guidance n.f.
coaching, counseling, counselling, guidance
Ensemble de méthodes et de pratiques visant à conseiller et à accompagner une personne dans les décisions qu’elle est amenée à prendre, pour elle-même ou pour un proche, en matière de santé ou d’hygiène.
guidance infantile l.f.
child guidance
Ensemble des actions qui permettent d'aider les enfants en difficultés d'ordre affectif et social, notamment avec leur entourage immédiat, ainsi que leurs familles.
Ce concept, d'origine américaine, appliqué en France depuis la seconde guerre mondiale, a pour objet de faire accompagner l'enfant sur le plan médical, rééducatif, psychologique et/ou social par une équipe interdisciplinaire, en fonction de la situation et de son évolution. L'éventualité d'un éloignement d'avec la famille ne doit être envisagée qu'en dernière analyse.
Selon les cas, la guidance infantile est en contact avec différents organismes tels que les centres de protection maternelle et infantile, les services judiciaires et éducatifs. Elle se pratique dans les intersecteurs de psychiatrie infantojuvénile et les organismes de soins pédopsychiatriques, mais la multiplicité des intervenants ne rend pas toujours sa tâche facile.
guide n.m.
leader
En radiologie vasculaire, tige métallique permettant, lors d'un examen par la méthode de Seldinger, d'introduire un cathéter dans un vaisseau par voie transcutanée.
Les guides sont constitués par un fil d'acier inoxydable ou âme, recouvert d'un ressort à spirales très serrées, l'ensemble ressemblant à une corde à piano suffisamment rigide pour faciliter les manoeuvres du cathéter, mais avec une extrémité assez souple pour ne pas être traumatisante. La pluplart sont recouverts d'une mince couche de téflon qui diminue la friction du guide sur le cathéter et réduit le risque de caillottage. Le diamètre du guide doit être parfaitement adapté au calibre interne du trocart et du cathéter. Il s'exprime en principe en "inch" mais est souvent désigné en norme suédoise comme celui des trocarts (tandis que les cathéters sont classés en norme "french") Le guide doit toujours être plus long, d'au moins 20 cm.que le cathéter qu'il va servir à monter. Son extrémité souple est généralement rectiligne, mais il existe des guides à extrémité distale courbe, ou en "J", qui facilitent certains cathétérismes sélectifs.
S. Seldinger, médecin radiologue suédois (1921-1998)
[B2,F1]
Édit. 2018
guide-broche n.m.
pin driver
Instrument perforé selon son axe facilitant l’introduction dans l’os d’une broche souple.
Guillain-Alajouanine (syndrome de) l.m.
Guillain-Alajouanine's syndrome
Paralysie unilatérale des nerfs crâniens liée à des tumeurs du nasopharynx ou de la base du crâne sans atteinte cérébrale.
G. Guillain, Th. Alajouanine, R. Garcin, neurologues français et membres de l’Académie de médecine (1926)
→ syndrome du carrefour hypothalamique
Guillain-Barré (syndrome de)
G. Guillain, J-A. Barré, neurologues français, A. Strohl, physiologiste français et membres de l’Académie de médecine (1916)
Guillemin (opération de) n.m.
Guillemin’s operation
Plastie cutanée par rotation d’un lambeau de la région génitocrurale recouvrant la région périnéale pour cure de prolapsus survenant après amputation abdomino-périnéale ou vulvectomie.
G. Guillemin, chirurgien français (1948)
Guillen (incidence de) l.f.
Guillen’s projection
Incidence radiologique transorbitaire utilisée pour étudier le rocher, remplacée par la tomodensitométrie.
G. Guillen, otorhinolaryngologiste français (1955)
Guinée (ver de) l.m.
Guinea worm
Syn. Dracunculus medinensis, filaire de Médine
→ Dracunculus medinensis, dracunculose
Gullstrand (œil réduit de) l.m.
