Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

275 résultats 

réticulum endoplasmique l.m.

endoplasmic reticulum

Structure cytoplasmique visible en microscopie électronique sous la forme d'un réseau anastomosé de tubules, de vésicules et de citernes aplaties.
Le réticulum endoplasmique rugueux ou granulaire est recouvert de polyribosomes, alors que le réticulum endoplasmique lisse en est dépourvu.

polyribosome

Riolan (arcade de) l.f.

Riolan’s arch

Artère siégeant dans le mésocôlon transverse et constituant une anastomose entre le système de l’artère mésentérique supérieure par l’artère colique droite et celui de l’artère mésentérique inférieure par l’artère colique gauche.

J. Riolan, médecin et anatomiste français (1580-1657)

Rochet (opération de) l.f.

Rochet's operation

Traitement chirurgical de l'agénésie vaginale avec utérus fonctionnel par clivage rectovésical à deux équipes, et anastomose utérovaginale.

Y. Rochet, chirurgien gynécologue français (1971)

shunt n. angl.

shunt

En médecine, communication entre deux parties de l’appareil circulatoire normalement séparées avec, comme conséquences, un mélange sanguin et des modifications hémodynamiques.
Créant un court-circuit circulatoire, le shunt peut être spontané (fistule artérioveineuse, défaut septal cardiaque) ou artificiel, réalisé chirurgicalement pour contourner un obstacle ou améliorer l’hématose et l’hémodynamique. Le mot est utilisé pour qualifier la direction du court-circuit sanguin (shunt gauche-droit, droite-gauche, croisé ou bidirectionnel). Le mot sert aussi dans la quantification du court-circuit sanguin : un shunt de X volumes pour cent.
En cas de shunt veino-artériel on observe une hypoxémie artérielle qui n’est pas corrigée par l’administration d’oxygène pur.
Des shunts artério-veineux entre les capillaires issus de l’artère hépatique et de la veine porte dans le parnechyme hépatique en cas de cirrhose peuvent s’accompagner de shunts porto-systémiques responsables de varices œsophagiennes et d’hémorroïdes.
Shunt doit être utilisé en français dans son sens physiologique : anatomiquement, court-circuit ou anastomose sont préférables.

sinus marginal l.m.

sinus marginalis (TA)

marginal sinus

Segment latéral horizontal des sinus occipitaux qui contourne le bord postéro-latéral du foramen magnum et s’anastomose avec le plexus veineux occipital.

spongiocaverneuse (anastomose) l.f.

spongiocavernous anastomosis

Confection chirurgicale d'une anastomose entre un corps caverneux et le corps spongieux périurétral, généralement au niveau périnéal, dans le but de rétablir le drainage veineux érectile dans la cure d'un priapisme.

Étym. gr. spongos : éponge

sténose anastomotique l.f.

anastomotic stenosis

Rétrécissement d’une anastomose chirurgicale p. ex. côlorectale ou cholédoco-jéjunale.
Ces sténoses sont le plus souvent d’origine ischémique ou secondaires à un lâchage de la suture ayant entraîné une fistule postopératoire.

Étym. gr. : stenos : étroit

syndrome du court-circuit digestif l.m.

bowel bypass syndrome

Syndrome survenant après une anastomose chirurgicale jéjuno-iléale réalisée pour le traitement d'une obésité, caractérisé, d'une part, par des poussées de lésions papuleuses ou vésiculopustuleuses, parfois associées à des lésions d'hypodermite septale ou de panniculite et, d'autre part, par une polyarthrite non destructrice.
Il serait provoqué par une prolifération bactérienne dans les anses intestinales isolées, responsable de la libération d'antigènes et de la formation de complexes immuns circulants.

court- circuit gastrique, chirurgie bariatrique

[L1,L2,R1,R2]

Édit. 2017

technique de Coffey l.f.

Coffey's procedure

Technique d'implantation de l'uretère dans le côlon sigmoïde après passage du conduit dans un tunnel sous-muqueux antireflux confectionné de l'extérieur du côlon à travers la musculeuse, sans suture bord à bord de l'anastomose.
La technique de Coffey a été l'une des premières utilisées et de ce fait l'usage a fait de "l'opération de Coffey" un synonyme d'urétérosigmoïdostomie. Elle crée une "trompe" urétérale intracôlique qui peut être siège d'un granulome inflammatoire.

