hypergonadotrophinurie n.f.
hypergonadotrophinuria
Excrétion urinaire excessive d'hormones gonadotrophiques.
[O4]
hypergranulose n.f.
hypergranulosis
Epaississement de la couche granuleuse de l'épi
[J1]
hypergueusie n.f.
hypergeusia
Exagération de la sensibilité gustative.
Étym. gr. huper : au-dessus ; gueusis : goût
Syn. hypergureustie.
[H1,P3]
hyperhémie n.f.
hyperemia
Augmentation du débit sanguin dans un territoire.
Elle peut être induite par le chaud, l'effort, ou être consécutive à une période d'ischémie.
Étym. gr. huper : excès ; haima : sang
[K4]
hyperhémie conjonctivale l.f.
conjunctival hyperhemia
Rougeur oculaire liée à la vasodilatation des vaisseaux conjonctivaux, et traduisant l'existence d'une inflammation conjonctivale.
[P2]
hyperhémie pulmonaire l.f.
pulmonary hyperhemia
→ hypervascularisation pulmonaire
[K1]
hyperhémolyse n.f.
hyperhemolysis
→ hémolyse
[F1]
hyperhéparinémie n.f.
hyperheparinemia
Présence dans le sang d'une quantité excessive d'héparine consécutive, le plus souvent, à un surdosage thérapeutique.
On a décrit une hyperhéparinémie congénitale d'environ 20 mg/L, se traduisant par des troubles de la coagulation avec des hémorragies au moindre traumatisme. Elle peut résulter d'une tumeur riche en cellules basophiles d'Ehrlich ou héparinocytes (mastocytes).
[F1]
hyperhidrose n.f.
hyperhidrosis
Production excessive de sueur.
Elle peut être généralisée et alors consécutive à une fièvre ou à une émotion : dans ce dernier cas, elle prédomine aux paumes, aux plantes et aux creux axillaires. Une hyperhidrose palmoplantaire, continue ou non, est parfois trouvée en l'absence de facteurs déclenchants émotionnels bien individualisés ; elle peut être suffisamment intense pour gêner considérablement la vie sociale ou même être à l'origine de complications telles qu'eczéma de contact ou surinfection par des corynebactéries et justifier dans les formes rebelles et invalidantes la sympathectomie. Une hyperhidrose asymétrique doit faire rechercher une lésion du système nerveux sympathique, du cortex jusqu’aux nerfs périphériques.
Étym. gr. hyper : excès ; hîdros : sueur
[J1,H1]
hyperhomocystéinémie n.f.
hyperhomocysteinaemia
Teneur plasmatique excessive en homocystéine, supérieure à 16 µmol/L, pouvant atteindre 200 µmol/L.
Elle est la conséquence soit d'une carence vitaminique en folates ou en cobalamine, soit d'un déficit congénital en enzymes du métabolisme de l'homocystéine.
À côté des homocystinuries, affections génétiques par déficits enzymatiques congénitaux, il existe de multiples causes d'augmentation de l'homocystéine plasmatique : état hétérozygote des homocystinuries, déficit enzymatique ou coenzymatique (vitamines B6, B12, folates), insuffisance rénale, insuffisance hépatique, cancer, psoriasis, médicaments, etc. Plusieurs études ont montré que cette augmentation de l'homocystéine plasmatique serait un facteur de risque cardiovasculaire (thromboses veineuse et artérielle) par déficiences en facteurs lipotropes.
→ homocystinurie, cobalamine, folates (carence en)
[R1,Q2,K2]
hyperhormonal, adj.
hyperhormonal
Qui se rapporte à un excès d'hormones dans l'organisme.
P.ex. une grossesse hyperhormonale se caractérise par des taux élevés de hCG (hormone chorionique gonadotrope) pouvant correspondre à une grossesse gémellaire.
[O4]
hyperhydratation n.f.
hyperhydratation
L'hyperhydratation globale ou intoxication par l'eau, qui se manifeste cliniquement par une prise de poids et des œdèmes cutanés et séreux correspond à une inflation hydrique parallèle des deux secteurs hydriques et sodés.
Dans les formes sévères, elle entraîne des troubles cliniques graves d'ordre digestif et surtout nerveux avec risque de convulsions et de coma.
L'hyperhydratation extracellulaire s'observe en cas d'atteinte rénale (syndrome néphrotique), cardiaque (insuffisances cardiaques droite ou globale) ou hépatique (cirrhose décompensée sur le mode œdématoascitique). On peut observer une hémodilution avec un retentissement rénal secondaire à une hypovolémie «efficace», qui tend à entretenir le mécanisme œdémateux. L’hyperhydratation constitue l’une des composantes des tableaux d’hémodilution liées aux hypervasopressinsimes, resposables d’états d’intoxication par l’eau.
