infécondité n.f.
unfruitfulness, sterility, infertility
Etat ne permettant pas la procréation.
infécondité et psychisme l.
barreness, infertility and psychism
Attente, échecs souvent répétés, danger pour la cellule conjugale, éventuellement dévalorisation sociale, caractérisent plus ou moins cette situation anxiogène dominée par l'incertitude, la durée, les investigations complémentaires et des traitements parfois agressifs, qui peuvent contraster avec les annonces parfois spectaculaires des médias concernant l'assistance médicale à la procréation.
Une douleur morale, une culpabilité, des sentiments d'injustice, de désespoir et/ou d'agressivité peuvent prévaloir de façon quasi obsessionnelle, souvent partagés entre la femme et l'homme. L'aide psychique du généraliste et au besoin du psychiatre est indispensable.
Il est vrai que l'existence de stérilités psychogènes ne doit pas être sous-estimée.
→ infécondité, fécondation in vitro (FIVETE) avec transfert d'embryon, insémination artificielle et psychisme, procréation médicalement assistée et psychisme
infectant adj.
infecting
Qui provoque une infection.
Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner
infecté adj.
infected
Qui souffre d’infection.
Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner
infectieux adj.
infectious
Qui a rapport à l'infection et à sa transmission : un germe infectieux est capable de se transmettre directement d'homme à homme.
L'usage distingue les germes infectieux des agents infestants, ces derniers correspondent à la pénétration dans l'organisme d'un agent morbide non directement transmissible. Par ex. l'hématozoaire du paludisme est infestant car il nécessite un vecteur : n’étant pas directement infectieux d'homme à homme, il doit être inoculé par un moustique ou au cours d’une transfusion.
La désinfection consiste à éliminer les germes infectieux pour éviter la transmission de l'infection. Il faut s'attaquer au vecteur.
Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner
infectiologie n.f.
infectiology
Discipline médicale qui traite des maladies infectieuses.
Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner
infection n.f.
infection, bacterial contamination
Désigne d’une part, la pénétration et le développement dans un être vivant, de micro-organismes (bactéries, virus, champignons) qui provoquent des lésions en se multipliant et éventuellement en sécrétant des toxines ou en se propageant par voie sanguine et d’autre part, le résultat de cette pénétration caractérisé par une réponse inflammatoire, au moins locale.
Sa présence dans le sang est qualifiée de septis (bactériémie, virémie, fongémie selon la nature du germe).
Le processus infectieux procède de deux mécanismes différents : l'un spécifique, directement en rapport avec l'agent infectieux, sa localisation et sa dissémination, il nécessite un traitement antiinfectieux, l'autre non-spécifique, en rapport avec la réaction de défense de l'organisme (réaction inflammatoire) qui dépend de médiateurs lipidiques et protidiques mis en jeu par des cellules spécifiques (macrophages, épithéliums, etc.). Les deux mécanismes, infectieux et inflammatoire, associés initialement peuvent ensuite évoluer séparément. Notamment la réponse inflammatoire non spécifique peut se poursuivre alors que l'infection est éliminée (on ne retrouve une septicémie que dans 30 à 60% des états septiques graves), c'est pourquoi l'on décrit un «état septique non septicémique» ou «syndrome de réponse inflammatoire généralisée»
Une infection est dite latente quand elle ne se manifeste par aucun symptôme. Une infection est souvent contagieuse.
Ce mot employé aussi pour désigner une grande puanteur, signifie ailleurs au figuré, corruption en raison de l’altération produite dans un corps.
Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner
→ infectieux, sepsis, syndrome de réponse inflammatoire généralisée, contamination
infection à bactérie anaérobie l.f.p.
infection with bacteria anaerobic
Infection provoquée par les bactéries anaérobies strictes.
Parmi ces bactéries on distingue :
- les bacilles à Gram positif, anaérobies sporulés, du genre Clostridium, ubiquitaires (germes telluriques) et présents dans l ‘intestin de l’homme ; ils sont à l’origine de la gangrène gazeuse et de diverses infections abdominailes et surtout gynécologiques, primitives ou postopératoires,
- les bactéries anaérobies non sporulées (bacilles à Gram négatif tels que Bacteroides, Prevotella, Fusobacterium, coques à Gram positif dont Peptostreptococcus, Propionibacterium et les streptocoques micro- aérophiles), commensales des cavités naturelles de l’homme : elles sont responsables d’infections tissulaires primitives, postopératoires ou post- traumatiques telles que des péritonites, des cholécystites aigües, des abcès du foie, des infections gynécologiques suppurées, des pneumopathies nécrosantes, des abcès cérébraux d’origine sinusienne, otitique ou dentaire, des cellulites cervicofaciales, des myosites suppurées, des fasciites nécrosantes. Leur pronostic est spontanément très grave.
Le traitement associe une antibiothérapie adaptée à la sensibilité des bactéries responsables, la mise à plat et le drainage de la suppuration, l’excision des tissus nécrosés et un traitement symptomatique entrepris dans un service de soins intensifs.
[D1]
Édit. 2017
infection à Bedsonia l.f.
