Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

1829 résultats 

arthrite n.f.

Atteinte articulaire inflammatoire

Une arthrite peut être aigüe, subaigüe ou chronique, porter sur une articulation (mono- arthrite), un petit nombre d’articulations (oligo-arthrite) ou de nombreuses articulations (polyarthrite), être d’étiologie infectieuse, immunitaire ou métabolique. L’atteinte articulaire des arthrites est initialement synoviale, pouvant s’étendre ensuite aux autres structures de l’articulation (cartilage, fibrocartilages, os sous-chondral).

Étym. gr. arthron : articulation ; ite : inflammation

arthrite bactérienne, polyarthrite

arthrites juvéniles idiopathiques l.f.p.

Ensemble des atteintes inflammatoires articulaires sans cause reconnue, débutant avant l'âge de 16 ans et de durée supérieure à 6 semaines.
En l'absence de mécanisme connu il est fondamental d’éliminer toutes les arthrites d'origine infectieuse, inflammatoire, auto-immune et hémato-cancérologique. L'incidence de ces affections est d'environ 0,01 à 0,2/1 000 enfants, et leur prévalence d'environ 0,3 à 3/1 000 enfants.
La réunion internationale d'Edmonton en 2001 a identifié six maladies : la polyarthrite systémique (maladie de Still), l'oligoarthrite juvénile, la polyarthrite avec facteur rhumatoïde, la polyarthrite sans facteur rhumatoïde, les arthrites avec enthésites (spondylo-arthropathies) et le rhumatisme psoriasique auxquelles s’ajoutent des arthrites non-classées.
Les critères définissant ces affections sont essentiellement cliniques. Les études génétiques (notamment les liaisons avec les antigènes du groupe HLA), confirment qu'il s'agit bien de maladies différentes et non de formes cliniques d'une même affection. Le risque d'uvéite évoluant à bas bruit, pouvant avoir des conséquences graves en l'absence de traitement précoce, impose une surveillance ophtalmologique régulière avec examen à la lampe à fente tous les 3 mois, dans les arthrites sans facteur rhumatoïde du petit enfant.
Les biothérapies, ciblant certaines cytokines inflammatoires dont le TNF-alpha, ont révolutionné la prise en charge et le pronostic des formes les plus sévères de ces maladies. Le méthotrexate reste le traitement de seconde ligne de référence. D'autres traitements sont actuellement utilisés et/ou en cours d'étude : le thalidomide, l'antagoniste du récepteur de l'interleukine-1, l'anticorps monoclonal anti-récepteur de l'interleukine-6.

Chantal Job Deslandre, médecin rhumatologue française (2007)

Réf. Orphanet, 2007

biothérapie, anti TNF alpha, HLA, HLAB27, Still (maladie de), oligoarthrite juvénile, polyarthrite avec facteur rhumatoïde, polyarthrite sans facteur rhumatoïde, arthrites avec enthésites, rhumatisme psoriasique, polyarthrite, polyarthrite rhumatoïde, spondylo-arthropathie, spondylo-arthropathies; méthotrexate, thalidomide

[I1,O1]

Édit. 2017

articulation sacro-iliaque l.f.

articulatio sacro iliaca
sacro-iliac joint
Diarthrose paire et symétrique unissant le sacrum et l'os iliaque, renforcée par un système ligamentaire puissant, iliosacré en arrière, iliolombaire, iliotransversaire, ilioconjugué, petit et grand sacrosciatique et symphyse pubienne en avant.

atélosteogénèse n.f.

