acide peptidonucléique l.m.
peptide nucleic acid
Molécule synthétique, hybride de protéine et d’ADN, qui peut, en se liant à une molécule d’ADN, inhiber ou activer la réplication, la transcription ou la réparation de gènes spécifiques,
ou encore bloquer la traduction de l’ARN messager en l’inactivant.
Syn. acide peptidique nucléique
→ ARN messager, ADN
[C1, Q1]
Édit. 2017
acide ursodésoxycholique l.m.
L'acide ursodésoxycholique est un acide biliaire hydrophile présent en très faible quantité chez l'Homme (3 à 5 % de la totalité des acides biliaires).
C’est un acide biliaire majeur présent chez l’Ours brun et utilisé dans la médecine traditionnelle chinoise. Contrairement aux acides biliaires endogènes (acide chénodésoxycholique, cholique, déoxycholique et lithocholique), l'acide ursodésoxycholique est dépourvu de propriétés détergentes.
Trois mécanismes principaux sont mis actuellement en avant : la protection cellulaire hépatocytaire et cholangiocytaire vis-à-vis de la cytotoxicité des acides biliaires endogènes, la stimulation de la sécrétion hépatobiliaire et l’interruption du cycle entérohépatique des acides biliaires, et enfin l’effet anti-inflammatoire.
Il est prescrit dans les maladies cholestatiques hépato-biliaires, essentiellement dans la cirrhose biliaire primitive où son efficacité est démontrée. Il y a une trentaine d’années, il était utilisé pour dissoudre les calculs vésiculaires non calcifiés et de petite taille situés dans une vésicule fonctionnelle. Cette indication a actuellement pratiquement disparu sauf dans quelques cas particuliers, par exemple la lithiase biliaire du syndrome LPAC du à une mutation du gène ABCB4 codant pour la protéine MDR3.
Les acides biliaires sont considérés comme des promoteurs de la carcinogénèse colique. Cela ne semble pas être le cas de l’acide ursodésoxycholique .
→ acide biliaire, cirrhose biliaire primitive, lithiase biliaire à faible niveau de phospholipides
[C1,G5,L1]
Édit. 2017
ACP sigle angl. pour Acyl-Carrier Protein
Protéine transporteuse de radical acyle, dont la partie coenzymatique est la 5-phosphopantéthéine, et qui sert de support aux produits intermédiaires au cours de la synthèse des acides gras.
Chez les eucaryotes, l'ACP est une sous-unité de l'acide gras synthétase.
[C1]
Édit. 2017
ACTA2 gene sigle angl. pour actin, alpha 2, smooth muscle, aorta
Gène situé sur le locus chromosomique 10q23.3, codant pour une protéine appelée smooth muscle alpha2 actin, de la famille des protéines actin qui joue un rôle important dans le mouvement cellulaire et la tension des muscles.
Des mutations de ce gène entraînent l’anévrisme familial de l’aorte thoracique et la dissection aortique.
Syn. AAT6, ACTA_HUMAN, actin, aortic smooth muscle, ACTSA, alpha 2 actin, alpha-actin-2, cell growth-inhibiting gene 46 protein, growth-inhibiting gene 46
→ anévrysme familial de l'aorte thoracique et dissection aortique
[K4,Q2]
Édit. 2017
actine (filaments d') l.m.p.
actin filaments
Structures filamenteuses correspondant à une protéine contractile et faisant partie du cytosquelette de nombreuses cellules, dont celles du muscle strié et du muscle lisse ainsi que des cellules myo-épithéliales.
Elles servent de marqueur immunohistochimique pour la reconnaissance de ces cellules.
Étym. gr. aktis : rayon
→ actine
[C1,C3 ]
Édit. 2017
actinine n.f.
actinin
Protéine de structure des fibres musculaires contribuant à l’assemblage des filaments d’actine.
Syn. alpha-actinine
→ actine
[C1]
Édit. 2017
activateur n.m.
activator, activator protein
1) En biochimie, substance qui augmente la vitesse d’une réaction enzymatique ou d’une voie métabolique.
