Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

116 résultats 

vaccin poliomyélite l.m.

Il existe deux sortes de vaccins :

1) Le vaccin inactivé Salk contient les trois types de virus poliomyélitiques 1,2,3, cultivés sur cellules Vero et inactivés par le formol.
Administré de préférence par voie intramusculaire, il induit la production d’anticorps sériques qui neutralisent le virus lors de la phase de virémie. Ils persistent au moins cinq ans après le premier rappel. Il existe un vaccin monovalent ; mais, en général, le vaccin est combiné à d’autres valences. La vaccination, obligatoire en France comporte trois injections et un rappel pour tous les nourrissons. Les rappels suivants sont faits chez l’enfant à six ans, onze ans, seize ans, puis tous les dix ans chez l’adulte. Ce vaccin a permis d’éliminer la poliomyélite en France.
2) Le vaccin vivant atténué Sabin, administré par voie orale, contient les trois types de virus poliomyélitiques vivants atténués.
Le virus se réplique dans l’épithélium de l’oropharynx et de l’intestin. Il s’administre en trois prises à un mois d’intervalle. Il  n’est plus disponible en France, mais est largement utilisé dans le monde, en particulier dans les  zones d’endémie et pour les campagnes d’éradication de l’OMS. La plupart des pays industrialisés l’ont remplacé par le vaccin inactivé parce qu’il existe un risque de poliomyélite vaccinale de ce vaccin oral de un pour sept millions de doses.
En supprimant le réservoir humain du virus, les vaccins Salk et Sabin sont susceptibles d’éradiquer la maladie. Cependant, leur efficacité est faible en cas de déficit immunitaire.

A. Sabin, microbiologiste américain (1906-1993); J. E. Salk, biologiste américain (1954)

poliomyélite antérieure aigüe

[D1, E1]

Édit. 2019

vaccins (dénominations des) l.f.p.

Les dénominations «vaccin contre» et «vaccin anti» devenues obsolètes sont remplacées par le mot vaccin suivi du nom de la maladie.
P. ex. vaccin rougeole remplace vaccin contre la rougeole et vaccin anti-rougeole.

[D1, E1]

Édit. 2019

vaccin infections à pneumocoque l.m.

Streptococcus pneumoniae vaccine

Vaccin de type polysaccharidique associant les antigènes soit de 7, soit de 23 sérotypes de pneumocoques les plus fréquemment rencontrés au cours des infections pneumococciques invasives (bactériémie, méningite, pneumonie).
Le vaccin conjugué est indiqué dans la prévention des infections invasives à pneumocoques, chez le nourrisson et les patients à risque (splénectomie, drépanocytaires, immunodéprimés...) (vaccin à 13 valences)  et le vaccin polysaccharidique l’est pour les personnes de plus de soixante-cinq ans (vaccin à 23 valences).
La protection dure 9 ans et la revaccination faite avant 3 ans fait courir un risque anaphylactique.

pneumocoque

[D1, E1]

Édit. 2019

vaccin anticoquelucheux l.m.

pertussis vaccine

Vaccin préparé à partir de souches virulentes de Bordetella pertussis tuées par le formol ou le merthiolate.
Il fait habituellement partie du triple vaccin administré aux enfants, combiné à l'anatoxine diphtérique et à l'anatoxine tétanique.
Ce vaccin est actuellement remplacé par un vaccin acellulaire formé de trois antigènes, la toxine pertussique, l’hémagglutinine filamenteuse et la pertactine. Ces protéines sont inactivées par le glutaraldéhyde ou le formaldéhyde. Ce vaccin acellulaire est efficace et mieux toléré.

coqueluche

[D1, E1]

Édit. 2019

vaccin coquelucheux l.m.

