Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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anomalies congénitales du parenchyme pulmonaire l.f.p.

congenital abnormalities of pulmonary parenchyma

Anomalies allant d'une absence totale de poumons (agénésie bilatérale) à des variations modérées dans l'aspect des lobes et la localisation des scissures.
L'agénésie bilatérale pulmonaire ne permet pas la vie. L'absence unilatérale est compatible avec une longue survie.
Une agénésie lobaire est le plus souvent de peu de conséquence.
L'hypoplasie pulmonaire correspond à un développement incomplet ou défectueux du poumon entrainant une diminution de taille par une diminution du nombre des unités qui le constituent.
Le poumon en fer à cheval est une anomalie congénitale rare analogue au rein en fer à cheval. Ici, poumon droit et poumon gauche sont fusionnés derrière le cœur. La distribution bronchique aux deux poumons est anatomiquement normale quoique les bronches puissent être d'un plus petit calibre pour un côté.
Les autres anomalies parenchymateuses sont :
- l'hyperplasie pulmonaire, croissance exagérée de l'arbre aérien vue en fœtopathologie comme complication d'une atrésie trachéale ou laryngée.
- l'emphysème congénital. Cette lésion est rare.
- maternelle par maladie cardiovasculaire ou immunologique.
Plus fréquentes sont la séquestration extralobaire, l'emphysème lobaire géant congénital.
La malformation kystique adénomatoïde congénitale est rare. Ces 3 dernières anomalies sont étudiées à leur rubrique.

[K1,O2]

Édit. 2017

antiépileptique n.m.

antiepileptic

Médicament capable de supprimer ou de diminuer la fréquence ou la sévérité des crises d'épilepsie.
Ils sont classés selon leur efficacité particulière :
- médicaments agissant surtout sur le grand mal (phénobarbital, phénytoïne, carbamazépine),
- médicaments du petit mal (ethosuximide),
- antiépileptiques polyvalents (valproate de sodium).

[G5, H1]

Édit. 2020

antigène n.m.

antigen

Agent qui, introduit dans un organisme par des voies autres que digestive, provoque la formation d'anticorps réagissant spécifiquement avec lui.
Selon les conditions d’administration et l’organisme dans lequel on introduit l’antigène, celui-ci peut être tolérogène ou immunogène. La zone de la molécule d’antigène qui interagit avec le site de liaison de l’anticorps est un épitope. Les protéines sont habituellement constituées d’une mosaïque d’épitopes différents les uns des autres, chaque épitope occupant une zone de 2 à 3 nm2 de la surface de la molécule. Certains antigènes sont formés d’un petit nombre d’épitopes répétitifs, par ex. les protéines bactériennes comme la flagelline, les polyosides bactériens. L’épitope peut être conformationnel ou séquentiel. Au sein de l’épitope, un ou deux acides aminés jouent un rôle essentiel pour déterminer l’affinité de l’anticorps pour l’antigène. Les antigènes protéiques sont dégradés en peptides associés aux molécules de classe I ou de classe II du CMH de façon à interagir avec les lymphocytes T CD8+ ou CD4+.

apprêtement de l'antigène

Aotus trivirgatus

Aotus trivirgatus

Petit singe, arboricole et nocturne (d’où le nom de "owl monkey" ou singe-chouette de cet animal), originaire d’Amérique latine et réceptif à des infestations expérimentales par Plasmodium falciparum.
Les Aotus constituent un modèle expérimental essentiel pour la mise au point préclinique de nouveaux antipaludiques ou de futurs vaccins contre le paludisme.

aplasie du tibia l.f.

