gradient bipolaire en IRM l.m.
bipolar gradient
En IRM, gradient de champ magnétique composé de deux parties ou lobes de même amplitude, mais de polarité inverse, ceci dans le but de corriger le déphasage des protons inévitablement provoqué par la modification des fréquences de précession induite par ce gradient.
L'application d'un gradient de champ magnétique dans une direction donnée modifie la fréquence de précession des protons dans cette direction, ce qui entraîne un déphasage de ceux-ci, persistant après l'arrêt du gradient.
Ce sont ces différences de phase que l'on utilise pour le codage des lignes de la matrice à l’aide d’un gradient de codage de phase Gphi.
Cepandant ce déphasage est nuisible quand il s'agit de coder les colonnes de la matrice grâce à autre gradient (appelé gradient de codage de fréquence Goméga) et de lire le signal dont le déphasage diminue l'intensité. Pour pallier cet inconvénient, on utilise un gradient bipolaire : un premier lobe, négatif, entraîne un déphasage des protons, tandis qu’un deuxième lobe, positif, compense exactement ce déphasage. Le signal est maximal quand les déphasages s'annulent (d’où le nom d’écho de gradient) lorsque la durée du lobe positif égale celle du lobe négatif.
Le même problème de déphasage se pose lors de la sélection du plan de coupe par un troisième gradient, nommé gradient de sélection de coupes ou Gs. On le résout, là aussi, en utilisant un gradient bipolaire, mais dont le premier lobe est généralement positif et le second négatif.
phase encoding gradient
En IRM, gradient de champ magnétique appliqué dans une direction perpendiculaire à celle du gradient de sélection du plan de coupe Gs et à la direction des lignes de la matrice, permettant le codage par la phase de ces dernières.
Si, p. ex. on fait des coupes axiales, le gradient Gs est appliqué suivant l'axe cranio-caudal (z'z) du patient et le gradient Gphi suivant y'y qui lui est perpendiculaire. Ce gradient est appliqué en même temps que l'impulsion de 180° de la séquence d'écho de spin. Celle-ci remet en phase les protons, mais l’application simultanée du gradient Gphi suivant y’y entraîne une modification de la fréquence de précession des protons et, par conséquent leur déphasage suivant cette direction.
Il en résulte que, pour une valeur donnée du gradient, seuls seront en phase les protons d'une ligne particulière de la matrice. Pour chaque ligne, il faut appliquer un gradient Gphi dont on augmente de ligne en ligne la force (ou la durée) pour obtenir autant de déphasages que la matrice contient de lignes (par ex. pour 256 lignes, il y aura 256 étapes d'incrémentation).
Mais le gradient Gphi n'entraîne pas un déphasage de 0 à 360° de la première à la 256ème ligne de la matrice. Celui-ci sera de +180° à 0° de la première ligne à la ligne du milieu et de 0° à -180° de la ligne du milieu à la 256ème et dernière ligne. Ainsi que le signal a sa plus grande amplitude sur la ligne du milieu de la matrice et décroit progressivement de part et d'autre de celle-ci. Pour chaque ligne, le codage de phase est suivi d'un codage en fréquence qui permet de coder les colonnes de la matrice.
→ gradient, précession libre, gradient de codage en fréquence
[B2,B3]
Édit. 2018
gradient de codage en fréquence en IRM (Goméga) l.m.
frequence encoding gradient
En IRM, gradient de champ magnétique, nommé Goméga, appliqué selon une direction perpendiculaire à la fois à celle du gradient de sélection de coupe (Gs) et du gradient de codage de phase (Gphi) destiné à coder les colonnes de la matrice.
Si l'on fait p. ex. des coupes axiales, le gradient Gs est appliqué selon z'z et le gradient Gphi selon y'y. Le gradient Goméga, sera appliqué selon x'x, perpendiculaire aux deux axes précédents et à la direction des colonnes de la matrice.
Ce gradient Goméga, doit être mis en œuvre pour chaque ligne de la matrice après le codage de cette ligne par le gradient Gphi, au moment de la lecture du signal (d'où le nom de gradient de lecture qui lui est également donné). L'application du gradient Goméga accroît la fréquence de précession des protons dans la direction x'x, donc dans chacune des colonnes de la matrice, à l'intérieur de la ligne sélectionnée par le gradient Gphi. Le gradient Goméga doit donc être appliqué, inchangé, autant de fois que la matrice comprend de lignes (par ex. 256). A l'intérieur de chaque ligne, chaque colonne correspondra à une bande de fréquence déterminée. Il doit donc y avoir autant de bandes de fréquence que la matrice comprend de colonnes. Ainsi, au terme d'un cycle d'impulsions complet, après le codage de la dernière ligne, toutes les "cases" de la matrice ont été codées par la phase et par la fréquence (celle-ci constitue le plan de Fourier). Le décodage, permettant de passer de ce plan à la matrice-image, se fait par une transformation de Fourier appliquée aux deux dimensions y et x (double transformation de Fourier).
Syn. gradient de lecture
→ Fourier (plan de), gradient, gradient bipolaire, précession libre
[B2,B3]
Édit. 2018
lame du cartilage thyroïde l.f.
lamina dextra/sinistra cartilaginis thyroideae (TA)
right/left lamina of thyroid cartilage
Chacune des deux lames latérales, quadrilatères, qui, unies par leur bord antérieur, forment le cartilage thyroïde.
Elles forment un angle ouvert en arrière, généralement plus grand chez la femme que chez l’homme. A leur union sur la face antérieure du cartilage, elles font saillie sur la ligne médiane : proéminence laryngée dite « pomme d’Adam », plus marquée chez l’homme que chez la femme. Leur face antéro-externe est lisse, soulevée près du bord postérieur par la ligne oblique dont l’extrémité supérieure est soulevée par le tubercule thyroïdien supérieur et l’extrémité inférieure par le tubercule thyroïdien inférieur. La ligne oblique donne insertion en bas au muscle sterno-thyroïdien et en haut et en avant au muscle thyro-hyoïdien. Au-dessous de la ligne oblique s’insère le faisceau thyro-pharyngien du muscle constricteur inférieur du pharynx. Les bords supérieurs des lames dessinent la large incisure thyroïdienne supérieure. Ils donnent insertion à la membrane thyro-hyoïdienne. Les bords inférieurs des lames dessinent sur la ligne médiane l’incisure thyroïdienne inférieure moins marquée que la supérieure. Le bord postérieur de chaque lame se prolonge en haut par la corne supérieure qui donne attache au ligament thyro-hyoïdien latéral et en bas par la corne inférieure qui s’articule avec la facette articulaire thyroïdienne de cartilage cricoïde.
ligne semi-lunaire l.f.
linea semilunaris (TA)
linea semilunaris
Ligne qui marquerait la séparation commune des portions charnues et aponévrotiques des muscles oblique externe de l’abdomen, oblique interne de l’abdomen et transverse de l’abdomen.
En réalité cette jonction musculo-aponévrotique se fait selon une ligne différente et à une distance différente de la ligne médiane pour chacun des trois muscles. Cette « ligne » est donc une véritable bande correspondant au sillon latéral de l’abdomen. Elle représente un point faible de la paroi abdominale antéro-latérale, lieu de passage des hernies dites de la ligne de Spigel.
A van den Spieghel (Spigelius ou Spiegel), anatomiste et chirurgien flamand (1578-1625) ; P. Gerdy, anatomiste et chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1797-1856)
Syn. anc. ligne semi-lunaire de Spieghel ; carrefour musculo-aponévrotique de la paroi abdominale antérieure ; charnière aponévrotique de la paroi abdominale antérieure ; bande de Spigel ; sillon latéral du ventre de Gerdy
axes corporels embryonnaires (établissement des) l.m.p.
Axes antéropostérieur, dorsoventral et gauche-droite du corps de l’embryon qui se déterminent sur le disque embryonnaire tridermique en phase de gastrulation au cours de la 3ème semaine du développement.
L’axe antéropostérieur longitudinal et par conséquent le plan de symétrie bilatérale du futur adulte est déterminé par la formation de la ligne primitive. Les cellules situées dans la zone marginale postérieure du disque embryonnaire sécrètent une molécule activin-like (molécule TGF-bêta-like) qui induit le développement de la ligne primitive. Au pôle crânial ou rostral de cette ligne se creusent le sillon primitif et la dépression primitive surmontée d'un relief épiblastique, le nœud primitif de Hensen.