Syn. chlamydose désuet (anciens noms des chlamydiae)
[D1, E2, K1]
Édit. 2020
infection à Chlamydia l.f.
Syn. chlamydiose
[D1, E2, K1]
Édit. 2020
infection à Miyagawanella l.f.
Syn. chlamydiose syn. désuet ancien nom des chlamydioses
[D1, E2, K1]
Édit. 2020
infection à Pneumocystis jirovecii
l.f.
Syn. pneumocystose
→ pneumocystose, Pneumocystis jirovecii
[D1]
Édit. 2020
infection à virus respiratoire syncytial l.f.
respiratory syncytial virus infection
→ virus respiratoire syncytial (infection à)
infection amniotique l.f.
amniotic infection
Infection de la cavité ovulaire par contamination microbienne qui atteint le liquide amniotique, puis le fœtus, le placenta et le cordon.
Sa première cause est la rupture prématurée des membranes, mais elle peut aussi survenir au cours d’un travail de durée prolongée. Elle est favorisée par la présence de méconium ou de sang. Elle se manifeste par un liquide fétide et des signes infectieux, fièvre, accélération du pouls, frissons.
Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner
Syn. infection ovulaire, fièvre du travail, physométrie
infection chronique l.f.
chronic infection
Infection d’évolution lente, par opposition à une infection aigüe.
Certaines formes d’endocardites ou d’ostéites bactériennes ont, en l’absence de traitement, une évolution chronique.
infection focale l.f.
focal infection
Infection au cours de laquelle des microorganismes (essentiellement des bactéries) restent confinés en un point de l’organisme d’où ils peuvent diffuser ou sécréter des toxines.
Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner
infection iatrogène l.f.
iatrogenic infection
Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner
infection infraclinique l.f.
subclinical infection
Infection inapparente qui ne se traduit par aucun symptôme clinique.
Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner
infection latente l.f.
latent infection
État infectieux au cours duquel un microorganisme pathogène reste vivant dans l’organisme sans provoquer de manifestations cliniques.
Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner
infection néonatale l.f.
neonatal infection
Infection du nouveau-né succédant à une contamination d’origine maternelle.
Elle se transmet par voie hématogène transplacentaire, ou à travers les membranes à partir d’un foyer d’endométrite, ou par voie ascendante à partir d’une infection cervicovaginale, ou après la rupture des membranes avant ou pendant le travail, voire pendant l’accouchement au passage de la filière génitale.
Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner
infection nosocomiale l.f.
nosocomial infection
Infection contractée par un malade à l'occasion de soins reçus dans un établissement hospitalier ou en dehors de celui-ci, sans préjuger de la qualité du soignant.
Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner
infection opportuniste l.f.
opportunistic infection opportunistic disease
Infection qui apparaît au cours d’une altération majeure des défenses immunitaires de l’hôte, congénitale ou plus souvent acquise, spontanée (hémopathies malignes, cancers, infection par le virus de l’immunodéficience humaine, etc.) ou postthérapeutique.
L’intensité de la multiplication des microorganismes opportunistes et leur pouvoir pathogène dépendent du niveau du déficit immunitaire en cause. Il peut s’agir de parasites (Pneumocystis jiroveci, Toxoplasma gondii, Cryptosporidium parvum, Strongyloides stercoralis, etc.), de champignons (Candida sp., Aspergillus fumigatus, Cryptococcus neoformans, etc.), de bactéries (mycobactéries, Salmonella), de virus (Cytomegalovirus, herpes virus, virus varicelle-zona). Chaque type d’immunodéficience est associé, avec une certaine spécificité, à divers micro-organismes opportunistes dont le développement est à l’origine de complications infectieuses pouvant mettre en jeu le pronostic vital du patient.
Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner
→ sida
infection ovulaire l.f.
ovular infection
infection puerpérale l.f.
puerperal infection
Infection génitale, régionale ou générale à point de départ génital survenant dans la période des suites de couches.
Les septicémies puerpérales à streptocoque représentaient une cause majeure de mortalité en maternité avant la prophylaxie par l’hygiène hospitalière et surtout l’emploi de sulfamides puis d’antibiotiques.
Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner, puerpera : accouchée.
infection pulmonaire à Klebsiella pneumoniae l.f.
Klebsiella pulmonary infection
Infection regroupant des bacilles à Gram négatif, immobiles, aéro-anaérobies facultatifs, s'observant volontiers sur un terrain débilité dont les formes septicémiques ont un pronostic très sévère.
La contamination se fait par voie aérienne. Lorsque cette infection évolue par petites épidémies hospitalières, la contamination est alors manuportée de malade à malade.
L'aspect clinique et radiologique est celui d'une pneumonie lobaire inférieure. La nécrose est précoce, extensive, prenant parfois l'aspect d'une gangrène pulmonaire.
Normalement ce germe est sensible aux céphalosporines de 3e génération associées à un aminoside. Mais les souches hospitalières peuvent être productrices d'une bêta-lactamase à spectre étendu entraînant une résistance à de nombreux antibiotiques. Un antibiogramme est donc nécessaire pour tester les antibiotiques les plus récents, afin d'éviter une évolution vers la chronicité.
Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner