microcirculation n.f.
microcirculation
Partie du système circulatoire constituée par l'ensemble des microvaisseaux, capillaires, veinules et artérioles où se font les échanges des gaz, des liquides, des déchets métaboliques et des substances nutritives.
Ces échanges ont lieu essentiellement au niveau des capillaires. Aux jonctions artériolocapillaires existent des sphincters musculaires précapillaires qui contrôlent le flux sanguin du réseau capillaire ; les capillaires se jettent dans les veinules postcapillaires, collectrices puis musculaires, formant le composant veineux de la microcirculation.
Étym. gr. mikros : petit ; bas lat : circulatio : mouvement avec retour (de circulum : cercle)
microscope à rayons X l.m.
X rays microscope
Dispositif de microscope utilisant un faisceau de rayons X à la place de la lumière.
Comme ces rayons sont invisibles et traversent les substances sans subir pratiquement de réfraction, on est obligé d’utiliser des dispositifs à réflexion et à recevoir directement l’image définitive sur une plaque photographique. L’avantage de ces dispositifs, c’est que son pouvoir séparateur théorique est beaucoup plus grand que celui du microscope à lumière visible.
Étym. gr. micros : petit : scopein : voir ; phos, photos : lumière ; lat. radius : rayon
[A2,A3,B1,B3]
Édit. 2017
microscope chimique l.m.
chemical microscope
Microscope renversé dans lequel l’objectif se trouve placé sous la préparation.
Très utilisé en métalloscopie, il est conçu à l’origine pour la microchimie. Il s’est révélé très utile dans de nombreux autres domaines : examen de cultures en boîte ou flacon à fond plat, microdissections ou micromanipulations, examen de liquides corrosifs, examen de phytoparasites, observation d’agglutinations sérologiques, réaction de complément, de blocage, micro précipites, dépression du point de fusion à haute température, examen d’objet épais à travers une chambre d’observation sous vide, à basse température, à haute température, dans une chambre stérile, dans une boîte à gants pour substances radio-actives ,en milieu liquide épais, etc…
Les microscopes inversés modernes permettent l’adjonction de très nombreux accessoires optiques et mécaniques : contraste de phase, contraste interférentiel, fluorescence, fond noir, microdissection, micromanipulation. Compte-tenu de l’épaisseur des objets, le microscope est équipé de condensateurs à longue focale et d’objectifs à grande distance frontale, avec bague de correction pour traversée de verres épais.
Dans le cas de cultures, l’observation se faisant à travers le milieu de culture, on doit le prévoir le plus mince possible et, si le milieu est liquide, un éclair électronique est indispensable pour la prise de vue photographique car les vibrations mécaniques sont extrêmement perturbantes.
C. Chevalier, ingénieur-opticien français, concepteur du microscope achromatique (1834) ; J. L. Smith, chimiste américain, concepteur du microscope inversé, 1850 à la Société de Biologie de Paris (1818-1883) ; prototype présenté par Nachet à Londres en 1851
Syn. microscope inversé
→ microscope, microscope achromatique
[A2,A3,B1,B3]
Édit. 2017
microscopie monophotonique l.f.
monophotonic microscopy, one-photon microscopy
Technique de microscopie utilisant un faisceau laser pour provoquer la fluorescence des substances à étudier : cellules ou molécules.
Certaines protéines cellulaires sont spontanément fluorescentes (fluorescence intrinsèque ou primaire). Les cellules ou molécules non fluorescentes spontanément sont marquées par des produits fluorescents ( fluorochromes) ayant une affinité avec la substance ou les molécules à observer qui deviennent fluorophores.
Le faisceau laser donne une lumière d’excitation dont la longueur d’onde doit correspondre à la sensibilité du fluorophore. Cette excitation au niveau atomique entraîne une émision de photons dont la lumière est observée directement ou transformée par un détecteur en signal électrique.
Pour bien localiser la zone à explorer, le microscope comporte une fenêtre (iris confocal) placé devant le détecteur et l’utilisation d’un système confocal qui évite la diffusion en dehors de la zone d’examen en concentrant le faisceau laser uniquement sur le foyer d’observation. La longueur d’onde utilisée (λ= 150μm) ne permet pas une grande pénétration dans les tissus et présente le risque de d’altérer les fluorophores (blanchiement, angl. photobleaching) et de léser les cellules, inconvénients que ne présente pas la microscopie biphotonique.