Pertussis vaccine

Vaccin destiné à la prévention de la coqueluche.
Il existe deux types de vaccins :
- le vaccin classique qui consiste en une suspension de souches de Bordetella pertussis en phase 1, tués et adsorbés sur hydroxyde d’aluminium ; son efficacité est excellente,
- les vaccins acellulaires, formés d’antigènes immunisants, mieux tolérés chez le nourrisson mais un peu moins efficaces que le vaccin classique.
La première injection de vaccin peut être effectuée, chez le nourrisson, dès l’âge de 2 mois. La primovaccination consiste en trois injections intramusculaires à quatre semaines d’intervalle. Ce vaccin est habituellement associé aux vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite et les infections à Haemophilus influenzae.

coqueluche, Bordetella pertussis 

[D1, E1]

Édit. 2019

vaccin grippe l.m.

influenza vaccine

Vaccin inactivé contenant deux virus de type A et un virus de type B, préparé, pour chaque année, par culture sur œufs de poule embryonnés et inactivé par le formol ou la β-propiolactone.
La composition du vaccin est révisée chaque année en février pour l’Europe et selon les recommandations de l’OMS (grippe saisonnière).Ces vaccins sont en général sans adjuvants, sauf un vaccin comportant du squalène et indiqué pour les personnes de plus de 65 ans. Ils sont injectables par voie intramusculaire ou sous-cutanée profonde. L’immunité conférée est de courte durée, environ six à neuf mois. Cette vaccination est à répéter chaque année chez toutes les personnes de plus de soixante-cinq ans, mais aussi chez les enfants à partir de six mois et chez les femmes enceintes ayant un facteur de risque, par exemple maladies respiratoires chroniques, drépanocytose, diabète, etc...
Il existe également un vaccin nasal vivant atténué trivalent, d’indication limitée à l’enfant de plus de deux ans.
La composition des vaccins en cas de pandémie grippale est décidée par l’OMS en se basant sur la surveillance internationale des souches émergentes.

grippe, formol, squalène, β-propiolactone

[D1, E1]

Édit. 2019

vaccin infections à méningocoque l.m.

meningococcic vaccine

Vaccin polysaccharidique, à base de fractions antigéniques des groupes de méningocoques A, C, Y, W135 ou conjugué, le polyoside étant couplé à une protéine porteuse.
Il en existe plusieurs variétés : vaccin antiméningococcique A + C, vaccin antiméningococcique C, vaccin antiméningococcique A-C-Y-W135. Leurs indications concernent, selon le contexte, la vaccination généralisée (enfants, jeunes adultes), les sujets contacts d’un cas d’infection méningococcique ou se rendant dans une zone à risques, mais aussi les enfants souffrant de déficit en fractions du complément ou ayant une asplénie. Des vaccins antiméningococciques B de nature protéique sont à l’étude.

méningite cérébrospinale épidémique, méningocoque

[D1, E1]

Édit. 2019

vaccin infections à Papillomavirus (HPV) l.m.

Papillomavirus vaccine

Vaccin obtenu par génie génétique, à base de protéine majeure de capside (L1) adjuvé, dirigé contre les types 16, 18, 6 et 11 de Papillomavirus.
Il existe deux vaccins : un vaccin bivalent contre les types 16 et 18 et un vaccin quadrivalent contre les types 16, 18, 6 et 11. Protégeant contre les infections à Papillomavirus correspondants, ils ont pour cible la prévention des lésions précancéreuses et des cancers du col de l’utérus liés à ces virus et, pour le vaccin quadrivalent, celle des condylomes. La vaccination comporte deux ou trois injections intramusculaires ou sous-cutanées, les deux premières à un ou deux mois de distance et un rappel à six mois. La vaccination est bien tolérée et recommandée chez les jeunes filles avant les premiers rapports sexuels. Cette vaccination vient en complément du dépistage des cancers du col par frottis sans s’y substituer puisqu'il ne protège pas contre tous les Papillomavirus oncogènes.

Papillomavirus, condylome, cancer du col de l'utérus

vaccin inerte l.m.

sluggish vaccine

Vaccin inactivé, dépourvu de tout pouvoir infectant, capables de provoquer, en général après plusieurs injections, une réponse immunitaire protectrice.
On distingue les vaccins inactivés, constitués de bactéries ou de particules virales dans leur intégralité (vaccin coquelucheux, vaccin poliomyélitique injectable, vaccin grippal) et les fractions antigéniques telles que les anatoxines (toxines détoxifiées) et les antigènes polysaccharidiques.

Syn. vaccins inactivés

vaccin coqueluche, vaccin poliomyélite injectable, vaccin grippe, anatoxines

[D1, E1]

Édit. 2019

vaccin vivant atténué l.m.

limited living vaccine

Vaccin préparé à partir de souches bactériennes ou virales vivantes mais atténuées dans leur pouvoir pathogène et induisant une protection immunitaire proche de celle qui succède à une infection naturelle, au prix d’une infection asymptomatique.
Le vaccin BCG, le vaccin poliomyélite oral, les vaccins contre la rougeole, la rubéole, les oreillons, la varicelle, le vaccin amaril en sont des exemples.