atelosteogénésis

Ostéodystrophie congénitale létale caractérisé par des malformations du crâne et de la face, des membres courts et incurvés, des déformations rachidiennes et thoraciques.
Trois types sont actuellement décrits dont le diagnostic prénatal peut être établi :
- Type I  ou dysplasie spondylo-huméro-fémorale (Sillence et Maroteaux,) : il  présente un hypertélorisme, une micrognatie, un front proéminent, une dépression de la racine du nez, une micromélie avec aplatissement des extrémités distales des humérus et des fémurs, une aplasie de la fibula avec pied bot équin, des anomalies vertébrales avec platyspondylie, un thorax étroit. Il est lié à une mutation hétérozygote du gène FLNB codant pour la filamine B, locus en 3p14.3 (MIM 108720). L’affection est létale. Elle est autosomique dominante et sporadique par mutation de novo.
- Type II ( De La Chapelle) : à l’hypertélorisme et la micrognathie s’ajoutent une fente labiale, des kystes du pavillon de l’oreille ; aux membres la brièveté est à prédominance rhizomélique, avec déviation ulnaire des doigts et abduction du pouce ; le thorax est petit, étroit avec trachéomalacie ; une cyphose cervicale est due à une malformation vertébrale. L’affection entre dans le cadre des désordres de la sulfatation (comme la dysplasie diastrophique) avec un déficit des transporteurs de sulfates SLC26A2, dont le gène SLC26A2 est porté en 5q32; la transmission est autosomique récessive, la létalité est périnatale.
- Type III : il est très voisin du type I avec une dysmorphie faciale, des membres raccourcis aux déformations moins prononcées avec des luxations articulaires congénitales multiples, une malacie trachéobronchique facteur d’insuffisance respiratoire avec décès précoce. Comme le type I sporadique, il est du à une mutation hétérozygote du gène codant pour la filamine B( FLNB) en 3q14.3 (MIM 108721).

Étym.  gr. atélos : qui ne va pas à terme (a privatif ; télos : fin,  terminaison ; osteon : os ; genesis : développement

attelle d'abduction de hanche l.f.

hip abduction splint

Appareillage amovible assurant le maintien d’une ou des deux hanches en abduction dans le but de maintenir la tête fémorale centrée dans l’acétabulum tout en permettant une légère mobilité active et une mobilisation passive.
Il est utilisé dans le cadre de la maladie luxante chez le nourrisson et dans les affections chroniques de la hanche, en particulier dans l’ostéochondrite primitive.
La mise en abduction unilatérale nécessite de prendre le bassin dans une coque de plâtre ou de résine prolongée par une valve maintenant le membre inférieur, le tout fixé par des bandes ou des sangles. L’appareil peut être en bivalve antérieure et postérieure.
L’attelle d’abduction bilatérale est utilisée dans le traitement de la subluxation et la luxation congénitale de la hanche après réduction quand la stabilité de la hanche doit être maintenue. Il en existe de très nombreux modèles. L’attelle de von Rosen, en matière plastique ou en aluminium modelables permet peu de mouvements ; elle peut être mise très précocement. Le coussin (ou attelle) de Frejka est en tissu maintenu par des sangles. L’attelle de Petit comporte deux demi valves cruro-jambières en légère flexion du genou réunies par une barre métallique permettant de régler l’abduction et la rotation des membres inférieurs. Elle permet une très bonne mobilité des hanches et facilite l’examen clinique et un examen radiologique sens interposition.

P. Petit, chirurgien français (1962) ; B. Frejka, chirurgien tchèque (1952) ; S. von Rosen, chirurgien suédois (1956)

Pierre Petit (attelle de), von Rosen (attelle de), Frejka (attelle de)

automatisme mental l.m.

de Clérambault's Syndrome

Production spontanée, involontaire, "dissidente" par rapport au contrôle psychique habituel, d'images et de sensations survenant malgré le sujet, étrangères à lui mais au centre de lui. Par exemple :"ça parle, ça pense, ça agit en moi ...il y a des commentaires, des échos de ma pensée, de mes actes, des ratés".
Alors que la fine description par G. de Clérambault à partir de 1921 dans ses articles, est restée familière au clinicien, son postulat organiciste et mécaniciste a été vite rejeté. Selon l'auteur, les phénomènes, notamment l'écho de la pensée, initialement subtils, non sensoriels, sans projection ni réaction émotionnelle (hallucinations psychiques), peu à peu deviennent esthésiques, passent du "petit" au "grand automatisme mental" pour aboutir à une construction délirante hallucinatoire polysensorielle que l'auteur nomme "psychose à base d'automatisme". C'est à l'éclosion spontanée d'un tel processus fondamental, "neutre" et "anidéique", sans signification psychologique, que se résumerait une grande partie de la pathogénie des psychoses. Mais cette gradation elle-même est fortement discutée.
À côté de l'automatisme mental proprement dit, il convient de dégager le syndrome d'influence : "on me fait parler, on me fait penser, on me fait agir ... on exerce une emprise sur moi". Il s'agit alors essentiellement d'hallucinations psychiques.

