ou ses artères en son centre. Il porte le nom de la bronche qui le ventile. Il se présente comme une pyramide triangulaire ou quadrangulaire à base externe, répondant à la face superficielle du poumon, à sommet au niveau du hile du lobe correspondant. Ses faces sont pour les unes souspleurales, pour les autres intersegmentaires avec les segments adjacents. Ils sont au nombre de dix à droite et neuf à gauche. Chaque segment est formé par la réunion de deux sous-segments sauf les deux segments supérieurs des lobes inférieurs qui comportent chacun trois sous-segments.
Anc. dénom. zones pulmonaires de ventilation

M. Lucien, anatomiste français, membre de l 'Académie de médecine (1936)

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