hémoculture n.f.
haemoculture
Prélèvement de sang que l'on ensemence dans des milieux de culture convenables en vue de déceler la présence de microorganismes pathogènes dans la circulation.
[D1]
hémocytoblaste n.f.
haemocytoblast
Cellule de 30 µm ayant un cytoplasme basophile,peu abondant et un noyau régulier qui se trouve dans la moelle osseuse et qui serait intermédiaire entre la cellule souche et le myéloblaste, le mégacaryoblaste et l’érythroblaste.
Étym. gr. haïma : sang ; kutos : cellule ; blastos : germe
Syn. hématoblaste
[F1]
hémocytoblastomatose n.f.
[F1]
hémocytoblastose n.f.
[F1]
hémocytopénie n.f. n.f.
blood cytopenia
Diminution partielle ou globale des éléments figurés du sang.
Étym. gr. haïma : sang ; kutos : cellule ; pénia : pauvreté
[F1]
hémodétournement n.m.
blood derivation
Dérivation du flux sanguin normal à l'intérieur de la circulation artérielle, de la circulation veineuse, ou par court-circuit artérioveineux.
Ex. un angiome, une tumeur, un phénomène physique peuvent induire un hémodétournement.
[K4]
hémodétournement pulmonaire apical l.m.
apical blood derivation
[K4,K1]
hémodiafiltration n.f.
hemodiafiltration
Technique de dialyse combinant en continu, les processus de diffusion et d'ultrafiltration.
Le recours à des membranes de dialyse "à haute performance" et à un dispositif automatique de contrôle permanent et programmé de l'ultrafiltration, permet une soustraction importante de liquide comprise entre 50 et 80 mL/mn ainsi que son remplacement par une solution de substitution.
[M1]
hémodiagnostic n.m.
haemodiagnosis
Procédés tombés en désuétude qui permettait de faire au lit du malade le diagnostic de certaines maladies infectieuses comportant uneagglutination spécifique en mélangeant une goutte de sang du malade avec une émulsion du germe suspecté.
L. C. Brumpt, parasitologue français, membre de l’Académie de médecine (1877-1951)
[D1]
hémodialyse chronique de suppléance l.f.
intermittent hemodialysis of substitution
Technique d'épuration extrarénale utilisée pour le traitement des insuffisances rénales chroniques, qui repose sur le principe des échanges, à travers une membrane semi-perméable, entre les constituants du plasma et ceux d’une solution hydroélectrolytique, dite « liquide de dialyse », de composition proche de celle d’un liquide extra-cellulaire normal.
Le principe de l’hémodialyse fait appel aux lois des transferts de masse à travers les membranes semi-perméables constituées de polyacrilonitrile et plus souvent de cuprophane ou d’acétate de cellulose disposés en plaques, en bobines et surtout en fibres creuses.
L'hémodialyse nécessite la mise en œuvre d'une circulation extracorporelle partielle qui dérive le sang vers la membrane semiperméable de l’appareil dit « rein artificiel », préalablement rempli d'une solution isotonique.
Dans le traitement substitutif de l’insuffisance rénale chronique, la dérivation sanguine est artérioveineuse grâce à une fistule créée chirugicalement, au préalable, à l’avant-bras, à partir de l’artère radiale. Le sang est rendu incoagulable par de l’héparine de bas poids moléculaire, par voie générale ou localement, à l'entrée de l'appareil. Le débit sanguin utilisé est de 33 à 200 mL/min, le débit à contrecourant du dialysat est en moyenne de 500 mL/min.
L'écart de concentration entre les deux compartiments crée une différence de pression osmotique qui détermine le passage des molécules à épurer à travers la membrane. Les petites molécules (électrolytes, urée, créatinine) traversent plus facilement la membrane que les autres. L’établissement d’un gradient de pression hydrostatique entre le sang du malade et le bain de dialyse permet la soustraction, par ultrafiltration de la quantité de sel et d’eau accumulée par le malade dans l’intervalle de deux dialyses. L'efficacité d'épuration du dispositif est évaluée par la clairance pour un soluté donné. Des dispositifs de surveillance de la composition du bain, de la pression de perfusion dans le circuit, assurent la sécurité.