La topographie dorsoventrale s’établit une fois la ligne primitive formée. Le mésoblaste se développe ventralement pour constituer les ébauches rénales le sang et la paroi abdominale sous l’induction d’un membre de la famille du TGF-bêta (Transforming growth factor bêta), le BMP-4 (Bone Morphogenetic Protein 4) (cf. zone marginale postérieure du disque embryonnaire). Tout le mésoblaste se « ventraliserait » si l’activité du facteur BMP-4 n’était neutralisé par un gène siégeant dans le nœud de Hensen qui apparait comme un organisateur. C’est ce processus qui permet au mésoblaste cranial de se « dorsaliser » en notochorde, somites et somatomères de la région céphalique.
L’asymétrie gauche-droite s’établit aussi dès le début de la 3ème semaine. Régie par un ensemble de gènes, elle est sous la dépendance de la sécrétion, au sein du nœud primitif de Hensen, du facteur Shh (Sonic hedgehog) dont l’action est induite par un récepteur de l’activine IIa. Rapidement, dans la moitié droite du nœud, le récepteur de l’activine IIa est occupé par son ligand, l’activine. Il en résulte un blocage de l’expression du Shh qui est réduite à la seule moitié gauche du nœud. Il active alors les facteurs « nodal » peut-être « lefty » apparentés à la famille TGF-bêta. Ces facteurs conditionnent l’asymétrie gauche-droite (latéralisation) avec la situation du cœur et de la rate à gauche, et du lobe principal du foie à droite.
→ disque embryonnaire tridermique, gastrulation, ligne primitive, zone marginale postérieure du disque embryonnaire, nœud primitif de Hensen, mésoblaste, notochorde, somites, somatomères
[A4,O6 ]
face glutéale de l'ilion l.f.
facies glutea ilii (TA)
gluteal surface of ilium
Face latérale de l’ilion, triangulaire, ondulée, convexe en avant et en arrière, concave dans sa partie moyenne.
Elle est parcourue par la ligne glutéale antérieure, la ligne glutéale postérieure et la ligne glutéale inférieure. En arrière de la ligne glutéale postérieure s’insèrent les faisceaux les plus élevés du muscle grand glutéal. Entre les lignes glutéales antérieure et postérieure s’insère le muscle moyen glutéal. Entre les lignes glutéales antérieure et inférieure s’insère le muscle petit glutéal.
Syn. anc. fosse iliaque externe
[A1]
Édit. 2017
face postérieure du tibia l.f.
facies posterior corpus tibiae (TA)
posterior surface of shaft of tibia
Face traverse à sa partie supérieure par une ligne oblique en bas et en dedans, la ligne du muscle soléaire.
Cette ligne donne insertion au muscle soléaire. Au-dessus d’elle s’insère le muscle poplité. Au-dessous la face postérieure est subdivisée par une crête verticale ; en dedans de cette crête s’insère le muscle long fléchisseur des doigts de pied ; en dehors de la crête s’insère le muscle tibial postérieur. Le trou nourricier principal de l’os est situé un peu au-dessous de la ligne du muscle soléaire.
[A1]
Édit. 2017
flèche cervicale l.f.
cervical curve
1) Dans une courbure scoliotique thoracique, distance transversale entre l'épineuse de la vertèbre thoracique la plus éloignée de la ligne médiane et la ligne repère joignant les deux vertèbres C1 et C7.
Si la scoliose est équilibrée dans le plan transversal, la ligne repère est tendue de C1 à S1, elle est verticale.
2) Dans la lordose cervicale, distance entre l'apophyse épineuse cervicale la plus profonde et la ligne virtuelle tracée entre les pointes des épineuses de C1 et de C7, au niveau de la peau.
[A1]
Édit. 2018
impression basilaire l.f.
basilar impression, basilar invagination
Déformation osseuse de la base du crâne le plus souvent malformative, exceptionnellement acquise (maladie de Paget), caractérisée par l’enfoncement dans la cavité crânienne du pourtour osseux du trou occipital (foramen magnum) et de l’apophyse odontoïde.