A. Gullstrand, ophtalmologiste suédois, prix Nobel de Médecine en 1911 (1862-1930)
gulonolactone n.f.
gulonolactone
Composé formé par l'élimination d'une molécule d'eau entre la fonction carboxylique en 1 et la fonction alcool en 4 de l'acide gulonique.
Le composé naturel, L-gamma-gulonolactone, peut donner naissance par oxydation à l'acide ascorbique chez les animaux qui en font la synthèse.
gummiférine n.f.
gummiferin
Gumprecht (ombres de) l.f.p.
Gumprecht's shadows
Débris nucléaires observés sur les frottis sanguins colorés étudiés au microscope.
Ils n'apparaissent que sur les frottis et semblent résulter d'une fragilité cellulaire excessive. Ils sont observés dans de nombreuses affections hématologiques, dont la leucémie lymphoïde chronique.
F. Gumprecht, médecin interniste allemand (1864-1947)
Gunn (phénomène de Marcus) l.m.
Marcus Gunn’s phenomenon, jaw-winking syndrome
Syncinésie trigémino-oculomotrice unilatérale chez un sujet atteint de ptosis congénital, qui consiste,en la rétraction de la paupière supérieure dans les activités de succion, bâillement, et lors de la mastication et de la parole avec contracture du releveur de la paupière et élargissement de l'ouverture palpébrale.
Il s'agit probablement d'une innervation aberrante du muscle releveur de la paupière supérieure qui est innervé à la fois par les
Son inverse, c'est-à-dire la fermeture d'un œil provoquée par une ouverture large de la bouche,a été décrit sous le nom de phénomène de Marin Amat en 1918. L’affection est autosomique dominante.
R. Marcus Gunn, ophtalmologiste britannique (1883)
Syn. mâchoire à clignotement (signe de la), syncinésie mandibulo-palpébrale, signe de Gunn, syncinésie maxillopalpébrale, syncinésie trigémino-oculomotrice
→ syncinésie, muscle releveur de la paupière supérieure, nerf moteur oculaire commun, nerf trijumeau
[H1, P2, Q2]
Édit. 2018
Gunn (rat de) l.m.
Gunn's rat
Souche mutante de Rats Wistar caractérisée par l’existence d'une hyperbilirubinémie à bilirubine non conjuguée.
Décrits par Gunn, ils servent de modèle pour l’étude de la maladie de Crigler-Najjar de type I.
C. H. Gunn, biologiste généticien canadien (1938)
Gunn (signe de) l.m.
Marcus Gunn's pupillary phenomenon
Contraction très brève suivie d'une dilatation paradoxale de l'œil atteint, lors de la réaction pupillaire à la lumière, observée dans une neuropathie optique unilatérale, notamment au cours de la sclérose en plaques.
Ce phénomène ne s'observe qu'en cas de scotome central unilatéral.
R. Marcus Gunn, ophtalmologiste britannique (1850-1909)
Syn. signe pupillaire de Marcus Gunn
→ réflexe photomoteur, Gunn (phénomène de), Gunn (syndrome de)
Günther (maladie de) l.f.
congenital porphyria, Günther’s disease
Porphyrie érythropoiétique congénitale, forme exceptionnelle et la plus grave des porphyries, transmise sur le mode autosomique dominant récessif.
Elle se manifeste dès les premiers mois de la vie par une photosensibilité extrême caractérisée par un érythème œdémateux des zones exposées, avec lésions vésiculobulleuses et ulcérocroûteuses laissant place à des cicatrices atrophiques. Les multiples récidives conduisent à d'importantes mutilations des extrémités (nez, oreilles, phalanges distales). Les autres manifestations sont : émission d'urines rouge foncé, hypertrichose, anémie hémolytique avec hépato-splénomégalie, inconstamment dents rouge-brun (érythrodontie), avec fluorescence rouge en lumière de Wood, et atteinte oculaire (bulles cornéennes et conjonctivales.