2) En génétique, protéine codée par un gène régulateur capable d'accroître l'expression génique par fixation spécifique sur une séquence d'ADN appelée site initiateur.
→ site d’initiation de la transcription, site initiateur
[C1, Q1]
Édit. 2020
activine n.f.
activin
Protéine qui active la sécrétion de la folliculostimuline hypophysaire et qui joue un rôle activateur du développement du follicule de de Graaf.
Ce polypeptide fait partie de la famille des TGF (transforming growth factor ou facteurs de croissance des tumeurs). Sa sécrétion par la blastula induit la différenciation du mésoderme et inhibe la formation du tissu nerveux. Elle est inactivée par la follistatine qui exerce des effets inverses.
[C1,O3,O4]
Édit. 2017
ACVR1 gene , sigle angl. pour activin A receptor type 1
Gène situé sur le locus chromosomique 2q24.1, qui active la protéine activin receptor type 1 faisant partie de la famille des récepteurs morphogénétiques de l’os.
Ces récepteurs enjambent la membrane cellulaire : la partie terminale restant à l’intérieur de la cellule et l’autre extrémité se projetant à l’extérieur de la membrane cellulaire. Cette disposition permet à ces récepteurs de transférer vers l’intérieur de la cellule les signaux reçus et conduire au développement de la cellule et à sa fonction. Ces récepteurs sont présents dans différents tissus et en particulier dans les muscles squelettiques et les cartilages.
La mutation de ce gène provoque la fibrodysplasie ossifiante progressive.
Syn. activin A receptor type I, activin A receptor type II, activin A receptor, type II-like kinase 2, activin A type I receptor, activin A type I receptor precursor, ActR-IA protein, human, ACTRI, ACVR1_HUMAN, ACVR1A, ACVRLK2, ALK2, hydroxyalkyl-protein kinas
→ fibrodysplasie ossifiante progressive
[Q1,Q2]
Édit. 2018
acyl-carrier protein l. angl.
Protéine transporteuse d'acyle.
→ ACP
[C1]
Édit. 2017
ADAM acr. angl. pour A Desintegrin And Metalloprotease) n.f
Famille de métalloprotéases membranaires dépendant du zinc dont la fonction est de cliver des protéines membranaires libérant ainsi leur partie extracellulaire,
Il existe au moins 19 types de protéines ADAM chez l’Homme, distinguées par un numéro en chiffres arabes (par exemple ADAM 17). Elles sont exprimées dans de très nombreux tissus et sont capables de cliver de multiples substrats, en particulier des cytokines et facteurs de croissance ou leurs récepteurs, pour réguler leur activité. En pathologie, les protéines ADAM sont impliquées dans la progression tumorale et dans les maladies inflammatoires.
Ces protéases sont responsables de la sécrétion de cytokines et de facteurs de croissance Syn.thétisés sous la forme de précurseurs membranaires. C’est le cas du facteur de nécrose tumorale alpha (« tumour necrosis factor alpha ou TNF-alpha ») qui, libéré par ADAM 17, va pouvoir activer le récepteur du facteur de croissance épidermique (« epidermic growth factor ou EGF ») dont il est un des ligands. ADAM 10 a été particulièrement étudiée. Elle joue un rôle majeur dans la signalisation des récepteurs Notch en permettant la libération du domaine cytosolique du récepteur qui peut ainsi exercer son action de facteur de transcription. De même, ADAM 10 clive le précurseur de la protéine transmembranaire APP (« amyloid precursor protein ») qui est, lui-même, le précurseur du peptide amyloïde bêta, impliqué dans la Maladie d’Alzheimer. Inhiber ADAM 10 pourrait avoir un effet thérapeutique sur cette maladie.
Étym. angl. sheddases (« to shed » = répandre)
Syn. Cette famille de métalloprotéases est encore appelée ectodomaine et doit être différencier de ADAMTS par l’absence de motif thrombospondine.