R. C. Coffey, chirurgien américain (1911 et 1919)

urétérosigmoïdostomie

[M2]

transfert osseux vascularisé lm

vascular bone transfer

Greffe osseuse utilisant un os avec son pédicule vasculaire pour conserver sa vascularisation.
Le transfert peut être local ; dans ce cas le pédicule vasculaire est déplacé. S’il est à distance, le pédicule est libéré, sectionné et anastomosé à un pédicule donneur.
P ex. transfert de la fibula vers le tibia

transplantation musculaire l.f.

Free muscle transplantation, whole squeletal muscle transplantation

Mobilisation complète d’un muscle détaché de ses insertions pour remplacer un autre muscle dont la fonction est définitivement perdue.
Des conditions préalables sont indispensables pour le choix du muscle à transplanter :
- la fonction du muscle transplanté doit pouvoir être supplée s’il s’agit d’une fonction sensible ;
- le muscle doit être assez puissant pour la fonction qui lui sera attribuée en sachant qu’un muscle transplanté perd au moins 50% de sa force ;
- la longueur de ses fibres doit être en proportion de la course de son nouveau mouvement.
Il existe des impératifs techniques qui doivent être anticipés :
- le muscle transplanté, prélevé avec son perimysium, doit avoir une direction linéaire évitant les déviations et les effets de poulie ;
- lors de sa fixation il doit être mis en tension optima pour éviter une perte de force ;
- son pédicule vasculaire, si possible unique, peut être conservé si la transplantation a lieu assez près du lieu de prélèvement ;
- le nerf moteur peut parfois être isolé assez loin en amont.
En cas de transplantation à distance, une anastomose vasculaire et une greffe nerveuse sont nécessaires.
Au cours de l’immobilisation et après elle, une rééducation appropriée par kinésithérapie et la stimulation électrique permettent
d’éviter l’atrophie musculaire. Le contrôle des mouvements volontaires et la récupération des automatismes peuvent être longs à obtenir.
De nombreuses techniques de transplantation ont été utilisées, par exemple : m. gracilis de la cuisse pour suppléer
le m. triceps brachii ou les muscles fléchisseurs des doigts, le m. latissimus dorsi en fléchisseur du coude, le m. sternocleidomastoideus
pour les muscles rotateurs de l’épaule, le m. masseter pour les muscles de la face, le m. gracilis enroulé ou un faisceau
du m. gluteus maximus en cas d’incontinence anale, etc.

E.R. Schottstaedt, chirurgien orthopédiste américain (1958)

transplantation rénale l.f.

renal transplantation

Implantation chirurgicale d'un rein sain chez un patient atteint d'insuffisance rénale chronique terminale irréversible, dans le but de restaurer sa fonction rénale.
C'est la plus fréquente des transplantations d'organes. En France, près de 1800 transplantations rénales sont effectuées chaque année.
Les étapes successives de la transplantation sont le prélèvement de rein et sa conservation à + 4°C pendant une période ne dépassant pas habituellement 48h, la recherche d'un receveur partageant avec le donneur une histocompatibilité jugée suffisante, la transplantation du rein habituellement dans la fosse iliaque, ce qui exige l'anastomose des vaisseaux du pédicule du greffon rénal avec ceux du donneur et le rétablissement de la continuité de la voie excrétrice urinaire, généralement par réimplantation urétérovésicale, la mise en route chez le receveur d'un traitement immunosuppresseur qui sera poursuivi à vie.
Actuellement, le pourcentage de survie avec un rein fonctionnel est de l'ordre de 60% à dix ans.

histocompatibilité, transplantation d'organe, rejet de greffe

troisième nerf occipital l.m.

nervus occipitalis tertius (TA)

third occipital nerve

Branche postérieure du troisième nerf spinal cervical.
Elle monte en dedans ou à travers le muscle semi épineux de la tête, perfore le trapèze près de la ligne médiane au-dessous de la protubérance occipitale externe et se ramifie dans la partie voisine du cuir chevelu. Elle s’anastomose avec le nerf grand occipital.

tronc spinal antérieur l.m.

Tronc artériel formé par la réunion des deux artères spinales antérieures.
Il descend le long du sillon médian antérieur et s’anastomose, à hauteur du 4ème ou du 5ème segment cervical de la moelle spinale, avec un tronc analogue formé par les artères spinales latérales.

artère spinale antérieure, artère spinale latérale

urétérocystonéostomie n.f.

ureterocystoneostomy

Abouchement de l'uretère en un point quelconque de la vessie, par anastomose urétérovésicale directe sans dispositif antireflux.
Les inconvénients du reflux vésico-urétéral créé par l'implantation directe tendent à faire disparaître l'usage de cette technique, qui n'est plus guère employée que lorsque l'uretère restant trop court ne permet pas la confection d'un dispositif antireflux.