[D1, E1]

Édit. 2019

valence n.f.

valence

1) En chimie, nombre de liaisons possibles que présente un élément ou un radical dans une combinaison.
On distingue les covalences, les électrovalences et les valences de coordination.
2) En immunologie, nombre de déterminants antigéniques que possède un anticorps.
3) En pathologie infectieuse, propriété d'un vaccin inclus dans la préparation d’un vaccin combiné actif contre un certain nombre de germes: vaccin pentavalent, vaccin hexavalent, etc.

Étym. lat ; valentia : force de corps

vaccins combinés

[C1, D1, F3]

Édit. 2019

vaccin méningococcique l.m.

meningococcic vaccine

Vaccin polysaccharidique, à base de fractions antigéniques des groupes de méningocoques A, C, Y, W135.
Il en existe plusieurs variétés : vaccin antiméningococcique A + C, vaccin antiméningo­coccique C, vaccin antiméningococcique A-C-Y-W135. Leurs indications concernent les sujets contacts d’un cas d’infection méningococcique ou se rendant dans une zone à risques, mais aussi les enfants souffrant de déficit en fractions du complément ou ayant une asplénie.

méningocoque, Neisseria meningitidis, méningite cérébrospinale aigûe, méningococcémie

[D1, E1]

Édit. 2019

vaccin pneumococcique l.m.

Streptococcus pneumoniae vaccine

Vaccin de type polysaccharidique, associant les antigènes soit de 7, soit de 23 sérotypes de pneumocoques les plus fréquemment rencontrés au cours des infections pneumococciques invasives (bactériémie, méningite, pneumonie).
L’immunogénicité ainsi acquise est parfois imparfaite avant l’âge de deux ans, chez les vieillards et chez les sujets très immunodéprimés. Ce vaccin n’a pas d’effet préventif sur les otites, les sinusites et les bronchites. Il est indiqué dans la prévention des infections invasives à pneumocoques, chez le nourrisson (vaccin à 7 valences) et dans celle des infections respiratoires, chez les sujets à risque et les personnes de plus de 65 ans (vaccin à 23 valences).

pneumococcémie, pneumocoque

[D1, E1]

Édit. 2019

vaccin infections à Papillomavirus l.m.

Papillomavirus vaccine

Vaccin obtenu par génie génétique, à base de protéine majeure de capside (L1) adjuvé, dirigé contre les types 16, 18, 6 et 11 de Papillomavirus.
Il existe deux vaccins : un vaccin bivalent contre les types 16 et 18 et un vaccin quadrivalent contre les types 16, 18, 6 et 11. Protégeant contre les infections à Papillomavirus correspondants, ils ont pour cible la prévention des lésions précancéreuses et des cancers du col de l’utérus liés à ces virus et, pour le vaccin quadrivalent, celle des condylomes. La vaccination comporte deux ou trois injections intramusculaires ou sous-cutanées, les deux premières à un ou deux mois de distance et un rappel à six mois. La vaccination est bien tolérée et recommandée chez les jeunes filles avant les premiers rapports sexuels. Cette vaccination vient en complément du dépistage des cancers du col par frottis sans s’y substituer puisqu'il ne protège pas contre tous les Papillomavirus oncogènes.

Papillomavirus, condylome, cancer du col de l'utérus

[D1, E1]

Édit. 2019

lévofloxacine n.f.

levofloxacin

Antibiotique de la famille des quinolones, à visée antipneumococcique et prescrit au cours d’infections respiratoires.

vaccin rubéole l.m.

rubella vaccine

Vaccin vivant atténué dont le plus utilisé dans le monde est le vaccin formé par la souche Wistar RA 27/3, cultivée sur des cellules diploïdes humaines ou sur des cellules de rein de Lapin.
La vaccination se fait par deux doses à au moins un mois d’intervalle, par voie sous-cutanée ou intramusculaire, seule ou associée aux vaccins contre la rougeole et contre les oreillons. L’immunité prolongée et solide. L’efficacité est supérieure à 95%. Le virus vaccinal ne se transmet pas. Il est utilisé spécialement pour vacciner les filles âgées de dix à treize ans. Des arthrites post-vaccinales transitoires ont été signalées chez des adolescentes et des femmes adultes. Il est contrindiqué au cours de la grossesse en raison des risques de malformations fœtales. Le vaccin est aussi recommandé en post-partum chez les femmes séronégatives.