→ métalloprotéinases, cytokine, intégrine,TNF alpha, epidermal growth factor
[A2,C1]
Édit. 2017
ADAM 10 acr. angl. pour A Disintegrin And Metalloproteinase 10
Protéase de la famille ADAM.
Une des principales fonctions de l’ADAM 10 est de libérer l’amyloid precursor protein (APP), précurseur de la protéine amyloïde, à partir de la surface des neurones cérébraux.
Syn. alpha-sécrétase
[A2,C1,H1]
Édit. 2017
adaptine n.f.
adaptin
Protéine présente dans un complexe de plusieurs protéines impliquées dans l'assemblage des molécules de clathrine et dans le transport intracellulaire des vésicules d'endocytose membranaires ou de sécrétion transgolgienne, complexe appelé « adapteur », ayant un rôle dans la reconnaissance des sites de destination des vésicules.
Les adapteurs des vésicules d'endocytose membranaires contiennent deux adaptines (dites alpha et bêta-adaptines). Ceux des vésicules transgolgiennes présentent deux autres adaptines (dites bêta' et γ-adaptines). Les adaptines peuvent se lier in vitro à la clathrine.
[C1,C3]
Édit. 2017
adénocarcinome gastrique l.m.
gastric adenocarcinoma
L’adénocarcinome (ADK) de l’estomac est le type histologique le plus fréquent, représentant 90 % des cancers gastriques.
L’incidence de l’adénocarcinome hors jonction œsogastrique (JOG), en particulier antral, appelé aussi distal, diminue régulièrement, alors que l’adénocarcinome de la JOG augmente. L’ADK situé au-dessus du cardia est habituellement développé sur un endobrachyœsophage. L’ADK situé entre 1 cm au-dessus et 2 cm au- dessous du cardia est un ADK du cardia vrai et l’ADK situé entre 2 cm et 5 cm au-dessous du cardia appelé ADK proximal ou sous cardial. La diminution de l’incidence de l’ADK distal est liée à un meilleur contrôle des facteurs de risque, en particulier l’éradication d’Helicobacter Pylori . Les autres facteurs de risque de l’ADK sont la gastrite atrophique, l'hérédité et l’antécédent de gastrectomie partielle ancienne (plus de 10 ans) . Les deux principales formes héréditaires de cancers gastriques connues correspondent au syndrome de Lynch (type intestinal le plus souvent) et aux formes héréditaires des cancers gastriques associées aux mutations du gène CDH1 qui exprime une protéine E-cadhérine anormale. Le cancer gastrique fait également partie du spectre d’autres syndromes de prédisposition héréditaires aux cancers : polyposes adénomateuses colorectales ; polypose juvénile ; syndrome de Peutz-Jeghers ; maladie de Cowden ; syndrome de Li-Fraumeni.La recherche d’une infection à helicobacter pylori et son éradication est recommandée chez les patients et chez les apparentés au premier degré. Histologiquement, la classification des ADK (OMS 2010) distingue les ADK tubuleux, papillaire, mucineux (>50 % colloïde muqueux), à cellules indépendantes (>50 % de cellules en bague à chaton ou isolées).
Le traitement est fonction de la classification TNM. Les chimiothérapies tendent à inclure non seulement les patients avec cancer gastrique, mais aussi ceux avec adénocarcinome du tiers inférieur de l’œsophage et/ou de la JOG, le site tumoral primitif (œsophage, JOG, estomac) n’influe pas significativement sur la survie globale. En cas de cancer superficiel, le traitement endoscopique réalisé dans un centre expert est une alternative à la chirurgie. Dans les formes résécables, la chimiothérapie péri-opératoire est une référence. La chimiothérapie palliative varie selon la présence ou non d’une surexpression de HER2. (Human Epidermal Growth Factor Receptor-2).
