système nerveux autonome l.m.
Ensemble des structures nerveuses dont les centres de contrôle, situés en dehors du système nerveux central, régissent le fonctionnement autonome des viscères et règlent les grandes fonctions vitales et viscérales de l'organisme (respiration, circulation, thermorégulation, digestion, excrétion, fonction sexuelle) et dont les effets, habituellement globaux et relativement lents, intéressent surtout les muscles lisses et échappent au contrôle volontaire.
Le système nerveux autonome est formé de deux branches, le système sympathique ou orthosympathique, dont les neurones efférents se situent au niveau vertébral thoracique et lombaire, et le système parasympathique, issu des régions crânienne et sacrée. Le premier se manifeste notamment par une dilatation pupillaire, une vasoconstriction viscérale, une accélération du rythme cardiaque, une inhibition gastrique et intestinale, une pilo-érection ; le second a une activité généralement opposée.
Emanant de la partie latérale de la substance grise médullaire, les corps cellulaires des neurones du système sympathique empruntent les racines antérieures, de même que les neurones moteurs, mais se divisent ensuite pour former une branche efférente distincte. Dès leur sortie du rachis, ils rejoindront les ganglions sympathiques.
Les fibres du système parasympathique proviennent essentiellement du tronc cérébral et des segments sacrés S2, S3 et S4. Elles n'empruntent pas le chaînon sympathique mais vont innerver les ganglions situés près de l'organe ou à l'intérieur de celui-ci. Leurs effets activateurs sont bien moins diffus que dans le système sympathique car les divers éléments de ce système touchent des organes spécifiques.
Continuellement actif sous le contrôle de certaines parties de l'encéphale comme l'hypothalamus, le tronc cérébral et certaines parties du circuit limbique, le système nerveux autonome a une fonction tonique de base résultant d'un équilibre entre ses constituants sympathiques et parasympathiques qui sont ainsi relativement antagonistes. L'organisation des fibres comporte des centres, des neurones préganglionnaires, des ganglions et des neurones postganglionnaires qui innervent les organes effecteurs : œil, tube digestif, cœur, vaisseaux, bronches, glandes sudoripares et salivaires, vessie, organes génitaux.
L'arc réflexe viscéral sympathique comprend en général :
- un neurone efférent situé dans la corne intermédiolatérale de la moelle (1) et son axone myélinisé, relativement court, qui quitte la moelle par la racine ventrale (v) ;
- un relais dans un ganglion de la chaîne paravertébrale ou dans un ganglion prévertébral à distance de la chaîne paravertébrale avec un neurone (2) dont l'axone non myélinisé atteint l'organe cible (c) ;
- cet organe cible est innervé par un neurone sensitif en T situé dans le ganglion dorsal de la racine nerveuse (d), dont la branche afférente, traversant le ganglion paravertébral, va par le rameau communiquant blanc vers son noyau et se termine dans la moelle sur un interneurone de la corne dorsale (3) ;
- ce dernier boucle le circuit réflexe en prenant contact avec le neurone effecteur (1).
Les fibres sympathiques efférentes quittent la moelle épinière entre les segments D1 et L2. Elles forment la chaîne sympathique paravertébrale (grand sympathique). Des fibres issues des trois dernières thoraciques innervent directement la médullosurrénale qui libère dans le sang des monoamines sympathomimétiques.
Certaines fibres postganglionnaires passent dans les nerfs rachidiens par l'intermédiaire des rameaux communicants gris et assurent l'innervation des vaiseaux sanguins, des glandes sudoripares et des muscles horripilateurs.
D'autres fibres sympathiques établissent une synapse dans un ganglion prévertébral situé à distance de de la chaîne sympathique (ganglions cœliaque, mésentérique supérieur, mésentérique inférieur).
Les neurones parasympathiques sont situés dans le noyau d'Edinger-Westphal (IIIe paire de nerfs crâniens), les noyaux salivaires supérieur (VIIe paire) et inférieur (IXe paire), le noyau moteur dorsal et le noyau ambigu (Xe paire) et la partie intermédiaire des segments (S2 à S4) de la moelle sacrée. Les fibres parasympathiques, généralement assez longues, quittent le système nerveux central soit par certains nerfs crâniens, soit par les 2ème, 3ème et 4ème nerfs sacrés. La majorité des fibres longues sont regroupées dans le nerf pneumogastrique, qui assure l'innervation parasympathique du cœur (le noyau ambigu ralentit le cœur), du poumon et des bronches, du foie, du pancréas et d'une bonne partie du tube digestif.
Les neuromédiateurs au niveau des synapses sont la noradrénaline et l'acétylcholine qui agissent sur des récepteurs βmuscariniques ou nicotiniques, pour l'acétylcholine et adrénergiques alpha (eux-mêmes subdivisés en alpha1, alpha2 et bêta1 et bêta2), pour la noradrénaline.
Organisation du système nerveux :
- en haut schéma d’une unité motrice,
- en dessous système nerveux autonome : G Ganglion ; pré : neurone préganglionnaire ;
post : neurone postganglionnaire ;
- récepteurs : Mu, muscarinique (éventuel), Ni, nicotinique, Na, adrénergiques
L. Edinger, neuroanatomiste (1885) et C. Westphal (1887) neuropsychiatre allemands
Syn. système nerveux végétatif, système viscéral
Sigle SNA
→ système nerveux autonome (atteintes du)
développement de l'embryon et du fœtus humain (séquence de 2,5 à 3,5 semaines) l.m.
human embryonic and fetal development (2,5 to 3,5 weeks)
Cette période correspond approximativement aux horizons IX et X de Streeter et aux stades carnegie 9 et 10; en fin de séquence la taille vertex-coccyx (VC) atteint 2,5 mm.
Les caractéristiques du développement sont les suivantes :
- morphologie corporelle : creusement de la gouttière neurale et sa fermeture sauf à ses extrémités ; présence des somites 1 à 16 ; corps cylindrique se fermant autour du sac vitellin ; apparition des deux premiers arcs branchiaux ;
- cavité buccale : saillie de l’arc mandibulaire ; invagination bien marquée du stomodeum ; rupture de la membrane orale ;
- pharynx et ses annexes : pharynx large et étalé ; formation des poches pharyngées ; ébauche de la thyroïde ;
- tube digestif et ses glandes : l’intestin antérieur et postérieur est présent ; la vésicule vitelline est largement en continuité avec l’intestin moyen ; présence du bourgeonnement hépatique ; cloaque et membrane cloacale en place ;
- système respiratoire : première apparition du système respiratoire à partir d’un bourgeon du plancher du pharynx ;
- cavité cœlomique et les mésos : le cœlome embryonnaire, canal en forme de U, ébauche d’une grande cavité péricardiale ; ébauche du septum transversum ; formation des mésentères ; atrophie du mésocarde ;
- système urogénital : tous les tubules pronéphrotiques sont formés ; le conduit pronéphrotique croît en direction caudale sous forme d’un tube aveugle ; cloaque et membrane cloacale présents ;
- système vasculaire : présence des cellules et vaisseaux sanguins primitifs ; les vaisseaux sanguins embryonnaires forment un système pair symétrique ; fusion des deux tubes cardiaques qui se coudent en S ; début des battements cardiaques ;
- système squelettique : apparition des segments mésodermiques 1 à 16 ; dans les somites anciens apparition des sclérotomes ; formation de la notochorde par invagination d’une baguette cellulaire dans le nœud primitif en direction crâniale ;
- système musculaire : apparition des segments mésodermiques 1 à 16 ; dans les somites anciens apparition des myotomes ;
- système nerveux : saillie de la gouttière neurale rapidement fermée ; crête neurale en forme de ruban continu ;
- organes des sens : présence des placodes vésiculaires optiques et auditives ; apparition du ganglion acoustique
L. B. Arey – Development Anatomy - WB. Saunders Philadelphia (1966)
Étym. a. fr. (fin XIIe) voloper enlever ce qui enveloppe – fig. faire croître, donner de l’ampleur à – bas lat. faluppa balle de blé
→ stades carnegie, horizons de Streeter
[A4,O6]
triade de près l.f.
near triad
Réponse déclenchée quand le sujet passe de la fixation de loin à celle de près. Il y a convergence, accommodation (augmentation de la puissance dioptrique du cristallin) et myosis (contraction du sphincter irien).
