tyrosine kinases (inhibiteurs des)
tyrosin kinase inhibitors.
Sur les récepteurs des tyrosines-kinases (RTK), siégeant sur la membrane cytoplasmique, se fixent les facteurs de croissance (protéines de régulation).
Cette liaison entraîne l'activation de seconds messagers tels que la protéine Ras, grâce à une cascade de phosphorylations. Les inhiber, c’est donc s’opposer à la prolifération cellulaire. Ce mode d’action est largement utilisé en thérapie anti-cancéreuse (erlonitib, imatinib, sorafénib, sunitinib).
kinases WNK n.f.
WNK kinases
Famille de protéines-kinases appelées “With No Lysine Kinases” (l’acide aminé lysine est désigné par la lettre K dans la nomenclature à une lettre des acides aminés, d’où l’abréviation WNK) en raison de l’absence de lysine dans le site actif de l’enzyme.
La famille WNK est constituée de quatre membres désignés WNK1 à WNK4. Ces kinases sont impliquées dans de nombreux processus physiologiques comme l’équilibre hydro-minéral, la neuro-transmission et la prolifération cellulaire. Des mutations des gènes codant les kinases WNK ont été identifiées comme la cause du pseudo-hyperaldostéronisme de type 2.
phosphatidylinositide 3-kinases l.f.p.
phosphatidylinositol-3-kinases l.f.p.
phosphatidylinositol-4,5-bisphosphate 3-kinases l.f.p.
phosphoinositide 3-kinases l.f.p.
Famille d’enzymes catalysant la transformation des phosphoinositides en phosphatidylinositol-3-phosphate.
Elles jouent un rôle dans les fonctions cellulaires : croissance, prolifération, différenciation, mobilité, et interviennent dans le métabolisme, l'angiogénèse et la cancérogenèse.
Sigle : PI3K, PI(3)K, PI-3K
Syn. phosphatidylinositol-4,5-bisphosphate 3-kinases. phosphatidylinositide 3-kinases, phosphatidylinositol-3-kinases, PI 3-kinases
PI 3-kinases l.f.p.
MAPK, acr angl. de mitogen-activated protein kinases
Ensemble de protéines kinases nécessaires à l'induction de la mitose dans les cellules eucaryotes. Elles appartiennent au groupe des kinases CMGC (incluant les kinases CDK, MAPK, GSK3 et CLK)1.
Les MAP-K sont impliquées dans un certain nombre d'évènements de la vie de la cellule, comme la mitose, mais aussi très liées à des phénomènes apoptotiques, la différenciation ou encore la survie cellulaire. Ceci se fait en réponse à divers signaux externes : des facteurs mitogènes (le PDGF, par exemple), le stress osmotique cellulaire, le choc thermique ou encore un certain nombre de cytokines2.
[C3]
Édit. 2020
déficit en tyrosine-aminotransférase l.f.
tyrosine aminotransferase deficiency
→ tyrosine transaminase (déficit en)
inhibiteur de tyrosine kinase l.m.
→ imatinib
[C1, O4]
Édit. 2020
protéine-tyrosine kinase n.f.
protein-tyrosine kinase
Famille de protéine kinases phosphorylant les résidus de tyrosine d’une protéine.
Les protéines –tyrosine kinases sont impliquées dans de nombreuses voies de signalisation intracellulaire
tyrosinase positive (test d'incubation à la tyrosine du bulbe pilaire) l.m.
tyrosinase positive hair bulb tyrosine incubation test
Test utilisé dans le diagnostic de l'albinisme, le test est positif lorsque l'incubation d'un bulbe fraîchement épilé dans une solution riche en tyrosine donne une pigmentation du bulbe pilaire.
Le taux sérique de tyrosinase est normal pour toutes les formes d'albinisme, mais in-vitro l'incubation d'un bulbe pilaire des sujets albinos dans une solution de tyrosine ne provoque aucune pigmentation dans les albinismes oculocutanés "tyrosinase négative", peu de pigmentation ou de façon douteuse dans l'albinisme oculocutané de type mutant jaune, et une pigmentation définitive dans les albinismes "tyrosinase positive", ce qui signifie que dans ces derniers albinismes la tyrosinase est active et reste capable de transformer la tyrosine en mélanine (pigment noir).
tyrosine n.f.
tyrosine
Acide aminé phénolique qui fait partie des 20 acides aminés des protéines.
Il est extrêmement répandu dans la nature ; on le trouve à l'état libre dans les graines, les pommes de terre et les fruits mûrs et, sous forme combinée, dans les protéines, où son taux est souvent très important. Son isolement est facilité par sa faible solubilité. C'est un acide aminé essentiel en l'absence de phénylalanine, mais il peut être remplacé en totalité par cette dernière qui se transforme in vivo en tyrosine par hydroxylation. La tyrosine est cétogène, sa voie dégradative principale conduisant à l'acide acétylacétique. Elle est présente dans le plasma à la concentration de 50 à 80 mol /L (9 à 14 mg) et dans les urines à raison de 11 à 23 mg par 24 heures chez l'adulte. Son importance biologique est liée aussi aux produits métaboliques qui en dérivent : les mélanines, la noradrénaline et l'adrénaline, les dérivés iodés comme les iodotyrosines et leurs produits de condensation.
Étym. gr. turos, fromage (il a été découvert dans un hydrolysat de caséine)
Symb. Tyr, dans la formule des protéines Y
tyrosine-hydroxylase n.f.
tyrosine hydroxylase
Enzyme catalysant l'hydroxylation de la tyrosine en dihydroxyphénylalanine (dopa).
Cet enzyme à coenzyme ptéridinique diffère de la tyrosinase dont l'effet se poursuit par l'oxydation de la dopa. Il est présent dans les cellules génératrices de noradrénaline ou d'adrénaline.
tyrosine kinase n.f.
tyrosine kinase
Enzyme catalysant la phosphorylation par l'ATP d'une fonction phénol de l’acide aminé tyrosine, généralement insérée dans une chaine protéinique présentant un domaine spécifiquement reconnu par l'enzyme.
De nombreux récepteurs membranaires d'hormones sont des tyrosine-kinases, qui normalement inactives se trouvent activées par un mécanisme de phosphorylation dépendant du message hormonal, mécanisme qui peut comporter une autophosphorylation. C'est le cas p. ex. du récepteur de l'insuline. C'est aussi le cas de la btk, tyrosine-kinase membranaire des lymphocytes B et dont la déficience entraîne la maladie de Bruton.
La phosphorylation de résidus tyrosine est un moyen de régulation de l’activité de nombreuses protéines.
O. C. Bruton, pédiatre américain (1952)
tyrosine-phosphatase n.f.
tyrosine phosphatase
tyrosine-transaminase (déficit en) l.f.
tyrosine transaminase deficiency
Maladie exceptionnelle avec retard intellectuel, signes cutanés (hyperkératose palmoplantaire), et signes ophtalmologiques (kératite bilatérale superficielle).
Elle débute à la naissance, avec retard psychomoteur, hépatosplénomégalie, et hyperkératose palmoplantaire parfois douloureuse. La kératite donne une photophobie très marquée, des opacités cornéennes (cristaux en aiguille) et des ulcérations dendritiques d'allure herpétique sans hypoesthésie et avec néovascularisation. On trouve également un épaississement de l'épithélium conjonctival et la cataracte a été rapportée pour un cas. Il existe trois types principaux de tyrosinémie ; le type I infantile précoce aigu donne des lésions hépatorénales, le type II donne des manifestations oculaires et cutanées (Richner-Hanhart), et le type III un léger retard mental. Le locus du gène type I déficit en fumarylacétylacétique-hydroxylase est en 15q23-q25, le locus du gène du type II, tyrosine-aminotransférase hépatique (TAT), est en 16q21.1-22.3, le locus du gène de type III, déficit en 4-hydroxyphénylpyruvate-dioxygénase est en 12q14-qter. L’affection est autosomique récessive (MIM 276600).
H. Richner, dermatologiste suisse (1938) ; E. Hanhart, médecin interniste et généticien suisse (1947)
Syn. déficit en tyrosine-aminotransférase, dystrophie cornéenne, Richner-Hanhart (syndrome de)
récepteur à tyrosine kinase l.m.
tyrosine kinase receptor
Famille de récepteurs transmembranaires dont la partie intracellulaire possède une activité de tyrosine protéine kinase.