Étym. gr. adên : glande ; karkinos : crabe
→ syndrome de Lynch, gène CDH1, E-cadhérine, endobrachyoesophage, HER2, polypose adénomateuse colorectale, polypose juvénile, Peutz Jeghers, Maladie de Cowden, syndrome de Li-Fraumeni, Helicobacter Pylori, facteur de croissance épidermique
[F2, L1, L2]
Édit. 2020
adénylate-cyclase n.f.
adenylate cyclase
Enzyme catalysant une réaction d'hydrolyse des phosphates b et g de l'ATP, et produisant un AMP dont le phosphate estérifie les deux fonctions alcool des carbones 3' et 5' de l'adénosine (AMP cyclique).
L'adénylate-cyclase participe à la transmission des signaux hormonaux vers l'intérieur des cellules. Les protéines G membranaires, activatrices ou inhibitrices, sont impliquées dans sa régulation.
En pathologie, la diarrhée du choléra est due à l'action de la toxine de Vibrio cholerae qui entraînant une modification de structure de la protéine G, provoque une activation prolongée de l'adénylate-cyclase et déclenche ainsi une ouverture permanente des canaux chlorés situés sur la membrane apicale de l'entérocyte, entraînant une sécrétion excessive d'eau et d'électrolytes dans la lumière digestive.
→ AMP cyclique, protéine G, diarrhée sécrétoire, choléra, Vibrio cholerae
[C1, C3, D1, L1]
Édit. 2020
adhaline n.f.
adhalin
Glycoprotéine musculaire qui forme un complexe avec la dystrophine.
Son absence est apparemment responsable d'une dystrophie musculaire répandue en Afrique du Nord, appelée "myopathie tunisienne" ou "maghrébine".
Bien que le siège de cette protéine soit localisé sur le chromosome 17, la myopathie tunisienne paraît dépendre dans un plus grand nombre de cas du chromosome 13.
Étym. arabe adhal : muscle
[C1,C3,I4,Q2]
Édit. 2017
adhésiotope n.m.
adhesiotope
Domaine superficiel d'une macromolécule, telle qu'une protéine ou une glycoprotéine, susceptible d'adhérer à un domaine complémentaire d'une autre molécule et responsable de son adhésion, par ex. à une membrane, ou de l'interhésion entre deux membranes.
C'est le cas des molécules du tissu conjonctif (adhésines ou cadhérines), qui permettent l'adhésion des plaquettes sanguines. Un domaine peut être séquentiel, ou plus souvent, constitué de plusieurs chaînes peptidiques, glucidiques ou autres. Une séquence peptidique Arg-Gly-Asp, (séquence RGD) est connue comme un épitope d'adhésion grâce à son dipôle cationique et anionique permettant des liaisons électrovalentielles réciproques.
[C1,C3,F4]
Édit. 2017
adipsine n.f.
adipsin
Protéine des adipocytes ayant une activité de sérine-protéinase dont la synthèse n'apparaît qu'après la différenciation du pré-adipocyte.
[C1,C3 ]
Édit. 2017
æquorine n.f.
aequorin
Protéine, extraite d'Æquorea victoria, qui contient un chromophore émettant de la lumière en présence d'ions calcium.
Elle est utilisée pour mettre en évidence la présence de cet ion comme messager secondaire dans le cytoplasme des cellules.
[C1,C3]
Édit. 2017
agénésie sacrée l.f.
sacral agenesia
Syndrome de régression caudale de l'embryon, souvent associée à un diabète maternel associant une absence totale ou partielle du sacrum à des anomalies du rachis lombaire sus-jacent, à des paralysies des membres inférieurs et à des troubles fonctionnels et des malformations urogénitales et anorectales.
Trois groupes principaux ont été décrits (G. Bollini 1989) :
- Le groupe 1 correspond à une agénésie totale du sacrum et du coccyx associée à une hypoplasie plus ou moins étendue du rachis lombaire. Les deux ailes iliaques sont soudées sur la ligne médiane ou séparées par une amphi-arthrose. Le bassin est étroit, le détroit supérieur rétréci. Les anomalies sous-jacentes sont toujours graves : paraplégie (avec conservation de la sensibilité profonde), troubles sphinctériens, déformations des membres inférieurs enraidis en mauvaise position ; l’hypermobilité de la région lombopelvienne permet la position assise malgré l’enraidissement des hanches et doit être conservée.