La régulation de cette triade de près a donné lieu à de nombreux travaux de physiologie. Cette régulation fait intervenir deux systèmes : le système accommodatif dont dépend l'accommodation, et le système des vergences dont dépend la convergence. Plusieurs théories ont été proposées pour expliquer la connexion entre les deux systèmes : les théories de la simple interaction comprenant la théorie de Maddox-Alpern où la convergence accommodative est déclenchée par le système accommodatif
- la théorie de Fincham où, au contraire, l'accommodation (dite alors vergentielle) est déclenchée par le système des vergences.
Semmlow, Schor ont décrit la théorie de la double interaction dans laquelle le système des vergences, donc la convergence, est activé par le système accommodatif - donnée classique -, mais où inversement le système accommodatif est également activé par le système des vergences. Le gain des deux systèmes s'équilibre pour maintenir la binocularité. Cette théorie de la double interaction permet d'expliquer beaucoup mieux certaines constatations cliniques, notamment l'excellente binocularité de la plupart des hypermétropes sans lunettes et des presbytes même avec leurs verres de près.
E. E. Maddox, ophtalmologiste britannique (1886) ; M. Alpern, ophtalmologiste américain (1969) ; E. F. Fincham, ophtalmologiste britannique (1957) ; J. Semmlow, ingénieur américain (1983), C. M. Schor, ophtalmologiste américain (1985)
analyse d'un système de santé l.f.
analysis of a health system
Etude des performances d’un système de santé.
Cette analyse peut porter sur les différents types de performance que les animateurs ou les observateurs veulent apprécier si possible quantitativement, par exemple :
l’accessibilité du système pour la population : dans quelle mesure a-t-elle accès aux éléments du système, compte tenu des empêchements possibles liés aux distances, à la dépense, à la langue, à l’ignorance, etc.
l’universalité du système qui peut s’appliquer de préférence à certains types de pathologie.
La généralisation du système qui peut ne viser que certaines régions du pays, certaines populations, certaines catégories d’âge.
L’efficacité du système jugée en termes de mortalité ou de morbidité ou de satisfaction des besoins, etc.
L’analyse structurelle des composants du système et de leurs articulations, etc.
Étym. gr. analusis : décomposition
[E1,E3,N1]
Édit. 2017
développement de l'embryon et du fœtus humain (séquence de 3,5 à 4 semaines) l.m.
human embryonic and fetal development (3,5 to 4 weeks)
Cette période correspond approximativement aux horizons XI à XIII de Streeter et aux stades carnegie 11à 13; en fin de séquence la taille vertex-coccyx (VC) atteint 5 mm.
Les caractéristiques du développement sont les suivantes :
- morphologie corporelle : les arcs branchiaux sont au complet ; saillie du tube cardiaque contourné ; vésicule vitelline fusiforme ; les 40 somites sont présents ; apparition des bourgeons des membres ; œil et vésicule otique présents ; corps fléchi en forme de C ;
- cavité buccale : saillie des processus maxillaires et mandibulaires ; langue primitive présente ; ébauche de la poche de Rathke (saccule hypophysaire de l’embryon) ;
- pharynx et ses annexes : présence de 5 poches pharyngées ; les poches branchiales 1 à 4 sont fermées ; ébauche de la cavité tympanique primaire ; apparition de la tige sacculaire de la thyroïde ;
- tube digestif et ses glandes : l’œsophage court ; l’estomac fusiforme ; tube intestinal simple ; cordon, voies hépatiques et vésicule biliaire sont formés ; apparition des deux bourgeons pancréatiques ; cloaque en situation haute ;
- système respiratoire : la trachée et les bourgeons pulmonaires pairs commencent à faire saillie ; l’ouverture laryngée est une simple fente ;
- cavité cœlomique et les mésos : le cœlome est encore un système continu de cavités ; le mésentère dorsal réalise un rideau médian complet ; la bourse omentale est ébauchée ;
- système urogénital : le pronéphrose dégénère ; le conduit pronéphrotique (mésonéphrotique) gagne le cloaque ; les tubules mésonéphrotiques se différencient rapidement ; croissance des bourgeons métanéphrotiques en éléments sécrétoires primordiaux ;
- système vasculaire : hémopoïèse dans la vésicule vitelline ; fusion des aortes paires ; arche aortique et veine cardinale sont au complet ; dans le tube cardiaque dilaté le sinus, l’atrium, le ventricule et le bulbe s’individualisent ;
- système squelettique : tous les somites sont présents (40) ; les sclérotomes s’agglomèrent pour former les vertèbres primitives au contact de la notochorde ;
- système musculaire : tous les somites sont présents (40) ;
- système nerveux : le tube neural est fermé ; présence de trois vésicules primaires du cerveau ; formation des nerfs et des ganglions ; présence de la toile épendymaire et des couches méningées marginales ;
- organes des sens : cupules optiques et dépressions cristalliniennes sont formées ; la dépression auditive commence à se fermer, les otocystes s’en détachent ; les placodes olfactives apparaissent et les cellules nerveuses se différencient.
L. B. Arey – Development Anatomy - WB. Saunders Philadelphia (1966)
Étym. a. fr. (fin XIIe) voloper enlever ce qui enveloppe – fig. faire croître, donner de l’ampleur à – bas lat. faluppa balle de blé
→ stades carnegie, horizons de Streeter
[A4,O6]
développement de l'embryon et du fœtus humain (par séquence de semaines) l.m.
human embryonic and fetal development ( weekly stages)
Le développement de l’embryon et du fœtus humain est décrit de façon détaillée sur 11 séquences de semaines, de la fécondation à la naissance dans l’ouvrage de L.B. Arey ; des correspondances chronologiques de développement peuvent être établies approximativement avec les horizons et périodes de gestation de Streeter, et avec les stades carnegie en fonction de la taille maximum atteinte à la fin de la période étudiée et des caractéristiques acquises.
Pour chaque séquence sont passés en revue les caractéristiques de développement de la morphologie corporelle, la cavité buccale, le pharynx et ses annexes, le tube digestif et ses glandes, le système respiratoire, la cavité cœlomique et les mésos, le système urogénital, le système vasculaire, le système squelettique, le système musculaire, les téguments et leurs annexes, le système nerveux et les organes des sens.