tibial aplasia, congenital longitudinal deficiency of the tibia

Malformation congénitale par défaut de développement du rayon médial de la jambe.
L’aplasie totale (agénésie) représente plus de la moitié des cas. La fibula est luxée en haut et en dehors, l’articulation du genou est absente, l’extrémité distale du fémur anormale, la rotule absente, la jambe est en flessum par rapport à la cuisse ; la mobilité est très réduite.
Dans l’aplasie distale du tibia seule l’épiphyse proximale peut être présente sous une articulation du genou mal formée et de mobilité réduite, le péroné est luxé vers le haut. Quand il persiste une épiphyse et une métaphyse proximale, le genou est souvent fonctionnel et le segment métaphysaire, petit, cartilagineux et invisible sur la radiographie dans les premiers mois, s’ossifie et s’allonge au cours de la croissance ce qui favorise une reconstruction L’aplasie complète de la partie proximale du tibia est rare. L’aplasie du segment distal articulaire, exceptionnelle, entraîne un diastasis entre les deux extrémités du tibia et de la fibula, l’astragale s’intercale dans la divergence entre les deux os.
Les malformations musculaires associées sont constantes : le muscle quadriceps fémoral et les muscles ischio-jambiers ne sont insérés normalement que s’il existe une épiphyse et une métaphyse proximales ; les muscles de la loge antérieure de la jambe et certains de la loge postérieure sont absents ou anormaux. Le pied est en varus équin avec aplasie des rayons médiaux. Des anomalies vasculaires se retrouvent dans la moitié des cas. Si dans certains cas une reconstruction est possible (par transposition de la fibula), d’autres sont au dessus de toute ressource chirurgicale.

Étym. gr. a privatif ; plassein : façonner

ectromélie, Brown (opération de)

apoptose n.f.

apoptosis

Processus de mort cellulaire« naturelle », sans réaction inflammatoire, caractérisée par une fragmentation de l’ADN et une condensation de la chromatine.
La cellule participe activement à sa propre destruction. C’est un mode de régulation du nombre de cellules d'un tissu normal, un moyen d'élimination de certaines cellules indésirables, notamment au cours du développement.
Au début de l'apoptose, la cellule se détache des cellules voisines puis se désintègre de façon ordonnée sous l'influence de l’activation par l’Apoptotic Protease-Activating Factor (Apaf) de la chaîne des caspases 8 qui clivent les protéines : le noyau se condense puis se fragmente, les chromosomes et le génome se brisent en morceaux réguliers, le cytoplasme se partage en «bulles» recouvertes d'une membrane. Ces corps apoptosiques sont rapidement ingérés par les cellules voisines ou par des polynucléaires, sans qu’apparaisse de réaction inflammatoire. Cette mort cellulaire isolée interrompt le cycle d’une cellule et ne laisse aucun débris cellulaire. Au cours de la nécrose, au contraire, les membranes cellulaires se rompent, relâchant des enzymes intralysosomiques lytiques qui lèsent les cellules voisines et entraînent une réaction inflammatoire.
Plusieurs gènes sont impliqués dans le déclenchement de l'apoptose : le gène CASP 1, dont l'expression permet la synthèse d'une cystéine-protéase, et le gène Bcl-2, qui s'oppose à cette expression. Ces gènes sont neutralisés par un gène répresseur, tant qu'il est activé par des signaux extérieurs. Lorsque ces derniers ne se manifestent plus, les gènes suicidaires libérés amorcent la destruction de la cellule : une cellule isolée ne peut survivre.
Dans certains cas, cette mort cellulaire est « programmée ». L'apoptose est naturellement observée au cours de l'embryogénèse (formation des organes creux par apoptose des cellules centrales des ébauches du tube digestif, des vaisseaux, etc.). Un dérèglement de ce processus peut intervenir dans diverses formes de la pathologie.
L’apoptose s'observe dans des cas de lésions virales ou toxiques (corps de Councilman hépatocytaires) ou par action des lymphocytes T cytotoxiques (rejet de greffe).
L'apoptose entraîne, au niveau de l'épiderme, un « égouttage » dans le derme superficiel de kératinocytes basaux transformés en corps ronds éosinophiles, aussi appelés corps hyalins, ou colloïdes, ou cytoïdes, ou corps de Civatte. Elle s'observe dans de nombreuses dermatoses, dont le lichen plan et le lupus érythémateux.
L'apoptose des cardiomyocytes s'observe au cours de la souffrance myocardique de toute origine.
Un certain nombre d'affections cérébrales telles que la maladie d'Alzheimer, la maladie de Parkinson et différentes neuropathies périphériques semblent liées à une induction inappropriée du suicide dans les cellules nerveuses. Le même phénomène a été observé dans la sclérose en plaques et l'ataxie-télangiectasie.
Lors d’une infection le nombre des lymphocytes augmentent brutalement, mais quand elle est jugulée, l’excès de lymphocytes est réduit par une apoptose massive qui n’épargne qu’un petit nombre de lymphocytes conservateurs de la mémoire immunologique. Inversement le blocage de l’apoptose joue un rôle dans le cancer en rendant «immortelle» la cellule cancéreuse.
Les connaissances déjà acquises dans ce domaine encouragent notamment la recherche d'inhibiteurs capables de modifier le dérèglement des programmes d'apoptose dans les affections tumorales, dégénératives, inflammatoires et vasculaires

