immunoglobuline E (IgE) l.f.
immunoglobulin E (IgE)
Immunoglobuline formée de deux chaînes lourdes ε identiques et de deux chaînes légères κ ou λ.
Les chaînes ε possèdent 4 domaines constants et un domaine VH.
Les IgE ont une demi-vie plasmatique courte (2,3 jours) et une faible concentration plasmatique (3,3 à 188 unités internationales/mL). Ces immunoglobulines se fixent sur les récepteurs cellulaires de haute affinité (FceR) de type 1, notamment à la surface des mastocytes où elles peuvent persister pendant plusieurs semaines.
Étym. lat. immunis : exempt de
immunoglobuline G (IgG) l.f.
immunoglobulin G (IgG).
Molécule d’immunoglobuline formée de deux chaînes lourdes identiques de type γ 1, γ 2, γ 3 ou γ 4 et de deux chaînes légères identiques légères κ ou λ.
Les IgG représentent la principale classe d’immunoglobulines du sérum, Les 4 sousclasses d’IgG maternelles passent dans la circulation fœtale et assurent l’immunité passive du nouveau-né, à l’exclusion de toutes les autres classes d’immunoglobulines.
Les IgG1 et les IgG3 activent le complément par la voie classique. Elles participent à l’opsonisation des micro-organismes. Toutes les classes d’IgG ont une fonction de neutralisation des toxines. La demi-vie plasmatique des IgG1, 2 et 4 est de 21 jours, celle des IgG3 de 7 jours. Les pourcentages relatifs des 4 sous-classes dans le sérum sont 66% pour les IgG1, 23% pour les IgG2, 7% pour les IgG3 et 1,4% pour les IgG4.
La concentration normale d’Ig G chez l’adulte est de 7 à 16 g/L. Elle est basse chez le nourrisson (4.0 +/- 2 ,0 g/L) puis augmente progressivement jusqu’à l’âge adulte
Étym. lat. immunis : exempt de
immunoglobuline G STS l.f.
short term sensitizing immunoglobulin
Groupe d'anticorps spécifiques appartenant au sous-groupe des IgG4.
Pour certains, leur intervention devrait être soupçonnée chez l'homme lorsque les prick-tests sont négatifs et que seules les intradermoréactions sont positives.
Étym. lat. immunis : exempt de
immunoglobuline M (IgM) l.f.
immunoglobulin M (IgM).
Molécule d’immunoglobuline formée de 5 sous-unités (ou monomères) constituées de deux chaînes lourdes µ symétriques et de deux chaînes légères kappa ou lambda.
Les IgM transmembranaires existent sous forme monomérique à la surface des lymphocytes B. Les IgM solubles sont formées de 5 sous-unités associées entre elles par le peptide J (jonction et par des ponts disulfure). La masse moléculaire des formes pentamériques est de 970 kDa Elles sont pour la plupart dans le secteur intravasculaire. Elles ont la propriété d’activer la voie classique du complément et participent ainsi à la bactériolyse et à l’opsonisation des micro-organismes. C’est la première classe d’immunoglobulines produite lors de l’immunisation par un antigène exogène.
La concentration plasmatique des Ig M chez le sujet adulte normal est d’environ 0,5 à 2,5 g/L. Elle est très faible chez le nouveau-né(0,10 +/- 0,05 g/L) et augmente progressivement jusqu’à l’âge adulte
Étym. lat. immunis : exempt de
Syn. bêta-2-macroglobuline
immunoglobuline monoclonale l.f.
M-component, monoclonal immunoglobulin
Immunoglobuline produite par un clone de cellules lymphoïdes tumorales ou non donnant à l’électrophorèse un pic protéique étroit et symétrique.
Toutes les molécules d’un pic monoclonal ont une structure identique, une même chaîne lourde et une même chaîne légère, la même spécificité idiotypique et, si elles en ont une, la même spécificité anticorps. Les critères requis pour définir la monoclonalité sont plus précis que le simple aspect homogène de migration en électrophorèse : on exige au minimum la démonstration du caractère monotypique kappa ou lambda de la chaine légère, et au mieux la spécificité idiotypique commune de ces immunoglobulines.
En pathologie les immunoglobulines monoclonales s’observent dans les proliférations lympho-plasmocytaires malignes (myélome et macroglobulinémie de Waldenström) mais aussi en dehors de toute prolifération maligne; on parle alors de gammapathie monoclonale de signification indéterminée (GMSI), ce qui implique une surveillance rapprochée du patient.
