Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

64200 entrées :

hématome rétro-péritonéal l.m.

Hématome siégeant derrière le péritoine, en dehors et en dedans de la capsule rénale consécutif à une lésion du rein ou d'un organe voisin, souvent consécutif à une fracture du bassin

Il se manifeste par une douleur violente, des signes de collapsus et de réaction péritonéale. Une tuméfaction lombaire et une légère hématurie précisent le diagnostic, une légère hyperthermie à 38°C complète le tableau. Si l'hémorragie n'est pas arrêtée chirurgicalement ou par embolisation des branches de l'artère iliaque interne ou externe, l'évolution peut être fatale en quelques heures ou, plus tardivement, elle aboutit à une atrophie rénale dans les formes encapsulées (hématome périrénal).

Étym. gr. haïma : sang, ôma : tumeur

→ hématome périrénal spontané, hématome souspéritonéal

[M2]

hématome rétro-placentaire l.m.

abruptio placentae

Décollement prématuré d'un placenta normalement inséré, provoquant un hématome décidual basal ou marginal, situé entre le placenta et l'utérus.
Accident brutal et imprévisible au cours des derniers mois de la grossesse ou pendant le travail, il est plus fréquent chez les hypertendues. Il se manifeste par une douleur abdominale aigüe et une élévation de la pression artérielle. Il se complique souvent de la mort fœtale.
enfant né après un hématome rétro-placentaire de la mère

Étym. gr. haïma : sang, ôma : tumeur

Syn. apoplexie utéroplacentaire

→ hématome utéro-placentaire, décollement prématuré du placenta normalement inséré,

[O3]

hématome sous-chorial l.m.

sub chorial hematoma

Collection sanguine par rupture vasculaire entre la plaque choriale du placenta et les cotylédons.

Étym. gr. haïma : sang, ôma : tumeur

[O3]

hématome sous-cutané crânien tardif généralisé du nouveau-né . l.m.

late subcutaneous epicranial diffuse hematoma of the newborn

Epanchement sanguin diffus dans le tissu cellulaire souscutané crânien du nouveau-né, débordant les sutures, décollant le cuir chevelu.
Souvent lié à un trouble de la crase sanguine, il représente une forme de maladie hémorragique du nouveau-né.

Étym. gr. haïma : sang, ôma : tumeur

[01,F1]

hématome sous-dural l.m.

subdural haematoma

Hémorragie diffuse ou circonscrite, d'origine traumatique ou spontanée, siégeant entre la dure-mère et l'arachnoïde.
Il en existe deux types. Les hématomes sous-duraux aigus ou subaigus, sont généralement associés à des contusions cérébrales hémorragiques. Le saignement provient des artères et veines du cortex. Après un intervalle libre très court, ou bien d'emblée, se manifestent des troubles de la vigilance, des signes hémisphériques déficitaires ou épileptiques, ou un coma. Le scanner montre un aspect de galette de densité hématique moulant la convexité d'un hémisphère et, par effet de masse sur les structures médianes, un "gros hémisphère" décollé de la convexité. Le traitement est neurochirurgical.
Les hématomes sous-duraux tardifs ou chroniques, se forment après un intervalle libre de quelques jours ou semaines. Leurs manifestations cliniques peuvent être trompeuses : absence de traumatisme connu, céphalées, troubles psychiques (confusion, pseudodémence), signes d'hypertension intracrânienne, déficits neurologiques progressifs, crises comitiales. Le scanner montre surtout une collection sous-durale hypodense, plus fréquemment frontotemporale avec, là aussi, un effet de masse sur les structures médianes. Leur survenue est spontanée ou à la faveur d'un minime traumatisme, chez un sujet âgé prenant des antiagrégants plaquettaires (aspirine) ou surtout des anticoagulants. Une intervention neurochirurgicale est le plus souvent, indiquée.
Chez le sujet âgé et chez l’alcoolique chronique, peuvent être observés, surtout quelques semaines après un traumatisme cranio-encéphalique, des troubles d'allure mélancolique plutôt que maniaque, mais surtout une obnubilation avec notamment déficits mnésiques, perplexité et a fortiori des épisodes confusionnels. Parfois ancien et fréquemment bénin, le traumatisme initial peut être oublié.

Étym. gr. haïma : sang ; ôma : tumeur

→ troubles psychiques de l’hématome sous-dural

hématome sous-dural du nourrisson l.m.O2]

infant's subdural haematoma

Épanchement sanguin situé entre la dure-mère et l'arachnoïde, le plus souvent bilatéral chez le nourrisson.
Son développement est souvent insidieux : un refus d'alimentation, des vomissements, une perte d'entrain attirent l'attention. Dans les formes les plus graves il y a des convulsions, une apnée puis perte de conscience, voire une mort subite.
Les principaux signes sont l'augmentation du périmètre du crâne, le bombement de la fontanelle et des hémorragies rétiniennes en flaque visibles au fond d'œil. La transillumination du crâne fait apparaître un halo d'hyperclarté de plus de 3 cm de diamètre du côté de l'hématome. L'échographie transfontanellaire peut méconnaitre l'hématome. Meilleur examen, la scanographie montre une opacité périphérique intracrânienne à limite interne concave épousant largement la surface d'un ou des deux hémisphères. Une ponction aux angles externes de la fontanelle laisse écouler un liquide incoagulable, plus ou moins teinté de sang et riche en protéines. Dans la très grande majorité des cas l'origine est traumatique (enfants battus). Exceptionnellement c'est une complication d'une déshydratation hyperosmolaire ou d'une méningite purulente, à Hemophilus en général.
La ponction de l'angle externe de la fontanelle est le seul traitement.