Étym. gr. micros : petit : scopein : voir ; monos : seul, unique ; phos, photos : lumière
→ microscopie biphotonique, microscopie confocale, immunofluorescence, fluorochrome, fluorophore
microsphère n.f.
microglobe
Microgranule formé d'un matériau support constituant une matrice où sont dispersés le ou les principes actifs éventuellement additionnés de substances auxiliaires.
Étym. gr. mikros : petit ; sphaira : sphère
mitonécrose n.f.
Mort cellulaire immédiate observée au cours du déroulement de la mitose, principalement dans une cellule cancéreuse dans le cas de mitose pluripolaire, spontanément ou sous l'effet des radiations ionisantes et des substances radiomimétiques.
Étym. gr. mitos : fil ; necros : mort
Syn. mitoclasie
monoamine-oxydase n.f.
monoamine oxidase
Enzyme catalysant la désamination oxydative des substances monoaminées.
Il existe au moins deux types de monoamine-oxydases : les monoamine-oxydases présentes dans les tissus animaux comme le foie, l'intestin et le rein (MAO-B) jouent un rôle important pour la détoxification des amines provenant notamment de la digestion ; celles du système nerveux (MAO-A) servent à l'inactivation de l'adrénaline, de la noradrénaline et de la sérotonine. Certains inhibiteurs de la monoamine-oxydase du système nerveux (abrév. IMAO) sont utilisés comme médicaments psychotropes.
Syn. monoamine-oxhydrase
Sigle : MAO
→ monoamine-oxydase (inhibiteur de la) (IMAO)
mortalité en psychiatrie l.f.
mortality in psychiatry
En dehors du suicide, risque réputé dominant bien que très difficile à préciser, une surmortalité est généralement relevée en psychiatrie, mais ses composants demeurent imprécis.
Chez les schizophrènes, notamment, on connaît sa fréquence. Mais celle-ci est également observée dans le cas de problèmes psychiatriques mineurs.
Il semble que les malades mentaux soient davantage exposés à divers risques somatiques, notamment cardiovasculaires et infectieux. Près de 40% des hospitalisés ou consultants présentent une affection organique associée (P. Hardy, 1993). On discute aussi de fréquents retards à un diagnostic chirurgical, plus ou moins masqué par les psychotropes. Sont liés à ces mêmes substances des décès par agranulocytose, syndrome malin, voire des morts subites, surreprésentées en psychiatrie (ces dernières principalement par toxicité cardiaque, fausse route alimentaire ou dystonie des muscles pharyngolaryngés). Plus généralement, la souffrance affective de l'enfance est considérée comme influant sur la mortalité et la morbidité ultérieures.
Il reste que l'on admet une diminution, depuis quelques décennies, de cette surmortalité.
Pendant la Seconde guerre mondiale, les privations dans les asiles (faim, œdèmes de carence, froid, tuberculose), voire l'extermination de patients alsaciens transférés en Allemagne, ont causé la mort de plus de 50.000 malades (Cl. Quétel).
P. Hardy, psychiatre français (1993) ; Cl. Quétel, historien français (né en 1939)
multidrug resistance proteins l.f.p. angl. pour protéines de résistance multimédicamenteuse
Famille de protéines, numérotées de MRP1 à MRP9, chargées de l’élimination de substances toxiques, en particulier la bilirubine et de nombreux médicaments.
La surexpression de MRP explique la résistance à la chimiothérapie de certaines tumeurs malignes.
Sigle MRP
myéloperoxydase n.f.
myeloperoxidase
Peroxydase des leucocytes et des cellules phagocytaires issues de la moelle osseuse.
Cet enzyme catalyse l'oxydation des chlorures en molécules de chlore, qui réagissent avec l'eau oxygénée, ou les ions superoxyde pour former des hypochlorites, capables de tuer des microbes et de dégrader des substances étrangères.
Étym. gr. muelos : moelle : -ase : suffixe indiquant une enzyme ou une diastase
Syn. verdoperoxydase
mystiques (idées délirantes) l.f.p.
mystical delusional ideas
Thèmes délirants messianiques et prophétiques (sujet élu par Dieu, voire son égal), qui n'englobent donc pas la totalité des manifestations psychiatriques comportant des éléments religieux.
Ces troubles peuvent s'observer dans la généralité des états psychotiques : folie systématisée chronique des classiques (évolution décrite comme superposable à celle de la folie de persécution par P. Chaslin, qui relevait aussi une fréquente intrication avec des éprouvés érotiques) ; psychoses délirantes aigües ; schizophrénies ; troubles psychiques de l'épilepsie ; après absorption de substances psychédéliques (T. Leary et la "God Divination"). L'existence de psychoses mystiques collectives pose des problèmes parfois graves.