L'hyperhydratation intracellulaire isolée est rare. Elle est la conséquence d'une hypotonie plasmatique (p. ex. par déficit sodé isolé) à l’origine d’un mouvement de l'eau du secteur extracellulaire, vers le secteur intracellulaire plus hypertonique. Elle se manifeste par des signes digestifs (anorexie, vomissements) un dégoût sélectif de l'eau et des signes neuropsychiques (myoclonies, crampes, fasciculations, signe de Babinski, avec céphalées, troubles de l'humeur et de la vigilance, puis des convulsions et un coma).
Le traitement doit être adapté à chaque cas : restriction hydrique soit isolée soit associée à la correction des autres désordres électrolytiques présents (p. ex. restriction sodique en cas d'œdèmes, apports salés en cas de déficit sodique). Le recours à la classe thérapeutique des aquarétiques est possible au c ours des situations d’hyervasopressinisme.
→ intoxication par l'eau, œdème, potomanie
[M1,L1,H1]
hyperimidodipeptidurie n.f.
hyperiminodipeptiduria
[Q2,J1,R1]
hyperimmunoglobulinémie IgE (syndrome d') l.m.
Variété de déficit immunitaire congénital, caractérisé biologiquement par une élévation extrême du taux d'IgE circulantes (à plus de dix fois la normale) alors que les autres immunoglobulines sont normales, et, cliniquement, par des infections staphylococciques de la peau et des poumons, graves et récidivantes, ainsi que par une dermite eczématiforme peu typique.
Rebecca H. Buckley, pédiatre américaine (1972)
Étym. : Job, personnage de l'Ancien Testament
Syn. syndrome de Job (obs.), syndrome de Buckley
[F1,J1,D5]
Édit. 2015
hyperinsulinémie n.f.
hyperinsulinaemia
Teneur plasmatique excessive en insuline.
Dans les adénomes langerhansiens responsables d’hypersécrétion primaire d’insuline, on peut observer des insulinémies normales ou accrues, mais inadaptées à l’hypoglycémie. L'hyperinsulinémie est bien plus fréquente dans les situations d’insulinorésistance que lors des surcharges pondérales et du diabète sucré de type 2 (non insulinodépendant).
→ insuline
[R1,L1]
hyperinsulinisme organique l.m.
S. Harris, médecin endocrinologue américain (1924)
Syn. Harris (syndrome de)
[R1]
Édit. 2015
hyperintense (signal IRM) adj
hyperintense
Qualifie la restitution d’énergie des protons revenant à leur état d’équilibre, à l’origine du signal magnétique dont la localisation aboutit à une cartographie : image IRM.
Si le signal émis par une structure est intense (hypersignal) - on parle par analogie de « structure hyperintense»- elle apparaît en blanc sur l’image.
P. ex, sur les images pondérées en T1, la graisse est hyperintense ; sur les images pondérées en T2, l’eau et les structures riches en eau sont hyperintenses.
Ant. hypo-intense
→ hypo-intense, hypersignal (en IRM)
[B2,B3]
Édit. 2018
hyperkaliémie n.f.
hyperkaliaemia
Élévation de la teneur plasmatique du potassium au-dessus de 5 mmol/L.
Elle correspond à une surcharge plasmatique ou à un transfert de potassium de la cellule vers le plasma.
La kaliémie, normalement de 4 mmol/L, peut atteindre et dépasser 8 mmol/l, entraînant alors le décès par arrêt cardiaque.
Les signes cliniques et électrocardiographiques d'hyperkaliémie relèvent surtout de l'abaissement du rapport Ki/Ke (par surcharge notamment) et de la toxicité directe de l'excès de l'ion K+ (en chirurgie cardiaque l'injection intracoronaire de potassium est utilisée pour arrêter le cœur). Les signes électrocardiographiques sont nets :
- onde T haute, pointue, étroite et ample, en toile de tente (onde ogivale),
- décalage du segment ST (qui prend un aspect d'S italique),
- raccourcissement de l'espace QT,
- troubles de conduction auriculoventriculaire (élargissement de QRS),
- modification de l'onde P aplatie, allongée reculant dans l'onde T, puis disparaissant (bloc sinoauriculaire, paralysie auriculaire).
Quand ces anomalies s'aggravent, le ventriculogramme a un rythme lent puis il est émoussé et diphasique, avant d’être très irrégulier. L'arrêt cardiaque est alors imminent (fibrillation ventriculaire ou asystolie) : l'hyperkaliémie indique toujours un risque d'arrêt cardiaque (ce qui a fait qualifier le potassium «d'ion qui tue»). Le risque est augmenté par l'acidose et l'hypocalcémie.