J. F. R. Kerr, anatomopathologiste australien, A. H. Wyllie et A. R. Currie, anatomopathologistes britanniques (1972)

Étym. gr. apo : notion d'éloignement ; ptosis : chute

Apaf, caspase, CASP 1 gene, Bcl-2 gene, cystéine protéinase, corps de Councilman, corps hyalins, lymphocyte T, Civatte (corps de), nécrose, nécroptose, ferroptose, pyroptose

appareillage n.m.

bracing

1° Mise en place de tout moyen externe de contention ou de suppléance.
On pratique l’appareillage d’une fracture, d’une paralysie segmentaire, d’une scoliose, d’une amputation, etc.
Ensemble des appareils et de leurs accessoires destinés à suppléer ou remplacer un ou plusieurs organes fonctionnellement déficients ou absents.
En France, on fait une distinction entre d'une part le petit appareillage qui comprend les bandages herniaires, les ceintures et corsets orthopédiques, les genouillères, les bas de contention, etc., et d'autre part le grand appareillage qui concerne les prothèses et orthèses des membres, les orthèses du tronc, les chaussures orthopédiques, les prothèses oculaires, les véhicules pour handicapés physiques, etc.

Étym. lat. apparatus : ce qui est préparé

orthèse, prothèse

appendice du testicule l.m.

appendix testis (TA)

appendix of testis

Petit corps lisse fixé soit à l’extrémité antérieure du testicule, soit à celle de l’épididyme, soit au sillon qui sépare ces deux organes.
Il représente un reliquat de l’extrémité crâniale du canal paramésonéphrotique (de Müller), implanté secondairement sur le testicule ou sur l’épididyme.

G. Morgagni, anatomiste et anatomopathologiste italien (1622-1771)

Syn. anc.  hydatide sessile de Morgagni

ARN ribosomique l.m.

ribosomal RNA

Acide ribonucléique constitutif des ribosomes.
L’ARNr est monobrin mais des régions hélicoïdales se forment lorsque des bases complémentaires s’unissent à l’intérieur même d’un brin.
Chez les Eucaryotes, on trouve quatre ARN ribosomiques, ARNr 18S de 2 000 nucléotides, présent dans la petite sous-unité du ribosome, ARNr 5,8S de 160 nucléotides et ARNr 28S de 5 000 nucléotides, présents dans la grande sous-unité, et enfin ARNr 5S de 120 nucléotides, également présent dans la grande sous-unité. Les 3 premiers sont Syn.thétisés ensemble à partir d'un ARNr précurseur de 13 000 nucléotides (ARNr 45S), formé par l'action d'une ARN-polymérase I, tandis que le petit ARNr 5S est formé, comme les ARNt, par l'action d'une ARN-polymérase III.

Sigle : ARNr (ou rRNA)

artefact de repliement en IRM l.m.

aliasing

Artefact caractérisé par la superposition d’un objet situé à l’extérieur du champ de vue, du côté controlatéral de l’image (par ex. sur une IRM encéphalique en coupe sagittale, l’image du nez qui vient se superposer à l’occiput).
Cet artefact peut survenir quand le champ de vue est plus petit que la région étudiée, ou décentré par rapport à elle, dans le sens du codage de phase ou de fréquence. Il est du à une ambiguïté du codage spatial qui attribue à l’objet hors champ le même codage que celui des structures du côté opposé du champ de vue.
Pour l’éviter on peut augmenter la taille du champ de vue ainsi que celle de la matrice et/ou utiliser des séquences spéciales anti-repliement.

[B2,B3]

Édit. 2018

artère n.f.

arteria (TA)

artery

Chacun des vaisseaux qui conduisent le sang propulsé par les ventricules du cœur dans toutes les parties de l’organisme.
Les parois artérielles se composent de trois tuniques : interne ou endothéliale, moyenne ou musculo-élastique et externe (l’adventice), de structure conjonctive et nerveuse. On distingue des artères de gros calibre de type élastique, des artères de petit et moyen calibre, de type musculaire et des artérioles qui précèdent immédiatement les capillaires.

artère carotico-tympanique l.f.

arteriae caroticotypanicae (TA)

caroticotympanic arteries

Petit rameau qui se détache de l’artère carotide interne au cours de son trajet intrapétreux.
Il gagne le cavum tympanique par le canalicule carotico-tympanique, accompagné du nerf carotico-tympanique. Il se distribue à la muqueuse de la partie inférieure du cavum tympanique. Il peut être multiple.