Du moins en dehors des états paroxystiques de vécu transcendantal, qui peuvent être analogues à des expériences pathologiques, les mystiques considérés comme "authentiques" paraissent se différencier notamment par un bon indice de réalité et par leur constance, leur sérénité et leur rayonnement. Néanmoins, M. Dide (1913) les mettait au nombre des idéalistes passionnés. Les cas les plus embarrassants sont constitués par les hystériques.
Ph. Chaslin (1912) et M. Dide (1913), psychiatres français ; T. F. Leary, psychologue américain (1988)
Étym. gr. mysticos de mustês (lat. mysticus) : initié
→ collective (psychose), extase, idéalisme passionné, religion (psychiatrie et)
narcomanie n.f.
narcomania
Abus et dépendance de substances hypnotiques.
→ barbiturique, benzodiazépines (effets secondaires des)
néphrogramme isotopique l.m.
isotopic nephrogram
Expression graphique de la radioactivité obtenue par des détecteurs externes placés dans les régions lombaires après injection de substances radioactives à élimination rénale, Par ex. hippuran marqué à l'iode131.
Méthode d'exploration rénale désormais peu utilisée.
néphropathie osmotique l.f.
osmotic nephrosis
Ensemble de lésions rénales tubulaires à type de turgescence et de vacuolisation induites par l'administration par voie intraveineuse de substances à fort pouvoir osmotique.
Des cas d'insuffisance rénale aigüe avec oligo-anurie ont été rapportés après perfusion de mannitol, de sorbitol, de dextrans de faible masse moléculaire.
neuropathie métabolique l.f.
metabolic neuropathy
Affection neurologique induite par une perturbation métabolique.
Elle peut être héréditaire ou acquise, liée à l'absence d'un enzyme, à une anomalie endocrinienne ou alimentaire. Ne sont envisagés ici que quelques exemples de neuropathies métaboliques acquises, renvoyant aux affections spécifiques les neuropathies congénitales d'origine métabolique, induites par un déficit enzymatique.
Les neuropathies diabétiques peuvent compliquer aussi bien les diabètes insulinodépendants que non insulinodépendants. Leur mécanisme est mal connu mais généralement admis comme plurifactoriel : rôle de l'hyperglycémie, facteur vasculaire, anomalie métabolique, mécanisme auto-immun.
La polyneuropathie urémique est une complication connue de l'insuffisance rénale chronique ; son incidence varie d'une série à l'autre. Son mécanisme semble également multifactoriel : rétention de substances neurotoxiques, accumulation d'enzymes inhibiteurs interférant sur le transport transmembranaire.
D'autres neuropathies induites par des troubles métaboliques ont été décrites au cours des insuffisances hépatiques de causes variées, de l'hyperlipidémie, etc.
nitrés (dérivés) l.m.p.
nitrate derivate
Substances nitrées vasodilatatrices à prédominance veineuse dont le type est la nitroglycérine.
Ce sont de puissants vasodilatateurs, relaxateurs des fibres musculaires lisses des veines, à faible dose, et des artères, à plus forte dose. Sur les vaisseaux du cœur, à l'état normal ou en spasme, cette action s'exerce essentiellement sur les artères coronaires, elle persiste moins longtemps si les coronaires sont athéromateuses.
L'action vasodilatatrice s'exerce principalement sur le système veineux périphérique, elle réduit le retour veineux d'où diminution de la pré-charge. Cette propriété est mise à profit dans le traitement de l'insuffisance cardiaque.
Les principaux dérivés nitrés utilisés par voie sublinguale ou transcutanée sont la Trinitrine® (nitroglycérine), et par voie intraveineuse à la seringue électrique, le Risordan® (isorbide de dinitrate), le Nipride® (nitroprussiate de sodium). L'absorption sublinguale est extrêmement rapide mais brève, elle est utilisée pour traiter la crise angineuse. L'absorption gastro-intestinale est plus lente et incomplète. La voie percutanée utilise des timbres adhésifs, plus efficaces pour la prophylaxie de l'angine de poitrine. La perfusion continue est réservée au traitement de l'insuffisance coronarienne aigüe. L'échappement thérapeutique constaté avec ces molécules oblige à interrompre transitoirement l'administration pour pallier cet inconvénient.
nœud lymphatique l.m.
nodus lymphoideus, nodus lymphaticus, lymphonodus (TA)
lymph node
Structure organoïde lymphoïde encapsulée située sur le trajet des vaisseaux lymphatiques centraux (abdominaux, thoraciques) et périphériques (cervicaux, axillaires, inguinaux, cruraux).
