infection à virus respiratoire syncytial l.f.
respiratory syncytial virus infection
→ virus respiratoire syncytial (infection à)
virus respiratoire syncytial (infection à) l.f.
respiratory syncytial virus infection
Comme le virus de la rougeole, le virus respiratoire syncytial est responsable de bronchiolites et de pneumonies très fréquentes chez le jeune enfant et le nourrisson, évoluant par petites épidémies hivernales.
L'infection se traduit par de la toux, des sifflements, des râles bronchiques, parfois de la dyspnée avec hypoxémie. L'évolution est en règle bénigne, le traitement symptomatique est le désencombrement. Ces infections s’observent aussi chez les sujets présentant une immunodépression et chez les sujets âgés.
Le diagnostic se confirme en identifiant le virus par immunofluorescence spécifique dans les sécrétions bronchiques.
→ bronchiolite, Paramyxoviridae, virus respiratoire syncytial
respiratoire syncytial (virus) l.m.
→ virus respiratoire syncytial
virus respiratoire syncytial l.m.
respiratory syncytial virus
Virus à ARN, appartenant à la famille des Paramyxoviridæ et au genre Pneumovirus.
Le réservoir de ce virus strictement humain ; la transmission est directe par les sécrétions respiratoires ou indirecte (mains ou objets souillés par celles-ci). Les infections provoquées par ce virus touchent surtout le nourrisson et le jeune enfant. La plus fréquente est la bronchiolite du nourrisson, mais il peut aussi s’agir d’infections des voies aériennes supérieures ou de pneumopathies. A ce jour, il n’existe pas de vaccin efficace contre ces virus.
Ces infections s’observent aussi chez les sujets présentant une immunodépression et chez les personnes âgées. Elles peuvent être communautaires ou nosocomiales. L’identification du virus repose soit sur la détection rapide des antigènes viraux par technique immunoenzymatique ou immunofluorescence, soit sur son isolement en cultures cellulaires, à partir d’une aspiration naso-pharyngée.
Sigle VRS
→ Paramyxoviridæ, bronchiolite, virus respiratoire syncytial (infection à)
immunothérapie de l'infection par le virus de l'immunodéficience humaine l.f.
Adjonction d’un traitement immunomodulateur, tel que l’interleukine 2, au traitement antirétroviral.
Destinée à stimuler la croissance et la prolifération des lymphocytes T, elle est indiquée chez les patients ayant une réponse immunitaire insuffisante sous trithérapie suivie depuis au moins six mois.
Étym. lat. immunis : exempt de
→ sida
West Nile (infection par le virus) l.f.
West Nile fever
Arbovirose, provoquée par un Flavivirus, le virus West Nile.
Souvent asymptomatique, l’infection peut se traduire par un syndrome fébrile avec céphalées, myalgies, éruption cutanée maculo-papuleuse, d’évolution bénigne. Mais des formes encéphalitiques sévères, parfois mortelles, s’observent chez les personnes âgées. Le diagnostic repose sur l’isolement du virus, à partir du liquide céphalorachidien, au tout début de la maladie et sur la sérologie.
Syn. fièvre de West Nile
auto-infection n.f.
auto-infection
Infection provoquée par un micro-organisme pathogène déjà présent dans l’organisme.
comité de lutte contre l'infection nosocomiale l.m.
Dans les établissements de soins publics, comité chargé de proposer à la direction toutes mesures propres à éviter et éventuellement supprimer les infections nosocomiales.
Tous les agents participant à la vie hospitalière sont représentés dans le comité : médecins, infirmiers, personnels de direction ou des services généraux, etc. La lutte contre les infections dépend autant de mesures d’hygiène individuelle (propreté des mains et des vêtements, éviction des agents atteints d’une infection, etc.) que de règles générales de fonctionnement (séparation des circuits de linge propre et de linge sale, circuits des déchets de toute nature, etc).
[E,D1]
cytomégalovirus (infection congénitale à) l.f.
congenital infection with cytomegalovirus
Infection anténatale responsable d'une embryofœtopathie à pronostic sévère qui comporte microcéphalie, convulsions, hypotrophie, pneumopathie, hépatosplénomégalie avec ictère et purpura thrombocytopénique.
Les lésions cérébrales sont des calcifications périventriculaires, parfois une porencéphalie, une hydro-encéphalie, une micro ou une pachygyrie. On peut également trouver dans certains cas un retard psychomoteur, un syndrome pyramidal et une surdité.
