tremblement de terre (médecine de catastrophe au cours d'un) l.f.
disaster medicine in earthquake
Mise en œuvre d'interventions médicales adaptées aux tremblements de terre de grande magnitude (elle se mesure sur l'échelle de Richter) qui sont une cause importante de catastrophe.
Une forte intensité (elle se mesure sur l'échelle de Mercalli) correspond à de grands dommages : un grand nombre de victimes peut être causé en quelques secondes si des mesures préventives n'ont pas été prises. Les secours sont alors difficiles du fait de la désorganisation des communications, de la surcharge des centres de traitement et des destructions plus ou moins grandes qu'ils ont subi.
Les séismes se produisent dans des régions à risque situées surtout au niveau de la jonction des plaques tectoniques. Dans ces régions une réglementation sévère impose souvent des normes de construction strictes permettant aux bâtiments, aux hôpitaux notamment, de résister au tremblements de terre et d'éviter les tsunami (pas d'implantation en bord de mer). Mais il ne suffit pas que le bâtiment résiste, encore faut-il que les objets qu'il contient ne soient pas projetés lors des secousses : cela risque de les détruire ou de les rendre inutilisables (bris des verreries, cisaillement des alimentations d'eau, de gaz ou électriques, renversement des feux causant des incendies, destruction des réserves d'eau ou de médicaments, chutes d'objets lourds sur les sujets couchés causant des fractures, etc.). Dans les zones à risque, il est donc nécessaire de prévoir un aménagement protégé pour le matériel de secours et de prendre des précautions pour le matériel de réanimation en service (notamment les perfusions doivent être solidaires du lit). Les approvisionnements doivent être protégés, une alimentation électrique de secours est nécessaire et des communications autonomes (sans fil et sur piles) avec le SAMU, ou l'équivalent, doivent être prévues. Ce dernier doit évidemment avoir pris des mesures préventives pour se protéger lui-même. Etant donné la destruction possible des routes et des ponts, certains envois de secours ou transferts de victimes ne peuvent se faire efficacement que par hélicoptère. Le personnel circulant à l'extérieur doit être entrainé à se protéger (risque de chutes de cheminées, de pots de fleurs, de bris de verre, etc.), par contre dans une ambulance on est en sécurité si l'on n'est pas trop près des maisons ou de structures qui risquent de s'abattre sur la chaussée. Les lésions rencontrées à la suite des tremblements de terre sont surtout traumatiques, il peut y avoir des difficultés à désincarcérer des victimes prises sous des bâtiments éboulés. Les incendies consécutifs au séisme peuvent causer des brulures, le voisinage de la mer ou de grand lac peut avoir facilité des noyades et les cardiaques peuvent être des victimes tardives (arrêts cardiaques par peur lors de répliques longtemps après la secousse principale). Dans les pays à risque comme le Japon ou la Californie une instruction civique de la population est faite dès l'école pour apprendre aux gens de se protéger en cas de tremblement de terre.
C. F. Richter, sismologue américain (1935) ; G. Mercalli, sismologue italien (1902)
catastrophe (médecine de) l.f.
disaster medicine
Partie de la médecine d'urgence qui traite de l'organisation des secours, de la mise en œuvre des évacuation des victimes, du rôle des hôpitaux dans les conditions d'afflux de victimes et de la prévention des réactions irrationnelles de la foule ainsi que de l'évaluation statistique des dommages corporels et psychiques éventuels.
Le triage médical doit être fait le plus près possible du lieu de la catastrophe afin de donner les soins d'urgence en cas de détresse vitale et d'organiser les évacuations des victimes vers des hôpitaux capables de les traiter. Les moyens radiotéléphoniques avec les structures d'urgence type SAMU et la coordination avec les services civils ou militaires des secours permettent de faire face au mieux à ces situations. Des plans d'organisation (plan blanc, rouge, de secours, ORSEC) établis préalablement et adaptés au type de catastrophe (tremblement de terre, inondation, pollution chimique ou nucléaire) sont indispensables pour éviter des improvisations inefficaces. Les mesures préventives pour réduire les dommages corporels doivent être enseignées à la population (p. ex. des exercices sont faits dans les écoles japonaises pour faire face aux tremblements de terre). Les hôpitaux devraient être préparés à recevoir un afflux de victimes et surtout ils ne devraient pas risquer d'être détruits par la catastrophe (protection antisismique, contre les inondations, contre les incendies et les nuages toxiques etc.). Le traumatisme psychique et les réactions irrationnelles entraînés par les catastrophes ne doivent pas être mésestimés : la superstition attribue toujours la cause des désastres aux astres ou à la colère divine.
