Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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prolactin inhibiting factor (PIF) angl. m.

Facteur polypeptidique hypothalamique inhibant la sécrétion de prolactine (PRL) par l'hypohyse.
Le PIF (qui correspond à la dopamine) et le "prolactin releasing factor" postulé (PRF) ont respectivement un rôle inhibiteur et stimulant sur la sécrétion de PRL par l'adénohypophyse (formée du lobe antérieur, du lobe tubéral et de la zone intermédiaire ou cystiforme, cette dernière, zone étroite séparant le lobe antérieur du lobe postérieur ou lobe nerveux). Un "feedback" négatif est exercé par la PRL circulante au niveau hypothalamique, hypophysaire ou à celui de l'éminence médiane (partie de l'infundibulum constituant une zone de transition entre l'hypothalamus et la neurohypophyse). La sécrétion de dopamine pourrait aussi varier selon le taux circulant d'hormones stéroïdiennes. L'émission de PRL dépend des substances modifiant l'action de la dopamine, par ex. inhibition par la l-dopa, stimulation par la chlorpromazine et les imipraminiques.

release inhibiting factor l.angl.m.

Tout facteur hypothalamique inhibant la libération d'une hormone hypophysaire.

Syn. inhibine

→ inhibine

adénome hypophysaire à prolactine l.m.

prolactine pituitary adenoma

Bien que la prolactine (PRL) ait été l’hormone antéhypophysaire la plus tardivement identifiée, les adénomes à prolactine constituent la variété la plus fréquente et médicalement la mieux maîtrisée des tumeurs hypophysaires, réduisant spectaculairement leurs conséquences sur les troubles menstruels et l’infertilité.
Les prolactinomes constituent environ 40% des tumeurs des tumeurs hypophysaires,  sont présents chez un individu sur 1000. Leur expression prédomine dans le sexe féminin où ils sont déterminent typiquement un syndrome aménorrhée-galactorrhée, parfois simplement une anovulation responsable d’infertilité, ou une aménorrhée primaire lorsque l’affection survient à l’adolescence ; la recherche de céphalées typiquement rétro-orbitaires, d’altérations visuelles et de signes d’hypopituitarisme est indispensable.  Chez l’homme l’expression est pauvre, se marquant simplement par l’absence de libido, si bien que l’affection se révèle souvent tardivement au stade tumoral de macroprolactinome.
L’affirmation de la maladie est permise par la mesure de la PRL dont la valeur est constamment accrue (> 20 ng/mL) : modérément dans les microprolactinomes, mais avec des concentrations qui peuvent excéder plusieurs milliers lors des macroprolactinomes. En l’absence d’adénome prolactinique, un accroissement de la PRL s’observe aussi du fait d’artéfacts méthodologiques  (macroprolactinémies correspondant à l’agrégat de molécules de PRL par des immunoglobulines), ou en raison d’hyperprolactinémies « fonctionnelles » qu’explique la levée du frein de l’hypothalamus sur la sécrétion hypophysaire de PRL (lors de craniopharyngiomes et d’autres atteintes hypothalamiques, de pathologies de la tige pituitaire, de divers  processus expansifs hypophysaires…), de l’hypothyroïdie, de situations d’hyperoestrogénie, de prises médicamenteuses (neuroleptiques, antiémétiques…..).
L’IRM identifie la tumeur hypophysaire : microprolactinome de moins de 1 cm de diamètre hypo-intense en T1, hypersignal en T2 se rehaussant après injection de gadolinium ;  image de macroprolactinome refoulant l’hypophyse saine, déviant la tige pituitaire, avec parfois expansion suprasellaire s’appuyant sur la chiasma optique, ou envahissement du sinus sphénoïdal ou des sinus caverneux ; voire adénome géant de plus de 3 cm de diamètre, se comportant comme une véritable tumeur cérébrale.
L’enquête ophtalmologique (champ visuel au Goldman, test de Lancaster…) ne se justifie qu’en cas d’appui ou de menace du chiasma ou des sinus caverneux.
L’évaluation des autres axes antéhypophysaires à la recherche d’un déficit, ou d’une hyperproduction hormonale associée (GH, TSH…) est indispensable, de même qu’une  réflexion sur le caractère familial de la tumeur hypophysaire ou l’éventualité d’endocrinopathies associées.
L’affection relève essentiellement de thérapeutiques médicales par les agonistes dopaminergiques : surtout sous forme de cabergoline en prise hebdomadaire qui permet la réduction et souvent la normalisation du taux de PRL, la régression des signes cliniques, la réduction voire la disparition de la tumeur. La chirurgie se discute surtout en cas de tumeur mixte, de résistance ou d’intolérance au traitement médical.
Seulement en cas de bon contrôle morphologique et fonctionnel, la grossesse est autorisée traditionnellement avec la prescription de bromocriptine, ou aussi d’un autre dopaminergique (notamment de cabergoline), en interrompant la médication dès le début de la conception, et en assurant une surveillance essentiellement clinique. La médication est parfois maintenue tout au long de la grossesse dans les macroprolactinomes.

Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur

Syn. prolactinome

→ adénome hypophysaire, prolactine, dopaminergiques, cabergoline, bromocriptine

[F5, O4]

Édit. 2020

micro-adénome à prolactine l.m.

prolactin microadenoma

Tumeur hypophysaire bénigne sécrétant des quantités excessives de prolactine, dont la taille est inférieure à 10 mm de diamètre et qui n'altère pas la selle turcique.
Il se traite par un médicament dopaminergique, la bromocriptine.

Étym. gr. micros : petit ; adên : glande ; -ome : indique la tumeur ; lat. pro : pour ; lac, lactis :  lait

→ adénome hypophysaire

prolactine (PRL) n.f.

prolactin

→ hormone prolactine, adénome hypophysaire à prolactine

citrovorum factor l.m.

citrovorum factor

→ folinique (acide)

[G3]

Granular Cell Stimulating Factor

→ GCSF

herpes gestationis factor l.m.

herpes gestationis factor

Substance détectée dans le sérum des femmes atteintes d'herpes gestationis par la technique de fixation du complément, capable de fixer le complément à la membrane basale, qui est un auto-anticorps de type IgG reconnaissant un antigène de 180 kDa correspondant vraisemblablement à l'antigène mineur de la pemphigoïde bulleuse classique.

Étym. gr. herpes : dartre, de herpô : ramper

Sigle HGF

→ pemphigoïde bulleuse, herpès

[D3,O3,F3]

human granulocyte macrophage colony stimulating factor l.angl.

Glycoprotéine active sur le développement médullaire des polynucléaires et des macrophages.
Son rôle est comparable à celui de l’érythropoïétine pour les hématies.

Sigle hGM-CSF

[F1]

insulin-like Growth Factor-I l.angl.

Facteur de croissance ressemblant à l'insuline-I

→ IGF

interferon regulatory factor 6 l.f.

interferon regulatory factor 6

→ facteur de régulation de l'interféron 6

natural moisturizing factor l. angl. m.

Ensemble de composés hygroscopiques hydrosolubles, présents dans l’épiderme au niveau du stratum corneum, qui permettent la fixation d’eau et participent ainsi au maintien de l’hydratation cutanée.
Il s’agit d’un mélange complexe d’acides aminés, d’acides organiques, d’urée et d’ions minéraux. Ces composés sont élaborés dans les corps d’Odland des kératinocytes et excrétés au niveau du stratum corneum.
Sigle : NMF

nerve growth factor l.angl.

Sigle NGF

→ facteur de croissance des neurones

[C1, C3, H1]

Édit. 2019

placental growth factor (PIGF) l. angl.m.

Glycoprotéine exprimé dans le placenta, la thyroïde, le poumon qui appartient au groupe des « vascular endothelial growth factor (VEGF) », facteurs de croissance déclenchant l’angiogénèse.

Étym. lat. placenta : petit gâteau plat, galette (du gr. plakous : plat, en forme de plateau)

→ facteur de croissance de l'endothélium vasculaire

platelet derived growth factor angl.m.

Sigle PDGF

→ facteur de croissance dérivé des plaquettes

[C1,C3,F1,F2]

Édit. 2018

récepteur du tumor necrosis factor l.m.

tumor necrosis factor receptor

Ensemble de glycoprotéines transmembranaires liant spécifiquement le tumor necrosis factor (TNF) et assurant la transmission intracellulaire du signal aboutissant à ses effets biologiques.
Trois types de récepteurs de TNF ont été isolés, appelés TNFR I, TNFR II et TNFR III. Ils sont exprimés en quantité variable selon les types cellulaires. Ils s’associent sous forme de trimères pour lier les molécules de TNF.
Syn 5-hydroxy-indole-acétate

Sigle TNFR

→ TNF

releasing factor l. m. angl.

Tout facteur hypothalamique activant la synthèse et/ou la libération d'une hormone hypophysaire.