Dans 20% des cas il y a des lésions choriorétiniennes en larges placards nécrotiques et hémorragiques avec destruction de l'épithélium pigmentaire et infiltrats périvasculaires dont la cicatrisation donne une atrophie rétinienne qui ressemble à de la boue séchée ou à un aspect blanc-jaunâtre fibroglial avec en regard des vaisseaux rétiniens rétrécis et réduits à l'état de cordons blanchâtres. Le pronostic visuel dépend de la région rétinienne altérée et de l'atrophie optique poststase.
Le diagnostic est fait par la mise en évidence du virus dans les urines.
→ Cytomegalovirus, Herpesviridae
[D1,O6]
infection n.f.
infection, bacterial contamination
Désigne d’une part, la pénétration et le développement dans un être vivant, de micro-organismes (bactéries, virus, champignons) qui provoquent des lésions en se multipliant et éventuellement en sécrétant des toxines ou en se propageant par voie sanguine et d’autre part, le résultat de cette pénétration caractérisé par une réponse inflammatoire, au moins locale.
Sa présence dans le sang est qualifiée de septis (bactériémie, virémie, fongémie selon la nature du germe).
Le processus infectieux procède de deux mécanismes différents : l'un spécifique, directement en rapport avec l'agent infectieux, sa localisation et sa dissémination, il nécessite un traitement antiinfectieux, l'autre non-spécifique, en rapport avec la réaction de défense de l'organisme (réaction inflammatoire) qui dépend de médiateurs lipidiques et protidiques mis en jeu par des cellules spécifiques (macrophages, épithéliums, etc.). Les deux mécanismes, infectieux et inflammatoire, associés initialement peuvent ensuite évoluer séparément. Notamment la réponse inflammatoire non spécifique peut se poursuivre alors que l'infection est éliminée (on ne retrouve une septicémie que dans 30 à 60% des états septiques graves), c'est pourquoi l'on décrit un «état septique non septicémique» ou «syndrome de réponse inflammatoire généralisée»
Une infection est dite latente quand elle ne se manifeste par aucun symptôme. Une infection est souvent contagieuse.
Ce mot employé aussi pour désigner une grande puanteur, signifie ailleurs au figuré, corruption en raison de l’altération produite dans un corps.
Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner
→ infectieux, sepsis, syndrome de réponse inflammatoire généralisée, contamination
infection amniotique l.f.
amniotic infection
Infection de la cavité ovulaire par contamination microbienne qui atteint le liquide amniotique, puis le fœtus, le placenta et le cordon.
Sa première cause est la rupture prématurée des membranes, mais elle peut aussi survenir au cours d’un travail de durée prolongée. Elle est favorisée par la présence de méconium ou de sang. Elle se manifeste par un liquide fétide et des signes infectieux, fièvre, accélération du pouls, frissons.
Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner
Syn. infection ovulaire, fièvre du travail, physométrie
infection à bactérie anaérobie l.f.p.
infection with bacteria anaerobic
Infection provoquée par les bactéries anaérobies strictes.
Parmi ces bactéries on distingue :
- les bacilles à Gram positif, anaérobies sporulés, du genre Clostridium, ubiquitaires (germes telluriques) et présents dans l ‘intestin de l’homme ; ils sont à l’origine de la gangrène gazeuse et de diverses infections abdominailes et surtout gynécologiques, primitives ou postopératoires,
- les bactéries anaérobies non sporulées (bacilles à Gram négatif tels que Bacteroides, Prevotella, Fusobacterium, coques à Gram positif dont Peptostreptococcus, Propionibacterium et les streptocoques micro- aérophiles), commensales des cavités naturelles de l’homme : elles sont responsables d’infections tissulaires primitives, postopératoires ou post- traumatiques telles que des péritonites, des cholécystites aigües, des abcès du foie, des infections gynécologiques suppurées, des pneumopathies nécrosantes, des abcès cérébraux d’origine sinusienne, otitique ou dentaire, des cellulites cervicofaciales, des myosites suppurées, des fasciites nécrosantes. Leur pronostic est spontanément très grave.
Le traitement associe une antibiothérapie adaptée à la sensibilité des bactéries responsables, la mise à plat et le drainage de la suppuration, l’excision des tissus nécrosés et un traitement symptomatique entrepris dans un service de soins intensifs.