Syn. réimplantation urétérovésicale directe

urétérostomie, réimplantation urétérovésicale, reflux vésico-urétérorénal

urétérosigmoïdostomie n.f.

Abouchement de l'uretère dans le côlon sigmoïde

Cette dérivation urinaire interne utilise le côlon et le rectum comme nouveau réservoir urinaire, le sphincter anal comme moyen de continence. Elle crée un mélange des matières et des urines et des mictions anales. Mieux supportée par la femme que par l'homme, ses inconvénients potentiels sont le reflux gazeux et fécal dans la voie excrétrice, l'infection urétérorénale, les troubles hydro-électrolytiques engendrés par les phénomènes de réabsorption (acidose hyperchlorhémique, hypokaliémie), et à long terme l'apparition de tumeurs colorectales. Il existe de nombreuses techniques différentes d'anastomose (Coffey, Stiles, Hinman, Charbit, Nesbit, Cordonnier, Goodwin, Petit-Leadbetter, Mathisen) comportant ou non une trompe urétérale, un tunnel sousmuqueux antireflux, une suture urétérocolique "bord à bord", etc.

R. C. Coffey, chirurgien américain (1929) ; J. J. Cordonnier, chirurgien urologue américain (1949) ; R.M. Nesbit, chirurgien américain (1949) ; W. F. Leadbetter, chirurgien urologue américain (1951) ; W. E. Goodwin, urologue américain (1953) ; W. Mathisen, chirurgien urologue norvégien (1953) ;   F. Hinman Jr, chirurgien urologue américain (1959) ; M. Petit, chirurgien urologue français (1984) ; L. Charbit, chirurgien urologue français (1987) ; R. M. Spellman et R.E. Stiles, chirurgiens urologues américains (1969)

Syn. implantation urétérocolique

Coffey (technique de)

urétérostomie in situ l.f.

temporary ureterostomy in situ

Mode de drainage externe temporaire des cavités rénales par une sonde urétérale sortant à travers la paroi urétérale ou vésicale.
Il en existe deux variétés techniques, selon le niveau de l'intervention sur l'arbre urinaire. La sonde urétérale, avant de traverser la paroi musculaire et la peau, transperce soit la paroi de l'uretère lombaire, soit la paroi vésicale, la sonde intubant alors la jonction (ou l'anastomose) urétérovésicale. Ce mode de drainage, employé surtout après la chirurgie réparatrice de la voie excrétrice supérieure, a l'avantage de ne pas blesser le parenchyme rénal et de permettre une mobilisation précoce de l'opéré.

dérivation urinaire, urétérostomie

urétéro-urétérostomie l.f.

uretero-ureterostomy

Abouchement d'un uretère dans l'uretère controlatéral, ou homolatéral d'une duplicité.
Cette opération comporte une exclusion ou exérèse d'un segment urétéral distal (dans la cure d'un obstacle ou d'une destruction urétérale), et l'abouchement de l'uretère proximal dans la continuité de l'autre uretère, sain, par anastomose terminolatérale, rétablissant ainsi une voie excrétrice perméable pour le rein ou hémirein fonctionnel sus-jacent à la lésion.

urétérocèle, urétéropyélostomie, urétérostomie,

Valentin (raquette de) l.f.

Valentin’s racket

Anastomose entre les branches temporofaciale et cervicofaciale du nerf facial.

G. Valentin, physiologiste allemand, membre de l’Académie de médecine (1810-1883)

nerf facial

varices œsophagiennes l.m.

esophogeal varices

Dilatation permanente des veines de la portion caudale de l'œsophage et, souvent, de la grosse tubérosité de l'estomac, servant de dérivation entre le système porte et le système cave. 
Ces varices siègent dans la couche sous-muqueuse du tube digestif.
Les causes des varices digestives sont l'hypertension portale, la thrombose de la veine splénique, le cavernome de la veine porte et certaines lésions médiastinales obstruant la veine cave supérieure.
L'hémorragie consécutive à leur rupture est la principale complication.
L'arrêt de l'hémorragie se fait par la pose d'un ballonnet œsophagien (sonde de Blakemore) ou, plus fréquemment aujourd'hui, par sclérose endoscopique des varices.
Un traitement médical doit être associé pour réduire la pression dans le système porte (terlipressine, somatostatine, bétabloquants). Exceptionnellement on peut être amené à avoir recours à la chirurgie (anastomose portocave).

