pelade n.f.
alopecia areata
Variété d'alopécie non cicatricielle caractérisée par une ou plusieurs plaques glabres bien délimitées, de taille variable, non prurigineuses, survenant surtout sur le cuir chevelu.
Elle peut siéger aussi sur la barbe, les cils, les sourcils et toutes les zones pileuses du corps, d'extension centrifuge, pouvant confluer et prendre une très grande extension.
Sur les plaques la peau est discrètement œdémateuse, hypotonique et les orifices pilaires persistent, parfois un peu dilatés. En période d'extension, les cheveux se détachent facilement à la traction douce en périphérie des plaques : ils peuvent prendre un aspect cadavérisé pseudocomédonien ou encore peladique, en point d'exclamation de quelques millimètres de haut avec une base étroite et une extrémité renflée en massue. L'évolution se fait le plus souvent vers une repousse spontanée en quelques mois, mais les récidives sont fréquentes. Deux variétés sont particulières : les pelades décalvante et ophiasique. L'atteinte des ongles réalise la pelade unguéale.
A côté d'autres mécanismes, par ex. génétiques, le rôle de facteurs psychogènes dans cet état où notamment la repousse des poils et des cheveux est le plus souvent spontanée et imprévisible, paraît bien établi. Mais il n'a pas été possible d'identifier de profil psychique particulier. Dans ces deux affections. un mécanisme auto-immunitaire a été retenu. Il pourrait donc s'agir d'exemples de maladies d'ordre psychoneuro-immunologique.
Des états dépressifs fréquents peuvent traduire une réaction à la perte des cheveux et à son retentissement psychosocial. En fait, il est souvent difficile de préciser la part étiologique et/ou réactionnelle.
Étym. gr. alôpêx : renard (le renard étant sujet à la pelade)
Syn. alopécie en aires (obsolète), porrigo decalvans (obsolète)