histopathologie n.f.
histopathology
Examen au microscope des prélèvements de fragments d’organes malades.
[A3]
Histoplasma capsulatum capsulatum
Histoplasma capsulatum capsulatum
Micromycète dimorphique ayant chez l’Homme une forme levure, bourgeonnante, de 2 à 4µ de diamètre, généralement située dans les cellules du système réticuloendothélial.
En culture sur milieu de Sabouraud, à température ordinaire, il se présente sous forme mycélienne. Cette espèce est responsable de l’histoplasmose à petites formes (maladie de Darling). Une sous-espèce voisine, Histoplasma capsulatum duboisii, est l’agent de l’histoplasmose africaine à grande forme.
S. T. Darling, bactériologiste et anatomopathologiste américain (1906)
[D2]
Histoplasma capsulatum duboisii
Histoplasma capsulatum duboisii
Micromycète dimorphique, présentant plusieurs ressemblances avec Histoplasma capsulatum capsulatum, mais dont la répartition géographique est uniquement africaine.
Le réservoir de germes est inconnu.
[D2]
histoplasmose n.f.
histoplasmosis
Mycose provoquée par des champignons dimorphiques du genre Histoplasma.
Il en existe deux variétés géographiques et cliniques. L’histoplasmose à Histoplasma capsulatum capsulatum dite américaine ou histoplasmose à petites formes, dont les petites levures mesurent de 2 à 4 µm, parasite le système réticulohistiocytaire. Le champignon est présent dans l’environnement, surtout dans les sols riches en guano ou fientes d’oiseaux ou de chauves-souris. La localisation principale est pulmonaire avec 95% de formes inapparentes ou paucisymptomatiques. Quand la primo-infection est patente, elle réalise un syndrome pseudogrippal une à deux semaines après l’exposition. La radiographie découvre une efflorescence de nodules pulmonaires avec des adénopathies médiastinales. Habituellement la maladie guérit spontanément en un mois. Des calcifications pulmonaires, hépatiques ou spléniques se constituent parfois. Chez les malades atteints de bronchopneumopathie chronique obstructive des lésions pulmonaires cavitaires chroniques sont parfois observées. Il existe aussi des formes cutanées, muqueuses, viscérales ou disséminées, ces dernières surtout chez l’immunodéprimé. L’affection peut être responsable d’une choroïdite disséminée, à petits foyers périphériques, souvent observés au stade cicatriciel. Très largement répandue elle existe aux Etats-Unis, en Europe, en Asie et en Nouvelle Guinée.
L’histoplasmose africaine ou histoplasmose à grandes formes tissulaires, à H. capsulatum duboisii, dont les levures mesurent 10 à 15 µm, sévit exclusivement en Afrique noire. Ses localisations sont très polymorphes cutanées et sous-cutanées, ganglionnaires ou ostéoarticulaires, de type abcès froid, plus rarement muqueuses. L’atteinte pulmonaire est peu fréquente.
À un tableau d'atteinte systémique polyviscérale parfois limité aux poumons, peuvent s'associer principalement des méningites souvent subaigües ou chroniques, avec céphalées, état confusionnel, troubles psychiques divers, notamment cognitifs et atteinte assez fréquente des nerfs crâniens. Le liquide cérébro-spinal montre une hypercytose inférieure à 300 éléments lymphocytaires, une hyperprotéinorachie et parfois une hyperglycorachie. Sa culture est fréquemment positive. La détection directe d'antigènes dans le liquide cérébro-spinal, le sang ou les urines apporte une réponse rapide. Malgré le traitement, des rechutes sont possibles pendant au moins deux ans, nécessitant des analyses répétées du liquide cérébro-spinal.
Le diagnostic se fait par la mise en évidence des levures aux examens mycologique et anatomopathologique. Le traitement repose sur les triazolés, comme l’itraconazole, dans les formes bénignes, et sur l’amphotéricine B par voie intraveineuse dans les formes graves.
La contamination résulte généralement de l’inhalation de poussières riches en spores. L’histoplasmose a été décrite fréquemment aux Etats-Unis, chez le Chien et le Chat commensaux de l’Homme mais il n’a pas été décrit de passage de l’animal à l’Homme.
Actuellement, l’histoplasmose est devenue une affection opportuniste, en particulier chez les sidéens. Dans certaines zones endémiques, elle est la seconde infection fongique rencontrée au cours du sida. L'immunodépression favorise le développement de l'histoplasmose extensive, multiviscérale, qui peut atteindre le foie sous la forme d'une hépatite granulomateuse. En Asie du sud-est, l’histoplasmose doit être distinguée de la pénicilliose à Penicillium marneffei, également fréquente au cours du sida.