L. B. Arey, anatomiste américain (1966)
Étym. a. fr. (fin XIIe) voloper enlever ce qui enveloppe – fig. faire croître, donner de l’ampleur à – bas lat. faluppa balle de blé
Réf. L. B. Arey – Development Anatomy - WB. Saunders Philadelphia (1966)
→ stades carnegie, horizons de Streeter
[A4,O6]
développement de l'embryon et du fœtus humain (séquence de 4 à 5 semaines) l.m.
human embryonic and fetal development (4 to 5 weeks)
Cette période correspond approximativement aux horizons XIV à XVI de Streeter et aux stades carnegie 14 à 16; en fin de séquence la taille vertex-coccyx (VC) atteint 8 mm.
Les caractéristiques du développement sont les suivantes :
- morphologie corporelle : présence des fosses nasales ; saillie de la queue ; saillie du cœur, du foie et du mésonéphros ; organisation du cordon ombilical ;
- cavité buccale : les mâchoires prennent forme ; la poche de Rathke (saccule hypophysaire de l’embryon) est un sac pédonculé ;
- pharynx et ses annexes : les poches pharyngées forment des diverticules dorsaux et ventraux ; la thyroïde est bilobée ; le conduit thyréoglosse s’atrophie ;
- tube digestif et ses glandes : la vésicule vitelline se détache ; l’intestin s’allonge en une grande anse ; ébauche du relief caecal ;
- système respiratoire : les bourgeons bronchiques ébauchent les futurs lobes pulmonaires ; renflements aryténoïdes et épiglotte apparaissent ;
- cavité cœlomique et les mésos : les membranes pleuro-péricardiales et pleuro-péritonéales sont formées ; le mésogastre ventral forme un septum ;
- système urogénital : le mésonéphros atteint ses limites caudales ; apparition des crêtes génitales ;
- système vasculaire : les vaisseaux primitifs s’étendent dans la tête et les membres ; les veines vitellines et ombilicales se modifient ; le myocarde se condense ; la cloison cardiaque apparait ; ébauche de la rate ;
- système squelettique : les condensations du mésenchyme présagent des os futurs ;
- système musculaire : masses prémusculaire dans la tête, le tronc et les membres ;
- téguments et leurs annexes : l’épiderme acquiert une seconde couche, le périderme ;
- système nerveux : il y a 5 vésicules cérébrales ; les hémisphères cérébraux se forment ; les nerfs et ganglions sont mieux visibles ; le cortex supra-rénal apparait.
- organes des sens : la fissure choroïdienne est présente ; la vésicule cristallinienne s’individualise ; l’enveloppe du vitré se forme ; les dépressions olfactives s’accentuent.
L. B. Arey – Development Anatomy - WB. Saunders Philadelphia (1966)
Étym. a. fr. (fin XIIe) voloper enlever ce qui enveloppe – fig. faire croître, donner de l’ampleur à – bas lat. faluppa balle de blé
→ stades carnegie, horizons de Streeter
[A4,O6]
développement de l'embryon et du fœtus humain (séquence de 5 à 6 semaines) l.m.
human embryonic and fetal development (5 to 6 weeks)
Cette période correspond approximativement aux horizons XVII et XVIII de Streeter et aux stades carnegie 17 à 19; en fin de séquence la taille vertex-coccyx (VC) atteint 12 mm.
Les caractéristiques du développement sont les suivantes :
- morphologie corporelle : les composants de la mâchoire supérieure font saillie séparément ; les demi-mâchoires inférieures fusionnent ; dans la taille d’ensemble la tête commence à prendre une importance majeure ; la courbure cervicale est marquée ; l’oreille externe (auricule) apparaît ; les membres sont reconnaissables comme tels ;
- cavité buccale : les éléments initiaux de la langue fusionnent ; le foramen caecum est formé ; les lames labio-dentaires apparaissent ; les bourgeons parotidiens et submandibulaires se forment ;
- pharynx et ses annexes : les poches thymiques, les poches ultimo-branchiales sont visibles et sur le point de se détacher ; la thyroïde se transforme en 2 plaques de parenchyme plein ;
- tube digestif et ses glandes : l’estomac effectue sa rotation ; l’anse intestinale effectue sa rotation ; les lobes hépatiques sont identifiables ; le cloaque se divise ;
- système respiratoire : les lobes pulmonaires sont définitivement individualisés ; l’arbre bronchique se subdivise ; la cavité laryngée est temporairement obturée ;
- cavité cœlomique et les mésos : la communication pleuropéricardique se ferme ; le mésentère grandit avec la formation des anses intestinales ;
- système urogénital : le cloaque est divisé ; le pôle tubulaire du bourgeon urétéral pelvien croît ; la gonade asexuée et le tubercule génital font saillie ; le canal de Müller apparaît ;
- système vasculaire : l’hémopoïèse apparaît dans le foie, les arcs aortiques se transforment ; les veines ombilicales gauche et droite prennent de l’importance ; le bulbe cardiaque s’intègre dans le ventricule droit ; le cœur acquiert sa forme générale définitive ;
- système squelettique : apparition des premiers centres de chondrification ; formation du desmocrâne ;
- système musculaire : les myotomes fusionnent en une colonne continue étendue ventralement ;
- téguments et leurs annexes : la ligne mamelonnaire est présente ;
- système nerveux : les 3 courbures primaires du cerveau sont marquées ; le diencéphale est volumineux ; les plexus nerveux sont présents ; l’épiphyse est identifiable ; les ganglions sympathiques forment des masses segmentaires ; les méninges sont présentes ;
- organes des sens : la cupule optique comporte des couches nerveuses et pigmentaires ; la vésicule cristallinienne s’épaissit ; les yeux sont disposés à 160° ; le canal naso-lacrymal est formé ; la constitution des oreilles externe, moyenne et interne est en cours ; apparition de l’organe voméro-nasal ;
L. B. Arey – Development Anatomy - WB. Saunders Philadelphia (1966)
Étym. a. fr. (fin XIIe) voloper enlever ce qui enveloppe – fig. faire croître, donner de l’ampleur à – bas lat. faluppa balle de blé
→ stades carnegie, horizons de Streeter
[A4,O6]
développement de l'embryon et du fœtus humain (séquence de 6 à 7 semaines) l.m.
human embryonic and fetal development (6 to 7 weeks)
Cette période correspond approximativement aux horizons XIX et XX de Streeter et aux stades carnegie 20 et 21; en fin de séquence la taille vertex-coccyx (VC) atteint 17 mm.
Les caractéristiques du développement sont les suivantes :
- morphologie corporelle : les arcs branchiaux disparaissent ; le sinus cervical se ferme ; la face et le cou sont formés ; les doigts sont individualisés ; le dos se redresse ; le cœur et le foie forment un relief ventral sur le corps ; la queue régresse.