En français, le mot désastre n'est pas synonyme de catastrophe.
Étym. gr. katastrophê : bouleversement (kata : en bas, complètement, strophê : retournement)
→ plan blanc, plan de secours, ORSEC (plan), plan rouge, réactions émotionnelles aux catastrophes
[E]
médecine de catastrophe l.f.
disaster medicine
Discipline médicale qui s’intéresse aux services que l’on attend des professions de santé en cas de catastrophe.
Partie de la médecine d'urgence qui traite de l'organisation des secours, de la mise en œuvre des évacuation des victimes, du rôle des hôpitaux dans les conditions d'afflux de victimes et de la prévention des réactions irrationnelles de la foule ainsi que de l'évaluation statistique des dommages corporels et psychiques éventuels.
Le triage médical doit être fait le plus près possible du lieu de la catastrophe afin de donner les soins d'urgence en cas de détresse vitale et d'organiser les évacuations des victimes vers des hôpitaux capables de les traiter. Les moyens radiotéléphoniques avec les structures d'urgence type SAMU et la coordination avec les services civils ou militaires des secours permettent de faire face au mieux à ces situations. Des plans d'organisation (plan blanc, rouge, de secours, ORSEC) établis préalablement et adaptés au type de catastrophe (tremblement de terre, inondation, pollution chimique ou nucléaire) sont indispensables pour éviter des improvisations inefficaces. Les mesures préventives pour réduire les dommages corporels doivent être enseignées à la population (par par exemple des exercices sont faits dans les écoles japonaises pour faire face aux tremblements de terre). Les hôpitaux devraient être préparés à recevoir un afflux de victimes et surtout ils ne devraient pas risquer d'être détruits par la catastrophe (protection antisismique, contre les inondations, contre les incendies et les nuages toxiques etc.). Le traumatisme psychique et les réactions irrationnelles entraînés par les catastrophes ne doivent pas être mésestimés : la superstition attribue toujours la cause des désastres aux astres ou à la colère divine.
En français, le mot désastre n'est pas synonyme de catastrophe.
Étym. gr. katastrophê : bouleversement (kata : en bas, complètement, strophê : retournement)
→ plan blanc, plan de secours, ORSEC (plan), plan rouge, réactions émotionnelles aux catastrophes
électrode de terre l.f.
ground electrode
Masse conductrice reliant habituellement le patient à l'appareillage électrique.
Elle permet de diminuer les artéfacts, notamment l'artéfact de stimulation, lorsqu'elle est placée entre la stimulation et le recueil. L'analyse du potentiel recueilli est alors plus facile.
→ électrode, électromyographie
[B3,H1]
Édit. 2019
bulbaires au long cours (syndromes) l.m.p.
long course bulbar syndromes
Groupe évolutif comportant des affections majeures du système nerveux, parfois relativement rapides.
Dans cette seconde catégorie entrent surtout : la sclérose latérale amyotrophique, où l'atteinte bulbaire est constante et le plus souvent à l'origine de la mort ; la paralysie bulbaire de Duchenne, associée ou non à une sclérose latérale amyotrophique, avec une composante pseudobulbaire associée parfois prédominante ; la sclérose latérale primaire, dont l'authenticité est parfois discutée ; diverses tumeurs bulbaires de type surtout astrocytaire, d'origine souvent protubérantielle, avec troubles de la marche d'origine pyramidale et cérébelleuse.
