Capillaria philippinensis
Nématode parasite de l'intestin, agent de capillariose humaine,
[D1]
carbure aliphatique l.m.
aliphatic carbide
Carbure d'hydrogène dont la chaîne carbonée est linéaire, ramifiée ou cyclanique sans cycle aromatique.
[C1]
cardiolipide n.m.
cardiolipin, reaginic test
Diphosphatidylglycérol, phospholipide non azoté, localisé particulièrement dans les membranes internes des mitochondries des cellules du myocarde, où il est associé à la cytochrome-oxydase ; c’est aussi un constituant des membranes bactériennes.
Etant donné la richesse en mitochondries des cellules du myocarde on l’extrait du cœur de bœuf pour l’utiliser comme antigène dans la sérologie des tréponématoses : réaction de Bordet-Wassermann, VDRL, Kline, etc.
J. Bordet, immunologiste belge, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de médecine en 1919; A. P. von Wassermann, bactériologiste allemand (1906) ; B. S. Kline, biologiste américain (1930)
Étym. préfixe cardio- et lipide : lipide du cœur
→ Bordet-Wassermann (réaction de), VDRL, Kline (réaction de)
[C1,C3]
cellule périsinusoïdale l.f.
perisinusoidal cell, fat storing cell, Ito cell, hepatic lipocyte, parasinusoidal cell, stellate cell
Cellule située dans l'espace de Disse et impliquée dans le stockage de la vitamine A et la synthèse des protéines de la matrice extracellulaire hépatique.
Elle joue un rôle important dans la pathogénie de la fibrose hépatique.
Syn. cellule de Ito, lipocyte
cellule physaliphore l.f.
physaliferous cell
Étym. gr. phusalis : vessie
→ chordome
[A2,M3]
cellule spumeuse l.f.
foam cell, foamy cell
Cellule dont le cytoplame présente de petites vacuoles claires, sans préjuger de leur contenu lipidique, glucidique, mucineux, etc.
Ces cellules sont le plus souvent des macrophages ou des cellules musculaires lisses de la média artérielle contenant dans leurs vacuoles distendues des esters de cholestérol, sous la forme de gouttelettes soudanophiles. Dans les plaques d’athérosclérose, ces cellules sont groupées autour du cœur lipidique de la lésion. La transformation spumeuse des macrophages est en partie sous la dépendance d’une voie particulière de captation et de métabolisme des lipides, le système éboueur.
La transformation spumeuse des cellules musculaires artérielles n’est pas encore expliquée de manière aussi claire.
Les cellules spumeuses sont communément observées dans l’intima artérielle longtemps avant l’existence de la plaque d’athérosclérose. Leur présence caractérise le type I, vu chez le nouveau-né et le nourrisson quand elles sont éparses et le type II chez l’enfant et l’adolescent quand elles sont groupées en amas.
Dans les xanthomes, existent des cellules histiocytaires mononuclées, appelées cellules de Chambard, souvent de grande taille, remplies de microvacuoles lipidiques donnant au cytoplasme un aspect clarifié dû à la dissolution des graisses lors des techniques histologiques d’inclusion. Sur des coupes faites en congélation, le contenu de ces très fines vacuoles peut toutefois être coloré par le rouge Soudan. Avec ou sans les cellules de Touton, les cellules de Chambard constituent la partie la plus importante de l’infiltrat des xanthomes.
Le terme cellule spumeuse de Virchow a été attribué aux histiocytes du granulome de la lèpre lépromateuse.
Dans la vésicule biliaire, la surcharge des macrophages sous-muqueux entraîne une cholestérolose
K. Touton, dermatologue allemand (1885) ; R. Virchow, pathologiste allemand (1863)
Étym. lat. spume : écume
Syn. cellule xanthomateuse, cellule lipophagique, lipophage, cellule spumeuse
→ athérosclérose (classification des lésions d'), stries graisseuses, système éboueur, xanthomes, Touton (cellule de), Virchow (cellule de), lèpre lépromateuse, cholestérolose, Chambard (cellule de), achalasie, tumeurs stromales gastro-intestinales
[A2,K4]
céroïde n.m.
ceroid, lipofuscine-like material
Pigment brun, granuleux, de composition chimique proche des lipofuscines, n'en différant que par ses constituants minéraux.
Il s'accumule dans le tissu adipeux, principalement en cas d'avitaminose E, et dans les histiocytes bleu de mer.
Étym. gr. keros ; lat. cira : cire
[C1]
céroïde lipofuscinose infantile tardive variant turque l.f.
late infantile ceroide lipofuscinose type turkish
Hérédodégénérescence neuronale lysosomique, autosomique récessive, décrite dans la population turque en 1978.