- cavité buccale : les ébauches linguales primordiales se sont rassemblées en un seul organe lingual ; les lames labiales et dentaires se séparent de façon distincte ; les mâchoires ont pris forme et commencent à s’ossifier ; les replis du palais sont présents et se séparent de la langue ;
- pharynx et ses annexes : les thymus se sont allongés et ont perdu leur cavité ; les trabécules parathyroïdiens apparaissent et s’associent à la thyroïde ; les corps ultimo-branchiaux fusionnent avec la thyroïde ; la thyroïde prend forme de croissant ;
- tube digestif et ses glandes : l’estomac atteint sa forme et sa position finale ; le duodénum est temporairement occlus ; les anses intestinales font hernie dans le cordon ; le rectum se sépare de la vessie et de l’urèthre ; la membrane anale se rompt ; les ébauches pancréatiques dorsale et ventrale fusionnent ;
- système respiratoire : le larynx et l’épiglotte sont bien dessinés ; l’orifice trachéal s’ouvre ; les cartilages laryngés et trachéaux s’ébauchent ; les cornets apparaissent ; les choanes primaires s’ouvrent ;
- cavité cœlomique et les mésos : l’extension du péricarde se fait par lamellisation à partir de la paroi du corps ; le mésentère grandit rapidement parallèlement aux anses intestinales ; les ligaments du foie se forment ;
- système urogénital : le mésonéphros est à l’acmé de sa différenciation ; les tubes collecteurs métanéphrotiques commencent à s’anastomoser ; les tubules métanéphrotiques sécrétoires les plus précoces se différencient ; la vessie et l’urèthre sont séparés du rectum ; la membrane uréthrale se rompt.
- système vasculaire : les veines cardinales se transforment ; la veine cave inférieure prend forme ; atrium, ventricule et bulbe sont divisés ; les valves cardiaques sont présentes ; le tronc de la veine pulmonaire est intégré dans l’atrium gauche ; apparition de la rate ;
- système squelettique : chondrification généralisée ; formation du chondrocrâne ;
- système musculaire : les muscles se différencient rapidement dans tout le corps et prennent leur forme et leur connexion finales ;
- téguments et leurs annexes : les aréoles mammaires s’épaississent ;
- système nerveux : les hémisphères cérébraux croissent ; le corps strié et le thalamus se forment ; l’infundibulum et la poche de Rathke (saccule hypophysaire de l’embryon) entrent en contact ; les plexus choroïdes apparaissent ; la médullaire suprarénale envahit le cortex ;
- organes des sens : la fissure choroïdienne se ferme, englobant l’artère centrale ; les fibres nerveuses envahissent le tronc optique ; le cristallin perd sa cavité par allongement des fibres lenticulaires ; les revêtements fibreux et vasculaires de l’œil apparaissent ; les vésicules olfactives s’ouvrent dans la cavité buccale.
L. B. Arey – Development Anatomy - WB. Saunders Philadelphia (1966)
Étym. a. fr. (fin XIIe) voloper enlever ce qui enveloppe – fig. faire croître, donner de l’ampleur à – bas lat. faluppa balle de blé
→ stades carnegie, horizons de Streeter
[A4,O6]
développement de l'embryon et du fœtus humain (séquence de 7 à 8 semaines) l.m.
human embryonic and fetal development (7 to 8 weeks)
Cette période correspond approximativement aux horizons XXI à XXIII de Streeter et aux stades carnegie 22 et 23; en fin de séquence la taille vertex-coccyx (VC) atteint 23 mm.
Les caractéristiques du développement sont les suivantes :
- morphologie corporelle : le nez est aplati ; les yeux se rapprochent ; les doigts sont mieux formés ; la croissance de l’intestin rend le corps déjà plus rond ; la tête se redresse ; le stade fœtal est atteint ;
- cavité buccale : les muscles de la langue sont bien différenciés ; les bourgeons du goût les plus précoces apparaissent ; la poche de Rathke (saccule hypophysaire de l’embryon) se détache de la bouche ; les glandes sublinguales se forment ;
- pharynx et ses annexes : le tube auditif et la cavité tympanique sont discernables ; la localisation de la tonsille dans sa loge se signale ; les deux moitiés du thymus s’unissent et forment un parenchyme ; les follicules thyroïdiens se forment ;
- tube digestif et ses glandes : l’intestin grêle envahit le cordon ; les villosités intestinales se développent ; le foie prend de très large dimensions relatives ;
- système respiratoire : l’arborisation pulmonaire se complexifie ; les narines sont obturées par un bouchon épithélial ;
- cavité cœlomique et les mésos : la communication pleuro-péritonéale est fermée ; le péricarde est un sac volumineux ; le diaphragme se complète par inclusion de sa musculature ; il achève sa descente ;
- système urogénital : testicules et ovaires peuvent être différenciés comme tels ; les canaux de Müller et la partie proximale du sinus urogénital sont prêts à s’unir pour former l’utéro-vagin primitif ; les ligaments génitaux s’ébauchent ;
- système vasculaire : de nombreux vaisseaux se forment selon le plan final ; les sacs lymphatiques primitifs sont présents ; le sinus veineux est intégré dans l’atrium droit ; les faisceaux musculaires atrioventriculaires sont présents ;
- système squelettique : premières ébauches de l’ossification ;
- système musculaire : l’organisation définitive des muscles du tronc, des membres et de la tête est mieux dessinée et le fœtus est capable de mouvements propres ;
- téguments et leurs annexes : la glande mammaire primitive s’épaissit de façon globulaire ;
- système nerveux : le cortex cérébral commence à acquérir ses cellules caractéristiques ; les lobes olfactifs sont visibles ; la dure-mère et l’arachnoïde sont identifiables ; les corps chromaffines apparaissent ;
- organes des sens : les yeux convergent rapidement ; les oreilles externes, moyennes et internes acquièrent leur morphologie finale ; les bourgeons du goût se forment ; l’orifice externe des narines est obturé par un bouchon.
L. B. Arey – Development Anatomy - WB. Saunders Philadelphia (1966)
Étym. a. fr. (fin XIIe) voloper enlever ce qui enveloppe – fig. faire croître, donner de l’ampleur à – bas lat. faluppa balle de blé
→ stades carnegie, horizons de Streeter
[A4,O6]
développement de l'embryon et du fœtus humain (séquence de 8 à 10 semaines) l.m.
human embryonic and fetal development (8 to 10 weeks)
Cette période correspond approximativement aux 8ème à 12ème semaines de gestation de Streeter; en fin de séquence la taille vertex-coccyx (VC) atteint 40 mm.
Les caractéristiques du développement sont les suivantes :
- morphologie corporelle : la tête est redressée ; les membres sont plus finement dessinés ; les replis unguéaux sont marqués ; la hernie ombilicale se réduit ;
- cavité buccale : les papilles fongiformes et valléculaires se différencient ; les lèvres se séparent des mandibules ; les organes de l’émail et les papilles dentaires se forment ; les replis palatins fusionnent ;
- pharynx et ses annexes : l’épithélium thymique se transforme en un réticulum et en corpuscules thymiques ; les corps ultimo-branchiaux disparaissent en tant que tels ;
- tube digestif et ses glandes : les anses intestinales se retirent du cordon ombilical et prennent leur position caractéristique ; le canal anal est formé ; les alvéoles pancréatiques sont présentes ;
- système respiratoire : les fosses nasales sont divisées par fusion du septum et du palais ; le nez est cartilagineux ; la cavité laryngée s’ouvre à nouveau ; les replis vocaux apparaissent ;
- cavité cœlomique et les mésos : le processus ou sac vaginal du péritoine se forme ; l’intestin et son mésentère quittent le cordon ombilical ;
- système urogénital : le rein commence à sécréter ; la vessie se développe comme un sac ; le conduit génital du sexe opposé dégénère ; les glandes bulbo-uréthrales et vestibulaires apparaissent ; les processus vaginaux sont formés ;
- système vasculaire : le conduit thoracique et les lymphatiques périphériques se développent ; les nœuds lymphatiques les plus précoces apparaissent ; les hématies (globules rouges sans noyaux) sont en majorité dans le sang ;
- système squelettique : les centres d’ossification deviennent plus habituels ; le chondrocrâne est à son maximum de développement ;
- système musculaire : les muscles du périnée se développent tardivement ;
- téguments et leurs annexes : des cellules intermédiaires s’ajoutent à l’épiderme ; les cellules péri-dermiques sont en majorité : le lit de l’ongle est marqué ; les follicules pileux les plus précoces comment à se développer sur la face ;
- système nerveux : la moelle spinale a gagné sa structure interne définitive ;
- organes des sens : l’iris et le corps ciliaire sont organisés : les paupières sont soudées ; les glandes lacrymales bourgeonnent ; l’organe spiral commence à se différencier.
