syndrome vestibulaire central l.m.
central vestibular syndrome
Ensemble de symptômes et de signes d’examen liés à l’atteinte vasculaire, dégénérative, tumorale ou autre des noyaux vestibulaires et des structures vestibulaires supérieures.
Le déséquilibre l’emporte sur les vertiges. Le nystagmus est multidirectionnel ou, à l’inverse, pur, vertical dans les lésions pédonculaires, horizontal dans les lésions protubérantielles et rotatoire dans les lésions médullaires hautes. Surtout la présence de signes neurologiques et l’absence de signes auditifs innocentent le système labyrinthique et imposent une imagerie. Une dysharmonie domine dans ce syndrome, avec notamment une variabilité et une direction volontiers dissociée des signes vestibulaires spontanés.
Étym. lat. vestes : vêtement (le vestibule était la pièce où le visiteur laissait ses vêtements d’extérieur).
→ déséquilibre, vertige, nystagmus, pédonculaire (syndrome), protubérantiels (syndromes)
syndrome vestibulaire l.m.
vestibular syndrome
Ensemble de symptômes et de signes observés au cours des atteintes du nerf vestibulaire, des voies vestibulaires ou du récepteur vestibulaire.
Il est caractérisé par des vertiges, des troubles de l’équilibre au repos et à la marche et, à l’examen clinique, par un nystagmus oculaire spontané dit «à ressort », une déviation des index à la manœuvre des bras tendus et un déséquilibre latéralisé à l’épreuve de Romberg ou à celle du piétinement aveugle. On recherchera des modifications de la réflectivité vestibulaire aux épreuves caloriques, rotatoires, positionnelles. Dans les atteintes périphériques du labyrinthe et du nerf vestibulaire, le syndrome vestibulaire est dit harmonieux, complet ou parcellaire. La chute et la déviation des index se font dans le même sens que celui de la secousse lente du nystagmus. Dans les atteintes centrales, le syndrome vestibulaire est au contraire volontiers fragmentaire, incomplet et dysharmonieux.
M. Romberg, neurologue allemand (1846)
Étym. lat. vestis : vêtement (le vestibule était la pièce où le visiteur laissait ses vêtements d’extérieur)
Syn. syndrome labyrinthique
→ nystagmus, manœuvre des bras tendus, Romberg (signe de), épreuve du piétinement aveugle, épreuve calorique, épreuve rotatoire pendulaire, épreuve positionnelle
syndrome vestibulaire périphérique l.m.
vestibular peripheral syndrome
Ensemble des symptômes et signes d’examen liés à une lésion du labyrinthe postérieur (ou vestibule) ou du nerf vestibulaire.
Les symptômes sont le vertige rotatoire ou linéaire avec nausées et vomissements. Les signes d’examen associent un nystagmus dont la composante lente dévie du côté lésé et une ataxie. Typiquement, le syndrome vestibulaire périphérique est harmonieux, c’est-à-dire que tous les signes déficitaires battent dans le même sens : ainsi une atteinte du vestibule droit provoque-t-il un nystagmus gauche (mais dont la composante lente pathologique bat vers la droite), une déviation des index et de la marche aveugle vers la droite, un signe de Romberg vers la droite.
M.H. Romberg, neurologue allemand (1846)
Étym. lat. vestes : vêtement (le vestibule était la pièce où le visiteur laissait ses vêtements d’extérieur)
→ vertige, nystagmus, Romberg (signe de), vestibulaire (exploration instrumentale), équilibre, nerf vestibulaire
administrateur central l.m.
Système de supervision, sous-système de la mémoire de travail, à capacité limitée, gérant la répartition des ressources attentionnelles entre la boucle phonologique et le "bloc-note" visuospatial
A. Baddeley, psychologue britannique (1974).
→ mémoire
[H1]
Édit. 2017
aile du lobule central du cervelet l.f.
ala lobuli centralis cerebelli (TA)
wing of central lobule of cebellum
Chacun des deux prolongements latéraux du lobule central du cervelet, situés sur le vermis supérieur.
Ils communiquent avec les hémisphères cérébeleux. Ils appartiennent au paleocerebellum.
[A1, H5]
Édit. 2020
analgésique central l.m.
opioid analgesic, narcotic analgesic
Médicament opioïde dont le chef de file est la morphine et qui atténue ou supprime la douleur par une action sur des récepteurs spécifiques du système nerveux central, de la moelle épinière et des nerfs périphériques.
Les récepteurs aux opiacés sont de trois types principaux : mu, delta et kappa. Les opiacés règlent la transmission des stimulus nociceptifs par l'intermédiaire de ces récepteurs. Ils sont liés aux protéines G et leur activation présynaptique inhibe la libération de neuromédiateurs algogènes comme la substance P. Les ligands endogènes de ces récepteurs sont les enképhalines, les bêta-endorphines et les dynorphines.