G. G. de Clérambault, psychiatre français (1921)

Étym. gr. automatos: spontané

bactéries planctoniques l.f. p.

planktonic bacteria

Cellules bactériennes isolées, ou groupées en petit nombre suivant leur mode de division, capables lorsqu’elles sont transportées dans un milieu riche en nutriments, de se multiplier selon les phases successives de tout phénomène biologique naturel : latence, multiplication exponentielle avec métabolisme intense, maximum stationnaire, multiplication ralentie et déclin.
Elles sont sensibles aux antibactériens.

Étym. gr. plankton : qui erre, bakteria : bâton

bactérie 

Édit. 2017

bactériocinogène adj.

bacteriocinogenic

Se dit d'une bactérie (un petit nombre dans une population) qui produit une bactériocine.
La bactériocinogenèse est sous la dépendance d'un plasmide.

bactériocine, plasmide, bactérie

Édit. 2017

bactériurie n.f.

bacteriuria

Présence de bactéries dans l'urine fraîchement émise, en l'absence de pyurie.
Des germes en petit nombre sont éliminés par les urines sans aucun signe d'infection. Seule une bactériurie correspondant à une numération de germes supérieure ou égale à 106 (compte de Kass) doit être prise en considération. L'urine peut être contaminée au moment du jet par des germes saprophytes de la portion distale de l'urèthre.

E. H. Kass, bactériologiste américain (1963)

compte de Kass, infection urinaire, bactérie

Édit. 2017

ballonnet de sonde d'intubation l.m.

cuff of a tracheal tube

Petit manchon gonflable en caoutchouc ou en plastique mince, placé au bout d'une sonde d'intubation trachéale et destiné à assurer l'étanchéité dans la lumière de la trachée.
La sonde est munie à l'extérieur d'un ballonnet témoin où règne la même pression que dans le ballonnet intratrachéal. Même en bon état, s'il est mal ou trop gonflé, un ballonnet trachéal peut être la cause d'accidents pulmonaires graves immédiats ou tardifs.
Trois causes de risques sont à signaler :
- défaut d'étanchéité : un ballonnet percé ou mal gonflé est la cause de fuites rendant la ventilation artificielle inefficace, ce qui entraîne une hypoxie-hypercapnie. Dans ces conditions, l'intubation ne protège pas contre une régurgitation ;
- excès de gonflage : il résulte soit d'un remplissage initial excessif du ballonnet, soit, lors d'une anesthésie de longue durée, de la diffusion progressive du N2O à travers la fine paroi du ballonnet. Le ballonnet comprime alors la paroi trachéale, ce qui arrête la circulation au niveau du contact avec la muqueuse. Un ballonnet témoin trop tendu doit permettre de contrôler le gonflage. La compression de la muqueuse peut être à l'origine d'ulcérations entraînant par la suite une sténose cicatricielle, souvent méconnue, qui peut engendrer une dyspnée inspiratoire à l'effort et ultérieurement un emphysème pulmonaire par effet de soupape dynamique ;
- hernie du ballonnet : elle peut former un clapet entravant l'expiration et simulant un bronchospasme. Le ballonnet témoin ne permet pas de détecter cet accident.
Aussi, avant d'intuber, convient-il de vérifier la symétrie de gonflage des ballonnets après les avoir légèrement gonflés.
L'emploi de sondes à usage unique a quasiment supprimé le risque de hernie du ballonnet et l'emploi des ballonnets larges à basse pression (qui diminuent l'ischémie de la muqueuse trachéale) a considérablement réduit le risque d'ulcération générateur de sténose trachéale. Mais il subsiste le risque de dégonflage accidentel du ballonnet trachéal ou de son gonflement insidieux par diffusion d'oxyde nitreux.
La surveillance attentive du ballonnet témoin est indispensable en anesthésie comme en réanimation (notamment pour les sondes de trachéotomie à ballonnet).
Lors du premier examen clinique d'un emphysème, il faut rechercher la notion d'une ancienne anesthésie générale longue ou d'une intubation difficile : si cela est confirmé, la recherche d'une éventuelle sténose trachéale est indiquée si l'exploration fonctionnelle apporte des arguments (VIMS diminué).
 

Édit. 2017

Bárány (tambour de) l.m.

