Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

26 résultats 

hypothermie (équilibre acido-basique en) l.m.

correction of acide-base balance of hypothermic patient

La compensation entre la solubilité du gaz carbonique, le pouvoir tampon du sang (bicarbonates principalement) et la baisse du métabolisme en hypothermie laisse stable la pression partielle artérielle en dioxyde de carbone, de telle sorte l'équilibre acidobasique ne varie pas sensiblement avec l'abaissement de la température du corps.
Le pH en hypothermie dépend beaucoup plus de l'activité des grandes fonctions physiologique (métabolisme, ventilation, débit cardiaque) que de la dissociation de l'eau : ainsi la référence à un pH «neutre» = 7 est justifiée si la mesure du pH de l'échantillon de sang est fait à 37°C. Si la PaCO2 et le taux des bicarbonates restent stables, conformément à l'équation d'Henderson Hasselbalch, le pH reste à sa valeur initiale. Il ne semble donc pas nécessaire de corriger les résultats du laboratoire pour tenir compte de la température réelle (il faudrait théoriquement augmenter la valeur du pH mesurée à 37°C de 0,0147 unité par degré d'hypothermie).
La réanimation des hypothermiques montre que la stabilisation du pH (à la température du corps) apporte de moins bons résultats qu'un maintien classique de l'équilibre acide base, sans tenir compte de la température.

L. Henderson, chimiste et physiologiste américain, membre de l'Académie de médecine (1908) ; K. Hasselbach, biochimiste danois (1916)

Henderson-Hasselbalch (équation d'), pH

frisson de l'hypothermie postopératoire l.m.

shivering in relationship to postoperative hypothermia

Frisson qui s'observe au réveil d'une anesthésie générale.
Il est secondaire à la baisse de la température centrale au-dessous de 37°C pendant la période opératoire.
Le seuil du frisson baisse au cours de l'anesthésie générale jusqu'à environ 35°C.  Ce seuil revenant à 37° C au moment du réveil, les mécanismes thermorégulateurs déclenchent le frisson pour augmenter le métabolisme musculaire et produire de la chaleur. Ceci s'accompagne d'une augmentation de la consommation d'oxygène.
La modification de la température centrale n'est pas le facteur déclenchant exclusif ; en effet le frisson  postopératoire est plus fréquent après une anesthésie générale par anesthésiques volatils.

hypothermie peropératoire

[C2, G1]

Édit. 2019

hypothermie n.f.

hypothermia

Température centrale inférieure à 36°C chez l'Homme.
L'hypothermie ralentit toutes les réactions biochimiques (loi du Q 10) et entraîne une diminution d'affinité de l'hémoglobine pour l'oxygène et une réduction d'activité des ferments respiratoires cellulaires : il en résulte une hypoxie tissulaire.
En médecine d'urgence, ce phénomène doit être pris en considération surtout en présence d'autres facteurs d'hypoxie (notamment une hémorragie) : un blessé doit être soustrait le plus vite possible à l'effet du froid qui favorise l'apparition de l'état de choc (isoler la victime du sol et la couvrir, donner de l’oxygène, utiliser des ambulances chauffées pour le transport). En salle d'opération, l'hypothermie a les mêmes effets défavorables.
Un coma profond avec hypertonie, aréflexie, ralentissements respiratoire et cardiaque, troubles du rythme et anomalies métaboliques, est observé dans les grandes hypothermies (inférieures à 30°C). Il conduit parfois à un tableau de mort cérébrale qui peut être curable.
Cet état peut être lié à une cause accidentelle, mais aussi à une imprégnation éthylique ou à une intoxication médicamenteuse plus fréquente chez les personnes âgées (barbituriques, benzodiazépines, neuroleptiques) qui inhibe les centres thermorégulateurs.

Étym. gr. hupo : sous ; thermê : chaleur

hypothermie accidentelle, normothermie, Q 10

hypothermie accidentelle l.f.