Souvent traduite en clinique par une brièveté du cou et un port anormal de la tête parfois accompagnés d’une limitation des mouvements cervicaux et de douleurs cervicales, son expression neurologique est relativement rare et retardée à l’âge adulte avec une prédominance de manifestations bulbaires, cérébelleuses et/ou médullaires simulant parfois une syringomyélie qui peut lui être liée, une myélopathie cervicale, voire un tableau de sclérose en plaques.
Son diagnostic est radiologique. Elle s’apprécie :
1) sur une radiographie de profil ou sur des reconstructions scanographiques de profil, en traçant la ligne palato-occipitale (ligne de Chamberlain tirée du bord postérieur du palais osseux au bord postérieur du trou occipital, ligne qui doit normalement laisser au dessous d’elle le sommet de l’apophyse odontoïde) ou la ligne palatosuboccipitale (Mac Gregor) ou encore l’angle foramen magnum-clivus ;
2) sur une radiographie de face, ou sur les reconstruction scanographiques de face, en traçant les lignes bimastoïdienne ou bigastrique. L’existence d’une impression basilaire accompagne toujours celle d’une platybasie. L’impression basilaire peut être également le fait d’une hypoplasie de la partie basilaire de l’os occipital (il n’y a pas alors de platybasie).
D’autres anomalies peuvent s’associer à l’impression basilaire : malformation d’Arnold-Chiari, occipitalisation de l’atlas, syndrome de Klippel-Feil.
L’indication d’un traitement chirurgical est avant tout fonction du degré de souffrance et du déficit neurologique, ainsi que de leur évolutivité.
J. Arnold, anatomopathologiste allemand (1894) ; H. Chiari,anatomopathologiste autrichien (1891) ; M. Klippel, neuropsychiatre et A. Feil, neurologiste français (1912)
→ Arnold-Chiari (malformation d'), occipitalisation de l'atlas, Klippel-Feil (syndrome de)
ligne basilaire l.f.
basilar line
Sur un cliché ou une reconstruction scanographique de profil de la charnière cervico-occipitale, ligne prolongeant vers le bas le plan basilaire.
Elle est utile dans l'étude des dislocations atloïdo-axoïdiennes : si la dent de l'axis est en place, la ligne basilaire lui est tangente ; si la dent de l'axis est luxée en arrière, la ligne basilaire la croise ; si elle est luxée en avant, la ligne basilaire passe en arrière d'elle.
A. Wackenheim, médecin radiologue français (1974)
Syn. ligne de Wackenheim
ligne mamelonnaire l.f.
Epaississement linéaire de l’épiderme qui apparaît chez l’embryon à 7 semaines de développement sur la face ventrale du tronc, de chaque côté, depuis la base du membre supérieur jusqu’à la base du membre inférieur.
C’est le long de cette ligne arquée à concavité latérale que se forment 16 à 24 bourgeons épithéliaux qui disparaissent rapidement ainsi que la ligne elle-même, sauf en un point de la région thoracique situé sur la ligne médio-claviculaire où se développera la glande mammaire chez l’Homme. La persistance de bourgeons le long de la ligne mamelonnaire explique la présence, dès la naissance, de mamelons surnuméraires (polythélie). Ils se rencontrent surtout dans la région axillaire. Le développement d’une glande mammaire complète à partir de certains de ces bourgeons explique la polymastie.
ligne mamillaire l.f.
linea mamillaris
mamillary line
Ligne verticale dont le tracé fictif sur la face ventrale du tronc passe par le mamelon du sein.
Cette ligne est identique à la ligne médioclaviculaire. Ne pas la confondre avec la ligne mamelonnaire
Syn. nipple line
Ludwig (classification de) l.f.
Ludwig's classification
Classification des alopécies androgénogénétiques féminines en trois stades évolutifs allant de I à III, de gravité croissante.
En premier lieu, tout comme l’homme, la femme perd ses cheveux. Pour 80% de ces cas, il s’agit d’alopécie androgénétique. Effectivement, la calvitie est très mal supportée par la femme et source d’énorme détresse. L’évolution vers le stade de calvitie femme est toujours lente et exceptionnellement complète. De plus, le stress augmente la sécrétion des androgènes, qui est un facteur aggravant ainsi que les carences ferriques et les régimes inhumains.