Étym. gr. haïma : sang, ôma : tumeur

→ enfant battu, hypertension intracrânienne, mort subite du nourrisson, ponction sousdural

[H2,O2]

hématome sous-péritonéal l.m.

subperitoneal haemorrhage

Epanchement sanguin dans l'espace rétro-péritonéal à la suite d'un traumatisme (fracture du bassin, lésion rénale ou vésicale, plaie de la veine cave à la suite d'un cathétérisme) ou survenant presque spontanément dans un contexte d'affection hémorragipare ou de traitement anticoagulant.

Étym. gr. haïma : sang, ôma : tumeur

→ hématome périrénal spontané, hématome rétropéritonéal

[L2]

hématome sous-rétinien l.m.

subretinal hemorrhage

Collection hématique située entre l'épithélium pigmentaire de la rétine et la choroïde.
La néovascularisation sous-rétinienne au cours de la dégénérescence maculaire liée à l'âge est la principale cause d'hématome sousrétinien. Le drainage chirurgical au travers d'une rétinotomie améliore un pronostic spontané très défavorable sur le plan fonctionnel.

Étym. gr. haïma : sang, ôma : tumeur

Syn. décollement hémorragique de l'épithélium pigmentaire

→ dégénérescence maculaire liée à l'âge

[P2]

hématome sousdural l.m.

subdural haematoma

Hémorragie diffuse ou circonscrite, d'origine traumatique ou spontanée, siégeant entre la dure-mère et l'arachnoïde.
Il en existe deux types. Les hématomes sous-duraux aigus ou subaigus, sont généralement associés à des contusions cérébrales hémorragiques. Le saignement provient des artères et veines du cortex. Après un intervalle libre très court, ou bien d'emblée, se manifestent des troubles de la vigilance, des signes hémisphériques déficitaires ou épileptiques, ou un coma. Le scanner montre un aspect de galette de densité hématique moulant la convexité d'un hémisphère et, par effet de masse sur les structures médianes, un "gros hémisphère" décollé de la convexité. Le traitement est neurochirurgical.
Les hématomes sous-duraux tardifs ou chroniques, se forment après un intervalle libre de quelques jours ou semaines. Leurs manifestations cliniques peuvent être trompeuses : absence de traumatisme connu, céphalées, troubles psychiques (confusion, pseudodémence), signes d'hypertension intracrânienne, déficits neurologiques progressifs, crises comitiales. Le scanner montre surtout une collection sous-durale hypodense, plus fréquemment frontotemporale avec, là aussi, un effet de masse sur les structures médianes. Leur survenue est spontanée ou à la faveur d'un minime traumatisme, chez un sujet âgé prenant des antiagrégants plaquettaires (aspirine) ou surtout des anticoagulants. Une intervention neurochirurgicale est le plus souvent, indiquée.
Chez le sujet âgé et chez l’alcoolique chronique, peuvent être observés, surtout quelques semaines après un traumatisme cranio-encéphalique, des troubles d'allure mélancolique plutôt que maniaque, mais surtout une obnubilation avec notamment déficits mnésiques, perplexité et a fortiori des épisodes confusionnels. Parfois ancien et fréquemment bénin, le traumatisme initial peut être oublié.

Étym. gr. haïma : sang ; ôma : tumeur

→ troubles psychiques de l'hématome sous-dural

[H2]

Édit. 2018

hématome utéro-placentaire l.m.

Uteroplacental hematoma

→ hématome rétro-placentaire

[O3]

hématome vaginal l.m.

vaginal hematoma

Syn. thrombus vaginal

→ thrombus vaginal

[O3]

hématome vulvaire l.m.

vulvar hematoma

Syn. thrombus vulvaire

→ thrombus vulvaire

[O3]

hématome vulvo-périnéal l.m.

vulvo-perineal hematoma

Syn. thrombus vulvopérinéal

→ thrombus vulvopérinéal

[O3]

hématomes filiformes intra-unguéaux l.m.p.

splinter hemorrhages

Très petits hématomes linéaires de deux à trois mm de long, disposés selon le grand axe de l’ongle, situés le plus souvent en son tiers distal et s’éliminant avec la pousse de l’ongle.
Les hématomes filiformes, généralement polydactyliques, pourraient être occasionnés par des emboles septiques ou non et, plus fréquemment, par des traumatismes divers. Des causes très variées peuvent les induire : sténose mitrale, endocardites bactériennes subaiguës, glomérulonéphrites chroniques, vasculites, cirrhose, maladies auto-immunes, psoriasis, certains médicaments (tétracyclines, psoralènes, etc.) ; ils peuvent aussi être idiopathiques et sont alors transitoires et monodactyliques.

