inactivation métabolique l.f.
metabolic inactivation
Processus au cours duquel l'organisme fait subir à un médicament des modifications dans sa structure chimique qui le transforment en substance inactive biologiquement.
inadaptation n.f.
maladjustment
En sociologie, incapacité à se conformer aux habitudes et aux normes d'un groupe et de participer à ses activités et à ses productions.
Il peut s'agir d'inadaptation familiale, scolaire, professionnelle et/ou sociale. Les mesures d'ordre médical, psychologique et éducatif mises en œuvre concernent tout particulièrement les enfants et les adolescents, avec pour souci principal la prévention de troubles ultérieurs.
Certes, il existe un certain aspect d'inadaptation qui peut être considéré comme représentant une forme de maturité, mais l'adaptabilité reste le meilleur indicateur de santé mentale.
inadapté (enfant) l.m.
malajusted child
Enfant présentant des troubles très divers caractérisant une inadaptation à son environnement, qui se traduit par un mal-être.
Parmi les inadaptés, il faut distinguer les enfants souffrant d'un handicap organique : encéphalopathie, handicap moteur, troubles sensoriels, et ceux ayant des troubles du comportement plus ou moins réactionnels au milieu : famille, école, institutions de garde et de loisir.
inadaptée (mimique) l.f.
inadequate face expression
Indifférence, parfois parasitisme de la mimique, souvent uniformément souriante et détachée, donnant une impression superficielle d'ironie non adaptée au contenu gai ou triste du discours.
À l'extrême, on peut observer notamment des rires immotivés ou au contraire, des colères sans raison suffisante, qui peuvent rompre avec une apparente indifférence. Des sourires, des grimaces, une asynergie mimique peuvent être les seules expressions d'états thymiques parasites. Ces signes sont évocateurs de la discordance schizophrénique.
inaffectivité n.f.
callousness, insensitiveness, lack of affectivity
Au sens littéral, absence de sentiments et de vie émotionnelle.
Cette insensibilité rare est rencontrée seulement chez les arriérés profonds, certains autistes avec important retrait, des déments à un stade évolutif avancé et dans des stupeurs confusionnelles, suivies d'une amnésie lacunaire qui démontre a posteriori la perte de relation avec le réel.
Le plus souvent, même chez les malades mentaux graves et anciens, il s'agit plutôt d'une apparence d'indifférence affective que d'une réelle neutralisation émotionnelle. Elle s'observe surtout dans certaines phases schizophréniques où elle s'accompagne de froideur, détachement et retrait pouvant alterner avec des haines ou des conduites agressives paradoxales, mais également au cours d'accès mélancoliques comportant une forte inhibition douloureuse ("anesthésie affective").
inanition et psychiatrie l.f.
inanition and psychiatry
Détresse physiologique extrême par défaut de nourriture du fait d'une maladie mentale.
Elle est surtout liée à un refus d'aliments systématique et prolongé, rencontré dans l'anorexie mentale, les états mélancoliques, certains délires de persécution et d'autres comportements négativistes (catatonique en particulier).
L'inanition, principalement en eau, dont on sait que les pertes ne se réparent pas, peut entraîner rapidement un état confusionnel, puis des séquelles psychiques bien difficiles à distinguer de la pathologie mentale de base. Elle représente une urgence. Des observations classiques ont mentionné la prévention d'une évolution fatale par l'emploi d'opiacés, notamment du laudanum, par l'hypnose, ou même l'extase, les états de transe, la léthargie hystérique. Des peptides opioïdes endogènes, dont le rôle est mieux connu dans la réduction centrale de l'appétit, pourraient alors entrer en jeu.
→ faim (grève de la), kwashiorkor et psychiatrie, sitiophobie
INCa sigle pour Institut National du Cancer
incapable majeur l.m.
legally incapacitated person
Personne majeure qui a perdu sa capacité sur le plan civil lorsque ses facultés mentales sont altérées par une maladie, une infirmité ou un affaiblissement lié à l'âge.