On peut obtenir des immunoglobulines monoclonales in vitro par la technique d'hybridation (hybridomes). L'intérêt de cette technique est de produire de manière stable et indéfinie un anticorps utilisable comme réactif de laboratoire ou comme agent thérapeutique. L'usage est de désigner ces produits sous le terme d'anticorps monoclonaux.
J. Waldenström, médecin interniste suédois, membre de l'Académie de médecine (1944)
Étym. lat. immunis : exempt de
immunoglobulines (Ig) n.f.p. (Ig)
immunoglobulins
Les immunoglobulines sont des glycoprotéines douées d’activité anticorps, présentes dans les liquides biologiques, qui peuvent se fixer spécifiquement (de façon non covalente) par leurs paratopes sur les épitopes de l’antigène correspondant.
Des sites particuliers peuvent figurer sur certaines classes d’entre elles : fixation du complément, fixation sur certaines cellules (ayant des récepteurs pour leur fragment cristallisable (Fc), site de transfert placentaire.
Leur structure en quatre chaînes est révélée par des expériences de clivage. Les agents réducteurs, comme le mercapto-éthanol, permettent la libération de deux sortes de chaînes par rupture des ponts disulfures qui les relient :
- les chaînes légères (L) formées de deux domaines de 110 acides aminés. Le premier, N-terminal, a une composition variable en acides aminés avec de courtes zones hypervariables dont la diversité résulte de recombinaisons génomiques et de mutations somatiques entraînant un répertoire pratiquement illimité (elles sont le support de l’idiotypie). Le deuxième domaine est dit constant car seule une petite variation permet d’identifier soit une chaîne κ, soit une chaîne λ, caractéristique du type de l’Ig ;
- les chaînes lourdes (H) formées de quatre à cinq domaines de 110 acides aminés. Entre le deuxième et le troisième domaines existe une courte région charnière (traduction du mot angl. hinge) permettant à ce niveau une grande flexibilité de la molécule. Le premier domaine, N-terminal, est de composition variable avec des zones hypervariables situées en face des parties homologues des chaînes légères ; avec elles se constitue le paratope.
De petites variations des parties constantes permettent d’identifier les chaînes : γ, δ, α, μ, ε, caractérisant respectivement les classes d’Ig : Ig G, Ig D, Ig A, Ig M, Ig E. De même sont identifiables les sous-classes : Ig G1 (γ1), Ig G2 (γ2),Ig G3 (γ3), Ig G4 (γ4), Ig A1 (α1), Ig A2 (α2).
Les deux chaînes légères sont identiques entre elles dans une même molécule et il en est de même des chaînes lourdes.
Les Ig G, les Ig A sériques, les Ig D, les Ig E, sont ainsi composées de quatre chaînes. Les Ig A sécrétoires sont composées de deux sous-unités de quatre chaînes et les Ig M de cinq sous-unités.
Les enzymes protéolytiques clivent les immunoglobulines suivant le cas :
- soit en deux fragments (N-terminaux) , appelés Fab, constitués chacun de la totalité de la chaîne légère et de la partie N-terminale (deux premiers domaines) de la chaîne lourde restant reliés par des ponts disulfure. Ils comportent donc chacun un site anticorps. Le troisième fragment, appelé Fc, est constitué par les deux domaines C-terminaux des deux chaînes lourdes ;
- soit en un fragment F (ab’)2 formé de l’équivalent de deux fragments Fab reliés par des ponts disulfure et un fragment Fc comme précédemment.
En plus des chaînes légères et lourdes, les Ig A sécrétoires comportent une chaîne J qui assure la liaison des deux sous-unités d’Ig A qui les composent et d’une pièce sécrétoire qui le protège de l’action des sucs digestifs. Les Ig M sont constituées de cinq sous-unités et d’une chaîne J.
Les récepteurs des lymphocytes B (BCR) sont constitués d’une molécule d’Ig (dont la structure est la même que celle des anticorps qui seront synthétisés par les cellules) complétées par une région transmembranaire et une courte région intra-cytoplamique. Ceci permet de transmettre à la cellule un signal d’activation lors de la liaison avec l’antigène.
Il existe trois niveaux d’hétérogénéité des Ig :
- isotypique, mis en évidence par des anticorps d’origine animale qui reconnaissent des épitopes présents chez tous les individus d’une même espèce, permettant l’identification des diverses chaînes légères et lourdes ;
- allotypique, mis en évidence par des anticorps provenant d’un individu de la même espèce permettant l’identification d’allotypes présents sur certaines chaînes de certains individus. Chez l’Homme il s’agit des antigènes des systèmes : Gm, Km, Am ;
- idiotypique, mis en évidence par des anticorps réagissant spécifiquement avec des épitopes présents sur les parties hypervariables en fonction de la spécificité anticorps de l’Ig. Ainsi se constitue un réseau idiotype-anti-idiotype participant à la régulation de la réponse immunitaire.