Bárány’s drum

Dispositif qui permet de provoquer l’apparition du nystagmus optocinétique (NOC), constitué d’un tambour cylindrique de 30 cm de diamètre, à rotation manuelle, et sur lequel sont dessinées des bandes noires et blanches, de taille égale : 8 cm de large pour provoquer le nystagmus optocinétique ou de taille décroissante, de 25 à 0,7 mm., pour mesurer l’acuité visuelle, chez le tout petit.
L’enfant est installé à 50 cm du tambour.
Si on ne possède pas de tambour, on provoque le NOC en utilisant une bande de tissu à rayures noires et blanches, bande que l’on déplace d’abord dans le sens temporonasal, puis dans le sens nasotemporal.
Cette méthode est parfois encore utilisée.

R. Bárány, otologiste autrichien, prix Nobel de médecine en 1914 (1876-1936)

Édit. 2017

Bartholin (glande de) l.f.

Bartholin's gland, greater vestibular gland

Glande paire encore appelée vestibulaire majeure, profondément située dans la partie postérieure d'une grande lèvre.
Elle est de type muqueux  et déverse son mucus grâce à un canal excréteur s'ouvrant par un petit orifice dans le sillon nymphohyménéal, à l'union du tiers postérieur et des deux tiers antérieurs de l'orifice vaginal.

C. Bartholin (ou Bartolinus), anatomiste danois (1655-1738)

Syn. glande vestibulaire majeure, glande vulvo-vaginale

Édit. 2017

BBS genes sigle angl. pour Bardet-Biedl syndrome

Le syndrome de Bardet-Biedl résulte de mutations qui concernent 14 gènes différents, souvent appelés BBS genes, qui produisent des protéines impliquées dans le maintien et la fonction des structures ciliaires.
Ce sont le BBS1dans environ un quart des cas, le BBS10 dans 20 % et aussi d’autres gènes responsables d’un petit pourcentage. Restent environ 25 % des cas dont la cause est inconnue. Chez un même patient, les mutations des gènes BBS peuvent être associées à des mutations d’autres gènes.

Bardet-Biedl (syndrome de), BBS genes, protéines BBS °

Édit. 2017

Bcr-abl gene l.m.

Gène de fusion résultant de la translocation t (9 ; 22), caractéristique du chromosome Philadelphie (22q-) observé dans la leucémie myéloïde chronique (LMC).
Le point de cassure du gène BCR sur le chromosome 22 se situe dans une zone ramassée de 5,8 kilobases dite M-bcr. Le gène Bcr-abl est transcrit en un ARN messager chimérique produisant une protéine à activité phospho-tyrosine-kinase (P210 Bcr-abl). Dans 3% des leucémies aigües lymphoblastiques de l'enfant et dans 25% de celles de l'adulte, on détecte aussi la présence d'un chromosome Philadelphie dont le point de cassure se situe en dehors de la zone M-Bcr caractéristique de la LMC (M-bcr). Celui-ci donne naissance à un gène de fusion transcrit en un ARN messager plus petit produisant une protéine de 190 kD ou P190.
L'utilisation de sondes moléculaires spécifiques de la zone de fusion bcr-abl a considérablement augmenté la sensibilité des méthodes de détection de ces maladies, grâce notamment aux techniques de RT-PCR.

chromosome Philadelphie, leucémie myéloïde chronique, leucémies aigües lymphoblastiques

Édit. 2017

Bernutz (diaphragme pelvien de) l.m.

Bernutz's pelvic diaphragm

Cloisonnement constitué à partir de l’épiploon et des viscères au cours d’une péritonite pelvienne, isolant la grande cavité péritonéale du petit bassin infecté.

G. Bernutz, gynécologue français, membre de l'Académie de médecine (1860)

péritonite, péritonite pelvienne

Édit. 2017

Bielschowsky (manœuvre de) l.f.

Bielschowsky's test

Manœuvre clinique utilisée dans le diagnostic des hypo-actions des muscles obliques en particulier le grand oblique, et consistant à incliner la tête du sujet successivement sur chaque épaule.
On observe une augmentation de l'hypertropie de l'œil atteint quand on incline la tête sur l'épaule du même côté et une diminution ou une disparition de cette hypertropie quand on incline la tête sur l'épaule du côté opposé.
S'il y a un élément en V associé, il s'agit d'une hypo-action du grand oblique du côté de l'œil le plus haut ; s'il y a un élément en A, il s'agit d'une hypo-action du petit oblique du côté de l'œil le plus bas. La manœuvre peut être utilisée pour aider au diagnostic d'une hyperaction des muscles petits ou grands obliques.