Étym. lat. varix : varice

hypertension portale, sonde de Blakemore, terlipressine, somatostatine, β bloquant, anastomose portocave, varices digestives (sclérothérapie des)

[L1, L2, K4]

Édit. 2020

vaso-vasostomie n.f.

vasovasostomy

Anastomose microchirurgicale d'un canal déférent, généralement effectuée après vasectomie, dans le but de faire recouvrer à l'homme des possibilités procréatrices.

Syn. reperméation déférentielle

vasectomie

[M2]

Édit. 2020

veine anastomotique inférieure de Labbé l.f.

anastomotica inferior vena (T.A.)
anastomotica inferior vein
Volumineuse veine d'anastomose unissant la veine cérébrale moyenne superficielle et le sinus tranverse, parcourant la face latérale du lobe temporal.

L. Labbé, anatomiste et chirurgien français, membre de l'Académie de médecine  (1832-1916)

veine anastomotique inférieure

[A1, H5]

Édit. 2020

veine azygos l.f.

vena azygos (TA)

azygos vein

Grande veine, située dans le thorax, qui réalise une anastomose entre le système cave inférieur et le tronc de la veine cave supérieure.
Elle se forme juste au-dessus du diaphragme, à la hauteur du onzième espace intercostal droit, par réunion d’une racine latérale constituée par la confluence de la veine lombale ascendante droite et de la douzième veine intercostale, et d’une racine médiale inconstante née de la face postérieure de la veine cave inférieure ou de la veine rénale droite. Elle monte dans le thorax au flanc antéro-droit de la colonne vertébrale jusqu’au niveau de la quatrième vertèbre thoracique où, par un trajet incurvé en avant, elle surcroise le pédicule pulmonaire droit (arc de la veine azygos). Elle va s’aboucher dans la paroi postérieure de la veine cave supérieure, juste au dessus de l'atrium droit. Ainsi elle chemine dans le médiastin postérieur et se termine dans le médiastin antérieur. Elle reçoit sur son trajet la veine bronchique droite postérieure, les veines œsophagiennes, les veines péricardiques, les veines intercostales aortiques droites, la veine intercostale supérieure droite, la veine hémi-azygos et la veine hémi-azygos accessoire.

Syn. anc. grande veine azygos, veine thoracique longitudinale droite

arc de la veine azygos

[A1, K4]

Édit. 2020

veine centrale de la rétine l.f.

vena centralis retinae (TA)

Veine grêle satellite de l’artère centrale de la rétine dans son origine et son trajet.
Comme celle-ci, elle comporte une partie intraoculaire et une partie extraoculaire. Elle se jette le plus souvent directement dans le sinus caverneux. Elle s’anastomose avec la veine ophtalmique supérieure dans laquelle elle peut se terminer en totalité. Plus rarement elle se jette dans la veine ophtalmique inférieure.

[A1, P3, K4, H5]

Édit. 2020

veine céphalique l.f.

vena cephalica (TA)

cephalic vein

1 - Veine superficielle sus-aponévrotique du bras qui prend origine à la partie haute du sillon bicipital latéral par confluence de la veine médiane céphalique et de la veine céphalique accessoire.
Elle monte en longeant le bord latéral du biceps et traverse le fascia à l’extrémité inférieure du sillon deltopectoral dans lequel elle chemine, sous le fascia ou dans un dédoublement de celui-ci, jusqu’au voisinage de la clavicule. Sous la clavicule, elle s’infléchit pour former une crosse, traverse le fascia clavipectoral et s’abouche dans la veine axillaire.
Elle reçoit les veines superficielles du bras et de l’épaule et, en particulier, la veine thoracoacromiale et une anastomose de la veine jugulaire externe.

2 – Nom donné autrefois au long courant veineux conduisant le sang du membre supérieur vers la tête, constitué par l’ensemble des veines superficielles du bord radial du membre supérieur : veine céphalique du pouce, veine céphalique accessoire, veine médiane céphalique et veine céphalique.

[A1, K4]

Édit. 2020

| page précédente | /11 | page suivante