G. M. Edelman, biologiste américain, prix Nobel de médecine en 1972 (1969)
Étym. lat. immunis : exempt de
Syn. anticorps, gamma-globuline
→ gamma-globuline, anticorps, antigène, immunoglobuline G, immunoglobuline D, immunoglobuline A, immunoglobuline M, immunoglobuline E, glycoprotéine, paratope, épitope, système du complément, chaine légère, idiotype, chaîne lourde, allotypie, isotype, idiotype
[C1, F3]
Édit. 2020
immunoglobulines intraveineuses l.f.
intravenous immunoglobulins
Traitements thérapeutiques de plus en plus employés, utilisant actuellement surtout les immunoglobulines par voie veineuse (IgIV), en raison du nombre croissant d’affections neurologiques admises comme d’origine dysimmunitaire.
Leurs indications actuelles concernent préférentiellement : parmi les affections musculaires inflammatoires, les dermatomyosites ; parmi les maladies de la jonction neuromusculaire, la myasthénie en poussée et le syndrome de Lambert-Eaton ; parmi les atteintes périphériques, le syndrome de Guillain-Barré, les polyradiculonévrites chroniques idiopathiques, les neuropathies multifocales avec blocs de conduction et les neuropathies périphériques associées à une gammapathie monoclonale IgM ; parmi les manifestations nerveuses centrales, la sclérose en plaques. Avec les IgIV, les effets secondaires sont assez fréquents mais le plus souvent bénins et transitoires, bien qu'aient été également observées des complications majeures telles qu'une insuffisance rénale aigüe, des manifestations thromboemboliques et rarement une transmission d'affections virales. Par ailleurs les coûts sont très élevés et les résultats seulement temporaires.
E. H. Lambert, neurophysiologiste et L. M. Eaton, neurologue américains (1956) ; J. Guillain et J. Barré, neurologues français et membres de l'Académie de médecine (1916)
Étym. lat. immunis : exempt de
immunoglobulines spécifiques l.f.p.
Immunoglobulines injectées, à titre préventif de la survenue d’une maladie infectieuse, dans quelques indications (tétanos, hépatite B, rage), conjointement à la vaccination.
L’immunoglobuline anti-D est également spécifiquement destinée à combattre l’immunisation fœtomaternelle.
Étym. lat. immunis : exempt de
immunohistochimie n.f.
Méthode de détection d'antigènes tissulaires sur les tissus ou sur frottis cellulaires (im
munocytochimie) à l'aide d'anticorps couplés à un fluorochrome ou à un enzyme.
Cette technique peut être appliquée à l’étude d’anticorps dans les liquides biologiques. Les autoanticorps se fixent sur les antigènes correspondant au sein du tissu ou des cellules étudiées ; les immunoglobulines non fixées sont éliminées par lavage et les anticorps fixés sont ensuite révélés par addition d’anticorps anti-immunoglobulines couplés à un fluorochrome ou à un enzyme (technique dite d’immuno
Étym. lat. immunis : exempt de
immunologie n.f.
immunology
L’immunologie est la science biologique et médicale qui étudie l’ensemble des phénomènes (intéressant structures, cellules et molécules) qui contribuent au maintien de l’intégrité de l’organisme vis-à-vis de son environnement (substances étrangères diverses, agents infectieux par ex.) et qui assurent ainsi la reconnaissance du soi et du non-soi.
Elle utilise pour cela des techniques sérologiques, physiques, chimiques, cyto-histologiques et génétiques associées à l’investigation clinique. Elle étudie également les dérèglements de ces systèmes : déficits immunitaires, pathologie auto-immune, réponses inadaptées, accidents des transfusions sanguines, hypersensibilisation, rejets de greffes.
Étym. lat. immunis : exempt de
→ antigène, anticorps, immunoglobulines, lymphocytes, réponses immunitaires
immunologie et psychiatrie l.f.
immunology and psychiatry
immunologie inverse l.f.
reverse immunology
Procédé permettant de prédire et d’identifier des peptides immunogènes à partir de la séquence de la protéine produite par le gène d’intérêt chez un patient donné.