L. B. Arey – Development Anatomy - WB. Saunders Philadelphia (1966)
Étym. a. fr. (fin XIIe) voloper enlever ce qui enveloppe – fig. faire croître, donner de l’ampleur à – bas lat. faluppa balle de blé
→ stades carnegie, horizons de Streeter
[A4,O6]
développement de l'embryon et du fœtus humain (séquence de 10 à 12 semaines) l.m.
human embryonic and fetal development (10 to 12 weeks)
Cette période correspond approximativement aux13ème à 16ème semaines de gestation de Streeter; en fin de séquence la taille vertex-coccyx (VC) atteint 56 mm.
Les caractéristiques du développement sont les suivantes :
- morphologie corporelle : la taille de la tête est encore dominante ; le nez pointe ; le sexe peut avec certitude être déterminé par l’examen externe ;
- cavité buccale : les papilles filiformes et foliées s’élèvent ; les dents primitives forment une éminence cupuliforme ; les joues sont dessinées ; le palais a fusionné complètement ;
- pharynx et ses annexes : les cryptes tonsillaires commencent à s’invaginer ; le thymus forme son parenchyme médullaire et commence à s’enrichir en tissu lymphoïde ; la glande thyroïde atteint sa structure typique ;
- tube digestif et ses glandes : les couches musculaires de l’intestin sont présentes ; les ilots pancréatiques apparaissent ; début de la sécrétion biliaire ;
- système respiratoire : les cornets font saillie ; les glandes nasales sont formées ; les poumons ont acquis leur forme définitive ;
- cavité cœlomique et les mésos : l’omentum, par son extension en tablier, s’accole partiellement sur la paroi dorsale du corps ; les mésentères libres acquièrent leurs rapports typiques ; l’extension du cœlome dans le cordon ombilical s’oblitère ;
- système urogénital : les cornes utérines sont incorporées dans le corps utérin ; les organes génitaux externes acquièrent leurs caractères distinctifs ; les tubules mésonéphrotiques et du rete testis complètent les voies mâles ; la prostate et les vésicules séminales apparaissent ; la paroi musculaire des viscères creux se développe ;
- système vasculaire : l’hématopoïèse commence dans la moelle osseuse ; les vaisseaux sanguins acquièrent leurs couches accessoires ;
- système squelettique : la notochorde dégénère rapidement ; l’ossification s’étend ; nombre d’os sont bien formés ;
- système musculaire : les couches musculaires lisses apparaissent dans les viscères creux ;
- téguments et leurs annexes : l’épiderme est à 3 couches ; le chorion et l’hypoderme sont bien distincts ;
- système nerveux : le cerveau atteint son aspect structural général ; la moelle spinale est marquée par les dilatations cervicales et lombaires ; la queue de cheval et le filum terminal apparaissent ; les structures neurogliales commencent à se différencier ;
- organes des sens : l’organisation caractéristique de l’œil est atteinte ; la rétine commence à développer ses couches ; le septum nasale et le palais fusionnent complètement.
L. B. Arey – Development Anatomy - WB. Saunders Philadelphia (1966)
Étym. a. fr. (fin XIIe) voloper enlever ce qui enveloppe – fig. faire croître, donner de l’ampleur à – bas lat. faluppa balle de blé
→ stades carnegie, horizons de Streeter
[A4,O6]
développement de l'embryon et du fœtus humain (séquence de 12 à 16 semaines) l.m.
human embryonic and fetal development (12 to 16 weeks)
Cette période correspond approximativement aux 17ème à 21ème semaines de gestation de Streeter; en fin de séquence la taille vertex-coccyx (VC) atteint 112 mm.
Les caractéristiques du développement sont les suivantes :
- morphologie corporelle : la face est humanisée ; les cheveux apparaissent ; les muscles acquièrent une activité spontanée ; les dimensions de la tête et du corps s’harmonisent ;
- cavité buccale : palais dur et palais moue se différencient ; les différentes structures de l’hypophyse sont acquises ;
- pharynx et ses annexes : les lymphocytes colonisent les tonsilles ; la tonsille pharyngée se développe ;
- tube digestif et ses glandes : les glandes gastriques et intestinales se développent ; le duodénum et le côlon s’accolent sur la paroi du corps ; le méconium s’accumule ;
- système respiratoire : les sinus nasaux accessoires se développent ; les glandes trachéales apparaissent ; le mésoderme devient plus abondant entre les alvéoles pulmonaires ; les fibres élastiques apparaissent dans les poumons ;
- cavité cœlomique et les mésos : le grand omentum s’accole au côlon transverse et à son méso ; le mésoduodénum et les portions ascendante et descendante du mésocôlon se fixent sur la paroi du corps ;
- système urogénital : les reins acquièrent leur forme et leur organisation typiques ; le testicule est en position pour sa descente ultérieure dans le scrotum ; l’utérus et le vagin sont identifiables comme tels ; le mésonéphros involue ;
- système vasculaire : les structures sanguines de la rate entrent en activité ; la musculature du cœur est plus structurée ;
- système squelettique : de nombreux os sont distinctement identifiables dans l’ensemble du corps ; apparition des cavités articulaires ;
- système musculaire : le muscle cardiaque apparu dans les dernières semaines est maintenant plus organisé ; les mouvements musculaires in utero peuvent être ressentis ;
- téguments et leurs annexes : l’épiderme s’adjoint d’autres couches ; les poils corporels commencent à se développer ; les glandes sudoripares apparaissent ; les premières glandes sébacées se différencient ;
- système nerveux : les hémisphères recouvrent la majeure partie du cerveau ; les lobes cérébraux se délimitent ; les colliculus s’individualisent ; le cervelet prend du relief ;
- organes des sens : œil, oreilles et nez ont grossièrement atteint leur aspect typique ; dans leur ensemble les organes des sens sont différenciés ;
L. B. Arey – Development Anatomy - WB. Saunders Philadelphia (1966)
Étym. a. fr. (fin XIIe) voloper enlever ce qui enveloppe – fig. faire croître, donner de l’ampleur à – bas lat. faluppa balle de blé
→ stades carnegie, horizons de Streeter
[A4,O6]
développement de l'embryon et du fœtus humain (séquence de 16 à 40 semaines) l.m.
human embryonic and fetal development (16 to 40 weeks)
Cette période correspond approximativement aux 22ème à 38ème semaines de gestation de Streeter; en fin de séquence la taille vertex-coccyx (VC) atteint 160 mm. ; la taille allongée de naissance est en moyenne de 350mm.