Les troubles neurologiques débutent entre 5 et 10 ans avec des convulsions, une myotonie, une dysarthrie. Les troubles moteurs, la spasticité, les troubles visuels et le retard mental sont retardés et modérés (la vision peut être normale). L’évolution est lente : la survie est parfois prolongée jusqu’à la soixantaine. L’affection est un variant allélique de l’épilepsie du Nord, liée à une mutation d’un gène localisé en 8p23 codant une protéine transmembranaire.
Isabelle Rapin, neuropédiatre américaine (1978)
Syn. céroïde lipofuscinose neuronale infantile de type 7, CLN 7
→ céroïde neuronale infantile , épilepsie du Nord
[Q2,H1]
Édit. 2018
céroïde lipofuscinose neuronale congénitale l.f.
→ idiotie amaurotique forme congénitale
[Q2,H1]
céroïde lipofuscinose neuronale de type 3 l.f.
neuronal ceroide lipofuscinose of type 3, ceroide lipofuscinose youthful, NCL 3
H. Vogt, neurologue allemand (1905) ; W. Spielmeyer, neuropsychiatre allemand (1907)
→ Spielmeyer-Vogt (maladie de), idiotie amaurotique familiale de type juvénile
[Q2,H1]
céroïde lipofuscinose neuronale de type infantile tardive l.f.
neuronal ceroid lipofuscinosis late infantile type
J. Janský, neuropsychiatre tchèque (1910) ; M. Bielschowsky, neuropathologiste allemand (1914) ; F. Batten, neuropédiatre britannique (1902)
→ idiotie amaurotique forme tardive infantile, Janský-Bielschowsky (maladie de), Batten infantile (maladie de)
[H1, Q2 ]
Édit. 2018
céroïde lipofuscinose neuronale infantile de type 7 l.f.
Isabelle Rapin, neuropédiatre américaine d’ascendance suisse (1978)
→ céroïde lipofuscinose infantile tardive variant turque
[Q2,H1]
céroïde lipofuscinose neuronale infantile précoce l.f.
neuronal ceroid-lipofuscinose type 1, neuronal ceroid-lipofuscinose infantile Finnish type
Forme précoce de la lipofuscinose neuronale céroïde se manifestant vers un an et fatale entre 4 et 11 ans avec une atteinte cérébelleuse majeure.
Le développement psychomoteur s’arrête dès l'âge de 1 an avec involution : pas de langage ou perte du langage, ataxie et hypotonie musculaire avec secousses myocloniques vers la fin de la deuxième année. Evolution avec des signes pyramidaux, un syndrome cérébelleux et une ataxie. A l’examen oculaire : atrophie optique, dégénérescence maculaire brunâtre et rétinite pigmentaire hypopigmentée sans pigment ostéoblastique. La cécité est totale à l'âge de deux ans avec ERG et EEG éteints. L’examen au scanner montre une atrophie cérébrale. Le diagnostic peut être fait par le dosage de la palmitoyl-thioestérase et la recherche d'inclusions lipofusciniques céroïdes autofluorescents lysosomiques. L’examen histologique montre une modification complète de l'architecture cellulaire corticale avec dégénérescence de la matière blanche, dépôts de matériel granulaire et présence massive de phagocytes souvent binucléés et d'astrocytes fibrillaires hypertrophiques. L’affection, autosomique récessive, est liée à un déficit en palmitoyl-protéine-thioestérase 1 (PPT) par mutation du gène CNL1 en 1p32 codant cet enzyme lysosomial. (MIM 256730).
B. Hagberg neurologue suédois (1968) ; P. Santavuori et M. Haltia, neurologues finlandais (1973)
Syn. Hagberg-Santavuori (maladie de), lipofuscinose neuronale céroïde infantile finlandaise, Santavuori-Haltia (maladie de),
Sigle : CLN1
[Q2,H1]
chéilite kératosique l.f.
keratotic cheilitis, keratosis of lip
Lésions squamo-croûteuses, parfois fissuraires, voire ulcérées, de la lèvre, surtout inférieure, généralement dues aux effets secondaires des expositions solaires chroniques.
On évoque parfois le rôle d'un tabagisme associé lorsqu'il existe, en plus, des lésions endobuccales ou une atteinte de la lèvre supérieure en miroir. La lèvre est recouverte d'une zone leucoplasique plus ou moins diffuse et épaisse. Ces lésions peuvent évoluer vers une transformation carcinomateuse invasive.
Étym. gr. kheilos : lèvre ; itis : inflammation ; keras : corne
[N1,P3]
cheveux argentés de Griscelli-Pruniéras (syndrome des) l.m. .transfert en G
Griscelli's syndrome
Maladie héréditaire rare transmise sur un mode autosomique récessif, associant un déficit immunitaire combiné et un albinisme partiel avec absence de cellules de Langerhans.