La présentation d’un peptide à la surface des cellules présentatrices d’antigènes, ou des cellules tumorales, nécessite des étapes successives de protéolyse, transport et liaison aux molécules du complexe majeur d’histocompatibilité de classe I (CMH-I). Des algorithmes de prédiction des sites de coupure de la protéine par les protéasomes et d’autres des séquences peptidiques susceptibles de se lier aux molécules du CMH d’un patient donné ont été développés en utilisant des données déjà validées. On identifie ainsi de nouveaux épitopes à partir de séquences d’antigènes connus ou de nouveaux antigènes potentiels à partir de données génomiques. Les mutations tumorales sont en effet la source de néoantigènes à identifier dans un but thérapeutique.
→ complexe majeur d'histocompatibilité, protéasome
immunomarqueurs en dermatopathologie l.m.p.
immunological stains in dermatopathology
Anticorps utilisés pour l’immunomarquage, servant à reconnaître l’immunophénotype de certaines cellules et donc à apprécier le type de différenciation de processus tumoraux.
Surtout utiles pour identifier les tumeurs peu différenciées, ceux qui sont actuellement le plus utilisés appartiennent à plusieurs groupes.
Parmi ceux qui marquent la différenciation épithéliale les principaux sont ceux qui reconnaissent la cytokératine, composant structural du cytosquelette des cellules épithéliales, tels les anticorps CK7 et CK20, l’antigène épithélial de membrane (EMA) qui marque les éléments glandulaires eccrines, apocrines et sébacés, et l’antigène carcino-embryonnaire (CEA) qui identifie les tumeurs eccrines et la maladie de Paget extra-mammaire.
La mise en évidence d’une différenciation mésenchymateuse a recours à différents anticorps : aux CD31 et CD34 pour les tumeurs d’origine endothéliale ; à la desmine pour le tissu musculaire, aussi bien squelettique que lisse et cardiaque, à l’actine, plus sensible, qui marque aussi les cellules myoépithéliales et les myofibroblastes et dont une variété (HHF35) est spécifique du muscle tandis que l’autre (7GFA1) l’est du seul muscle lisse ; au CD34 qui est également utilisé pour identifier les lipomes à cellules fusiformes, certains sarcomes des tissus mous et le dermatofibrosarcome de Darier-Ferrand, ce qui permet de le différencier du dermatofibrome qui, lui, est CD34 négatif mais, en revanche réagit avec le facteur XIIIa.
Les marqueurs neuro-ectodermiques sont la Protéine S-100 qui reconnaît les tumeurs mélanocytaires et nerveuses, les cellules de Langerhans et les glandes eccrines et apocrines, ainsi que l’anticorps monoclonal HMB-45 utilisé pour identifier les mélanomes et certains types de naevus, de même que le MelaA et le MART-1 pour les mélanocytes.
L’identification des éléments du système hématopoïétique fait appel à plusieurs marqueurs : au CD3 ou antigène leucocytaire commun (ALC), au CD20 ou Pan-leucocyaire B, au CD43 (Leu-22) ou Pan-leucocyaire T, au CD30 (Ki-1) qui est utile pour identifier des lésions de maladie de Hodgkin, des lymphomes anaplasiques et la papulose lymphomatoïde, ainsi qu’au CD68 (Kp-1) qui reconnaît les macrophages et histiocytes mais peut-être aussi les mélanocytes tumoraux.
J. Darier, membre de l’Académie de Médecine et M. Ferrand, dermatologues français (1924) ; T. Hodgkin, anatomopathologiste britannique (1932)
Étym. lat. immunis : exempt de
immunomicroscopie électronique en dermato
immuno electron microscopy
Technique ultrastructurale de révélation antigénique utilisant des produits de marquage dense aux électrons, liés aux anticorps.
Il peut s'agir de technique immuno-enzymatique utilisant la peroxydase du Raifort, ou de technique immunométallique ayant recours à des marqueurs particuliers tels que l'or colloïdal. Bien que longue et coûteuse, cette méthode diagnostique est très utile dans l'étude de certaines dermatoses bulleuses.
Étym. lat. immunis : exempt de
immunomodulateur n.m.
immunomodulator
Substance douée d’une activité stimulante ou plus généralement modulatrice sur la réponse immunitaire.
Étym. lat. immunis : exempt de
immunomodulation n.f.
immunomodulation
Possibilité de modifier (généralement par stimulation ou par inhibition) la réponse immunitaire d’un organisme.