Les signes neuromusculaires sont exceptionnels, sauf en cas de paralysie périodique (asthénie, paresthésies des extrémités et de la région péribuccale, tremblements, parfois paralysie ascendante).
La cause principale d'hyperkaliémie est l'insuffisance rénale sévère oligoanurique avec acidose. D’autres mécanismes de surcharge sont possibles : excès d'apport alimentaire, déficit de la sécrétion tubulaire distale (acidose tubulaire), déficit de l'axe rénine-angiotensine-aldostérone. Les hyperkaliémies iatrogènes sont assez fréquentes (abus d'anti-aldostérone, bêtabloquants, inhibiteurs de l'enzyme de conversion, anti-inflammatoires non stéroïdiens, certains antibiotiques).
Les teneurs élevées de potassium sérique justifient un traitement d'urgence par perfusion intraveineuse de solutés glucosés hypertoniques et d'alcalins. Le recours aux méthodes de dialyse peut être requis
→ paralysie périodique hyperkaliémique, potassium, sodium, transport membranaire, insuffisance rénale, antialdostérone, inhibiteurs de l'enzyme de conversion, hémodialyse
[M1,K2]
Édit. 2015
hyperkaliémie chronique n.f.
chronic hyperkaliemia
Hyperkaliémie compatible avec une vie prolongée.
Parmi les causes d'hyperkaliémies sans atteinte rénale on trouve l'hypoaldostéronisme et les pseudo-hypoaldostéronismes (de type I avec fuite urinaire sodée et hypotension artérielle, et de type II ou syndrome de Gordon).
R. D. Gordon, médecin endocrinologue australien (1970)
→ hyperkaliémie, pseudohypoaldostéronisme, Gordon (syndrome de), hypoaldostéronisme
[O4]
Édit. 2018
hyperkératose n.f.
hyperkeratosis
Augmentation d'épaisseur de la couche cornée d'un épiderme.
Pour en apprécier l'importance, on doit tenir compte du site de la biopsie : la couche cornée plantaire ou palmaire est en effet particulièrement épaisse dans des conditions normales. Elle est parakératosique si les cellules qui la constituent, ou cornéocytes, ont conservé leur noyau, ou orthokératosique dans le cas contraire.
hyperkératose épidermolytique l.f.
epidermolytic hyperkeratosis
→ érythrodermie ichtyosiforme congénitale bulleuse, acanthokérotolyse, acanthome épidermolytique
hyperkératose ichtiosiforme l.f.
ichtiosis hyperkeratosis
→ érythrodermie ichtioïde congénitale
hyperkératose nævoïde (hamartomateuse) du mamelon l.f.
hyperkeratosis of nipple and areola
Affection rare consistant en une hyperkératose associée à une papillomatose du mamelon, apparaissant à la puberté ou au cours d'une grossesse, toujours bénigne mais persistant indéfiniment.
Elle doit être différenciée des hyperkératoses du mamelon qui se développent au cours de diverses formes d'ichtyose ou qui résultent d'une extension d'un hamartome épidermique.
hyperkératose talonnière fissurée l.f.
hyperkeratosis of fissured heel
Epaississement souvent considérable de la couche cornée de la région du talon dont la peau, squameuse, est creusée de fissures parfois profondes et très douloureuses avec possibilité de surinfection.
Cette dermatose, très tenace, apparaissant à l'âge adulte, est parfois en rapport avec une dermite de contact ou un psoriasis, mais reste le plus souvent sans cause décelable et sans image histologique significative, de même que les pulpites ou acropulpites.
hyperkeratosis follicularis et parafollicularis in cutem penetrans de Kyrle l.f.
hyperkeratosis follicularis et parafollicularis in cutem penetrans, Kyrle's disease
Dermatose chronique exceptionnelle d'origine inconnue, caractérisée par la survenue progressive et indéfinie, surtout sur les membres inférieurs, de papules kératosiques côniques gris-brunâtre, de 3 à 10 mm de diamètre, plus ou moins enchâssées dans la peau, parfois groupées en placards.
L'image histologique, caractéristique, est celle d'un bouchon corné qui, ayant perforé la partie profonde de l'épiderme et la basale au niveau ou au voisinage d'un ostium folliculaire, pénètre dans le derme papillaire sous-jacent et y détermine la formation d'un granulome réactionnel.
J. Kyrle, dermatologue autrichien (1916)
Syn. maladie de Kyrle