Les vaisseaux lymphatiques afférents traversent la capsule du ganglion pour constituer sous celle-ci un sinus lymphatique périphérique plus ou moins riche en macrophages, ou sinus sous-capsulaire ; de là rayonne un réseau lymphatique soutenu par les travées conjonctives émanées de la capsule, constituant les sinus médullaires qui convergent vers le hile ganglionnaire pour former les vaisseaux lymphatiques efférents. La zone dense périphérique sous-capsulaire du ganglion, ou zone corticale, est peuplée de lymphocytes groupés dans la partie externe en follicules à centre clair dits germinatifs, où prolifèrent les lymphocytes B avec présence d’immunoblastes et de proplasmocytes, et à couronne plus sombre où se continue la maturation des cellules plasmocytaires ; la partie profonde du cortex, au contact de la médullaire, ou zone para-corticale, renferme peu ou pas de follicules et est peuplée de lymphocytes T. La médullaire, faite de cordons émanés de la corticale et séparés par les sinus lymphatiques, contient des lymphocytes et des plasmocytes.
Outre leur rôle de filtre à l’égard de substances diverses, (des poussières notamment pour les ganglions thoraciques), et de bactéries, grâce à l’activité des macrophages, les ganglions lymphatiques sont, pour les lymphocytes B, un lieu de multiplication et de production de leurs anticorps, et, pour les lymphocytes T, un lieu de multiplication et de mise en réserve.
Une atteinte ganglionnaire (adénopathie), de nature inflammatoire ou tumorale, se traduit généralement par une intumescence, soit indolore, soit plus ou moins douloureuse. Les ganglions lymphatiques peuvent en effet devenir le siège de proliférations tumorales primitives (lymphomes malins, etc.) ou secondaires (métastases de carcinomes, mélanomes, etc.).
Dans la nouvelle terminologie, utilisée pour le système lymphatique, la dénomination ganglion est remplacée par le mot nœud.
Syn. anc. ganglion lymphatique
nutriment n.m.
nutriment
Composant alimentaire simple, qui ne nécessite pas de transformation chimique préalable pour être assimilé par l'organisme considéré, tels que les oses pour les glucides, les acides gras pour les lipides, les acides aminés pour les protides, les substances minérales, les vitamines.
Par ex. le glucose est un nutriment pour une cellule ; un glucide plus complexe peut être un aliment pour l'animal lorsque celui-ci est capable de l'hydrolyser dans son appareil digestif en oses, qui sont des nutriments assimilables par les cellules.
La plupart des nutriments sont absorbés à travers la muqueuse des villosités intestinales au cours d’un transport trans-épithélial grâce à des mécanismes de transport actif dépendants de l’énergie produite par le métabolisme cellulaire.
→ aliment
ordonnancier n.m.
1) Registre tenu par le pharmacien d’officine dans lequel il reproduit les prescriptions médicales pour les spécialités pharmaceutiques et les préparations magistrales contenant des substances vénéneuses, avec la date, les noms du prescripteur et du malade.
Ce registre, coté et paraphé par le maire ou le commissaire de police, est conservé pendant dix années au moins par le pharmacie ; il est visé par l’inspecteur en pharmacie.
2) Carnet d’ordonnance nominatives adressé par les CPAM aux assurés bénéficiant d’une exonération du ticket modérateur. Le médecin traitant y prescrit les seuls médicaments et soins nécessaires au patient en rapport avec l’affection qui a justifié cette exonération.
Édit. 2017
oreillette (maladie de l') l.f.
tachycardia-bradycardia syndrome, rythmic atrial disease
Cardiopathie caractérisée par l’alternance, sur un cœur apparemment sain, de crises de tachycardie et de bradycardie toujours supraventriculaires.
Les manifestations cliniques neurologiques associent des lipothymies et des syncopes en rapport avec une hypoperfusion globale et des accidents ischémiques focalisés de nature embolique ou hémodynamique. Le traitement réunit antiarythmiques et pacemaker. L'indication de substances antithrombotiques reste discutée.
Répondant à des mécanismes mal connus et probablement multiples, la maladie de l’oreillette manque d’unité nosologique, d’où la variabilité de ses manifestations cliniques, l’irrégularité de son évolution et la difficulté de son traitement.