Étym. gr. haïma : sang, ôma : tumeur

Syn. hémorragies en flammèches sous-unguéales

→ hématome

[J1]

hématomes intracornéens l.m.p.

black heel

Microhématomes post-traumatiques de la couche cornée se manifestant par un piqueté noir sur les talons ou la face palmaire des orteils des sportifs pratiquant leur activité sur une surface dure (tennis, basket).

Étym. gr. haïma : sang, ôma : tumeur

Syn. pseudochromhidrose plantaire (obs.)

→ hématome

[P2]

hématométrie n.f.

haematometra

Collection sanguine intra-utérine formant une pseudotumeur liée à l'absence de perméabilité du col utérin.
Elle se voit en cas de malformation génitale (utérus borgne) ou après la ménopause par sténose de l'orifice externe du col utérin.

Étym. gr. haïma : sang, mêtra : utérus

Syn. hématomètre

[O3]

hématomyélie n.f.

hematomyelia

Collection hématique intramédullaire.
La symptomatologie est variable : tableau de section transverse de la moelle ou de lésion centromédullaire pseudo-syringomyélique.
L'étiologie traumatique est majoritaire. Les causes spontanées sont plus rares et doivent faire surtout rechercher une malformation vasculaire du type d'un angiome. Le rôle possible d'un traitement anticoagulant sera systématiquement envisagé.

Étym. gr. haïma : sang, muélos : moelle

→ angiome

[H2]

hématonéphrose n.f.

hematonephrosis

Collection de sang dans les cavités excrétrices intrarénales.
Elle associe l'hémorragie et la rétention des caillots dans les cavités rénales, qui sont distendues. L'étiologie peut en être un traumatisme externe (avec lésions du parenchyme et de la voie excrétrice), un traumatisme iatrogène telle qu'une ponction-biopsie rénale, une lithiase, une anomalie vasculaire ou une tumeur. Elle nécessite un drainage rétrograde ou percutané.

hématopelvis n.m.

hematopelvis

Collection de sang se développant dans le bassin et dans le petit bassin.

Étym. gr. haïma : sang, pelvis : bassin

hématophage adj.

hematophagous

Qui se nourrit de sang.

Étym. gr. haïma : sang ; philein : aimer

→ hématophagie.

[D2]

hématophagie n.f.

hematophagy

Désigne un régime alimentaire à base de sang.
De nombreux animaux présentent ce type d'alimentation : certaines chauves-souris (vampires), sangsues, helminthes (ankylostomes...), arthropodes (moustiques, simulies, puces, tiques, ...). Nombre de ces derniers sont des vecteurs d'agents infectieux.

→ hématophage

[D2]

hématophobie n.f.

haematophobia

Crainte morbide du sang.

Étym. gr. haïma : sang, phobos : crainte

Syn. hémophobie

[H3]

hématopoïèse n.f.

hematopoiesis

Processus physiologique assurant le renouvellement continu et régulé des cellules sanguines.
Au cours de l'ontogénèse, l'hématopoïèse a lieu transitoirement dans le foie et la rate, puis uniquement dans la moelle osseuse chez l'Homme adulte ; chez les rongeurs et dans certaines pathologies humaines, la rate conserve son activité hématopoïétique.
L'hématopoïèse se développe à partir d'un petit nombre de cellules souches pluripotentes et de toute une hiérarchie de cellules souches à haut pouvoir de renouvellement capables de reconstituer toutes les lignées sanguines. Toutes les étapes de la différenciation cellulaire sont régulées par des facteurs de croissance hématopoïétiques qui favorisent la survie et la prolifération des cellules cibles et par des inhibiteurs qui assurent la régulation négative de l'hématopoïèse. Plusieurs théories tentent d'expliquer les mécanismes responsables de l'hématopoïèse : théorie déterministe, théorie instructive et théorie stochastique.

Étym. gr. haïma : sang, poïein : faire

[F1]

hématopoïèse inefficace l.f.

ineffective hematopoiesis

Fonctionnement anormal de l'hématopoïèse qui se caractérise par une prolifération normale ou accrue des progéniteurs, mais avec une maturation défectueuse, conduisant à un accroissement des cellules en apoptose détruites in situ avant leur maturation terminale.
La richesse de la moelle contraste avec la ou les cytopénies périphériques. Les causes sont bénignes comme dans les carences vitaminiques ou dans les thalassémies, ou malignes comme dans les syndromes myélodysplasiques.

Étym. gr. haïma : sang, poïein : faire

→ thalassémies, myélodysplasie

[F1]

hématopoïétique adj.

Qui a trait à l’hématopoïèse

Étym. gr. haïma : sang, poïein : faire

[F1]

| page précédente | /2568 | page suivante