La loi du 3 janvier 1968 portant réforme du statut des incapables majeurs, se limite à la protection des biens. Elle impose aux médecins des services publics et permet aux autres d'adresser au Procureur de la République une déclaration pour toute personne qui nécessite une protection dans les actes de la vie civile : déclaration qui place la personne sous sauvegarde de justice.
Ses dispositions instituent trois formes modulables de régimes de protection : la sauvegarde de justice (minimale) qui peut s'appliquer en urgence ; la tutelle (durable et complète) pour incapacité civile totale ; la curatelle (intermédiaire) pour incapacité civile partielle.
→ sauvegarde de justice, tutelle, curatelle
incapacité n.f.
disability
"Dans le domaine de la santé, réduction (résultant d'une déficience) partielle ou totale de la capacité d'accomplir une activité d'une façon ou dans des limites considérées comme normales pour un être humain" (OMS).
La Classification internationale des handicaps définit de nombreuses sortes d'incapacités selon qu'elles concernent le comportement, la communication, les soins corporels, la locomotion, l'utilisation du corps dans certaines tâches, des aptitudes particulières, etc.
Pour chacune de ces incapacités, sont décrits divers degrés de gravité.
Dans le langage courant, l'incapacité constitue un handicap.
incapacité fonctionnelle l.f.
functional disability
Incapacité qui caractérise une fonction ou un individu devenus incapables d'accomplir la tâche assignée.
L'incapacité d'une fonction organique s'évalue à partir de la capacité normale du système d'accomplir sa fonction. Les capacités se mesurent à l'aide d'une grandeur physique ou d'une valeur économique et se calculent à partir d'une fonction logarithmiconormale (Cara, 1958) : l'incapacité va de 0 % (capacité normale) à 100 % (incapacité totale). Une réduction de capacité de 50 % correspond à une incapacité de 10 %. La figure montre l'exemple de l'incapacité visuelle en fonction de l'acuité visuelle (capacité de vision) mesurée en 1/10. Les points donnent le taux d'incapacité selon le barème officiel : la courbe est une logarithmiconormale. On voit que pour amener une incapacité notable, la réduction de la fonction visuelle, mesurée par l'acuité, doit être inférieure à 5/10. A partir de là, une faible diminution d'acuité amène une forte augmentation de l'incapacité.
Dans le domaine respiratoire le résultat est le même: si l'on mesure la fonction par le VEMS (valeur normale 3 litres chez l'adulte, correspondant à 100 % de la fonction, la réduction du VEMS doit être inférieure à 1,5 litres (50 % de la valeur normale correspondant à une incapacité de 10 %) pour qu'une réduction supplémentaire du VEMS aggrave notablement l'incapacité. Quand le VEMS est inférieur à 0,6 litre le patient devient pratiquement incapable de mener une vie tant soit peu active.
De même l'incapacité cardiaque pourrait s'évaluer par rapport à la normale à partir d'un test d'effort.
L'incapacité fonctionnelle ne doit pas être confondue avec l'incapacité permanente partielle (IPP) considérée pour l'indemnisation des dommages corporels : la première ne suit pas les mêmes lois que l'IPP, pour les incapacités multiples notamment.
W. Henry, physicien et chimiste britannique (1803)
Syn. Insuffisance
→ Henry (anamorphose d'), VEMS
incapacité permanente partielle l.f.
partial permanent incapacity
Poste de préjudice qui, dans une pratique juridique maintenant dépassée, regroupait à la fois l’incapacité professionnelle définitive d’ordre économique patrimonial et le déficit fonctionnel personnel définitif d’ordre extrapatrimonial tels qu’ils pouvaient être évalués au stade des séquelles de la maladie traumatique, après la consolidation médico-légale, au moment du règlement.