S. T. Darling, anatomopathologiste et bactériologiste américain (1906)
Syn. maladie de Darling pour l’histoplasmose à H. capsulatum capsulatum (obs)
→ Darling (maladie de), mycose oculaire profonde, pénicilliose
[D2]
histopoïèse n.f.
morphologic synthesis
Modification des structures cellulaires conduisant à leur différenciation.
J-B. Chauveau, vétérinaire et médecin français, membre de l’Académie de médecine (1901)
Étym. gr. histos : tissu, poïein : faire
histopronostic d'une tumeur l.m.
grading
Appréciation ou évaluation, parfois chiffrée, du degré de malignité d’une tumeur, de son potentiel évolutif et donc de son pronostic.
L’histopronostic est notamment utilisé dans les tumeurs du sein (classification de Scarff et Bloom) ; du côlon (classification de Dukes, Astler-Coller). Ce procédé n’est cependant pas limité au seul domaine tumoral ; en effet, on utilise dans les hépatites infectieuses un score, dit de Knodell, d’évaluation du degré d’évolutivité des lésions, basé sur l’examen en microscopie optique.
R. W. Scarff, anatomopathologiste britannique (1968), H. J. Bloom, médecin radiothérapeute britannique (1957) ; C. E. Dukes, anatomopathologiste britannique (1932) V. B. Astler, chirurgien et F.A. Coller anatomopathologiste américains (1954) ; R. G. Knodell, gastroentérologue américain (1981)
Syn. gradage (à éviter)
→ Scarff et Bloom (score de), Dukes (classification de), Astler-Coller (classification d’), Knodell (score de)
[A3, F2]
Édit. 2018
histopycnose n.f.
Augmentation de la densité des tissus cutanés, musculaires et osseux rencontrée dans la sclérodermie et la mélorhéostose.
sclérodermie, mélorhéostose
R. Clément, dermatologiste français, membre de l'Académie de médecine (1942)
Étym. gr. histos : tissu, poïein : faire
[N3]
historadiogramme n.m.
historadiogram
Résultat de l’historadiographie.
[A2,B2]
historadiographie n.f.
historadiography
Etude d’un tissu par la radiographie.
P. Lamarque, radioclinicien et radiothérapeute français (1936)
[A2,B2]
histosiphon n.m.
Pseudocanal formé, dans les tissus superficiels de l’hôte, par la solidification de la salive histolytique d’un ectoparasite.
Sa présence explique le prurit persistant de certaines piqûres ou morsures d’arthropodes (Trombicula autumnalis).
[D2]
histrionisme n.f.
histrionism
Tendance aux attitudes théâtrales et spectaculaires.
Dans son expressionnisme quelque peu factice ou même caricatural, cette manifestation fréquente, surtout féminine, de la personnalité hystérique, a pour fonction principale d'attirer l'attention, l'intérêt, voire de susciter les avances, mais d'en rester p. ex. au souci de plaire.
À côté du don que représente ce masque, ce maquillage, cette parure, il existe une demande, une tentative de communication avec l'autre, tel qu'il est vécu à la fois dans son désir et son hostilité.
Étym. lat. histrio : acteur bouffon
[H4]
histurie n.f.
Présence dans les urines, au cours des tubulopathies aigües, de protéines provenant du tube rénal.
Étym. gr. histos : tissu, ouron : urine
→ néphropathie tubulo-interstitielle aigüe
HITS sigle angl. pour High Intensity Transient Signals
[B2]
HITS en IRM sigle angl. pour High Intensity Transient Signals
[B2,B3]
Édit. 2018
Hitzig (syndrome de) l.m.
Syncinésies entre le muscle orbiculaire et des muscles innervés par le VII (œil-front, œil-langue, œil-nez, œil-maxillaire, œil-oreille)
E. Hitzig, neurologiste allemand (1872)
[P2,H1]
HIV sigle angl. masc pour Human Immune deficiency Virus
→ VIH, virus de l'immunodéficience humaine
[D1]
HIVAN (syndrome) l.m. sigle angl. pour HIV-Associated Nephropathy
Manifestation la plus fréquente des atteintes glomérulaires au cours du sida manifestées par une protéinurie, qui est le plus souvent néphrotique, associée à une élévation de la créatininémie.
Les œdèmes néphrotiques peuvent être absents en raison d’une hypotension artérielle ou d’une diarrhée chronique. Le sédiment urinaire est généralement normal. Les lésions répondent à une glomérulosclérose segmentaire et focale qui a la particularité de s’associer à des dilatations tubulaires microkystiques et à une inflammation interstitielle. L’évolution vers l’insuffisance rénale est classiquement rapide mais ce pronostic a été amélioré par les thérapeutiques antivirales.