- Le groupe 2 correspond à une dysgénésie sacro-iliaque unilatérale par absence d’une moitié du sacrum ; elle entraîne une subluxation avec instabilité sacro-iliaque unilatérale, une asymétrie du bassin et une scoliose lombaire sus-jacente avec déport du tronc du côté de la malformation.
- Le groupe 3 correspond à une agénésie transversale du sacrum sous S2. Les articulations sacro-iliaques sont stables ; des déformations des membres inférieurs peuvent se voir : pieds bots, pieds creux avec griffe des orteils. Cette forme peut s’associer à un dysraphisme spinal fermé, à des troubles fonctionnels et malformations anales et urogénitales.
Ces trois formes paraissent sporadiques ; un diabète maternel a été noté dans 16 à 20 p. cent des cas.
Le syndrome de Currarino associe une agénésie sacrée transversale avec conservation de S1 à des malformations anorectales, une tumeur présacrée (myélocèle ou tératome), une dysraphie spinale avec des malformations médullaire et méningée. L’hérédité autosomique dominante est liée au gène HLXB3, locus 7q36, codant pour un facteur de transcription, la protéine HB9.
G. Currarino, radiologue pédiatrique américain (1981) ; G. Bollini, chirurgien orthopédiste français (1989)
→ Currarino (syndrome de), Currarino (triade de) régression caudale (syndrome de)
[I1,Q2]
Édit. 2017
agrine n.f.
agrin
Protéine présente dans le système nerveux, qui induit le regroupement des récepteurs de l'acétylcholine.
[C1,C2,C3,H1]
Édit. 2017
agrypnie n.f.
agrypnia
Absence de sommeil observée notamment dans la chorée fibrillaire de Morvan.
Selon un présupposé physiopathologique, les agrypnies proviendraient d'un défaut d'activité des centres du sommeil et les insomnies d'une hyperactivité des systèmes d'éveil. Des agrypnies expérimentales ont été créées par des lésions des noyaux du raphé, de l'hypothalamus antérieur ou du thalamus.
En dehors de la chorée fibrillaire de Morvan, en fait discutée comme entité homogène, deux types sont admis : soit lésionnel, de siège protubérantiel paramédian, d'ordre vasculaire, dégénératif, traumatique, ou thalamique, ou lié peut-être à une rhombencéphalite (trypanosomiase, encéphalite de von Economo) ; soit inframicroscopique, associé à une altération de la synthèse de la protéine-prion et vraisemblablement en rapport avec un dysfonctionnement des récepteurs GABAergiques. Il en est ainsi de l'insomnie fatale familiale, avec son tableau d'hyperactivité motrice et végétative.
Étym. gr.agrypnia : insomnie, veille
→ chorée fibrillaire de Morvan
[H1]
Édit. 2017
Alagille (syndrome d') l.m.
Alagille’s syndrome
Génopathie à transmission autosomique dominante (MIM 118450), dont le diagnostic est posé sur l’association d’au moins trois des cinq critères majeurs : un faciès particulier (front bombé, petit menton pointu, hypertélorisme), un embryotoxon postérieur, des vertèbres en aile de papillon, une sténose des branches de l’artère pulmonaire ou une tétralogie de Fallot et une cholestase chronique due à une paucité des voies biliaires inter-lobulaires.
D’autres organes peuvent être concernés. L’atteinte rénale, fréquente peut se manifester par une acidose tubulaire et une insuffisance rénale. Une hypertension artérielle peut compliquer l’évolution. Le diagnostic peut d’ailleurs être porté à l’âge adulte devant une maladie hépatique inexpliquée ou devant la découverte d’une atteinte rénale ou d’une hypertension artérielle
L'évolution vers la cirrhose n'est pas constante et peut apparaître à partir de l’adolescence, faisant discuter une transplantation hépatique ; laquelle peut aussi être indiquée plus précocément en cas d’ictère persistant depuis la naissance associé à des xanthomes et un prurit sévère.