Cette confusion juridique était source d’injustices pour la victime, le recours subrogatoire des tiers payeurs pouvant s’exercer sur la totalité de l’indemnisation du poste sans tenir compte des composantes patrimoniale et extrapatrimoniale.
L’incapacité permanente partielle est maintenant représentée par deux entités distinctes :
1 – l’incidence professionnelle définitive d’ordre patrimonial ;
2 – le déficit fonctionnel personnel définitif (ou préjudice fonctionnel permanent) d’ordre extrapatrimonial.
Ph. Wood, épidémiologiste britannique (1980)
Sigle : IPP (obs.)
→ déficit fonctionnel personnel définitif, incapacité temporaire totale (obs.), incidence professionnelle définitive, préjudice fonctionnel permanent, Wood (classification de)
incapacité subite l.f.
sudden incapacity
Impossibilité subite à effectuer la tâche qui était entreprise.
Quand un homme dirige ou surveille une machine, l'incapacité subite est une cause importante d'accident. L'origine d'une telle incapacité est en général liée à un dysfonctionnement circulatoire (arrêt circulatoire, hémorragie), nerveux (crise convulsive, perte de conscience, douleur intense, etc.) ou digestif (diarrhée, vomissements par ex.). La cause peut aussi être morbide, traumatique, toxique (par ex. monoxyde de carbone par infiltration des gaz d'échappement du moteur dans la cabine) ou hypoxique. Ces causes d'accident sont assez rares, mais elles doivent être recherchées systématiquement en cas d'accident lors de l'autopsie du conducteur ou du pilote.
Beaucoup plus souvent il s'agit d'une incapacité subtile n'amenant qu'une perte momentanée de vigilance.
incapacité subtile l.f.
subtle incapacity
Perte de vigilance amenant des erreurs de surveillance ou de conduite pour la tâche qui était entreprise, p. ex. conduire une voiture, piloter un avion.
L'incapacité subtile est une cause relativement fréquente d'accident, elle peut être d'origine psychique (évènement «détournant l'attention») ou toxique : début d'hypoxie ou d'intoxication d'effets modérés (alcool, drogue, gaz d'échappement du moteur, psychotrope, etc.). En ce qui concerne les médicaments une directive européenne impose l'impression du pictogramme ci-dessous sur l'emballage externe de tels produits (triangle équilatéral blanc bordé de rouge avec un schéma d'automobile noire au centre) dont l'usage est dangereux pour la conduite automobile, notamment.
incapacité temporaire de travail l.f.
temporary disability of work
Préjudice économique subi par la victime d’un accident durant la maladie traumatique (stade lésionnel de Wood avant la consolidation médico-légale) et dont l’évaluation s’effectue in concreto sur la preuve des pertes de revenus subies jusqu’au jour du règlement.
Il fait partie des préjudices économiques temporaires d’ordre patrimonial. Il peut, de ce fait, être l’objet du recours subrogatoire des tiers payeurs.
Ph. Wood, épidémiologiste britannique (1980)
Syn. incidence professionnelle temporaire
Sigle : ITT (nouvelle nomenclature)
→ déficit fonctionnel personnel temporaire, incapacité temporaire totale (obs.), Wood (classification de)
incapacité temporaire totale l.f.
total temporary incapacity
Poste de préjudice qui, dans une pratique juridique maintenant dépassée, regroupai à la fois l’incapacité professionnelle économique subie par la victime d’un accident et son incapacité fonctionnelle non économique et personnelle constatable durant la maladie traumatique (stade lésionnel avant la consolidation médico-légale).
Cette confusion juridique était source d’injustice pour la victime puisque les tiers payeurs pouvaient exercer leur recours subrogatoire sur la totalité du poste, tant dans sa partie économique patrimoniale évaluée « in concreto » que sur le dommage fonctionnel personnel subi durant le stade lésionnel, dommage extrapatrimonial non aliénable par les tiers payeurs.