Le plus souvent, les séances d’hémodialyse d’une durée de quatre heures, sont répétées trois fois par semaine. Elles peuvent avoir lieu soit dans des centres spécialisés traitant de nombreux malades, notamment à haut risque, soit dans des centres dits d'autodialyse où quelques patients se prennent eux-mêmes en charge avec l'aide éventuelle d'un technicien, soit au domicile même du patient.
L’hémodialyse périodique assure la suppléance des fonctions d’excrétion et de régulation hydroélectrolytique du rein malade sans pouvoir pallier la perte de ses fonctions endocrines et métaboliques.
B. H. Scribner, médecin néphrologue américain (1960)
Étym. gr. haima : sang ; dia : à travers; luein : dissoudre
Syn. rein artificiel
→ hémofiltration, hémodiafiltration, rein artificiel, fistule artérioveineuse, générateur de dialyse
[M1]
Édit. 2015
hémodialyse d'urgence l. f..
emergency hemodialysis
Technique d'épuration extrarénale utilisée pour le traitement des insuffisances rénales aigües, qui repose sur les mêmes principes que ceux de l’hémodialyse chronique de suppléance.
Dans les indications d’urgence, en réanimation, la dérivation sanguine est veinoveineuse grâce à l’utilisation de cathéters spéciaux à double lumière. L'hémodialyse est également utilisée pour corriger les déséquilibres électrolytiques (par ex. l'hyperkaliémie) ou acidobasiques et l'hyperhydratation. Elle est d'une application délicate. On pratique des séances de deux à quatre heures avec un faible débit continu, suivies d'une ultrafiltration pendant une à deux heures. L'hémodialyse mobilise une quantité importante de sang dans le circuit extracorporel (d'un volume comparable à celui d’une hémorragie) et les variations rapides d'osmolarité plasmatique entraînent en outre une perte accélérée de liquide intravasculaire ; il en résulte une hypovolémie et une inflation du secteur extravasculaire qui fait courir le risque d'œdème cérébral. C'est pourquoi on préfère aujourd’hui souvent l'hémofiltration à l'hémodialyse.
Étym. gr. haima : sang ; dia : à travers; luein : dissoudre
Syn. rein artificiel
→ hémofiltration, hémodiafiltration, rein artificiel, générateur de dialyse
[M1,G2]
Édit. 2015
hémodialyse et troubles psychiques l.f.p.
hemodialysis and psychical disorders
Manifestations fréquentes malgré les progrès techniques qui ont amélioré les conditions d’existence des patients soumis à une hémodialyse chronique de suppléance pour pallier le déficit total des fonctions rénales.
Les contraintes répétitives, les règles diététiques, l’asthénie chronique, les conséquences socioprofessionnelles, familiales, conjugales et sexuelles peuvent être à l’origine d’états dépressifs, d’anxiété et parfois de conduites suicidaires actives ou passives, par abandon de traitement.
Étym. gr. haima : sang ; dia : à travers; luein : dissoudre
→ hémodialyse chronique de suppléance
[M1,H3]
hémodialyse itérative l.f.
→ hémodialyse chronique de suppléance
[M1]
Édit. 2015
hémodialyse périodique l.f.
chronic hemodialysis
→ hémodialyse chronique de suppléance
[M1]
Édit. 2015
hémodialyseur n.m.
[M1]
Édit. 2015
hémodilution n.f.
hemodilution
Augmentation de la teneur en eau du volume sanguin.
Elle est caractérisée par une diminution de l’hématocrite, de la concentration protidiqu et de la viscosité sanguines. Elle peut être obtenue par perfusion intraveineuse d'un soluté salé isotonique ou être la conséquence d'un mouvement d'eau des espaces interstitiels vers le secteur plasmatique pour compenser par exemple la diminution de la masse sanguine secondaire à une hémorragie.
[M1]
Édit. 2015
hémodilution normovolémique intentionnelle l.f.
normovolemic haemodilution
Avant une intervention chirurgicale, prélèvement de sang total pour abaisser l'hématocrite et maintien de la normalité de la volémie en remplaçant le sang soustrait par un substitut du plasma, cristalloïde (soluté Ringer-lactate) ou colloïde (dextrane, gélatine ou amidon).