Parmi les syndromes bulbaires chroniques, seront citées : les syringobulbies, avec notamment atteinte vestibulaire et névralgie faciale ; les atteintes bulbaires dans les amyotrophies spinales progressives (maladie de Werdnig-Hoffmann, syndrome de Kugelberg-Welander, etc.) ; les paralysies bulbaires progressives de l'enfant (maladies de Fazio-Londe, Markand et Daly, van Laere) ; les paralysies bulbaires de l'adulte, à longue évolution, rarement pures, alors à rapprocher sans doute de certains cas adultes de la maladie de Fazio-Londe.
G. Werdnig, neurologue autrichien (1891) ; J. Hoffmann, neurologue allemand (1891, 1893); E. Kugelberg et L. Welander neurologues suédois (1956) ; E. Fazio, anatomopathologiste italien (1892) ; P. Londe, neurologue français (1893) ; O. N. Markand et D. D. Daly, neurologues américains (1971) ; J. van Laere, neurologue belge (1966)
Édit. 2017
grossesse (complications neurologiques au cours de la) l.f.p.
neurologic complications during pregnancy
Manifestations et complications survenant lors de la grossesse et concernant soit des pathologies nouvelles induites par la grossesse, soit des modifications de pathologies antérieures à celle-ci.
Sont décrites : des céphalées migraineuses, de tension ou symptomatiques ; diverses atteintes neuromusculaires (syndrome du canal carpien, méralgie paresthésique, paralysies obstétricales maternelles, lomboradiculalgies). Myasthénie, polymyosites et polyneuropathies inflammatoires posent des problèmes thérapeutiques.
Les crises épileptiques, notamment généralisées tonicocloniques, peuvent augmenter en nombre et les traitements antiépileptiques posent des problèmes de malformations fœtales (spina bifida, fente palatine).
En fin de grossesse, l'éclampsie provoque des troubles neurologiques centraux (encéphalopathie, épilepsie, hypersignaux centraux en IRM).
Les mouvements anormaux sont rares : chorée gravidique, dystonie.
La sclérose en plaques est compatible avec une grossesse normale qui, du reste, ne l'aggrave pas. Les poussées sont plus rares qu'auparavant. Mais l'évolutivité reprend après l'accouchement. Des maladies auto-immunes sont possibles durant la gestation.
Les tumeurs intracrâniennes ou intrarachidiennes peuvent subir des poussées : adénomes hypophysaires, méningiomes, tumeurs vasculaires.
Les maladies infectieuses, notamment virales, ont surtout des conséquences fœtales, la toxoplasmose et la syphilis également.
Le risque d'affections cérébrovasculaires, artérielles et aussi veineuses, est accru.
myxœdème généralisé (atteinte cutanée au cours du) l.f.
myxoedema (cutaneous involvement in)
Accumulation de mucopolysaccharides dans le derme, responsable d'une infiltration de la peau dans l'hypothyroïdie.
Étym. gr. myxa : mucosité ; oidêma : gonflement
toxicomane (prise en soins au long cours d'un) l.m.
long-term therapy of a drug addict
Traitement qui vise à arrêter la consommation de toxique et aide le sujet à conquérir les moyens de vivre dans un climat psychologique satisfaisant pour lui. Le sevrage n'est pas un préalable. La stratégie doit être individuelle, adaptée à la clinique.
En fonction de la situation et de la demande du sujet, peut être examinée l'opportunité d'un traitement dit de substitution.
Que l'objectif premier soit l'abstinence ou la maintenance, une relation de confiance est indispensable, ainsi que l'appel éventuel à d'autres intervenants. Une pathologie concomitante, dépressive, p. ex., sera traitée.
Le sevrage doit être préparé. Une postcure résidentielle est souvent nécessaire pour engager une relation au long cours. Le vécu du sujet désintoxiqué est surtout celui d'une souffrance avec culpabilité et sentiment d'infériorité, de hantise de la drogue, d'un désir de normalité et de la tentation d'abandonner l'effort. Il convient également d'aider le sujet à aménager son temps.
Sous réserve d'une période d'arrêt suffisante des opiacés (sept à 10 jours), la naltrexone, antimorphinique, peut constituer une aide contre l'impulsion à la reprise.