Le déficit immunitaire est sévère avec, malgré un nombre de lymphocytes B et T normal, une anergie cutanée, une hypogammaglobulinémie, une neutropénie et une thrombopénie. L'albinisme cutané peut passer plus ou moins inaperçu, mais les cheveux, les cils et les sourcils sont, dès la petite enfance, d'une couleur gris argenté caractéristique.
Cl. Griscelli, pédiatre et immunologiste français et M. Pruniéras, dermatologiste français (1978) ; A. Chédiak, sérologiste cubain (1952) ; O. Higashi, pédiatre japonais (1954)
Syn. Griscelli (syndrome de),
→ Chédiak-Higashi (maladie de)
[J1,Q2]
chimio-embolisation lipiodolée du foie l.f.
hepatic lipiodol chemo-embolization
Traitement des hépatocarcinomes par injection intra-artérielle de lipiodol ultrafluide et d'antimitotiques.
Technique d'efficacité discutée.
[G5,L1]
chromolipoïde n.m.
chromolipoids
[C1]
clip n.angl.
Agrafe chirurgicale utilisée pour oblitérer un vaisseau ou pour repérer un reliquat tumoral.
Dans ce dernier cas, ce repère permet, par radiothérapie externe, de traiter une tumeur en épargnant au maximum les organes sains voisins.
Certains clips ferromagnétiques peuvent poser des problèmes en IRM : il s’agit essentiellement des anciens clips anévrysmaux intra-crâniens ferromagnétiques ou des clips vasculaires implantés depuis moins de six semaines
[N2,B3]
Édit. 2018
CLIP sigle m. pour CLass I Peptide
Peptide fragment de la chaîne invariante 1 situé dans la cavité de liaison de peptides des molécules de classe II du CMH.
Au sein du compartiment de classe II, le peptide CLIP est séparé des molécules de classe II sous l’action des molécules DMA et DMB et remplacé par un peptide produit au sein des endosomes.
Ce peptide peut provenir de la cellule elle-même ou du milieu extracellulaire après pénétration par endocytose.
[C1,F3]
clip cave n.angl.
caval clip
Agrafe placée chirurgicalement sur les deux faces de la veine cave inférieure pour faire barrage à des caillots sous-jacents, sources d'embolies pulmonaires récidivantes.
[K3,B3]
clipeum stomachi l.m.
[A1]
Édit. 2015
CLN3 gene sigle angl. pour CL, battenin
Gènelocalisé en 16p12.1 qui code pour une protéine des membranes de nombreuses structures cellulaires dont les fonctions non entièrement élucidées pourraient inclure le transport des protéines, la communication inter-cellulaire, la transmission de signaux chimiques, l’organisation et le mouvement des structures cellulaires, la taille et le pH des lysosomes.
Les mutations de ce gène sont à l’origine des céroïdes lipofuscinoses neuronales infantiles et de la maladie de Batten-Spielmeyer-Vogt-Sjögren.
Syn. BATTENIN, BTS, ceroid-lipofuscinosis, neuronal 3, CLN3_HUMAN, JNCL, MGC102840
→ Batten-Spielmeyer-Vogt-Sjögren (maladie de), céroïdes lipofuscinoses neuronales infantiles
colipase n.f.
colipase
Protéine jouant un rôle co-enzymatique pour la lipase pancréatique, qu'elle protège contre l'effet inhibiteur exercé par les acides gras produits dans la réaction, ainsi que celui exercé par les sels biliaires qui servent à émulsionner les triglycérides dans l'intestin.
La colipase est biosynthétisée par le pancréas sous forme d'une procolipase qui est hydrolysée secondairement par la trypsine, qui détache un pentapeptide, l'entérostatine.
Étym. lipase
[C1]
coliphage n.m.
coliphage
Bactériophage dont l'hôte est Escherichia coli.
[D1]
colobome de l'uvée-fente labiopalatine-retard menta l l.m.
coloboma uveal, with cleft lip and palate and mental retardation
Association d'un colobome uvéal, uni ou bilatéral, d'un ptosis, d'une fente labiale et palatine.
Le syndrome a une expression variable selon les membres d'une même famille. L'œil est souvent microphtalme, le colobome concerne le nerf optique et la rétine (parfois jusqu'à la macula), on peut trouver une aniridie ou un colobome de l'iris également associés. Les complications possibles seront glaucome, cataracte, et dystrophie de cornée. L’affection est autosomique dominante (MIM 120433).
L. M. T. Collum, ophtalmologue britannique (1971)
[Q2,P2]