Lorsque le récepteur à tyrosine kinase fixe son ligand extracellulaire, il devient capable de phosphoryler des protéines intracellulaires ou d'autres récepteurs transmembranaires sur certains acides aminés tyrosine, permettant ainsi la transduction du signal de l'extérieur vers l'intérieur de la cellule. Les principaux récepteurs à tyrosine kinase sont les récepteurs de facteurs de croissance polypeptidiques (EGF, FGF, PDGF, VEGF, etc...) et le récepteur de l'insuline.
Sigle RTK
→ tyrosine kinase, facteur de croissance polypeptidique, insuline
[C1, C2]
Édit. 2019
analogues nucléosidiques inhibiteurs de la transcriptase inverse l.m.p.
analogues nucléosidiques inhibitory of reverse transcriptase
Antirétroviraux virustatiques, utilisés par voie orale et en association dans le traitement de l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH1 et VIH2).
On distingue l’AZT (azidothymidine) et l’abacavir analogues de la thymidine, la ddI analogue de l’adénosine, la ddC analogue de la déoxycytidine, le d4T analogue de la thymidine, le 3TC analogue de la cytidine, le ténofovir, seul inhibiteur nucléotidique de la transcriptase inverse.
→ azidothymidine, abacavir, ténofovir, sida
[D1, G5]
Édit. 2020
inhibiteurs de la dipeptidylpeptidase-4 l.m.
Hypoglycémiants orauxde la famille des incrétinomimétiques qui entraînent un allongement de l’activité des incrétines glucagon like peptide (GLP1) et insulinotropie polypeptide (GIP).
[R1,G5]
inhibiteurs de l'angiogenèse l.m.p.
Anticorps monoclonaux utilisés pour inhiber le développement tumoral ainsi que les affections microangiopathique rétiniennes.
L'inhibition de l'angiogenèse accompagnant une tumeur pourrait permettre de stopper son développement. C’est ainsi que le bevacizumab, premier anticorps monoclonal dirigé contre les facteurs de croissance de l'endothélium vasculaire (VEGF) peut être utilisé dans le traitement de certains cancers. Dans le domaine de l’ophtalmologie le VEGF est impliqué dans la genèse des rétinopathies diabétiques et dans celle de la forme humide de dégénérescence maculaire liée à l’âge. Contre cette dernière, est employé le ranibizumab, fragment du bevacizumab.
J. Folkman, chirurgien américain (1971), N. Ferrara, pharmacologue et W. J. Henzel, biochimiste américains (1989)
→ facteurs de croissance de l'endothélium vasculaire, angiogenèse, protéine-tyrosine kinase, bevacizumab, ranibizumab, facteurs anti-angiogéniques, anticorps monoclonal , microangiopathie rétinienne, microangiopathie diabétique,dégénérescence maculaire liée à l'âge
[P2 R1 K4 G5 F3 F2]
Édit. 2018
inhibiteurs de bêtalactamases l.m.p.
inhibitors of betalactamases
Antibiotiques de la famille des bêtalactamines, ayant une activité antibactérienne intrinsèque très modérée mais restaurant, lorsqu’ils sont associés à d’autres bêtalactamines, l’activité antibactérienne que celles-ci avaient perdue à la suite de leur hydrolyse sous l’effet de bêtalactamases bactériennes.
On distingue l’acide clavulanique utilisé en association à l’amoxicilline ou à la ticarcilline, le sulbactam-associé à l’ampicilline à une autre bêtalactamine, le tazobactam associé à la pipéracilline.
→ bêtalactamines, clavulanique (acide)
inhibiteurs de fusion l.m.p.
inhibitors of fusion
Nouvelle classe d’antirétroviraux, en cours de développement pour le traitement de l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine.
→ sida
inhibiteurs de la COMT l.m.p. sigle pour Catéchol-O-MéthylTransférase
COMT inhibitors
Médicaments utilisés dans le traitement de la maladie de Parkinson en association avec la L-dopa.
L'inhibition de la catéchol-O-méthyltransférase augmente la biodisponibilité de la L-dopa.
J. Parkinson, Sir, médecin britannique, membre de l'Académie de méecine (1817)
→ Parkinson (maladie de), L-dopa
inhibiteurs de la neuraminidase l.m.p.
inhibitors of the neuraminidase
Inhibiteurs spécifiques de la neuraminidase des virus de la grippe, actifs sur les virus grippaux A et B.
L'oseltamivir et le zanamivir sont utilisés en thérapeutique.
→ grippe