décidue n.f.
decidua
Muqueuse de l'endomètre transformée après la nidation de l'œuf et les transformations histologiques qui l'accompagnent.
Elle comporte une couche compacte superficielle riche en glandes et en glycogène, et une couche spongieuse profonde. Elle se distingue en trois parties : pariétale, réfléchie et basale, qui s'évacue avec le placenta. L'interface entre le trophoblaste et la décidue est le siège de nombreux échanges où interviennent intégrines, métalloprotéinases, cytokines, immunoglobulines, etc., qui conditionnent le développement de l'embryon.
Étym. lat. deciduus, qui tombe
Syn. caduque, déciduale
facteurs anti-angiogéniques l.m.
anti-angiogenic factors
Les facteurs anti-angiogéniques empèchent l’angiogénèse, c’est-à-dire la formation de vaisseaux sanguins.
Ils ont permis le développement de nouveaux médicaments. Les applications concernent essentiellement les tumeurs, mais aussi les pathologies au cours desquelles il existe un processus d’hypervascularisation comme par exemple dans certaines formes de dégénérescence maculaire. Dans le cas des tumeurs,ces médicaments empêchent l’alimentation en sang et entraînent la disparition progressive de la tumeur.
Parmi les anti-angiogéniques, citons : les inhibiteurs des métalloprotéinases (MMP), les anticorps anti-récepteurs FlK-1 (VEGFR2), le facteur plaquettaire 4, la thrombospondine-1, l'angiostatine / endostatine, le TNP-470 / interleukine 12 (IL-12).
Les inhibiteurs de tyrosines kinases (TKIs) inhibent aussi l’angiogenèse en bloquant le récepteur au VEGF, mais aussi le fonctionnement des récepteurs d’autres facteurs, empêchant ainsi la vascularisation de la tumeur.
→ angiogenèse, métalloprotéase, VEGF, thrombospondine, angiostatine, interleukines, facteur plaquettaire 4, inhibiteurs de l'angiogenèse
[C1,C3,G5,K4,F2,P2]
Édit. 2018
gélatinase n.f.
gelatinase
Enzyme protéolytique qui catalyse l'hydrolyse du collagène I dénaturé, ou gélatine.
Il existe plusieurs types de gélatinases bactériennes ou animales, qui sont des métalloprotéinases ou des thiolenzymes.
Chez l'Homme, la gélatinase la plus connue est celle des vésicules de sécrétion des polynucléaires neutrophiles, qui joue un rôle dans la dégradation du réseau de collagène des membranes basales et dans le cheminement des neutrophiles stimulés par des peptides chimiotactiques.
thermolysine n.f.
thermolysin
Enzyme protéolytique bactérien, qui fait partie des métalloprotéinases à zinc et dont la structure active est maintenue par des ions calcium.
La thermolysine est utilisée en biochimie des protéines en raison de sa spécificité d'action sur des liaisons peptidiques précédant un acide aminé hydrophobe ou aromatique.
ectosome n.m.
ectosome
Vésicules de 100 à 500 nm de diamètre formées dans la membrane cellulaire et libérées à partir de celle-ci dans le milieu extracellulaire pour communiquer avec une cellule cible.
Les ectosomes contiennent dans leur membrane de nombreuses protéines, en particulier des récepteurs, des glycoprotéines et des métalloprotéinases matricielles. A l’intérieur des vésicules, on trouve également de nombreux ARN. Une fois libérées dans le milieu extracellulaire, ces vésicules vont pouvoir fusionner avec la membrane de cellules cibles situées à distance et y délivrer les protéines et acides nucléiques qu’elles transportent. Les ectosomes paraissent jouer un rôle important dans les communications intercellulaires et ont été impliqués dans de nombreuses pathologies, en particulier le cancer, les maladies neurodégénératives et les maladies auto-immunes.
Les exosomes et les ectosomes jouent le même rôle de transporteurs de protéines et d'acides nucléiques d'une cellule à une autre. Les diff rences entre ces deux types de vésicules extracellulaires portent essentiellement sur leur taille (les exosomes sont plus petits que les ectosomes) et sur leur site de fabrication (les ectosomes sont produits dans la membrane alors que les exosomes le sont dans le cytoplasme).
→ exosome
[C2,C3,F3]
Édit. 2018