L’incapacité temporaire totale est maintenant représentée par deux entités distinctes :
1 – l’incapacité temporaire de travail (ou incidence professionnelle temporaire) classée dans les préjudices économiques temporaires d’ordre patrimonial ;
2 – le déficit fonctionnel personnel temporaire (ou préjudice fonctionnel temporaire) classé dans les préjudices non économiques temporaires d’ordre extrapatrimonial.
Sigle : ITT (obs.)
→ déficit fonctionnel personnel temporaire, incapacité permanente partielle (obs.), incapacité temporaire de travail, incidence professionnelle temporaire, préjudice fonctionnel temporaire, Wood (classification de)
incarcération du placenta l.f.
placental incarceration
Complication de la délivrance par rétention de la totalité du placenta au-dessus d’un anneau de striction médio-utérin, dit anneau de Bandl.
Elle est due à une anomalie de la contractilité utérine par inertie utérine associée à une contractilité segmentaire exagérée. Elle se traite par la délivrance manuelle.
incarcération utérine partielle l.f.
partial uterine incarceration
Complication exceptionnelle de la grossesse sur utérus rétroversé.
La réduction incomplète de la rétroversion, survenant habituellement au troisième mois de la grossesse, maintient une partie de l’utérus en situation pelvienne. Son développement se fait aux dépens de sa face antérieure.
Syn. sacculation postérieure de l’utérus gravide
incarcération utérine totale l.f.
total uterine incarceration
Complication exceptionnelle de la grossesse sur utérus rétroversé.
Le développement de l’utérus maintenu en rétroversion entraîne l’allongement exagéré puis l’occlusion de l’urètre, responsable d’une rétention d’urines.
incendiaire n.m.ou f, adj.
arsonist
Celui qui met le feu à des biens mobiliers ou immobiliers.
Il est habituel de distinguer l'incendiaire du pyromane, ce dernier étant pathologique : délimitation assez artificielle, d'autant plus que l'on a coutume de ranger dans les incendiaires les psychopathes alcooliques, les plus nombreux de cette catégorie.
Si l'on écarte l'incendie intentionnel malveillant (par vengeance calculée, surtout en milieu rural) ou destiné à percevoir une assurance, restent notamment le vandalisme gratuit, auquel s'associent souvent alcool, débilité, fascination par le feu, et le jeu des adolescents ou enfants, au sein duquel on discerne une formidable agressivité, en général déplacée ou impossible à assumer en face de la victime désignée. Parmi les pyromanes, finalement peu nombreux, on cite habituellement les psychotiques, les déments et parfois des malades atteints de certains types de névrose obsessionnelle. La pyrolagnie (Kiernan, Havelock Ellis) désigne l'excitation sexuelle associée aux incendies contemplés ou provoqués ("chaleur du désir" selon certains psychanalystes).
Le terme d'érostratisme, utilisé par Valette chez les débiles vaniteux, vient d'Érostrate, incendiaire du temple de Diane à Éphèse, qui comptait se rendre ainsi immortel.
J. C. Kiernan, psychiatre américain (1888) ; H. Havelock Ellis, médecin et sexologue britannique (1859-1939) ; P. Valette, médecin français (1903)
Étym. lat. incendium : incendie (déverbal d'incendere : avancer)
incendie n.f.
fire
Embrasement progressif, total ou partiel, d'un édifice, d’une installation industrielle, d'une forêt, etc., cause importante de brûlures par la chaleur du brasier, d'asphyxies par manque d'oxygène et d'intoxications par les fumées dégagées et les produits de décomposition de plastiques, les isolants des câbles électriques, les revêtements plastiques et même les résines des conifères, rendent les fumées d'incendie très toxiques (vapeurs chlorées dégagées par les plastiques, acide cyanhydrique par les résines acryliques, etc.).
L'inhalation de suies chaudes provoque des brûlures des voies aériennes.