Syn. vaccin rubéolique

rubéole

[D1, E1]

Édit. 2019

vaccin tué l.m.

killed vaccine

Vaccin préparé à partir de germes inactivés.
Par ex.: vaccin choléra, vaccin poliomyélite de Salk, etc.

[D1, E1]

Édit. 2019

vaccin vivant l.m.

living vaccine

Vaccin préparé à partir de germes vivants mais dont la virulence a été atténuée.
Par exemple : vaccin rage,  vaccin poliomyélite de Sabin.

Syn. vaccin atténué

[D1, E1]

Édit. 2019

vaccin grippal l.m.

influenza vaccine

Vaccin constitué de virus grippaux de type A et B, cultivés sur œuf de poule embryonné et inactivés par le formol ou la bêta-propiolactone.
La composition du vaccin est déterminée chaque année par l’OMS en fonction des données épidémiologiques et virologiques recueillies à travers le monde. La vaccination consiste en une injection souscutanée, à effectuer de préférence en automne ; l’immunité dure de neuf à douze mois. Ce vaccin est recommandé chez les personnes âgées de 65 ans et plus ainsi que chez les sujets à risque (affections bronchopulmonaires et cardiaques chroniques, néphropathies graves, diabéte, déficits immunitaires, etc.).

grippe

[D1, E1]

Édit. 2019

vaccins vivants atténués l.m.p.

Vaccins préparés à partir de souches bactériennes ou virales vivantes mais atténuées dans leur pouvoir pathogène et induisant une protection immunitaire proche de celle qui succéde à une infection naturelle, au prix d’une infection asymptomatique.
Le vaccin BCG, le vaccin poliomyélitique oral, les vaccins contre la rougeole et la rubéole, le vaccin amaril en sont des exemples.

vaccin BCG, vaccin poliomyélitique oral, vaccin contre la rougeole,  vaccin contre la rubéole, vaccin amaril

[D1, ,E1]

Édit. 2019

BCG sigle m. pour Bacille de Calmette et Guérin

Calmette-Guérin vaccine

Souche atténuée de Mycobacterium bovis, le BCG est utilisé comme vaccin contre la tuberculose par voie intradermique.
Cette souche, atténuée par repiquages successifs (230 passages sur milieu à la pomme de terre, bilié et glycériné), a conservé un pouvoir immunisant et allergisant. Le BCG est une mycobactérie ayant les mêmes caractères morphologiques et culturaux que M. tuberculosis et les mêmes caractères biochimiques que M. bovis, mais ne provoque pas de tuberculose. Il peut provoquer des abcès loco-régionaux dans moins d’un cas pour 1000 vaccins et des BCGites chez les immunodéprimés (12 cas annuels en France). L'efficacité de ce vaccin a fait l’objet de controverses, mais à la suite de plusieurs études et méta-analyses il a été bien démontré que la protection conférée par le BCG, légèrement supérieure chez le nourrisson que chez l'enfant, est de l'ordre de 80 % pour les formes graves (miliaires et méningites) et de 55 % pour les formes pulmonaires. En France, la nouvelle politique vaccinale par le BCG prévoit une primo-vaccination uniquement par voie intradermique et l'abandon de la revaccination. L’obligation vaccinale a été suspendue en juillet 2007 pour les enfants et maintenue pour les personnes s'occupant d'enfants et les professionnels exposés à la contamination tuberculeuse. Elle est fortement recommandée dès le premier mois de vie et jusqu’à l’âge de 15 ans pour les enfants à risque élevé de tuberculose: enfant né dans un pays de forte endémie, enfant ayant des antécédents familiaux de tuberculose, enfants dont l’un des parents est originaire de ces pays ou devant y séjourner au moins un mois, enfant résidant en Ile-de-France ou en Guyane, ainsi que les enfants jugés, du fait de leur mode de vie, à risque d’exposition au bacille tuberculeux. L’intradermoréaction à la tuberculine préalable à la vaccination doit être réalisée à partir de l’âge de trois mois. L'administration du BCG entraîne une positivité de l'intradermoréaction à la tuberculine dans un délai de deux à trois mois.
Le BCG est par ailleurs un immunostimulant utilisé dans le traitement local de certains cancers de la vessie.