[D1]
Édit. 2017
infection chronique l.f.
chronic infection
Infection d’évolution lente, par opposition à une infection aigüe.
Certaines formes d’endocardites ou d’ostéites bactériennes ont, en l’absence de traitement, une évolution chronique.
infection focale l.f.
focal infection
Infection au cours de laquelle des microorganismes (essentiellement des bactéries) restent confinés en un point de l’organisme d’où ils peuvent diffuser ou sécréter des toxines.
Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner
infection hospitalière l.f.
hospital infection
Infection contractée en milieu hospitalier, cliniquement et/ou microbiologiquement identifiable, qui affecte soit un malade, du fait de son admission à l'hôpital ou des soins qu'il y a reçus, soit le personnel hospitalier, du fait de son activité.
Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner
Syn. infection liée aux soins, infection nosocomiale
[D3]
infection iatrogène l.f.
iatrogenic infection
Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner
infection infraclinique l.f.
subclinical infection
Infection inapparente qui ne se traduit par aucun symptôme clinique.
Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner
infection latente l.f.
latent infection
État infectieux au cours duquel un microorganisme pathogène reste vivant dans l’organisme sans provoquer de manifestations cliniques.
Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner
infection néonatale l.f.
neonatal infection
Infection du nouveau-né succédant à une contamination d’origine maternelle.
Elle se transmet par voie hématogène transplacentaire, ou à travers les membranes à partir d’un foyer d’endométrite, ou par voie ascendante à partir d’une infection cervicovaginale, ou après la rupture des membranes avant ou pendant le travail, voire pendant l’accouchement au passage de la filière génitale.
Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner
infection nosocomiale l.f.
nosocomial infection
Infection contractée par un malade à l'occasion de soins reçus dans un établissement hospitalier ou en dehors de celui-ci, sans préjuger de la qualité du soignant.
Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner
infection opportuniste l.f.
opportunistic infection opportunistic disease
Infection qui apparaît au cours d’une altération majeure des défenses immunitaires de l’hôte, congénitale ou plus souvent acquise, spontanée (hémopathies malignes, cancers, infection par le virus de l’immunodéficience humaine, etc.) ou postthérapeutique.
L’intensité de la multiplication des microorganismes opportunistes et leur pouvoir pathogène dépendent du niveau du déficit immunitaire en cause. Il peut s’agir de parasites (Pneumocystis jiroveci, Toxoplasma gondii, Cryptosporidium parvum, Strongyloides stercoralis, etc.), de champignons (Candida sp., Aspergillus fumigatus, Cryptococcus neoformans, etc.), de bactéries (mycobactéries, Salmonella), de virus (Cytomegalovirus, herpes virus, virus varicelle-zona). Chaque type d’immunodéficience est associé, avec une certaine spécificité, à divers micro-organismes opportunistes dont le développement est à l’origine de complications infectieuses pouvant mettre en jeu le pronostic vital du patient.
Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner
→ sida
infection ovulaire l.f.
ovular infection
infection puerpérale l.f.
puerperal infection
Infection génitale, régionale ou générale à point de départ génital survenant dans la période des suites de couches.
Les septicémies puerpérales à streptocoque représentaient une cause majeure de mortalité en maternité avant la prophylaxie par l’hygiène hospitalière et surtout l’emploi de sulfamides puis d’antibiotiques.
Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner, puerpera : accouchée.
infection pulmonaire à Klebsiella pneumoniae l.f.
Klebsiella pulmonary infection
Infection regroupant des bacilles à Gram négatif, immobiles, aéro-anaérobies facultatifs, s'observant volontiers sur un terrain débilité dont les formes septicémiques ont un pronostic très sévère.
La contamination se fait par voie aérienne. Lorsque cette infection évolue par petites épidémies hospitalières, la contamination est alors manuportée de malade à malade.
L'aspect clinique et radiologique est celui d'une pneumonie lobaire inférieure. La nécrose est précoce, extensive, prenant parfois l'aspect d'une gangrène pulmonaire.
Normalement ce germe est sensible aux céphalosporines de 3e génération associées à un aminoside. Mais les souches hospitalières peuvent être productrices d'une bêta-lactamase à spectre étendu entraînant une résistance à de nombreux antibiotiques. Un antibiogramme est donc nécessaire pour tester les antibiotiques les plus récents, afin d'éviter une évolution vers la chronicité.
Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner
infection secondaire l.f.
secondary infection