La prévention des incendies passe par une réglementation stricte sur la construction et l'aménagement des bâtiments ou des forêts, avec des mesures pour limiter les effets du feu, favoriser l'évacuation des victimes et permettre aux sauveteurs d'agir dans un milieu malgré une haute température et une ambiance hostile.
Étym. lat. incendium : incendie (déverbal d'incendere : avancer)
inceste n.m.
incest
Relation à caractère sexuel entre proches parents ou alliés dont le mariage est prohibé par la loi, le plus souvent entre un adulte détenteur d'autorité parentale et un mineur.
La fréquence de l'inceste est difficile à évaluer du fait du silence qui le recouvre souvent. Plus importante qu'on ne le croit généralement, elle touche tous les milieux, même les plus protégés. L'inceste père-fille est de loin le plus fréquent, qu'il soit subi dans la terreur, accepté mais conflictuel, ou apparemment intégré sans conflit ni émergence symptomatique. Très rare, l'inceste mère-fils reste le fait de grands malades mentaux, psychotiques ou psychopathes. L'inceste frère-sœur, que l'on ne confondra pas avec les jeux sexuels, est considéré comme moins dommageable que les relations parent-enfant.
Par la réalisation de l'inceste quel qu'il soit, l'enfant est confronté à une complexité supplémentaire dans le dégagement qu'il doit effectuer vis-à-vis de ses premiers objets d'amour, parentaux ou non. En dehors des éléments psychologiques qu'il partage avec les agresseurs sexuels, l'agresseur incestueux a souvent pour caractéristiques de faire vivre sa famille dans une certaine autarcie, d'avoir un sentiment de propriété sur la victime et de craindre la sexualité adulte. Le droit pénal ne saisit que les agressions sexuelles, notamment le viol, commises avec violence, contrainte, menace ou surprise. Néanmoins, le jeune âge de la victime (moins de 15 ans) et la qualité d'ascendant ou de personne ayant autorité chez l'agresseur, constituent les principaux facteurs aggravants de sa responsabilité pénale (art. 222-22 et suiv., 227-1 et suiv. CP).
→ sévices sexuels dans l'enfance, personne particulièrement vulnérable
incidence n.f.
incidence
1) En épidémiologie, nombre de cas nouveaux d’une maladie, de personnes atteintes ou de tout autre événement recensé, survenant dans une population et/ou une région pendant un temps donné.
2) En radiologie, mode de réalisation d’un examen.
Étym. angl. incidence ; lat. incidere : tomber dans, sur in et cadere : arriver par hasard
[B2, E1 ]
Édit. 2020
incidence axiale de Hirtz l.f.
Hirtz’s axial incidence
E. J. Hirtz, médecin radiologue militaire français (1869-1934)
incidence cumulée l.f.
accumulated incidence
Probabilité ou risque qu’une personne indemne de maladie au début d’une période d’observation soit atteinte au cours de la période.
Elle se calcule en rapportant le nombre de nouveaux cas de maladie cumulés pendant la période d’observation, à l’effectif des personnes présentes au début de la période.
Étym. angl. incidence ; lat. incidere : tomber dans, sur in et cadere : arriver par hasard
Syn. incidence cumulative
incidence d'orbites l.f.
orbital incidence
Incidence radiographique projetant le bord supérieur des rochers à hauteur de la moitié des sinus maxillaires.
En pratique, cette incidence est obtenue par l’appui sur le récepteur du nez et du menton alors que les rayons X incidents font un angle de 0° avec le plan sagittal médian et un angle de 35° avec le plan orbitoméatal.
Les clichés ainsi réalisés permettent l’analyse de la transparence des aires orbitaires, des lignes oculopalpébrales, des planchers de l’orbite, des canaux sousorbitaires.
Étym. angl. incidence ; lat. incidere : tomber dans, sur in et cadere : arriver par hasard
Syn. incidence de Mahoney