Les opiacés utilisés en anesthésie sont des 4 phénylpipéridines, dérivées du fentanyl. Ce sont des agonistes sélectifs. Certains opiacés sont des agonistes partiels et sont utilisés pour l'analgésie postopératoire (buprénorphine, nalbuphine). Les opiacés sont administrés par voie entérale ou parentérale. La dépression respiratoire, effet indésirable le plus important, peut être à l'origine de complications hypoxiques graves. Dans sa forme caractéristique, cette dépression se traduit par l'«oubli de respirer» (analogue à la malédiction d'Ondine) facilement contrecarré par une simple stimulation verbale.
Étym. gr. an, privatif; algos: douleur
→ Ondine (malédiction de), P (substance)
[G1,G3,G5]
Édit. 2017
angéite granulomateuse à cellules géantes du système nerveux central l.f.
Syn. angéite isolée du système nerveux central
→ angéite isolée du système nerveux central
[H1, K4]
Édit. 2019
angéite isolée du système nerveux central l.f.
isolated primary angiitis, angiitis of the nervous central system
Affection rare, d'étiologie inconnue, de l'adulte, atteignant exclusivement les vaisseaux du système nerveux central.
Une panangéite segmentaire atteint les vaisseaux cérébraux et leptoméningés de petit calibre (artérioles et veinules de moins de 50 µm de diamètre), avec nécrose de la paroi et infiltration de lymphocytes, de cellules mononuclées et de cellules géantes. L'origine de cette angéite reste mystérieuse.
Le tableau clinique associe, sur un mode d'installation aigu ou subaigu, des céphalées quasi constantes, une encéphalopathie, des signes focaux déficitaires ou critiques, une hypertension intracrânienne, en rapport avec de multiples infarctus cérébraux et parfois des hémorragies. Cette symptomatologie neurologique est isolée. L'examen du liquide cérébrospinal révèle souvent une pléiocytose et une hyperprotéinorachie. L'angiographie n'est anormale que dans un cas sur deux : rétrécissements segmentaires, parfois associés à des dilatations fusiformes siégeant sur les petits vaisseaux de la convexité. Le diagnostic de certitude est histologique (biopsie leptoméningée).
L'évolution peut se faire vers une rémission prolongée grâce à la corticothérapie associée aux immunodépresseurs (cyclophosphamide).
Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ite : inflammation
Syn. angéite granulomateuse à cellules géantes du système nerveux central, angéite granulomateuse cérébrale, angéite granulomateuse du système nerveux central
→ angéite
[H1, K4]
Édit. 2019
artère du sillon central l.f.
arteria sulci centralis (TA)
artery of central sulcus
Branche collatérale de l’artère cérébrale moyenne née au niveau du lobe insulaire.
Elle franchit l’opercule fronto-pariétal et parcourt le sillon central de l’hémisphère cérébral. Elle irrigue le versant postérieur du girus précentral et la lèvre antérieure du girus postcentral.
Syn. anc. artère rolandique, artère de la scissure de Rolando, artère du sillon rolandique
Brodie (abcès central de) l.m.
Brodie’s abscess
Abcès situé à l’intérieur de l’os, souvent dans la métaphyse, et lié à une ostéite subaigüe ou chronique à bactéries pyogènes.
L’abcès de Brodie est souvent bien cerclé par une coque d'os très condensé et fibrosé, ce qui témoigne de sa chronicité. Sa cavité ou nidus contient du pus et rarement un ou plusieurs séquestres osseux.
B. C. Brodie, Sir, chirurgien britannique (1783-1862)
Syn. abcès central de l’os
→ ostéite
[D1, I2]
Édit. 2020
canal central de la moelle spinale l.m.
canalis centralis medulae spinalis (TA)
central canal of spinal cord
Canal filiforme longitudinal s’étendant sur toute la hauteur de la moelle spinale, du quatrième ventricule au ventricule terminal.
Il est situé au centre de la commissure grise.
Syn. anc. canal de l’épendyme
[A1,H5]
Édit. 2015
cathéter veineux central, l.m.
cental venous catheter.
Cathéter utilisé pour apporter divers médicaments, une chimiothérapie, une nutrition parentérale ou de grandes quantités de produits dérivés du sang, qui permet aussi des prélèvements pour des mesures hémodynamiques.
La pose nécessite un personnel formé à une asepsie de type chirurgical. L’insertion est le plus souvent réalisée par voie sous-clavière, jugulaire interne ou basilicale. Il peut se produire une infection sur cathéter veineux central.