Syn. releasing hormone, libérine

→ releasing hormone, libérine

releasing factor (gonadotrophin) l.m. angl.

gonadotrophin releasing factor

Décapeptide sécrété de façon intermittente par l'hypothalamus, induisant la sécrétion et l'excrétion des gonadotrophines hypophysaires, notamment la LH.

Syn. hormone hypothalamique

stem cell factor loc. angl.

Facteur de croissance des cellules souches, appartenant à la famille des cytokines, qui se lie au récepteur C-Kit (CD117), un récepteur tyrosine kinase.
Cette cytokine joue un rôle dans l’hématopoïèse, la spermatogenèse et la mélanogenèse. Il est exprimé pendant l’embryogenèse et est un facteur de croissance pour les cellules souches hématopoïétiques et d’autres types cellulaires tels que les mastocytes et les mélanocytes.

Sigle SCF

testis determining factor l. angl.

Protéine codée par le gène SRY, responsable de la détermination du sexe male chez l’embryon.
Le testis determining factor, appelé aussi protéine Sry est un facteur de transcription qui active la transcription du gène Sox9, ce qui induit le développement du testicule et inhibe celui de l’ovaire.

Syn. Sry protein

Abrév. TDF

→ lipopolysaccharide, SRY gene

transforming growth factor (TGF) l. angl. m.

Facteur de croissance transformant, appartenant à une large famille de cytokines qui comportet actuellement une vingtaine de membres importants dans le développement, les réactions inflammatoires et la cicatrisation.
Les facteurs de croissance transformants (TGF) sont des facteurs de croissance polypeptidiques exprimés dans toutes les cellules de l’organisme et jouant un rôle important dans le développement embryonnaire, la cicatrisation, les fibroses, la régulation du système immunitaire et certains cancers.
Ils ont été isolés de cultures de cellules malignes et ajoutés au milieu de culture de cellules normales, il leur confèrent la capacité de se multiplier indéfiniment.
Cette famille de polypeptides comporte au moins deux groupes de molécules nommées TGF alpha et TGF bêta dans lequel on distingue 3 isoformes chez l’Homme, appelées TGF-bêta 1, TGF bêta-2 et TGF bêta-3.
- un TGFalpha a été isolé de cultures de mélanome, constitué de 63 acides aminés de structure très proche de l'EGF (facteur de croissance de l'épiderme) ;
- les TGFbêta en diffèrent par la nature des récepteurs auxquels ils se fixent ; certains TGFbêta ont une structure voisine de la protéine transformante codée par l'oncogène sis. La plasmine agit sur un TGFbêta par protéolyse et permet de stimuler la multiplication des cellules musculaires lisses des parois vasculaires.

T. Schwann, anatomiste et physiologiste allemand, membre de l'Académie de médecine (1839), H.T. Lynch, oncogénéticien américain (1967)

[A2,C3]

Édit. 2017/2

transforming growth factor alpha l. angl.

Facteur de croissance polypeptidique activant la prolifération et la différenciation cellulaires.

Étym. initialement caractérisé dans des milieux de culture de cellules transformées par des oncogènes

Syn. epidermal growth gactor

Sigle TGF alpha

→ epidermal growth factor

[A2,C3]

Édit. 2017/2

transforming growth factor bêta (TGF bêta) l. angl.

Le TGF-bêta stimule la synthèse des composants de la matrice extracellulaire. Il inhibe la production des cellules T cytotoxiques, l’activité NK, l’expression des molécules de classe II du CMH et la synthèse d’interféron gamma. En association avec l’IL-10 il permet la synthèse des anticorps de classe IgA. Il joue un rôle important dans les phénomènes de suppression locale des réactions immunitaires. C’est en outre une cytokine antiinflammatoire qui inhibe la synthèse de protéases et stimule la synthèse des inhibiteurs de protéases. Les souris dont le gène du TGF-bêta 1 a été invalidé meurent de réaction inflammatoire généralisée. Une déficience du TGF-bêta est impliquée dans les cancers colorectaux non polyposiques (syndrome de Lynch).

→ transforming growth factor, Lynch (syndrome de)

[A2,C3]

Édit. 2017

tumor necrosis factor l.m.

Facteur de nécrose de tumeurs.

Sigle TNF

→ TNF

epidermal growth factor l.m.

Syn. facteur de croissance épidermique

Sigle EGF

→ facteur de croissance épidermique

[J1]

Édit. 2019

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