Le sang prélevé est conservé dans des poches avec un milieu anticoagulant nutritif. Il est retransfusé en cours ou immédiatement après l'opération. Cette forme d'autotransfusion utilise le sang frais du patient dont les plaquettes restent fonctionnelles et elle évite ou réduit l'apport de sang homologue.
S. Ringer, pharmacologue britannique, membre de l’Académie de médecine (1834-1910)
[F1]
Édit. 2015
hémodilution volontaire l.f. K3-]
planned h(a)emodilution
Procédé consistant à introduire dans le circuit de circulation un soluté isotonique non héminique en quantité suffisante pour assurer un volume circulant adéquat sans trop abaisser l’hématocrite.
Il est utilisé en chirurgie du cœur, au cours de la circulation extracorporelle, pour diminuer ou supprimer l’apport de sang homologue et ses inconvénients (risques immunologiques).
→ circulation extra-corporelle
[F1,K3]
Édit. 2015
hémodromique adj.
h(a)emodromic
Qui régularise et accélère la circulation sanguine.
[C2]
hémodromomètre n.m.
h(a)emodromometer
Instrument destiné à mesurer la vitesse du courant sanguin.
Syn. : hémotachomètre
[C2]
hémodynamique adj
haemodynamic
Caractérise tout ce qui concerne les conditions mécaniques de la circulation du sang.
Étym. gr. haïma : sang ; dunamis : force
[C2]
hémodynamique n.f.
haemodynamic
Etude des lois régissant la circulation du sang.
Elle concerne les pressions et débits dans les cavités cardiaques et les vaisseaux, la vasomotricité ainsi que les résistances vasculaires périphériques.
Étym. gr. haïma : sang ; dunamis : force
[C2]
hémodynamique (monitorage de l') l.m.
haemodynamic monitoring
Surveillance des paramètres circulatoires : pression artérielle, fréquence cardiaque, électrocardiogramme, débit cardiaque, saturation oxyhémoglobinée du sang veineux mêlé, échocardiographie transcutanée ou transœsophagienne, adaptée à l'état du patient et, s'il y a lieu, à la nature de l'intervention.
Le monitorage effractif se fait la plupart du temps par cathétérisme artériel, mais le monitorage non effractif est de plus en plus possible grâce au développement de la technique. Il sert à détecter les complications circulatoires et à adapter les traitements (expansion volémique, perfusions de médicaments à visée cardiovasculaire, etc.).
Étym. gr. haima : sang ; angl. dunamis : force
[G2]
hémodynamomètre n.m.
h(a)emodynamometer
Étym. gr. haima : sang ; angl. dunamis : force ; métron : mesure
[C2]
hémofiltration n.f.
h(a)emofiltration
Technique d'épuration extrarénale dans laquelle les substances indésirables sont éliminées du sang par filtration à forte pression hydrostatique à travers une membrane très perméable.
Pour traiter l'insuffisance rénale aigüe ou pour lutter contre les intoxications aigües, on utilise un faible débit continu durant plusieurs jours et des membranes de polymères (polysulfone, polyamide, polyacrylonitrile) à haute perméabilité, qui laissent filtrer des molécules dont la masse moléculaire varie de 500 à 20 000 Da. Le passage se fait par filtration (le terme de convection est impropre), la membrane ne retenant que les éléments figurés du sang et les très grosses molécules, ce qui permet d'épurer des molécules de masse moléculaire moyenne qui ne pourraient être éliminés par la dialyse.
Le débit à travers le filtre est important (de l'ordre de 12 à 24 L/jour). Il est proportionnel à la surface du filtre et à l'écart transmembranaire de pression efficace (égal à la somme des pressions hydrostatique et oncotique). Il entraîne une forte soustraction du plasma et pour compenser les pertes d'eau et d'électrolytes qui en résultent, il faut perfuser des liquides de substitution (tampons, surtout lactate et électrolytes). L'ultrafiltration n'est pas toujours suffisante pour assurer l'épuration de molécules de faible masse moléculaire telles que l'urée et la créatinine. Dans ce cas on peut associer une dialyse continue à l'hémofiltration : c'est l’hémodiafiltration dont les indications sont l'hyperkaliémie et un catabolisme azoté important. La tolérance cardiovasculaire pour l'hémofiltration est meilleure que pour l'hémodialyse.
→ convection, filtration, hémodialyse
[M1,G1]
Édit. 2015