A. Calmette, bactériologiste français, C. Guérin, immunologiste français, membres de l'Académie nationale de médecine (1908)

tuberculose, BCG-thérapie endovésicale, BCG (complications cutanées du)

Édit. 2017

fièvres typhoïde et paratyphoïdes l.f.p.

typhoid fever

Maladies fébriles sévères dues à Salmonella enterica sérotype Typhi (bacille d’Eberth) et Salmonella enterica sérotype Paratyphi A, B ou C, bacilles à Gram négatif de la famille des Enterobacteriaceae.
La maladie est liée à une bactériémie à point de départ lymphatique mésentérique. Le réservoir de germes est humain. La contamination se fait par les selles des malades ou de porteurs sains chroniques. La transmission est directe par contact avec des produits souillés, soit plus souvent indirecte par ingestion d’eau ou d’aliments contaminés. En France, les cas autochtones sont devenus très rares, la majorité étant importée de zones d’endémie (zones tropicales, Afrique du Nord, etc.).
L’incubation de la maladie dure de 7 à 15 jours ; le début est progressif le plus souvent ; la période d’état associe fièvre, prostration (tuphos), diarrhée et une symptomatologie extrêmement variable. Le diagnostic repose sur les hémocultures, éventuellement la coproculture, accessoirement sur le test sérologique de Widal et Félix. Les principales complications sont digestives (hémorragies, perforations), myocardiques, cérébrales, etc. Le traitement repose sur l’antibiothérapie, principalement les fluoroquinolones ou les céphalosporines de 3e génération, se substituant au chloramphénicol, à l’ampicilline, au cotrimoxazole. Une nouvelle vaccination (vaccin polyosidique capsulaire) a remplacé le vaccin TAB ancien. Elle ne protège que contre S. enterica sérotype Typhi. Les mesures d’hygiène restent essentielles dans la lutte contre les fièvres typhoïdes. En France, cette infection est à déclaration obligatoire.

Syn. dothiénenterie (obsolète)

vaccin typhoïde

[D1]

Édit. 2018

Haemophilus influenzae

Haemophilus influenzae
Bactérie à Gram négatif de la famille des Pasteurellaceae, dont la pathogénicité pour l'Homme est une cause majeure de méningite chez l'enfant.
Haemophilus influenzae est un commensal des voies aériennes supérieures. Cette bactérie est une cause, principalement chez l'enfant, de méningites, d'otites aiguës, de sinusites, de pneumopathies, de bronchites et d'épiglottites. Elle provoque aussi, au cours des viroses respiratoires, tant chez l’adulte que chez l’enfant, des surinfections bronchiques et pulmonaires, en particulier chez les sujets présentant des facteurs de risque. Elle détermine plus rarement des bactériémies, des ostéo-arthrites, des infections génitales. Le sérotype b (Hib) se montre le plus pathogène pour l'Homme.
Une vaccination préventive, à l’aide d’un vaccin polyosidique, permettrait d’éviter la survenue, chez le nourrisson, de la méningite purulente provoquée par ce sérotype. Le recours à une antibiothérapie préventive chez les sujets contacts et surtout l'usage de ce vaccin a permis de réduire fortement l'incidence des infections à Hib depuis les années 1980.

vaccin Haemophilus influenzae type b

[D1,D3]

Édit. 2015

interférence immunitaire l.f. 

immunological interference

Variation du pouvoir immunogène d’un vaccin, selon qu’il est introduit seul dans l’organisme ou en association avec un autre vaccin ou encore isolément mais en même temps que celui-ci.

vaccin contre la fièvre typhoïde l.m.

typhoid fever vaccine

Vaccin polyosidique capsulaire injectable, protégeant contre les infections à Salmonella typhi et non contre celles dues à Salmonella typhi A et B.
Après la primovaccination, un rappel est nécessaire tous les 3 ans. Ce vaccin est recommandé aux coopérants et aux voyageurs se rendant en zone d’endémie de fièvre typhoïde. Il est, en outre, obligatoire pour les personnels de laboratoire.

vaccin fièvre typhoïde, fièvres typhoïde et paratyphoïdes

[E1, D1]

Édit. 2019

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