Deux gènes sont impliqués dans le syndrome d’Alagille : JAG1 et NOTCH2. Des mutations du gène JAG 1 sont identifiées chez plus de 80% des patients. Ce gène code une protéine qui lie un récepteur transmembranaire (Notch) impliqué dans la différenciation cellulaire à des étapes précoces du développement. Le gène NOTCH2 est plus rarement impliqué. Un diagnostic moléculaire anténatal est disponible, mais dans 2/3 des cas les mutations sont sporadiques.
D. Alagille, pédiatre et biochimiste français(1975)
Syn. AGS, AHD, AWS, dysplasie artériohépatique, Alagille-Watson (syndrome d’), cholostase avec sténose pulmonaire périphérique, hypoplasie des canalicules biliaires (syndrome d’)
→ hypertélorisme, embryotoxon, Fallot (tétralogie de)
[Q1,O1,L1]
Édit. 2018
albinisme oculocutané type 3 (AO) l.m.]
albinism with only moderate reduction of pigment
Forme d'albinisme oculocutané caractérisée par un albinisme de type rufisme ou brun, le plus souvent observée au sein des populations africaines, rarement observé ailleurs.
La prévalence est de 1/8 500 en Afrique.
Les anomalies visuelles, telles que le nystagmus, sont souvent indétectables. Les patients présentent généralement l'un des deux phénotypes : AOC3 roux caractérisé par une peau cuivrée/couleur bronze, des iris bleus ou marrons et des cheveux roux ; OCA brun (BOCA) caractérisé par des cheveux allant de clairs à bruns et une peau allant de claire à brune ou bronzée.
L'AOC3, de transmission autosomique récessive, est dû à une mutation du gène TYRP1 de la protéine de la tyrosinase localisé sur le chromosome 9p23. Le test génétique est possible.
R. A. King, ophtalmologue américain, Orphanet (2013) ; M. Hayashi et T. Suzuki, dermatologues japonais, Orphanet (2013)
Étym. lat. albus : blanc
Syn. albinisme oculocutané de type brun
→ albinisme oculocutané, TYRP1 gene, tyrosinase, rufisme
[J1,P2,Q2]
Édit. 2017
albumine n.f.
albumine
Protéine plasmatique (M.m. 69 000 Da) soluble dans l'eau, biosynthétisée par le foie.
Elle assure 70% de la pression oncotique du plasma (concentration de 40 à 45 g/L, demi-vie 20 jours environ), et participe au transport dans le sang de certaines hormones et médicaments par des liaisons peu spécifiques mais de grande capacité (par ex. barbituriques). Elle traverse l'endothélium capillaire, sa concentration dans les liquides interstitiels va de 20 à 80% de la concentration plasmatique. L'albumine interstitielle retourne au sang circulant par la lymphe.
La pression oncotique de l'albumine retient les liquides dans le secteur intravasculaire où elle s'oppose à la pression hydrostatique intracapillaire qui tend à en chasser l'eau vers l'interstitium tissulaire (l'hypoalbuminémie favorise les œdèmes interstitiels).
L'albumine est un médicament dérivé du sang, Comme tel, elle est soumise aux règles de la traçabilité. La pasteurisation des solutions élimine les virus type VIH et hépatite C, la filtration sur des filtres à 15 nanomètres élimine les virus (le poliovirus a un diamètre compris entre 18 et 20 nm), restent les agents transmissibles non conventionnels (prions ?) encore inconnus.
La solution à 4% est presque iso-oncotique au plasma. On emploie aussi une solution à 20%. Ces solutions sont utilisées dans le traitement des hypovolémies de la femme enceinte, de l’enfant et en cas d’allergie aux colloïdes artificiels. Autres indications : brûlures graves, syndrome de Lyell et hypovolémies lorsque les colloïdes artificiels ont été utilisés à posologie maximale.
Étym. lat. albumen : blanc d'œuf
→ demi-vie, pression osmotique, traçabilité
[C1,C2]
Édit. 2017