Chez le cocaïnomane, le syndrome de manque persiste plusieurs mois et un désir impérieux de retour au toxique peut brutalement relancer le processus. Ici, il s'agit moins de traiter le sevrage immédiat que de prévenir les rechutes. Les psychothérapies, en particulier cognitivo
La prise en soins des toxicomanes est souvent aléatoire du fait de fluctuations de la demande et de rechutes. Elle implique une grande disponibilité.
syndrome tremblement-ataxie lié à une prémutation de l'X fragile l.m.
FXTAS syndrome
Maladie rare (prévalence 1-9/100 00), héréditaire dominante liée à l’X, neurodégénérative caractérisée par un tremblement intentionnel et une ataxie de la marche débutant à l'âge adulte.
La maladie affecte principalement les hommes, et il existe un risque cumulé pour les hommes dans la population générale d'environ 1/8 000. L'âge d'apparition du tremblement et/ou de l'ataxie chez les hommes est de 60 ans.
Les signes cliniques sont hétérogènes avec des manifestations dominantes variables: tremblement intentionnel, ataxie cérébelleuse progressive de la marche, dysfonction frontale exécutive, déclin cognitif, neuropathie périphérique et dysautonomie. Peuvent s’ajouter un parkinsonisme modéré et des manifestations psychiatriques (dépression, anxiété, agitation) avec évolution possible vers une démence. Les femmes vectrices présentent généralement des manifestations moins sévères que les hommes mais ont aussi un risque accru d'insuffisance ovarienne primaire, de douleur musculaire chronique et d'hypothyroïdisme.
G. Zanni, pédiatre italienne (2013)
Syn. syndrome FXTAS
Réf. : Orphanet, G. Zanni (2013)
[H1,O1,O6,Q2]
Édit. 2017
tremblement n.m.
tremor, quivering
Petites oscillations rythmiques involontaires de tout ou plutôt d'une partie du corps, caractérisées par leur rapidité, leur périodicité relativement fixe, ainsi qu'une amplitude et une morphologie invariables dans une certaine mesure pendant une longue période.
Elles sont généralement compatibles avec le mouvement volontaire qui, cependant, perd quelque peu de sa précision.
Leur élément électromyographique le plus caractéristique est la constance de l'alternance agoniste-antagoniste.
Le tremblement répond à des indications motrices provenant de différentes localisations cérébrales. Il connait des oscillations plus ou moins grandes. Il s'observe lors d'un effort volontaire ou au repos, dans l'hystérie, après certaines épreuves physiques ou émotionnelles, dans certaines intoxications aigües ou chroniques comme l'alcoolisme ; on le voit au cours de la sénescence même en dehors de la maladie de Parkinson dont il est un symptôme majeur, etc.
Trois entités sémiologiques essentielles sont toujours distinguées selon le mode de survenue : au repos, dans le maintien d'une attitude et lors du mouvement volontaire.
tremblement d'action l.m.
action, intention, kinetic, voluntary tremor
Tremblement qui, bien que présent dans le maintien d'une position fixe, s'intensifie au cours d'un mouvement volontaire, surtout si celui-ci nécessite un effort d'attention, de précision et de visée d'un but défini (tremblement intentionnel).
Dans ses aspects majeurs, hypercinétiques, il constitue un important handicap. La mise en évidence d'un fréquent syndrome cérébelleux sous-jacent est alors difficile.
Majoritaires, les étiologies cérébelleuses sont liées à des atteintes des pédoncules cérébelleux et du tronc cérébral. Après une période d'installation, leur siège est volontiers unilatéral et scapulaire. Trois étiologies prévalent: la sclérose en plaques, les séquelles post-traumatiques, généralement associées à d'autres déficits, et les accidents vasculaires sous-thalamiques, rares, qui semblent déborder plus largement sur le mésencéphale, parfois sur le locus niger. Les rares étiologies non cérébelleuses comprennent la forme clonique de la dystonie idiopathique (T. Larsson, T. Sjögren), certaines encéphalopathies néonatales et la maladie de Wilson.
T. Larsson, statisticien suédois, T. K Sjögren, psychiatre suédois (1957), S. A. K Wilson, neurologue britannique (1912)
Syn. tremblement d'intention, kinétique
tremblement d'attitude l.m.
postural tremor
Type de tremblement le plus commun, d'amplitude faible, parfois asymétrique, apparaissant lors du maintien actif d'une attitude, accentué par les émotions et cédant avec le mouvement et le relâchement musculaire.