L’alopécie androgénique de la femme présente des aspects particuliers, différents de ceux de l’homme. Les femmes perdent leurs cheveux sur la partie antérieure du crâne qui s’éclaircit peu à peu avec élargissement de la raie médiane.
Dans la zone alopécique, les cheveux sont plus rares, plus fins et courts. On aperçoit le cuir chevelu. L’alopécie androgénique chez la femme touche surtout le sommet du crâne et les zones temporales, respectant généralement la ligne antérieure d’implantation frontale. Il persiste toujours une zone antérieure (lisière frontale) de 1 à 3 cm de cheveux de densité presque normale.
Selon l’importance de la calvitie on distingue 3 stades qui ont été décrits par LUDWIG :
-stade 1- pour commencer, un simple éclaircissement du vertex. La perte des cheveux porte sur le sommet du crâne avec un élargissement de la raie tout en respectant la ligne antérieure sur 2 à 3 cm;-stade 2 - la chute des cheveux est franche sur le sommet du crâne mais la ligne frontale antérieure mesure toujours plus de 3 cm;
-stade 3 - finalement, alopécie quasi-totale du vertex située à 1cm de la ligne frontale antérieure.
E. Ludwig, dermatologiste allemand (1977)
Étym. Étym. gr. alôpêx : renard ; alopêkia : maladie qui fait tomber les poils du renard (le renard étant sujet à la pelade)
[J1]
Édit. 2017
McGregor (ligne de) l.f.
palato-suboccipital line, palato-occipital line according to McGregor, Mc Gregor’s line
Ligne joignant, sur un cliché de profil, l'extrémité postérieure du palais osseux au point le plus bas de l'écaille occipitale.
Comme la ligne de Chamberlain, la ligne de McGregor est destinée à mettre en évidence l'existence d'une impression basilaire. A l'état normal, la dent de l'axis ne dépasse pas cette ligne ; elle la coupe en cas d'impression basilaire.
M. McGregor, médecin radiologue sud-africain (1948), W. E. Chamberlain, médecin radiologue américain (1939)
Syn. ligne palatooccipitale, ligne de Chamberlain
spinotrochantérienne (ligne) l.f.
Schoemaker's line
Ligne tracée du sommet du trochanter major vers l'épine iliaque antérieure et supérieure qui, normalement, croise la ligne médiane sur l'abdomen au-dessus ou au niveau de l'ombilic et sert à repérer la hauteur du grand trochanter.
En cas de luxation de la hanche ou de fracture du col fémoral, la ligne spinotrochantérienne croise la ligne médiane au-dessous de l'ombilic.
transport des patients en avion l.m.
Mode de transport qui présente un intérêt particulier pour les grandes distances
(> 200 km) car il est très rapide, très régulier (pratiquement pas d'accélérations nocives et très peu de secousses), offre en général une place très grande pour la surveillance et les soins de réanimation et il franchit sans difficulté mers et montagnes.
Mais il est plus dépendant des conditions météorologiques que le transport terrestre et ne peut se faire que d'un aérodrome à un autre, ce qui impose un relais par ambulance ou hélicoptère pour aller de l'hôpital à l'avion et inversement. Le transport par avion est donc peu justifié pour les courtes distances. En outre le patient est soumis à des variations d'altitude, qui interfèrent sur l'administration des soins (en croisière l'altitude cabine des avions de ligne est de 2 500 m).
Aspect technique : La première difficulté rencontrée est le brancardage à l'entrée et à l'intérieur de l'avion. Sauf les aéronefs de transport militaire, les avions civils ne sont en général pas aménagés pour ce mode de chargement : aussi est-il indispensable de reconnaitre le trajet à effectuer pour entrer et circuler dans l'avion avant d'y conduire le patient. Sa mise en place effectuée et la sangle bouclée, il reste à disposer et à fixer le matériel nécessaire à portée de la main de façon qu'il ne risque pas de se déplacer sous l'influence des inclinations de l'avion, des accélérations du décollage et de l'atterrissage ou d'une turbulence toujours possible.