Syn. maladie rythmique auriculaire, syndrome bradycardie-tachycardie
Édit. 2017
osmolarité n.f.
osmolarity
Teneur moléculaire, rapportée à l'unité de volume, de toutes les particules osmotiquement actives contenues dans une solution.
L'osmolarité du plasma (mosmol/L) n'est pas mesurée directement, mais calculée à partir de l'osmolalité (mosmol/kg eau) en tenant compte du volume de plasma occupé par les protéines (habituellement 7%).
Dans les solutions très diluées, osmolalité et osmolarité sont équivalentes. Dans les solutions plus concentrées, elles diffèrent d'autant plus que le volume spécifique de la ou des substances dissoutes est plus grand.
| Cations | Anions | ||
| Na | 142 | 103 | Cl |
| K | 5 | 27 | HCO3 |
| Ca | 5 | 1 | HPO4 |
| Mg | 1,5 | 0,5 | SO4 |
| 6 | Ac. organiques | ||
| 16 | Protéines | ||
| 153,5 | 153,5 | ||
→ osmolalité, pression osmotique, chlorémie, glycémie, kaliémie, molarité, natrémie, concentration
Édit. 2017
osmotrophie n.f.
osmotrophy
Mode de nutrition, très répandu chez les bactéries, les protistes, divers protozaires et métazoaires, consistant à absorber des substances dissoutes dans un milieu liquide.
La nutrition des organismes osmotrophes se fait par diffusion d’ions ou de petites molécules à travers la membrane cytoplasmique. Elle s’oppose à l’alimentation par phagotrophie dans laquelle les matières organiques sont incorporées par phagocytose à l’aide de pseudopodes ou d’un cytostome.
papaïne n.f.
papain
Enzyme de la catégorie des protéases extrait du latex du papayer (Carica papaya).
Il est constitué de 187 acides aminés et comporte 4 liaisons disulfure. Inactif à l'état natif, il est activé par des substances réductrices (dérivés thiol, acide cyanhydrique, autres activateurs naturels, qui font apparaître une fonction thiol libre dans l'enzyme).
La papaïne activée hydrolyse de nombreuses liaisons peptidiques dans la plupart des protéines (pH optimal 6-7) : c'est à la fois une endopeptidase et une exopeptidase. Utilisée comme succédané de la pepsine, notamment dans l'industrie alimentaire, elle a aussi été proposée pour le traitement des hématomes et des inflammations localisées, et pour fluidifier les sécrétions des voies respiratoires ; on l'administre par voie buccale. Au laboratoire elle est utilisée pour rendre plus accessibles aux anticorps spécifiques (anti-Rh, anti-Kell etc.) les sites antigéniques des globules rouges dans le cadre de la recherche d’anticorps irréguliers (Rai).
Syn. caricine, papayol, papayotine, pepsine végétale, papaïnase
paraganglion n.m.
En embryologie, élément dérivé de la crête neurale et constitué de cellules sécrétant des substances analogues à celles que sécrètent les cellules nerveuses à leur périphérie.
On en distingue deux types :
1 – les paraganglions adrénergiques qui sécrètent l’adrénaline et la noradrénaline. Le type en est la médulla de la glande suprarénale, masse importante provenant de diverses ébauches ganglionnaires issues de la crête neurale. Ses cellules constitutives émigreraient plus ou moins isolément, se mélangeraient à l’ébauche du cortex de la glande suprarénale et ne formeraient que secondairement un tissu massif au centre de la glande suprarénale. On peut y reconnaître assez précocement (12ème semaine chez l’homme) la présence d’adrénaline, mais les réactions histochimiques dites chromaffines ne se manifestent que plus tard. Ce n’est qu’après la naissance que l’adrénaline se trouve en concentration élevée. D’autres paraganglions du même type sont les corps para-aortiques dont l’évolution est précoce et qui sont situés au niveau de l’artère mésentérique inférieure.
2 – les paraganglions cholinergiques qui ne donneraient pas les réactions chromaffines, mais sécrèteraient de l’acétylcholine.
→ corps para-aortiques, glande suprarénale
[A,A2,A4,C2,K4,O4,O6]
Édit. 2017
para (groupe) l.m.
para group allergy
Expression simplifiée pour la série de substances chimiques de synthèse allergisantes parmi lesquelles les teintures occupent une place importante.
La paratoluène-diamine a remplacé légalement pendant un certain temps la paraphénylène-diamine (PPD). Parmi les autres « para », on peut observer une allergie croisée entre la PPD et certains anesthésiques locaux (procaïne, tétracaïne).