Confirmé p. ex. dans le maintien de la main et des bras tendus, il peut devenir gênant et s'accompagner d'altérations de la voix, dues au tremblement des cordes vocales. Parfois observé au cours d'une neuropathie périphérique ou déclenché par des antidépresseurs ou les sels de lithium, il reste sans cause décelable dans sa grande majorité. On parle alors de tremblement essentiel. L'association de celui-ci à une dystonie d'attitude est possible. Une exagération du tremblement physiologique est discutée, malgré l'asymétrie du tremblement essentiel. De plus, la fréquence de la maladie de Parkinson dans cette population est supérieure à celle de la population globale.
Dans cette affection, des doses modérées d'alcool, des sédatifs, barbituriques ou
Syn. tremblement postural
tremblement de repos l.m.
resting tremor
Tremblement apparaissant lors d'un certain degré de relâchement musculaire, cessant à la contraction, en fait s'effaçant avec le sommeil et/ou une détente complète, et facilité par les émotions, la fatigue, la concentration intellectuelle (calcul mental).
Ces oscillations régulières sont plus marquées au membre supérieur : mouvements alternés de flexion-extension des doigts, parfois geste d'émiettement. L'EMG enregistre une période de silence électrique qui sépare deux bouffées de contraction musculaire.
Une association est possible au tremblement d'attitude (avec disparition du trouble lors d'un geste volontaire mais retour après la prise d'une attitude), ainsi qu'au tremblement d'action (présence possible d'un syndrome akinéto-hypertonique).
Autant de critères en faveur d'une maladie de Parkinson et d'autres syndromes parkinsoniens, surtout devant une distribution hémicorporelle précédant la bilatéralisation et compte tenu de l'effet positif des substances dopaminergiques.
J. Parkinson, médecin britannique (1817)
tremblement essentiel l.m.
essential tremor
Mouvement anormal le plus fréquent, prédominant aux membres supérieurs, apparaissant au maintien de l'attitude, voire lors du mouvement lent, mais disparaissant au repos.
Il peut toucher la tête et la langue, entrainant une voix chevrotante. Majoré par l'émotion mais souvent atténué par la prise d'alcool, souvent asymétrique, il se voit à tout âge et l'on parle de tremblement juvénile ou sénile. Son évolution est lente et sa symptomatologie reste le plus souvent bénigne.
L’hérédité autosomique dominante est habituelle :il existe trois gènes de susceptibilité en 2p22-25, en 3q13 et sur le chromosome 6p.
Le traitement le plus efficace utilise les bêtabloquants.
tremblement, nystagmus et ulcère duodénal l.m.
tremor, nystagmus and duodenal ulcer
Le tremblement disparaît temporairement avec l'alcool ; le nystagmus est présent même sans tremblement. Il existe parfois un ulcère duodénal qui précède l'apparition du tremblement (plusieurs membres de cette famille sont devenus alcooliques). L’affection est autosomique dominante (MIM 190310).
G. Neuhäuser, généticien américain (1976)
Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales l.m.
- directement imputables à une activité de prévention, de diagnostic ou de soins, réalisée en application de mesures prises en cas de menace sanitaire grave et urgente, notamment en cas de menace d’épidémie,
- résultant de l’intervention, en cas de circonstances exceptionnelles, d’un professionnel d’un établissement, service ou organisme en dehors du champ de son activité de prévention, de diagnostic ou de soins.
L’office a été créé par application de l’article 98 de la loi du 4 mars 2002 modifiée par la loi du 30 décembre 2002 sur la responsabilité civile médicale.
Il est administré par un conseil d’administration qui comprend, outre son président, onze représentants de l’Etat, neuf membres désignés par arrêté du ministre de la Santé et deux représentants du personnel de l’office élus par ce personnel.
Sigle : ONIAM
→ Commission régionale de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux, Commission nationale d'accidents médicaux
Édit. 2017
analyse prédictive en médecine l.f.
clinical decision analysis
Étude des étapes du raisonnement médical pour préciser la validité d'un diagnostic, l'efficacité probable d'une thérapeutique et la marge de confiance d'un pronostic.