Il y a peu de contrindication au transport aérien des patients en autonomie respiratoire, sauf pour les blessés de l'abdomen (risque de passage de matières fécales dans le péritoine lors de la montée, de même un malade porteur d'anus artificiel rencontre des difficultés à la montée, il doit éviter si possible l'avion) et pour les malades contagieux (virus des fièvres hémorragiques, etc.) qui risquent de contaminer les autres occupants de l'avion. Pourtant de nombreux patients voyagent seuls ou accompagnés par un proche dans un avion de ligne ou dans un autre moyen de transport en commun sans déclarer leur maladie et le risque de contagion existe (p. ex. cas d'un passager tuberculeux bacillifère ayant contaminé dans l'avion plusieurs passagers assis autour de lui). Quoi qu'il en soit un patient dyspnéique autonome peut voyager assis, quitte à emporter avec lui une bouteille d'O2 comprimé (les dispositifs actuels à O2 liquide sont dangereux en avion) pour compenser les effets de l'hypoxie d'altitude (en effet les bouteilles de secours dans l'avion ne doivent être utilisées que pour faire face aux urgences).
Des civières peuvent être installées dans les avions de ligne pour les patients couchés (p. ex. fractures du membre inférieur). A condition d'avoir obtenu l'installation d'une cabine sanitaire (des rideaux pour isoler le patient et le médecin), on peut transporter des patients nécessitant des soins intensifs (ventilation mécanique, perfusions, etc.) pour lesquelles des soins de réanimation doivent être assurés en vol.
Qu'il s'agisse d'avion de ligne ou d'avion ambulance, des précautions spéciales doivent être prises pour l'alimentation électrique des appareils, les bouteilles d'oxygène ou d'air comprimé doivent être acceptées par le transporteur et tout le matériel doit être solidement arrimé. Il faut savoir qu'un certain nombre d'appareils utilisés à l'hôpital ne conviennent pas en aéronautique (se renseigner auprès du médecin de la compagnie ou d'un médecin du SAMU compétent en médecine aéronautique).
Le transport des malades psychiatriques est possible mais il faut qu'ils soient accompagnés par un personnel compétent capable de les maitriser en cas de besoin.
Aspect réglementaire : Le commandant de bord a toute autorité pour refuser de transporter un patient ou un appareillage lui paraissant dangereux, il doit aussi suivre les instructions de sa compagnie. Des mesures particulières avec remplissage d'un formulaire normalisé sont prévues pour le transport des handicapés.
Syn. EVASAN
→ d'altitude (aiguille d'), altitude, aérien (transport) des patients, otite barotraumatique, transport des patients en hélicoptère, transport des patients en ambulance, transport des patients, évacuation sanitaire, SMUR
Twining (ligne de) l.f.
Twining’s line
Sur un cliché de crâne de profil, ligne joignant le tubercule de la selle turcique à la protubérance occipitale interne.
Sur la perpendiculaire à cette ligne passant par le pôle supérieur de la dent de l'axis, celui-ci est à 41 plus ou moins 4 mm de la ligne de Twining. Cette distance est diminuée dans l'impression basilaire. Le milieu de la ligne de Twining, ou point de Twining, correspond à peu près à la position du milieu du 4ème ventricule.
E. W. Twining, médecin radiologue britannique (1887-1939)
voyage en avion n.m.
aeroplane, fixed wings aircraft
On distingue trois sortes d’avions : à piston et hélice, à turbopropulseur et hélice et les avions à réaction.
Les premiers (petits avions) utilisés surtout par les pilotes privés, volent lentement (200 km/h), les avions à piston sont petits et se posent sur 300 m de piste en herbe. Ils peuvent servir pour les déplacements des médecins de brousse et même comme petites ambulances, notamment dans les pays à vastes étendues peu peuplées comme en Australie, Afrique ou Amérique du Sud.
Les turbopropulseurs sont plus rapides (500 km/h), plus vastes mais utilisent mal les mauvaises pistes. Équipés en ambulance ils permettent des soins en vol. Les compagnies commerciales utilisent ces avions pour desservir les villes voisines d’un grand aéroport.