Les caractéristiques du développement sont les suivantes :
- morphologie corporelle : la pilosité du lanugo apparaît ; le vernix caseosa s’amasse ; le corps amaigri est mieux proportionné ; le fœtus amaigri est ridé et rouge ; les paupières ptosiques s’ouvrent à nouveau ; les testicules ont gagné le scrotum ; la graisse s’accumule, les rides s’adoucissent ; le corps s’arrondit ;
- cavité buccale : l’émail et la dentine se déposent ; la tonsille linguale se forme ; les dents permanentes primordiales s’ébauchent ; les dents de lait ne font pas éruption à la naissance ;
- pharynx et ses annexes : les tonsilles ont pris leur structure typique ;
- tube digestif et ses glandes : les nodules lymphatiques et la muscularis mucosae de l’intestin sont en place ; le côlon ascendant est identifiable ; l’appendice vermiculaire s’allonge derrière le caecum ; les grosses glandes oesophagiennes se forment ;
- système respiratoire : l’ossification du nez commence ; les narines s’ouvrent à nouveau ; l’épithélium pulmonaire cuboïdal disparait des alvéoles ; seules les ramifications pulmonaires de 2ème et 3ème ordre sont complètes ; les sinus frontaux et sphénoïdaux sont encore très incomplets ;
- cavité cœlomique et les mésos : les accolements mésentériques sont complets ; les sacs vaginaux sont descendus dans le scrotum ;
- système urogénital : le sinus urogénital femelle devient un vestibule peu profond ; la lumière vaginale se reforme ; les glandes utérines apparaissent ; les tubules rénaux arrêtent leur formation à la naissance ;
- système vasculaire : l’hématopoïèse s’accroît dans la moelle osseuse et diminue dans le foie ; la rate acquiert sa structure typique ;
- système squelettique : les os du carpe et du tarse et le sternum s’ossifient plus tard, un peu après la naissance ; de nombreux centres épiphysaires apparaissent après la naissance et beaucoup durant l’adolescence ;
- système musculaire : le développement des muscles périnéaux est terminé ;
- téguments et leurs annexes : le vernix caseosa est visible ; l’épiderme se kératinise ; le lit des ongles apparait ; les cheveux poussent ; les glandes mammaires primordiales bourgeonnent ; ces bourgeons se ramifient et se creusent ; l’ongle atteint l’extrémité des doigts ; la pilosité du lanugo pousse puis disparait ;
- système nerveux : les commissures sont complètes ; la myélinisation de la moelle spinale commence ; le cortex cérébral acquiert ses couches caractéristiques ; les fissures et les gyrus cérébraux apparaissent rapidement ; la myélinisation du cerveau commence ;
- organes des sens : le nez et l’oreille sont ossifiés ; la tunique vasculaire du cristallin est à son développement maximum ; les couches rétiniennes sont complètes et la lumière perçue ; le sens du toucher est présent ; les paupières sont ouvertes ; les cellules mastoïdiennes ne sont pas formées ; l’oreille est sourde à la naissance.
L. B. Arey – Development Anatomy - WB. Saunders Philadelphia (1966)
Étym. a. fr. (fin XIIe) voloper enlever ce qui enveloppe – fig. faire croître, donner de l’ampleur à – bas lat. faluppa balle de blé
→ stades carnegie, horizons de Streeter
[A4,O6]
groupe tissulaire l.m.
leukocyte system
Caractère d'un ensemble d'individus possédant en commun un système antigénique propre à leurs lymphocytes et leucocytes neutrophiles, et sur lequel est fondée une classification des individus en fonction de leurs variétés d’antigènes leucoplaquettaires et tissulaires.
Ces antigènes appartiennent en général à un seul système principal HLA (Human Leucocyte Antigen) d’antigènes leucoplaquettaires.
Ce polymorphisme génétique (allotypie) se manifeste au niveau des structures glycoprotéiques présentes dans la membrane de la plupart des cellules de l'organisme (chez l'homme les globules rouges en sont dépourvus).
1) Ces structures (antigènes) constituent la cible principale des processus immunitaires de rejet des allogreffes. Ces dernières ne sont possibles que s'il y a une grande ressemblance entre donneur et receveur au niveau de ce complexe majeur d'histocompatibilité (CMH). Elles jouent en outre un rôle fondamental dans les processus de reconnaissance immunologique.
2) Chez l'homme, le CMH est représenté par le système HLA (chromosome 6) comprenant 4 locus : A, B, C (classe I) et D/DR (classe II).
3) Ces groupes sont différents, d'autres systèmes qui sont les uns propres aux plaquettes sanguines, d'autres propres aux granulocytes, etc.
Le système des groupes tissulaires est extrêmement complexe, il existe au moins 150 millions de combinaison d'antigènes. Ces derniers siègent sur la membrane des cellules et dépendent de gènes HLA situés sur des locus symétriques du petit bras des deux chromosomes de la sixième paire. Ce système joue un rôle essentiel dans l'histo-incompatibilité des greffes et des transplantations d'organe. Les groupes tissulaires sont indépendants du système d'antigènes érythrocytaires ABO et rhésus.
J. Dausset, hémato-immunologiste français (1958), prix Nobel de médecine en 1980
→ immunité, HLA, groupes tissulaires, complexe majeur d'histocompatibilité (CMH)
audition n.f.
audition
Fonction de l’ouïe.
L’organe responsable de l’audition est le système auditif qui comprend deux parties, le système auditif périphérique et le système auditif central. Le système auditif périphérique est l’oreille constituée de l’oreille externe (pavillon, conduit auditif externe), de l’oreille moyenne (caisse du tympan, chaîne des osselets, tympan), de l’oreille interne et du nerf auditif. Le système auditif central comprend les divers noyaux auditifs situés du tronc cérébral au cortex temporal.
Étym. lat. auditio, de audire : entendre
barrière hémato-encéphalique (BHE) l.f.
blood-brain barrier
Ensemble des mécanismes régissant le passage des substances entre le sang, le liquide cérébro-spinal et le système nerveux central.
Il existe trois barrières ou zones d’échanges.
1) La BHE proprement dite régit le passage des substances du sang vers les cellules du système nerveux central. Histologiquement, elle est constituée par l'endothélium continu des capillaires sanguins et les prolongements astrocytaires jointifs autour de la membrane du capillaire. La perméabilité est facilitée par la liposolubilité et la petite taille des substances, à laquelle s'ajoutent des transports actifs.
2) La barrière hématoméningée régit le passage:
- des substances du sang vers le liquide cérébro-spinal. Histologiquement, elle est constituée par l'endothélium capillaire largement fenêtré, la membrane basale et les cellules épithéliales avec des vésicules de pinocytose. La perméabilité des substances se fait par les pores de l'endothélium, puis par voie intracellulaire. De nombreux facteurs favorisent ce passage (liposolubilité) ;
- du LCR vers le sang. Cette barrière siège dans les granulations de Pacchioni, les hernies arachnoïdiennes et les sinus veineux dure-mériens. Elle est constituée par les cellules leptoméningées, la membrane basale, l'endothélium vasculaire continu. Le passage des substances se fait par filtration-résorption (phénomène actif).