→ sida, néphrotique (syndrome), insuffisance rénale
[M1,,D3]
HK1 (gene) acr.angl pour Hexokinase 1
Gène, situé sur le locus 10q22.1, codant pour l’enzyme dont la principale action réside dans la phosphorylation du glucose au niveau des tissus sous la dépendance essentielle du glucose pour leur fonction physiologique tels le cerveau, les hématies, les plaquettes, les lymphocytes et les fibroblastes.
Les déficiences en héxokinase 1, provoquent une anémie hémolytique héréditaire non sphérocytaire et une neuropathie sensitivomotrice héréditaire
→ hexokinase, déficit en hexokinase, neuropathie sensitivomotrice héréditaire
HLA sigle angl. m. pour Human Leucocyte Antigens
Le complexe majeur d’histocompatibilité (CMH) de l’Homme, encore appelé système HLA est un système multigénique, multi-allélique d’expression codominante formé par un ensemble de gènes localisés sur un segment du bras court du chromosome 6 (bande p21.3).
Ce locus comporte plus d’une centaine de gènes s’étendant sur une zone d’environ 4000 kb. Les gènes de classe I comprennent les locus A, B et C dont les produits sont exprimés sur le plupart des cellules et les locus E et G d’expression plus restreinte. Les gènes de classe II comprennent entre autres les locus A et B des gènes DP, DR, DQ et DM. Les gènes de classe III codent des protéines membranaires ou solubles telles que les protéines de stress (hsp 70, le TNF a et ß, les composants du complément C2, C4A, C4B et le facteur B). Le polymorphisme allélique est très élevé (plus de 106 combinaisons alléliques).
En clinique, la détermination du système HLA est effectuée essentiellement dans deux circonstances. Dans le domaine de la transplantation, elle contribue à la sélection du donneur apparenté ou non apparenté le plus compatible. Dans la pratique médicale courante, elle participe à l'analyse de facteurs de risque dans la mesure où la fréquence de certaines allèles est en effet supérieure à la normale au cours de certaines maladies comme le diabète de type I, la myasthénie, la spondylarthrite ankylosante, etc. La détermination des gènes de prédisposition contribue à l'essor de la médecine prédictive.
J. Dausset, immunologiste français, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de médecine de 1980 (1958)
→ complexe majeur d'histocompatibilité (CMH)
[Q1]
Édit. 2015
HLA-B27 l.m.
Antigène d’histocompatibilité de classe I.
L’antigène HLA-B27 est présent chez près de 90% des sujets atteints de spondylo-arthrites, chez 70 à 80% des sujets atteints de syndrome oculo-urétro-synovial et d’arthrites réactionnelles, chez 35 à 75% des arthrites psoriasiques, 50% des sujets atteints d’uvéite antérieure isolée et 4 à 7% des sujets normaux. Il est considéré comme un facteur de prédisposition génétique majeur pour les spondylarthropathies.
→ spondylo-arthrite,arthrites réactionnelle, arthrite psoriasique, Fiessinger-Leroy-Reiter (syndrome de), arthrite réactionnelle
[Q2]
Édit. 2015
HLM sigle pour Hématies Leucocytes Minute
Langage courant.
→ Addis Hamburger (technique d')
[M1]
Édit. 2018
HLP sigle pour
→ Hormone Lactogène Placentaire
[O4]
HLV
abrév. internationale pour Heartland (virus)
[D1,D3]
Édit. 2018
HMBS gene acr. hydroxyméthylbilane synthase
gène, localisé sur le locus chromosomiques 11q23.3, fournit des instructions pour la fabrication d'une enzyme appelée hydroxyméthylbilane synthase. Cette enzyme est impliquée dans la production d'une molécule appelée hème.
Des mutations de ce gène sont responsables des porphyries
Syn. HEM3_HUMAN, Hydroxymethylbilane Synthetase, PBG-D, PBGD, Porphobilinogen Ammonia-Lyase, Porphobilinogen ammonia-lyase (polymerizing)
Porphobilinogen Deaminase, Porphyrinogen Synthetase, Pre-uroporphyrinogen synthase, Preuroporphyrinogen
[Q1, R1]
Édit. 2021
HME sigle f. pour Hyperthermie Maligne « Equivoque »
malignant hyperthermia equivocal (MHE)
Résultats douteux des tests biologiques pratiqués sur une biopsie musculaire afin de déterminer le risque d'hyperthermie maligne anesthésique.
Cet anglicisme est déconseillé.
→ équivoque, hyperthermie maligne anesthésique
[G1]