Les avions à réaction volent à 800 km/h ils ont un grand rayon d’action (transcontinentaux) mais sont tributaires des pistes en dur assez longues des grands aérodromes. Les avions de ligne sont maintenant presque tous des jets à grand rayon d’action, on peut y aménager un compartiment sanitaire permettant les soins de réanimation. Les jets d’affaire dont certains ont les mêmes possibilités que les avions de ligne sont très utilisés pour les transports de réanimation difficile, mais leur coût est élevé ce qui en restreint l'usage. Préférer un transport en avion de ligne si possible,
Les jets supersoniques (Concorde) sont uniquement des avions de ligne. Ils sont actuellement supprimés, mais de nouveaux modèles sont à l'étude. Ils sont très rapides (près de 2 000 km/h) et volent très haut (20 000 m). Un dispositif de surveillance des rayons cosmiques est en service pour détecter les éruptions solaires afin de faire redescendre l’avion plus bas pour le protéger, s'il y a lieu. Étant donné leur rapidité ces avions pourraient être intéressants pour le transport de patients fragiles nécessitant peu de soins et pouvant voyager assis quelques heures.
Les voyages par avion exposent les passagers à quelques désagréments, mineurs en général du fait des variations d’altitude. Chez les sujets à risque, la station assise prolongée lors de longs vols peut entraîner des troubles circulatoires pouvant être graves.
→ barotraumatismes, cosmiques (rayons), position assise prolongée (syndrome de la), transport des patients en avion
angle lambda l.m.
λ angle
Angle formé au centre de la pupille d'entrée par l'intersection de l'axe pupillaire et de la ligne de visée principale.
C'est l'angle que l'on mesure en clinique. Il est positif quand la ligne de visée est nasale par rapport à l'axe pupillaire : c'est le cas habituel ; il y a pseudo-exotropie si cet angle est grand. Il est négatif quand la ligne de visée est temporale par rapport à l'axe pupillaire ; il y a pseudo-ésotropie si cet angle est grand.
En fait, en pratique clinique, on assimile ces trois angles car la différence est inappréciable et on a l'habitude d'utiliser le terme d'angle kappa ; c'est donc lui qu'on mesure.
[A1,P2]
Édit. 2017
Barrett (œsophage de) l.m.
Barrett oesophagus, CELLO (Columnar Lined Lower Œsophagus)
Anomalie du revêtement muqueux du bas œsophage, dans laquelle l'épithélium malphigien est remplacé par un épithélium glandulaire de type gastrique ou intestinal.
C'est une anomalie acquise, une métaplasie constituant un mode de réparation d'une œsophagite ulcérée généralement secondaire à un reflux gastro-œsophagien prolongé. L’œsophage de Barrett ne donne pas de symptômes spécifiques. Le plus souvent asymptomatique, il doit être recherché au cours de toute endoscopie digestive haute prescrite pour un reflux gastro-œsophagien ou toute autre cause. L’aspect de la muqueuse oesophagienne est macroscopiquement blanchâtre, celle de l’estomac rose saumon. La ligne entre les épithéliums malpighien et glandulaire, appelée ligne Z, est déplacée vers le haut au- dessus du cardia anatomique. La distance entre le cardia anatomique et la ligne Z est appelée muqueuse de Barrett. Les pôles supérieur et inférieur par rapport aux arcades dentaires doivent être précisés. On distingue les endobrachyœsophages courts de 5 à 30 mm de hauteur et les longs de plus de 30 mm de hauteur.
L’évolution de l’endobrachyœsophage risque de se faire vers la dysplasie de bas grade, de haut grade, de cancer in situ puis de cancer invasif.
En cas d’œsophagite sévère, le diagnostic qui peut être méconnu, nécessite habituellement un contrôle endoscopique après traitement antisécrétoire. En cas de dysplasie de haut grade une deuxième endoscopie avec biopsies selon un schéma planimétrique est également réalisée après traitement antisécrétoire. En cas de dysplasie de bas grade, une deuxième endoscopie après traitement antisécrétoire permet un contrôle endoscopique avec biopsies ; une surveillance est faite ensuite tous les 6 à 12 mois. En l’absence de dysplasie, une surveillance est recommandée 3 à 5 ans plus tard.
Les biopsies étagées, en cadran obéissent à un protocole précis. L’histologie doit contenir un contingent de cellules caliciformes, caractéristique de la métaplasie intestinale qui affirme le diagnostic. En cas de dysplasie, une double lecture doit être faite selon les recommandations de l’Institut national du cancer. Un certain nombre de technologies diagnostiques, encore du domaine de la recherche et réservées aux centres experts, ont récemment émergé grâce aux progrès de l’optique, de la vidéo-endoscopie et du retraitement informatique de l’image.