Syn. anc. rami caroticotympanici arteriae carotidis internae(PNA)

artère du canal ptérygoïdien l.f.

arteria canalis ptérygoidei (TA)

artery of pterygoid canal

Petit rameau issu de l’artère maxillaire près de sa terminaison.
Il se dirige en arrière et, par le canal ptérygoïdien, il atteint la partie nasale du pharynx et l’ostium tympanique de la trompe auditive.

Syn. anc.  artère vidienne

artère gastrique droite l.f.

arteria gastrica dextra (TA)

right gastric artery

Branche collatérale de l’artère hépatique propre née en aval de l’artère gastro-duodénale.
Elle descend en bas et à gauche dans l’épaisseur du petit omentum, au-devant de la veine porte. Elle longe le bord supérieur de la partie supérieure du duodénum et le bord supérieur du pylore. Elle atteint la petite courbure de l’estomac et se divise en deux branches terminales  ventrale et dorsale. La branche dorsale s’anastomose avec le branche dorsale de l’artère gastrique gauche. L’artère pylorique irrigue les deux faces de la petite courbure gastrique. Elle donne un ou deux rameaux collatéraux pour la partie supérieure du duodénum et des rameaux pyloriques supérieurs.

A. von Haller, physiologiste, anatomiste, botaniste et chirurgien suisse (1708-1777) ; A. Walther, anatomiste et chirurgien allemand (1688-1746)

Syn. anc.  artère pylorique, arteria coronaria dextra minor de Haller, arteria gastrica minor de Walther

artère gastrique postérieure l.f.

arteria gastrica posterior (TA)

posterior gastric artery

Branche du tronc de l’artère liénale qui monte sous le péritoine de la paroi postérieure du recessus omental inférieur jusqu’au fundus de l’estomac.
A quelques centimètres au-dessous du cardia elle soulève un petit pli séreux concave en bas dans le recessus omental inférieur. Elle s’engage dans le ligament gastro-phrénique pour se distribuer en trois ou quatre rameaux à la face postéro-supérieure du fundus de l’estomac. Elle peut envoyer quelques rameaux au pôle cranial de la rate. Lorsque cette artère gastrique postérieure manque, elle est remplacée par une artère gastrique courte, branche de l’artère polaire crâniale de la rate. Des variations sont nombreuses. 

H. Rouvière, anatomiste français, membre de l'Académie de médecine (1875-1952) ; P. Rio Branco, chirurgien brésilien (1912) ; A. von Haller, physiologiste, anatomiste, botaniste et chirurgien suisse (1708-1777)

Syn. anc. artère cardio-tubérositaire postérieure de Rouvière, artère gastrique postérieure ascendante de Rio Branco, arteria gastrica posterior de Haller, arteria gastrica sinistra  de Walther, ramus oesophago-gastricus posterior ascenda

artère gastro-duodénale l.f.

arteria gastroduodenalis (TA)

gastroduodenal artery

Branche inférieure de l’artère hépatique commune née à la base du petit omentum.
Elle descend en arrière de la partie supérieure du duodénum, le long de la limite droite du récessus omental inférieur et de la limite droite de l’ampoule duodénale. Elle se divise au bord inférieur du duodénum en deux branches, l’artère pancréatico-duodénale supéro-postérieure et l’artère gastro-épiploïque droite. Ses branches collatérales sont des rameaux duodénaux supérieurs, analogues de l’artère supraduodénale, l’artère infrapylorique, l’artère pancréatico-duodénale supéro-antérieure et quelques rameaux pancréatiques et duodénaux antérieurs.
J. Winslow, anatomiste et chirurgien danois (1669-1760) ; R. Wreden, anatomiste et chirurgien russe (1837-1893); A. von Haller, Physiologiste, anatomiste, botaniste et chirurgien suisse (1708-1777) 

Syn. anc. artère gastrique droite de Winslow, artère grande gastrique de Winslow, arteria gastrica magna de Wreden, arteria gastrico-duodenalis  de Haller

artère glutéale supérieure l.f.