Étym. lat. immunis : exempt de
immunonéphélémètrie
immunonéphélémètrie
immunoperoxydases en dermatologie (technique des) l.f.
immunoperoxydase technique
Méthode de révélation antigénique par un anticorps couplé à une enzyme, qui est la peroxydase du Raifort, la révélation se faisant grâce à un chromogène, la di-amino-benzidine ou 3-amino-5-éthyl-carbazole.
Elle peut être utilisée sur tissu aussi bien fixé au méthanal (formaldéhyde) que congelé et permet la révélation d'antigènes intracytoplasmiques, notamment des filaments intermédiaires des cellules. Elle apporte une aide au diagnostic des proliférations tumorales en permettant de préciser la différenciation des cellules.
Étym. lat. immunis : exempt de
immunophiline n.f.
immunophilin
Récepteur intracellulaire capable de lier des médicaments immunosuppresseurs.
Protéine dotée d'activités de peptidyl-prolyl-isomérase qui se lie à certaines substances immunosuppressives telles que la ciclosporine A, FK506 et la rapamycine. Il en existe plusieurs familles.
La cyclophiline est le récepteur de la cyclosporine A, la FKbp (FK binding protein) est le récepteur de FK506 ou tacrolimus et de la rapamycine.
Étym. lat. immunis : exempt de
immunoprive adj. et n.m. ou f.
immunoprive
Se dit d’un organisme dont les capacités immunitaires sont diminuées ou nulles.
Cette immunodéficience peut être congénitale ou acquise du fait d’une infection (par exemple par le virus VIH responsable du sida) ou d’une thérapeutique (par exemple par l’emploi de certaines substances anticancéreuses, à l’occasion d’une greffe d’organe), etc.
Étym. lat. immunis : exempt de
Syn. immunodéprimé
immunoprophylaxie n.f.
immunoprophylaxis
Mode de prévention des maladies infectieuses à l’aide de préparations capables d’induire une protection immunitaire.
On distingue l’immunoprophylaxie active, durable, que réalisent la vaccination et l’immunoprophylaxie passive, transitoire, acquise par une séroprévention ou l’injection d’immunoglobulines humaines.
Étym. lat. immunis : exempt de
immunoprophylaxie active l.f.
active immunoprophylaxis
Prévention d’une maladie infectieuse par la vaccination, induisant, chez le sujet réceptif une réponse immunitaire protectrice vis-à-vis de l’agent responsable.
Étym. lat. immunis : exempt de
immunoradiologie n.f.
immunoradiology
Etude des capacités immunitaires d’un organisme par l’emploi de réactifs et de marqueurs isotopiques.
Étym. lat. immunis : exempt de
immunoscintigraphie n.f.
immunoscintigraphy
Scintigraphie basée sur l'emploi d'une substance antigénique marquée à l'aide d'un isotope radioactif, tel que le 111indium ou le 123iode.
Elle est utilisée aujourd'hui surtout en cancérologie (recherche biologique d'une diffusion métastatique de divers cancers). L'antigène ou un fragment de celui-ci, s'accumule sur des anticorps présents sur les membranes des cellules tumorales. Le principal problème est de distinguer les foyers spécifiques d'une liaison antigène-anticorps, de fixations non spécifiques.
Étym. lat. immunis : exempt de
immunoscore . l.m.
immunoscore
Score qui permet de prédire la capacité du système immunitaire d'un individu donné à combattre les cellules tumorales.
Outre son intérêt pronostique à la fois indépendant et supérieur à celui de la classification TNM, il peut contribuer à prévoir les chances de réponse aux immunothérapies et à guider les décisions thérapeutiques dans lesquelles l’immunologie a acquis une place importante en cancérologie
L’immunoscore est basé sur la détermination de la densité intratumorale de deux populations lymphocytaires : (CD3+ /CD45RO+) ou (CD3+ /CD8+) ou (CD8+ /CD45RO+) dans la tumeur et son front d’invasion, c’est-à-dire à la fois à l’intérieur et à sa périphérie. Ceci est réalisé par une technique d’immunohistochimie sur coupe tissulaire couplée à un système d’analyse d’image. Le score va de 0, caractérisé par une faible densité des deux types de cellules dans les deux régions, à 4 pour des lésions présentant une forte densité des deux populations dans les deux régions tumorales. Dans les cancers colo-rectaux de stade précoce (TNM stades I-II), l’immunoscore subdivise les patients en sous-groupes présentant des différences importantes de survie sans récidive et de survie globale. De la même manière, l’immunoscore a permis de subdiviser les patients présentant un cancer de stade avancé en des groupes de pronostic distinct et avec des différences majeures de survie.