N. Barrett, chirurgien britannique (1950) ; M. Savary et G. Miller, médecins suisses (1977)
Étym. gr. oisophagos : œsophage, qui porte ce qu'on mange
Syn. endobrachyœsophage
→ Savary et Miller (classification), métaplasie, reflux gastro-œsophagien, cancer œsophagien, endobrachyœsophage
[L1]
Édit. 2019
bord mésovarien de l'ovaire l.m.
margo mesovaricus ovarii (TA)
mesovarian border of ovary
Bord antérieur de l’ovaire sur lequel s’insère le mésovarium qui unit l’ovaire au ligament large de l’utérus.
Le mésovarium s’unit sur toute la longueur de ce bord selon une ligne sinueuse dite ligne limitante du péritoine ou ligne de Farre. Les deux feuillets péritonéaux du mésovarium limitent un hile étroit au niveau duquel le péritoine fait place à la tunique albuginée de l’ovaire. Le hile est le point de pénétration des vaisseaux et des nerfs destinés à l’ovaire.
Syn. anc. bord antérieur de l’ovaire
Édit. 2017
construction de Putti l.f.
Putti's construction
Sur une radiographie du bassin d'un nourrisson ou d'un nouveau-né, construction géométrique destinée à dépister une dysplasie ou une luxation congénitale de la hanche, avant l'apparition du noyau épiphysaire fémoral.
Elle consiste à tracer la ligne des cartilages en Y et sa perpendiculaire tangente au bord interne de la diaphyse fémorale (ligne de Putti). A l'état normal, cette dernière coupe l'image du toit cotyloïdien en son milieu et la métaphyse fémorale supérieure reste en dessous de la ligne des cartilages en Y, de manière symétrique. Technique en partie abandonnée au profit du repérage échographique.
V. Putti, chirurgien italien (1880-1940)
[B2,I2,O1]
disque embryonnaire tridermique l.m.
Structure du disque embryonnaire acquise au cours de la 3ème semaine de développement.
C’est la phase de gastrulation, processus au cours duquel se mettent en place les trois couches de l’embryon tridermique. Une étroite rainure, la ligne primitive, apparait à la surface de l’épiblaste (bien visible chez l’embryon de 15 à 16 jours). A partir de ce moment l’embryon peut être orienté. L’extrémité crâniale ou rostrale de cette ligne forme une légère surélévation entourant une petite dépression, c’est le nœud primitif de Hensen. Au niveau de la ligne primitive des cellules épiblastiques s’invaginent en repoussant l’hypoblaste ; elles vont former l’entoblaste. Un autre contingent de cellules épiblastiques à migration latérale se développe entre épiblaste et entoblaste, formant le mésoblaste. Les cellules épiblastiques restantes deviennent l’ectoblaste.
→ disque embryonnaire, gastrulation, ligne primitive, nœud de Hensen, entoblaste, mésoblaste, ectoblaste, axes corporels embryonnaires (établissement des)
[A4,O6]
face sacro-pelvienne de l'ilion l.f.
facies sacropelvica ilii (TA)
sacropelvic surface of ilium
Face médiale de l’ilion divisée en deux parties par la ligne arquée de l’ilion.
Au-dessus de la ligne arquée se situe une large surface lisse dont les deux tiers supérieurs donnent insertion au muscle iliaque. Cette zone constitue la fosse iliaque interne. Au-dessous et en arrière de la ligne arquée et de la fosse iliaque interne se situent les reliefs de la surface auriculaire de l’ilion et la tubérosité iliaque.
→ surface auriculaire de l'ilion, tubérosité iliaque
[A1]
Édit. 2017
flèche dorsale l.f.
dorsal curve
Dans une courbure scoliotique thoracique, distance transversale entre l'épineuse de la vertèbre thoracique la plus éloignée de la ligne médiane et la ligne repère C7-S1.
Si la scoliose est équilibrée, la ligne C7-S1 est verticale et matérialisée par le fil à plomb. La mesure de la flèche est un moyen simple mais peu précis pour apprécier l'importance d'une courbure scoliotique.
[I2]
Édit. 2018