Outil d'appréciation du rapport qualité/coût, il évalue l'efficacité des soins, l'utilité ou l'inutilité des examens de laboratoire, des mesures de sécurité, la limite d'erreur d'un pronostic en fonction du temps, la validité des techniques d'enseignement, etc. L'analyse prédictive s'appuie sur la théorie des probabilités, notamment sur le théorème de Bayes.
T. Bayes, mathématicien britannique (1763)
Étym. gr. analusis : décomposition
→ bayésienne (démarche), Bayes (théorème de), information
[E1,G5]
Édit. 2017
examens médicaux en médecine du travail l.m.p.
Examens prévus par la réglementation française (code du travail, décret n° 2012-135 du 30 janvier 2012).
1-Examen d'embauche ( Art. R. 4624-10)-Le salarié bénéficie d'un examen médical avant l'embauche ou au plus tard avant l'expiration de la période d'essai par le médecin du travail.
L'examen médical d'embauché a pour finalité (Art. R. 4624-11.)-:
- de s'assurer que le salarié est médicalement apte au poste de travail auquel l'employeur envisage de
l'affecter ;
- de proposer éventuellement les adaptations du poste ou l'affectation, à d'autres activités ;
- de rechercher si le salarié n'est pas atteint d'une affection dangereuse pour les autres travailleurs ;
- de sensibiliser le salarié sur les moyens de prévention à mettre en œuvre.
2- Examens périodiques (Art. R. 4624-16.) :
Le salarié bénéficie d'examens médicaux périodiques, au moins tous les 24 mois par le médecin du travail.
Ces examens ont pour finalité de s'assurer du maintien de l'aptitude médicale du salarié au poste de travail occupé et de l'informer sur les conséquences médicales des expositions au poste de travail et du suivi médical nécessaire.
3-Examens de surveillance médicale renforcée (Art. R. 4624-18.) :
Bénéficient d'une surveillance médicale renforcée : les travailleurs âgés de moins de dix-huit ans, les femmes enceintes, les travailleurs handicapés et les salariés soumis à certaines expositions.
Ce sont les expositions à l'amiante, aux rayonnements ionisants, au plomb, au risque hyperbare, au bruit, aux vibrations, aux agents biologiques, aux agents cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction de catégories l et 2.
En vue de favoriser le maintien dans l'emploi des salariés en arrêt de travail d'une durée de plus de trois mois, une visite de pré-reprise est organisée par le médecin du travail à l'initiative du médecin traitant, du médecin conseil des organismes de sécurité sociale ou du salarié.
Au cours de l'examen de pré-reprise, le médecin du travail peut recommander (Art. R., 4624-22 ):
- des aménagements et adaptations du poste de travail ;
- des préconisations de reclassement ;
- des formations professionnelles à organiser en vue de faciliter le reclassement du salarié ou sa réorientation professionnelle.
Le salarié bénéficie d'un examen de reprise du travail par le médecin du travail (Art. R. 4624-22) :
- après un congé de maternité ;
- après une absence pour cause de maladie professionnelle ;
- après une absence d'au moins trente jours pour cause d'accident du travail, de maladie ou d'accident non professionnel.
L'examen de reprise a pour objet (Art. R. 4624-23.):
- de délivrer l'avis d'aptitude médicale du salarié à reprendre son poste ;
- de préconiser l'aménagement, l'adaptation du poste ou te reclassement du salarié ;
- d'examiner les propositions d'aménagement, d'adaptation du poste ou de reclassement faites par l'employeur à la suite des préconisations émises par le médecin du travail lors de la visite de pré-reprise.
Dès que l'employeur a connaissance de la date de la fin de l'arrêt de travail, il saisit le service de santé au travail qui organise l'examen de reprise dans un délai de huit jours à compter de la reprise du travail par le salarié.
4- Examens de pré-reprise et de reprise du travail (Art. R. 4624-20.)
[E2]
Édit. 2018
interne en médecine l.m. ou f.
houseman in medicine, intern in medicine
Etudiant en médecine se préparant à exercer une spécialité médicale.