A. Bielchowsky, ophtalmologiste américain  (1938)

test de Héring

Édit. 2017

biomètrie (critères de réussite d'une) l.m.p.

criteria of success of a biometry

En ophtalmologie, éléments visibles sur l'écran du moniteur permettant de vérifier que l'examen est techniquement correct.
En mode A, ils dépendent des lois de propagation du faisceau ultrasonore et de la forme supposée sphérique de l'œil emmétrope. Les appareils actuels donnent plusieurs mesures successives. Il est indispensable de regarder les différentes courbes enregistrées par la machine pour chaque mesure et ne sélectionner comme valables que les courbes donnant les plus grandes longueurs avec les plus hauts pics. Il est utile également de vérifier que l'écart-type des valeurs successives des différents segments mesurés (chambre antérieure, cristallin, vitré, longueur axiale totale) est inférieur à 0,01 pour la longueur axiale totale et inférieur à 0,06 pour l'épaisseur du cristallin et la profondeur de la chambre antérieure.
En mode B, l'alignement sur une même ligne de l'apex cornéen, se matérialise par deux petits fragments curvilignes correspondant à l'épithélium et à l'endothélium, de la pupille matérialisée par la cristalloïde antérieure convexe vers l'avant au travers du diaphragme irien plan, du centre de la cristalloïde postérieure, de la macula localisée à 3 mm en temporal de la papille facilement reconnaissable avec un petit pertuis en son centre (cet axe visuel fait environ 15° avec l'axe joignant le centre de la cornée à la papille).

Étym. gr. bios : vie ; metron : mesure

biométrie

Édit. 2017

biopsie du péricarde l.f.

pericardial biopsy

Prélèvement d’un petit fragment de péricarde, pour une étude anatomopathologique et bactériologique.
Elle s’avère utile dans des péricardites à évolution prolongée, qui ne font pas la preuve de leur nature exacte, et ne réagissent pas au traitement. Sauf dans le cas où une péricardectomie est nécessaire (péricardite constrictive) la biopsie du péricarde est pratiquée par voie sous-xyphoïdienne, soit à l’aide d’une exposition chirurgicale limitée, soit à l’aide d’un fibroscope (péricardoscopie).

Étym. gr. bios : vie ; opsis : vue

biopsie

Édit. 2017

bioterrorisme n.m.

bioterrorism

Utilisation, ou menace d'utilisation à des fins terroristes, en l'absence de guerre déclarée, d'agents infectieux (virus, bactéries, champignons, parasites) ou de toxines pour provoquer une maladie ou la mort au sein d'une population humaine, animale ou végétale.
Les agents du bioterrorisme sont habituellement trouvés dans la nature mais ils peuvent avoir été modifiés pour accroître leur virulence, leur résistance aux thérapeutiques ou leur capacité à se propager dans l'environnement. Ces agents biologiques peuvent être répandus dans l'air, dans l'eau ou dans les aliments, ou disséminés par des arthropodes vecteurs. La voie respiratoire est le mode de contamination privilégié. Les terroristes peuvent recourir à des agents très difficiles à détecter et ayant un effet retardé. Certains de ces agents, comme le virus de la variole, peuvent être disséminés de personne à personne, tandis que cela est impossible pour d'autres comme la bactérie du charbon.
Lors des attaques bioterroristes, seul un petit nombre de personnes peut être atteint mais beaucoup d'autres sont effrayées et de ce fait, peuvent changer leur comportement.

Édit. 2017

Blackfan-Diamond (maladie de) l.f.

Diamond-Blackfan’s syndrome

Maladie familiale caractérisée par une anémie profonde, arégénérative, c'est-à-dire avec une érythroblastopénie médullaire et un taux de réticulocytes circulants très bas, découverte en général pendant les premiers mois de la vie.
La moelle est de richesse normale, mais si les lignées granulocytaires et mégacaryocytaires sont présentes, il n'y a pas ou très peu d'érythroblastes.
L'érythroblastopénie est liée à une anomalie intrinsèque du progéniteur érythroblastique, incapable de se différencier in vivo. Il s'agit d'une maladie hétérogène par sa présentation clinique, par son mode de transmission et par sa réponse thérapeutique : la plupart des malades ont un petit poids de naissance et un retard staturopondéral qui aboutira à une petite taille à l'âge adulte. Un pouce triphalangien peut être noté. Plus de la moitié des cas vont répondre aux glucocorticoïdes par voie orale, mais le seuil varie d'un malade à l'autre. Il existe des familles à transmission dominante ou récessive, ou des cas de consanguinité ; un quart des patients ont une anomalie du gène RPS19, locus en 19q13.3, codant pour une protéine ribosomique.