Elle est due à un déficit enzymatique en uroporphyrinogène III cosynthétase, avec augmentation massive de l'uroporphyrinogène I dans les érythroblastes, érythrocytes et urines,. L'évolution peut être fatale, due aux poussées d'hémolyse aigüe, plus que par surinfection des lésions cutanées.
Cette porphyrie érythropoiétique congénitale est à transmission autosomique récessive (MIM 263700). Locus du gène (UROS pour uroporphyrinogen III synthase) se situe en 10q26.2.
H. Günther, médecin interniste allemand (1911)
Étym. gr. porphura : pourpre
Syn. porphyrie érythropoïétique congénitale (CEP), déficit en uroporphyrinogène II synthétase
→ porphyrie, porphobilinogène-désaminase
Günther (syndrome de) l.m.
Günther’s syndrome
Syndrome voisin de celui de Laurence-Bardet-Biedl associant une oxycéphalie, une rétinite pigmentaire, des troubles mentaux et un syndrome adiposo-génital.
H. Günther, médecin interniste allemand (1911)
Syn. dysplasie ostéoneuroendocrinienne, dyscrânie neuroendocrinienne avec oxycéphalie
Güntz (incidence de) l.f.
Güntz's view, axial projection
Incidence radiographique réalisée sur le pied en charge, destinée à étudier l'appui antérieur des sésamoïdes de l'avant-pied et des têtes métatarsiennes et leurs éventuelles anomalies : cal, oignons, ulcères, etc.
E. Güntz, chirurgien orthopédique allemand (1939)
Gusberg et Kaplan (classification de) l.m.
Gusberg and Kaplan’s classification
Classification des hyperplasies atypiques de l’endomètre par ordre croissant de gravité.
Elle distingue :
1) l’hyperplasie atypique adénomateuse,
2) l’hyperplasie adénomateuse moyenne : aux proliférations glandulaires s’ajoutent des aspects pseudo-stratifiés avec invaginations et bourgeonnements épithéliaux,
3) l’hyperplasie atypique adénomateuse sévère : il existe des invaginations avec des bourgeonnements marqués.
S. B. Gusberg et A. L. Kaplan, gynécologues américains (1963)
gustation n.f.
gustation
Sensibilité aux saveurs fondamentales (salé, acide, sucré, amer).
Étym. lat. gustus : goût
Syn. sens du goût
→ goût, gustométrie
Gustavson (syndrome de) l.m.
Gustavson’s syndrome
K. H. Gustavson, médecin généticien suédois (1993)
→ retard mental avec atrophie optique, surdité et épilepsie
Gustilo et Anderson (classification de) l.f.
Gustilo-Anderson’s classification of open fractures
Échelle de classification des fractures ouvertes qui complète la classification de Cauchoix en détaillant le 3ème degré de ces fractures ouvertes.
R. B. Gustilo, J. T Anderson, chirurgiens orthopédistes américains (1976) ; J. Cauchoix, chirurgien orthopédiste français, membre de l’Académie de médecine (1957)
→ fractures ouvertes (classification des)
gustométrie n.f.
gustometry
Exploration fonctionnelle du goût : clinique, électrique ou électroencéphalographique.
Guthrie (test de) l.m.
Guthrie’s heel prick test
Test servant au dépistage de la phénylcétonurie chez le nouveau-né par mise en évidence de phénylalanine dans une goutte de sang prélevée au talon sur un buvard test.
La présence d'une hyperphénylalaninémie (6 mg/100 ml ou plus) confirme l'existence d'une phénylcétonurie d'origine génétique sur un mode autosomique récessif. Un régime diététique très précoce, évitant les produits riches en phénylalanine, prévient souvent le risque de déficience intellectuelle. En effet, cette affection atteint le développement myélinique dès le début de la vie et surtout pendant la période de myélinisation active.
R. Guthrie, microbiologiste américain (1963)