Sélectionnés par un concours après le deuxième cycle des études médicales (examen qualifiant), les internes effectuent un stage hospitalier où ils reçoivent une formation théorique et pratique. Le stage est de quatre ans pour les spécialités médicales et de cinq ans pour les spécialités chirurgicales. Les diplômés peuvent ensuite exercer la spécialité choisie.
médecine n.f.
medicine
Discipline dont l’objet est le secours de la vie, le soulagement et la prévention de toutes les souffrances physiques ou mentales de la personne humaine, depuis sa conception jusqu’à sa mort.
L’exercice de la médecine fait appel à de nombreux moyens médicamenteux et chirurgicaux, à de multiples procédés d’investigation, qui doivent être adaptés aux attentes de celui qui souffre, assortis d’explications, pratiqués dans le respect de ses croyances et valeurs. En toutes circonstances, les besoins du patient doivent être pris en compte de façon globale.
Les connaissances des causes de nombreuses maladies offrent la possibilité de proposer aux personnes en bonne santé, des moyens de dépistage précoce, de préventions hygiéno-diététique et vaccinale auxquelles s’ajoutent des missions sociales telles que la médecine du travail et la lutte contre les addictions.
L’exercice de la médecine nécessite les diplômes prévus par l’article L 4131-1 du code de la santé publique et l’inscription au tableau du conseil départemental de l’Ordre des médecins. A côté des médecins, dont les activités peuvent être spécialisées, il existe d’autres acteurs de santé qui sont les chirurgiens-dentistes, les sages-femmes et les infirmiers.
Les coûts de la médecine ont conduit à l’organisation de l’assurance maladie, système national de solidarité et de répartition, complété par les mutuelles, dites « complémentaires santé ».
Étym. lat. medicus ; de la racine indo-européenne med- : mesurer, prescrire des mesures
→ maladie, médecin, médecine d'urgence, classification des maladies, nosologie, prévention, vaccin, sécurité sociale, mutuelle, Ordre des médecins, chirurgien-dentiste, sage-femme, infirmier
médecine alternative l.f.
alternative medicine
Nombreuses pratiques de diagnostics et de soins supposées différentes et plus efficaces que celles de la médecine de type expérimental et rationnel enseignée dans les unités de formation et de recherche.
1) Les médecines alternatives sont ainsi opposées à une médecine officielle. Leur liste ne saurait être exhaustive ; on y trouve l’iridologie qui fait le diagnostic de toutes les maladies par le simple examen de l’iris, la naturopathie qui n’utiliserait que des méthodes naturelles, le vertébrothérapie qui traite toutes les maladies viscérales pour des manipulations vertébrales, la mésothérapie, etc.
2) Certains mettent aussi au nombre des médecines alternatives l’homéopathie ou l’acupuncture.
Locution familière.
Syn. médecine douce, médecine parallèle
médecine ambulatoire l. f.
ambulatory medicine
ensemble des actes et soins dispensés au domicile du patient ou durant ses activités socio-professionnelles.
Par par exemple soins à un diabétique handicapé et dépendant..
médecine communautaire l.f.
médecine de caisse l.f.
Système de soins dans lequel la dispense des soins et l’activité des médecins seraient totalement contrôlées, dans leurs modalités et leurs prescriptions, par les organismes de protection sociale.
La médecine de caisse s’opposerait à la médecine libérale par la tarification des honoraires, par l’obligation pour les malades de ne consulter que les médecins au service des caisses, par des entraves à la liberté de prescription, etc.
Locution familière sans signification administrative.
médecine de contrôle l.f.
medical control
Exercice de la profession, par un médecin mandaté par une administration ou un organisme public ou privé dans un but administratif ou indemnitaire.
Le médecin est chargé de vérifier le bien-fondé d’une mesure administrative, la justification d’une indemnité ou du versement d’une somme, etc. Il ne peut communiquer à ses mandants que les conclusions liées à sa mission, les renseignements médicaux ne pouvant être fournis qu’à des médecins. Le médecin chargé d’une telle mission ne peut être le médecin traitant de la personne contrôlée.