arteria glutea superior (TA)

superior gluteal artery

La plus grosse branche terminale du tronc postérieur de l’artère iliaque interne.
Elle passe entre le tronc lombo-sacral et le premier nerf sacré. Elle sort du pelvis par la grande incisure ischiatique au-dessus du muscle piriforme et pénètre dans la région fessière. Elle se divise aussitôt en deux rameaux terminaux, l’un superficiel pour le muscle grand glutéal, l’autre profond qui se divise en un rameau supérieur et un rameau inférieur  pour les muscles moyen et petit glutéaux. Dans le bassin et dans la région fessière elle fournit des rameaux à l’os coxal, à l’articulation sacro-iliaque, à l’articulation de la hanche, au muscle piriforme et au muscle tenseur du fascia lata. Elle s’anastomose avec l’artère glutéale inférieure, l’artère circonflexe fémorale latérale, l’artère ilio-lombale et la cinquième artère lombale.

P. Poirier, anatomiste et chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1853-1907)

Syn. anc. artère fessière, artère iliaque postérieure de Poirier

[A1]

Édit. 2

artère hépatique commune l.f.

arteria hepatica communis (TA)

common hepatic artery

Branche terminale du tronc cœliaque.
Elle gagne en avant et à droite le flanc gauche puis la face antérieure de la veine porte en soulevant un repli péritonéal, le pli hépato-pancréatique. Elle se divise au bord gauche de la veine porte en deux branches terminales, l’artère gastro-duodénale et l’artère hépatique propre. Ses branches collatérales sont des rameaux pour les nœuds lymphatiques, pour le petit omentum et des branches pancréatiques dont l’une peut être l’artère pancréatique dorsale (celle-ci peut également provenir de l’artère liénale).

Syn. anc.  artère gastro-hépatique droite, artère hépatique, artère hépatique cœliaque

artère péronière postérieure l.f.

rami malleolares laterales arteriae peroneae (PNA)
Artère qui prolonge l’artère péronière après le départ de l’artère péronière antérieure.
Elle descend derrière la malléole latérale et donne des rameaux au muscle long fléchisseur de l’hallux, aux tendons des muscles long et court fibulaires, au tendon calcanéen et aux articulations tibio-fibulaire distale et talo-crurale. Elle se termine sur la face latérale du calcanéum dans le muscle abducteur du petit orteil et dans le muscle court extenseur des orteils.

Syn. anc.  arteria malléolaris posterior lateralis

artère thoracique latérale l.f.

arteria thoracica lateralis (TA)

lateral thoracic artery

Artère inconstante (20% des cas) née de l’artère axillaire en arrière du muscle petit pectoral.
Elle descend au bord antérieur du muscle dentelé antérieur. Elle donne des rameaux aux muscles pectoraux, dentelé antérieur et intercostaux et à la région mammaire latérale. Elle s’anastomose avec l’artère thoracique supérieure et les artères intercostales postérieures

Syn. anc. artère thoracique inférieure ; artère  mammaire externe, artère thoracique externe, artère thoracique longue, artère thoracique majeure

artère thoraco-acromiale l.f.

arteria thoracoacromialis (TA)

thoraco-acromial artery

Artère née de la face antérieure de l’artère axillaire, au bord supérieur ou en arrière du muscle petit pectoral.
Elle perfore le fascia clavi-pectoral au-dessus de ce muscle et se divise en deux branches : un rameau acromial, latéral, qui irrigue les muscles voisins notamment le muscle deltoïde, les articulations scapulo-humérale et acromio-claviculaire (rameau acromial et rameau claviculaire). Elle fournit un rameau descendant, l’artère delto-pectorale (rameau deltoïdien et rameaux pectoraux) et une branche thoracique médiale qui se distribue aux muscles pectoraux (artère principale du grand pectoral) et à la région mammaire. Elle s’anastomose à ce niveau avec les rameaux antérieurs de l’artère thoracique interne.