L. K. Diamond et K. D. Blackfan, pédiatres américains (1938)

Syn. érythroblastopénie constitutionnelle

Édit. 2017

bol n.m.

1 - En pharmacologie, petite portion de médicament ou d'aliment, avalée en une fois ;

2 - en réanimation, petit volume de solution médicamenteuse administré en une fois par voie intraveineuse. Les dispositifs de seringues automatiques peuvent être réglés pour délivrer un bol à la cadence choisie, chacun transportant une petite dose de principe actif ;
3 - En radiodiagnostic, quantité d’un médicament ou produit de contraste injectée en une fois et très rapidement ;
4 - En radiothérapie, bloc d'un matériau équivalent-tissu placé à la surface cutanée, généralement destiné à réaliser une surface d'entrée plane, perpendiculaire à l'axe du faisceau. Il comble les courbures et irrégularités de la surface cutanée et éventuellement l'absence de tissus dans une partie du faisceau. Il est généralement réalisé en moulant un matériau mou, ou en utilisant des sacs contenant un matériau granuleux (grains de riz). Il peut également, pour les faisceaux d'électrons, être destiné à modifier la surface d'entrée pour obtenir une distribution plus appropriée de la dose en profondeur ;
5 - En physiologie, le bol alimentaire est la masse formée sur la langue par les aliments mastiqués et avalée en une fois ;
6 - En pharmacie vétérinaire, grosse pilule molle à usage vétérinaire.

Étym. gr. bôlos : motte de terre, boule ; lat. bolus : pilule

Syn. bolus (anglicisme à éviter)

[D5,G3,G5]

Édit. 2017

Bonnaire (lois de retentissement de) l.f.p.

Bonnaire's law

Ensemble de lois déterminant le rôle des affections rachidiennes dans la genèse et la gravité des anomalies pelviennes.
Elles font intervenir l'âge, le siège, le rayon de courbure, la nature de la lésion et l'influence du traitement :
- loi de l'âge : une lésion de la colonne vertébrale retentit d'autant plus gravement sur le bassin qu'elle est apparue plus tôt,
- loi du siège : une lésion de la colonne vertébrale retentit d'autant plus sur le bassin qu'elle est bas située,
- loi du rayon de courbure : une lésion de la colonne vertébrale à grand rayon de courbure retentit moins sur le bassin qu'une lésion à petit rayon de courbure,
- loi de la nature de la lésion : elle conditionne l'évolution spontanée du retentissement pelvien : mal de Pott, rachitisme, traumatisme,
- loi du traitement : modifications de l'évolution naturelle des lésions vertébrales et des déformations pelviennes sous l'effet d'un traitement spécifique de l'affection causale.

E. Bonnaire, gynécologue français (1858-1918)

Édit. 2017

bord latéral de la scapula l.m.

margo lateralis scapulae (TA)

lateral border of scapula

Crête osseuse qui sépare la gouttière et le pilier de la scapula situés sur la face antérieure de la scapula au-dessous de la cavité glénoïde, des surfaces d’insertion des muscles grand rond et petit rond sur la face postérieure de la scapula.

Syn. anc. bord externe de l’omoplate, bord axillaire de l’omoplate

Édit. 2017

bord médial de la scapula l.m.

margo medialis scapulae (TA)

medial border of scapula

Bord qui sépare en dedans les faces antérieure et postérieure de la scapula.
Il dessine un angle très ouvert en dehors dont le sommet répond à l’extrémité médiale l’épine
de la scapula. Le muscle petit rhomboïde s’insère au-dessus de l’épine, le muscle grand
rhomboïde au-dessous.

Syn. anc. bord spinal de l’omoplate

Édit. 2017

Borell (manœuvre de) l.f.

Borell's manoeuvre

Manœuvre favorisant la déflexion complète de la tête du fœtus en présentation du front : la bouche du fœtus est refermée afin d'éviter l'accrochage de la mandibule à la margelle du petit bassin.

U. Borell, gynécologue suédois (1965)

Édit. 2017

| page précédente | /74 | page suivante