Abrév. CVC.
→ cathéter, cathétérisme infectieux
[B3,K4]
central (e) adj.
centralis (TA)
central
1) Caractérise une structure anatomique située au centre du corps ou d’un organe.
2) Se dit de toute structure du système nerveux origine ou point d’aboutissement de voies nerveuses.
[A1,H1]
Édit. 2015
Central Plata (virus)
Central Plata virus
Virus à ARN, appartenant à la famille des Bunyaviridae et au genre Hantavirus.
Ce virus, qui n'est sans doute qu'un variant du virus Andes, est une cause de syndromes pulmonaires à Hantavirus en Uruguay, en Argentine et au Paraguay. Son réservoir est le rongeur Oligoryzomys flavescens.
→ syndrome pulmonaire à Hantavirus, Hantavirus, Andes (virus)
[D1,K1]
Édit. 2018
dégénérescence spongieuse du système nerveux central l.f.
spongy degeneration of central nervous system
Myrtelle May Canavan, neuropathologiste américaine (1931)
dystrophie rétinienne de l'épithélium pigmenté central l.f.
central retinal pigment epithelial dystrophy
→ dystrophie maculaire progressive de la Caroline du nord
faisceau central de la calotte l.m.
[A1,H1]
Édit. 2018
groupe central des ganglions axillaires de Rouvière l.m.
H. Rouvière, anatomiste français, membre de l'Académie de médecine (1875-1952)
→ nœuds lymphatiques axillaires centraux
lobule central l.m.
lobulus centralis
lobis centralis
Structure de petite taille, impaire, du vermis supérieur du cervelet, située en arrière de la lingula, en avant du sillon post-central.
Il se continue latéralement sur les hémisphères par les ailes du lobule paracentral. Il appartient au lobe antérieur du cervelet, donc au paléocerebellum.
myopathie à axe central l.f.
centronuclear myopathy, central core myopathy, central core disease
Myopathie congénitale, d’hérédité variable, dominante ou récessive, définie par la présence sur la biopsie musculaire de zones centrales de désorganisation neurofibrillaire étendues sur toute la hauteur de la fibre musculaire et dépourvues d’activité enzymatique.
Pratiquement, seules se trouvent affectées les fibres de type I qui sont de taille réduite avec des lésions arrondies centrales (central core).
L’affection se traduit par une hypotonie congénitale avec un déficit des muscles proximaux, une aréflexie fréquente et des malformations (luxation congénitale de la hanche, scoliose).
Sa localisation génétique se situe sur le bras long du chromosome 19, à proximité du gène de l’hyperthermie maligne, associée dans 25 p. cent des cas à cette myopathie. En effet, avec ou sans hyperthermie maligne, des mutations du gène RYN de la ryanodine (19q13,1) ont été décrites dans les familles atteintes de “central core disease”
Étym. gr. mus, muos : souris, muscle ; pathos : maladie
→ myopathie centronucléaire, myopathies congénitales
neurocytome central l.m.
central neurocytoma
Tumeur de l'adulte jeune, composée de cellules rondes à différenciation neuroïde, qui se localise dans les ventricules latéraux, près de la ligne médiane.
Le plus souvent, elle est révélée par une hypertension intracrânienne.
Après ablation de la tumeur, l'évolution est bénigne.
Des formes plus atypiques ont été décrites et font actuellement l'objet de controverses portant sur leur classification.
neurofibromatose de type central l.f.
noyau central de l'amygdale l.m.
nucleus centralis amygdalæ (TA)
central amygdaloid nucleus
Noyau qui appartient à une partie latérale de l’amygdale centromédiale élargie comprenant les parties latérales du noyau de la strie terminale et de la partie sublenticulaire de l’amygdale, la partie médiale du noyau interstitiel et le noyau intercalé.
C’est le principal centre de projection viscéro- et somatomoteur de l’amygdale. Il est divisé en une partie médiale, une partie latérale et une partie capsulaire latérale.
Syn. noyau E1/E2 de Völsch ; supraamygdaleum profundum de Brockhaus
noyau fibreux central du périnée l.m.
os central du carpe l.m.
os centrale carpi (TA)
os centrale
Osselet, constant chez de nombreuses espèces animales (dont la plupart des primates), situé entre les deux rangées des os du carpe.
Chez l’homme, il n’existe qu’à l’état embryonnaire et s’incorpore précocement au scaphoïde dont il constitue la portion distale qui s’articule avec le trapézoïde et le trapèze. Il ne semble pas que l’osselet surnuméraire, rare, parfois décrit sous ce nom chez l’homme, corresponde au véritable os central ainsi défini.
Édit. 2017