Syn. anc.  artère acromio-thoracique

artères digitales palmaires communes l.f.p.

arteriae digitales palmares communes (TA)

common palmar digital arteries

Cinq artères nées de la convexité de l’artère palmaire supérficielle.
La première fournit l’artère digitale palmaire médiale du petit doigt. Les deuxième, troisième et quatrième descendent dans les espaces intertendineux en regard des deuxième troisième et quatrième espaces intermétacarpiens ; chacune d’elle se divise en deux branches terminales pour les deux doigts voisins (artères digitales palmaires propres). La cinquième, très grêle, s’anastomose avec la  première artère interosseuse palmaire qu’elle peut aussi suppléer.

artères intercostales postérieures l.f.p.

arteriae intercostales posteriores (TA)

posterior intercostal arteries

Artères, au nombre de 11 de chaque côté dont les 3 premières se détachent de l'artère intercostale suprême, les 8 autres naissant de la face postérieure de l'aorte thoracique descendante entre le bord supérieur de la 5e vertèbre thoracique et le bord inférieur de la 11e.
Dans le tiers postérieur de l'espace intercostal, le nerf est susjacent à l'artère, dans les 2 tiers antérieurs il lui est sousjacent, la veine étant toujours l'élément supérieur. Leurs collatérales sont : un rameau vertébromédullaire ou rameau spinal qui fournit un rameau postcentral, un rameau prélaminaire, l’artère radiculaire postérieure, l’artère radiculaire antérieure et l’artère médulaire segmentaire ; un rameau musculocutané ou rameau dorsal né dans l'espace intertransversaire qui fournit un rameau cutané médial ou perforant postérieur grêle, un rameau cutané latéral ou perforant latéral et des rameaux musculaires; les rameaux antérieurs vascularisent le grand et le petit pectoral, la glande mammaire, la peau de la face latérale du thorax. Un rameau collatéral inférieur participe à cette distribution vasculaire de l’espace ; il nait en regard de l’extrémité postérieure  de l’artère intercostale proprement dite après le départ du rameau vertébro-médullaire ; il longe le bord supérieur de la côte sousjacente de l’espace entre les muscles intercostaux latéral et médial jusqu’au bord postérieur du muscle intercostal moyen puis entre le muscle intercostal moyen et le muscle intercostal médial et atteint le fascia endothoracique et le muscle transverse du thorax. Comme l’artère intercostale postérieure il s’anastomose à son extrémité antérieure avec un rameau intercostal antérieur de l’artère thoracique interne. Les 4 dernières artères intercostales se terminent dans les muscles larges de l'abdomen et la peau en regard.

Syn. anc. artères intercostales aortiques, artères intercostales dorsales

artériographie de la main l.f.

arteriography of the hand

Étude radiographique de la main après opacification des artères qui la vascularisent, à l'aide d'un contraste iodé hydrosoluble.
L'artériographie de la main est délicate du fait du petit calibre des artères qui la vascularisent et de la facilité avec laquelle elles peuvent se spasmer. Plusieurs méthodes peuvent être utilisées :
1- l'artériographie axillaire ;
2- la ponction de l'artère brachiale (humérale) dans la partie basse du canal brachial (huméral), sans monter de cathéter ;
3- la méthode de Seldinger par voie fémorale, le cathéter étant amené jusqu'au pli du coude avant la division de l'artère brachiale en artères radiale et cubitale.

Syn. angiographie de la main

artériosclérose n.f.

arteriosclerosis

Sclérose diffuse de la paroi des artères élastiques et musculaires de tous calibres.
L’intima est le siège d’un épaississement fibreux avec ou sans dépôt lipidique. La média amincie est souvent le siège d’une calcification extensive : médiacalcose correspondant à l’artériosclérose de Mönckeberg. La fibrose collagénique est le fait des cellules musculaires lisses qui prennent le phénotype sécrétant ; il n’y a pas de fibroblaste dans la paroi d’une artère. La migration de cellules musculaires lisses sécrétantes vers l’intima est responsable de son épaississement. La limitante élastique des artères musculaires est hyperplasique, dédoublée ou peut disparaître. Les lames élastiques les plus internes des artères élastiques disparaissent.
L’artériosclérose qui correspond au vieillissement artériel, mais qui peut se constituer dès l’âge adulte, a des conséquences pathologiques importantes par le rôle déterminant qu’elle peut jouer dans la constitution des anévrismes et par sa contribution à l’obstruction des artères de petit calibre. Elle représente souvent l’évolution finale de l’athérosclérose : plaque entièrement fibreuse correspondant au type VIII de la classification.
Artériosclérose n’est pas Syn.onyme d’athérosclérose.

J. Lobstein, médecin strasbourgeois d’origine allemande, membre de l'Académie de médecine (1777-1835)

Étym. gr. skleros : dur

athérome, athérosclérose, Mönckeberg (maladie de)

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