3) la barrière méningoencéphalique ou liquidotissulaire assure le passage des substances du liquide cérébro-spinal vers le système nerveux central. Histologiquement, elle est faite de deux barrières :
- la barrière épendymaire, située entre les ventricules et le système nerveux central, constituée par l'épithélium épendymaire (jonctions cellulaires très perméables, dont le passage est passif par diffusion simple dans les deux sens) ;
- la barrière piogliale, qui siège entre les espaces sous-arachnoïdiens et les cellules du système nerveux central, constituée par la pie-mère discontinue et les prolongements astrocytaires jointifs, et au niveau de laquelle le passage des substances se fait par diffusion simple.
En imagerie médicale, certains tissus pathologiques (tumeurs, abcès, infarctus cérébraux) peuvent altérer cette barrière, qui va alors laisser passer, au cours d'un examen angiographique ou scanographique, le produit de contraste au sein de la région lésée. Cette extravasation explique en grande partie, sinon en totalité, le mécanisme de la fixation de contraste dans ces processus pathologiques et les aggravations qui peuvent être observées après certaines artériographies, en particulier dans les infarctus cérébraux. Le produit de contraste lui-même peut, dans certaines conditions, altérer la BHE (Broman et Olsson). Le mécanisme de cette toxicité, mal connu, paraît lié à la concentration en iode de la solution et à son hypertonicité (Gonsette) ; d'où l'intérêt des produits de contraste triiodés non ioniques de basse osmolarité : leur osmolarité, dans leurs concentrations les plus faibles, est en effet proche de celle du plasma (300 mosm/kg H2O). De plus, pour un radical donné, la toxicité serait plus importante pour les sels de sodium que pour les sels de méthylglucamine.
R. E. Gonsette, neurochirurgien belge (1968 et 1972) ; T. Broman et O. Olsson, neurologues suédois (1948)
Édit. 2017
circulation rénale l.f.
renal circulation
Système circulatoire comportant l'apport au rein du sang artériel, la circulation à l'intérieur du parenchyme, puis le retour du sang dans le système veineux général.
Cette circulation est particulièrement complexe liée à la structure néphronique. Le flux sanguin rénal chez l'adulte est de l'ordre de 1 litre minute, soit environ un cinquième du débit cardiaque.
L'artère rénale nait de l'aorte au niveau du bord supérieur de la deuxième vertèbre lombaire. Elle se divise habituellement aux abords du parenchyme rénal en cinq branches, dites segmentaires, qui n'ont pas d'anastomose entre elles. Ces branches donnent naissance aux artères interlobaires qui pénètrent dans les colonnes de Bertin et cheminent entre les pyramides rénales jusqu'à la jonction corticomédullaire. Les artères interlobaires se prolongent par les artères arciformes ou arquées. Celles-ci donnent naissance aux artères interlobulaires qui traversent le cortex en direction de la capsule et qui se divisent en de très nombreuses petites branches qui constituent l'artériole efférente du glomérule. Du pôle vasculaire de chaque glomérule nait une artériole afférente de longueur variable suivant le siège du glomérule. Certaines de celles-ci plongent dans la médullaire et s'unissent au réseau veineux. Elles donnent naissance aux "vasa recta".
Le système veineux suit l'arbre artériel et lui emprunte sa nomenclature, il aboutit à la veine rénale. Il faut signaler l'existence d'un système veineux superficiel sous capsulaire qui rejoint les veines interlobaires et qui peut se dilater donnant naissance aux "étoiles de Verheyen". Il existe de larges anastomoses veinoveineuses près de la surface externe des calices.
Le système lymphatique est double, l'un superficiel capsulaire, l'autre profond lui-même divisé en un réseau cortical, le plus important et un réseau médullaire.
→ cortex rénal, médullaire rénale, néphron
[M1,C2]
entropie n.f
entropy
En thermodynamique : grandeur qui traduit la dégradation d’une énergie et d’une manière générale la dégradation d’un système, caractérisant son désordre (particulièrement à l’échelle moléculaire).
Cette grandeur, introduite par Clausius, est une fonction d’état : valeur déterminée entre l’état initial d’un système et son état final, après transformation, quand l’état d’équilibre est établi. Elle a pour valeur S=Q/K, Q étant la quantité de chaleur en calories et K la température en degrés Kelvin ou S=J/K, en joules par degré K. Son évolution est ΔS= ΔQ/T. L’entropie d’un système est nulle à 0°K. (troisième principe de la thermodynamique.)
Dans un système fermé (sans échanges avec l’extérieur, transformation adiabatique)) l’entropie est nulle : il y a conservation de l’énergie (premier principe de la thermodynamique). Dans un système ouvert il y a dégradation de l’énergie par phénomènes dissipatifs ; l’entropie est augmentée et cette transformation est irréversible (deuxième principe). Si la transformation est quasi-statique, sans frottement (sans dissipation de chaleur) la transformation pourrait être considérée comme réversible. C’est le cas de beaucoup de réactions biochimiques dont les transformations se font lentement, ce qui permet de conserver l’équilibre thermique (situation isothermique). En réalité ces réactions dont le type est la réaction enzymatique se fait avec un apport d’énergie et la valeur de S est augmentée.
La notion d’entropie a été étendue à de nombreux phénomènes dont elle mesure la transformation et tend à prendre le sens d’évolution. Par exemple : en communication l’entropie mesure la modification de l’exactitude d’un message : l’entropie devient positive ou négative selon qu’une information est modifiée : infirmée ou amplifiée par d’autres informations ; elle est nulle s’il n’y a pas de modification.
Eym. gr. tropê : transformation : entropia : retour
J. R. Clausius, physicien allemand (1865)
→ thermodynamique (lois de la)
[B1, C1]
Édit. 2020
fonction transfert de modulation (FTM) l.f.
modulation transfer function
Fonction mathématique donnant, pour chaque valeur des fréquences spatiales, le rapport entre la modulation-image (modulation du signal de sortie du système d'imagerie) et la modulation-objet (modulation du signal d'entrée du système).
La FTM d'un système est la transformée de Fourier de sa fonction de dispersion ponctuelle ; mais l'action d'un système d'imagerie passant de l'objet à l'image peut se décrire par une série d'opérations mathématiques sur les modulations successives.
P. ex. dans un amplificateur de luminance, on caractérise les performances du système en prenant en compte les différentes FTM de la chaîne d'amplification : énergie des photons X incidents, puis amplification électronique, puis énergie des photons lumineux de sortie.
→ modulation, transformée de Fourier
[B2]
Édit. 2018
monocyte n.m.
monocyte
Cellule mononucléée circulante faisant partie du système phagocytaire qui comprend les monocytes et les macrophages.
Ce système est aussi appelé système monocyte-macrophage ou système des phagocytes mono
Les monocytes participent au système de défense contre les germes et les parasites par leur fonction d'épuration des débris organiques et inorganiques des tissus. Ils interviennent dans la réaction immunologique par leur rôle dans le traitement de l'antigène. Ils jouent un rôle dans l'inflammation par la synthèse et la sécrétion des cytokines de l'inflammation et dans l'hématopoïèse par l'intermédiaire de facteurs de croissance, ainsi que dans l'immunité antitumorale.
Les valeurs normales du nombre de monocytes circulants sont de 0,3 multiplié par 109 /litre en moyenne avec des extrêmes de 0 à 0,8 multiplié par 109 /litre.
Étym. gr. monos : seul ; kutos : cellule
→ macrophage, CD
psychoneuro-immunologie n.f.
psychoneuro-immunology
Terme composite qui met l'accent, dans le cadre d'une approche psychosomatique de la maladie, sur les liens existant entre système nerveux central et système immunitaire. Dans cette perspective, l'un et l'autre sont conçus comme deux systèmes en interaction permanente.
Les affections dites psychosomatiques, notamment celles que l'on pense liées à des dérèglements du système auto-immunitaire, entreraient directement dans cette rubrique. Un traumatisme psychique de l'ordre de la rupture, de la séparation, du deuil, en particulier, provoquerait par le relais du système nerveux central, un dérèglement du système immunitaire responsable à son tour du déclenchement de l'affection somatique en cause (par ex., poussée initiale de rectocolite hémorragique). Il s'agit, pour l'instant, plus d'une intéressante voie de recherche que d'un corpus théorique achevé.
→ lupus érythémateux disséminé ou systémique (LED) et troubles psychiques
rhinencéphale n.m.
rhinencephalon (TA)
rhinencephalon
Partie la plus ancienne du cortex décrite initialement ("grand lobe limbique" de Broca), appelée aussi système limbique par MacLean, qui groupe un ensemble extraordinairement complexe de structures disposées en anneau autour du hile de chaque hémisphère, archaïques au plan phylogénétique et étroitement connectées.
Le système limbique au sens strict comporte cinq formations principales :
- l'appareil olfactif, formé par le bulbe olfactif, le tractus olfactif, les stries olfactives latérale et médiale, le tubercule olfactif et la substance perforée antérieure (aire entorhinale ou 28 de Brodmann, p. ex., rattachée au cortex parahippocampique) ;
- la formation hippocampique, constituée de l'hippocampe proprement dit (ou corne d'Ammon, aires 34,35) recouvert par la fimbria de l’hippocampe et le fornix, du gyrus dentatus et du subiculum ;
- le complexe amygdalien ;
- la région septale, avec le septum pellucidum, les noyaux du septum pellucidum et le septum précommissural;
- le cortex limbique, constitué du cortex parahippocampique correspondant à la 5e circonvolution temporale qui représente l'essentiel du rhinencéphale temporal, et le cortex cingulaire, situé au niveau de la circonvolution du corps calleux. L'aire sous-calleuse est actuellement intégrée au cortex cingulaire.
Le système limbique est rattaché sur le plan fonctionnel à des structures qui, selon certains, en font partie : l'hypothalamus, le thalamus (noyaux antérieur et dorsomédian, parfois regroupés sous le nom de noyaux limbiques du thalamus), le ganglion de l'habénula, le mésencéphale (avec ses aires dites limbiques) et le cortex orbitofrontal.
Chez l'Homme, son intervention est envisagée surtout dans la discrimination des odeurs, la mémorisation (circuit hippocampo-mamillothalamo-cingulaire de J.W. Papez), les réponses végétatives et neurohormonales de l'organisme gérées par l'hypothalamus, tournées vers le milieu intérieur, et enfin la tonalité affective du vécu, les comportements émotionnels, le contrôle des comportements et l'ajustement social, traités par le système limbique au sens strict, tournés vers le milieu extérieur.
On peut admettre qu'une information est perçue à trois niveaux : le cortex sensoriel, où elle est analysée, la substance réticulée qui permet l'attention et sa fixation, enfin le système limbique où elle devient subjective.
P. Broca, chirurgien, anatomiste et anthropologiste français (1873) ; P. D. MacLean, neurophysiologiste américain (1952); J. W. Papez, neuro-anatomiste américain (1937)
[A1, H5]
Édit. 2019
système n.m.
systema (TA)
sytem
Ensemble des organes qui ont une structure analogue : ex. système vasculaire, système musculaire, système nerveux…
En dépit d’une définition précise des termes « appareil » et « système » en anatomie, il y a souvent confusion dans cette terminologie, y compris dans la Terminologia Anatomica.
2) En appareillage :
Ensemble de dispositifs concourant à une même fonction (Ex. système anesthésique).
Un appareil peut comprendre plusieurs systèmes. La confusion est fréquente entre les deux termes.
Étym. gr. sustêma : ensemble d'objets, de bêtes, d'hommes ou de doctrines
→ appareil
[1) En anatomie A1]
anticorps antineuronaux l.m.p.
antineuronal antibodies
Anticorps anti-neurones mis en évidence dans des syndromes neurologiques paranéoplasiques, qui correspondent généralement à une atteinte du système nerveux central, mais touchent parfois le système nerveux périphérique.
Ces anticorps peuvent s'oberver aussi dans des processus considérés comme dégénératifs, qui pourraient donc être autoimmun. Ces syndromes sont rares. Ils sont associés à une gamme restreinte de cancers: cancer pulmonaire à petites cellules, cancer du sein et de l'ovaire, cancer du testicule, maladie de Hodgkin et thymome. Les signes neurologiques précèdent le plus souvent la découverte du cancer. Leur cible est intracellulaire ou membranaire. Leur rôle pathogène n'est pas démontré.
Leur detection permet d'affirmer que le syndrome neurologique est paranéoplasique. En fonction de leur spécificité, ils orientent vers la recherche de la tumeur en cause. Ils permettent de mettre en oeuvre le plus précocemment possible le traitement de la tumeur sous jacente.On compte au moins onze anticorps anti neuronaux.
Le principal est : l'anticorps anti-Hu ou ANNA1 (anti-neuronal nuclear antibody type1), le plus répandu (3/4 des cas) rencontré dans les syndromes cérébelleux paranéoplasiques, l'encéphalite limbique, les syndromes du tronc cérébral (avec ou sans opsoclonus), les encéphalomyélites et les neuropathies sensitives.
L'anticorps anti YO ou APCA1 (anti-purkinje cytoplasmic antibody type1), est observé dans les syndromes cérébelleux. Il est associé aux cancers gnécologiques.
L'anticorps anti-Ri ou ANNA2, est décrit dans les atteintes du tronc cérébral. Il marque le noyau des neurones, exclusivement ceux du système nerveux central. Il est associé principalement aux cancers du sein et du poumon à petites cellules.
L'anticorps anti-amphiphysine (l'amphiphysine est une protéine exprimée dans le système nerveux central et periphérique) lorsque les anticorps sont associés aux anti-HU il s'agit d'un cancer du poumon, lorsqu'ils sont isolés il s'agit d'un cancer du sein.
L'anticorps anticanal calcique voltage dépendant est associé à un syndrome myasthéniforme de Lambert-Eaton. L'anticorps peut être associé à des anti HU.
L'anticorps anti-CV2 ou CRMP5 (collapsin response mediator protein 5), correspond à une atteinte mixte, centrale syndrome cérébelleux et périphérique.
Les anticorps anti-GAD (anti acide glutamique décarboxylase) sont trouvés dans un syndrome myotonique, le syndrome de l'homme raide ou dans les syndromes neurologiques paranéoplasiques
Citons aussi les anticorps anti-Ma1 et Ma2 (Ta), les anti-CCVD, anti-neurofilaments.
Il existe des anticorps rares et difficilement accessibles en routine anticorps anti-Tr ou APCA 3, CAR, Zic ...
→ anticorps anti-HU, syndrome de l'homme raide, syndrome de Lambert-Eaton
[H1, F2, F3]
Édit. 2019