accidental hypothermia

Température centrale inférieure à 35°C (mesurée par voir rectale ou œsophagienne), consécutive à certains accidents.
L'hypothermie est dite pure si elle résulte d'une exposition au froid de victimes dont les défenses sont faibles (polytraumatisés, vagabonds, dénutris, alcooliques, vieillards) ou si le sujet est suractivé et épuisé (noyade, accident de montagne). Mais elle peut s'observer au cours de comas toxiques, d'atteintes neuroendocriniennes (comas myxœdémateux ou hypophysaire), d'accidents vasculaires cérébraux, du choc septique, de désordres métaboliques (encéphalopathie hépatique, acidocétose diabétique) ou du syndrome de Shapiro (agénésie du corps calleux).
Dans les hypothermies légères (34°C < T < 35°C) le patient est conscient, il frissonne, sa peau est froide et horripilée, son pouls rapide.
Dans les hypothermies modérées (32°C < T < 34°C) la peau est froide sèche, les extrémités sont marbrées, des signes nerveux apparaissent avec une dysarthrie.
Dans les hypothermies graves (T < 32°C), l'obnubilation évolue vers le coma, au-dessous de 28°C il y a hyper, hypo- puis aréflexie, hypertonie d'opposition (sauf en cas d'intoxication), le pouls devient lent, des signes cardiaques apparaissent : bradycardie sinusale, possibilité d'une onde d'Osborn et de troubles rythmiques variés (fibrillation auriculaire, tachysystolie auriculaire, dissociation auriculoventriculaire, rythme idioventriculaire qui peut persister plusieurs heures, être rebelle aux traitements habituels et évoluer favorablement sans séquelle). La pression artérielle peut s'effondrer par hypovolémie ou défaillance myocardique. Les perturbations biologiques sont nombreuses : acidose métabolique ou mixte, hypoxie, élévation de la glycémie, des amylases, des CPK, troubles de la fonction rénale et de la coagulation.
Le réchauffement doit être prudent (trop rapide il amène des dommages cérébraux), ainsi que la correction de l'équilibre du pH de la PaO2 et de la PaCO2 et la conduite des perfusions pour éviter l'œdème pulmonaire si l'on dépasse les possibilités cardiaques.
Les grandes hypothermies se présentent comme des états de mort apparente (coma, mydriase aréactive, rigidité musculaire, peau glacée pouls et pression artérielle imprenables, mais persistance d'un pouls capillaire, bradypnée extrême). L'évolution peut amener des complications : troubles du rythme (au réchauffement entre 30 et 34°C), arrêt cardiaque inopiné tardif, collapsus cardiocirculatoire par réchauffement trop rapide, rhabdomyolyse, insuffisance rénale aigüe, hémorragies digestives, etc.). En cas de noyade en eau glacée, même après un arrêt cardiaque de 10 min et plus, la ressuscitation cardiorespiratoire avec circulation extracorporelle peut permettre le retour à la vie chez une victime antérieurement en bon état général, surtout si c'est un enfant.

W. R. Shapiro, neurologue américain (1969)

hypothermie (équilibre acidobasique en), Shapiro (syndrome de), coma, choc septique, encéphalopathie hépatique, acidocétose diabétique, syndrome de Shapiro, onde d'Osborn, rhabdomyolyse,

[G1, G2]

Édit. 2018

hypothermie de surface l.f.

cutaneous hypothermia

Technique de refroidissement corporel par immersion, permettant d'abaisser la température aux environs de 31 degrés, pour une durée d'arrêt circulatoire de 5 minutes.

hypothermie modérée l.f.

moderate hypothermia

Abaissement de la température centrale du corps aux environs de 28-30°.
Elle est destinée à permettre un arrêt circulatoire de quelques minutes, pour pouvoir réaliser une intervention intracardiaque simple. La limitation à 28-30° de l’abaissement thermique permet de garder le cœur battant, alors qu’un refroidissement plus poussé entraine une fibrillation ventriculaire. L’hypothermie modérée est obtenue, sur un patient anesthésié par un bain glacé, ou une accumulation de glace.

hypothermie peropératoire provoquée l.f.

peroperative hypothermia

Utilisée en chirurgie cardiaque, le refroidissement sous anesthésie générale avec vasoplégie permet de diminuer le métabolisme ce qui permet de mieux tolérer l'arrêt cardiocirculatoire et de réduire les besoins médicamenteux (morphine, barbituriques, phénothiazine, curare, héparine).
Le temps d'ischémie cérébrale réversible est de 3 min à 37°C, 30 min à 20°C, 60 min à 15°C et 120 min à 10°C, celui du myocarde est de 40 min à 37°C, 50 min à 28°C.
Pour maitriser les réactions adrénergiques normales de lutte contre le froid on emploie une anesthésie générale profonde.
Trois modes de refroidissement peuvent être utilisés:
- externe de surface (bain glacé, soufflerie d'air froid) jusqu'à 30°C;
- central par circulation extracorporelle de sang refroidi ;
- de surface relayée à 30°C par une circulation extracorporelle.
Chez le jeune enfant, cette méthode permet d'atteindre rapidement 10 à 15°C. De même le refroidissement sélectif du cœur par bain péricardique glacé ou par une circulation coronaire à 10°C peut compléter une hypothermie modérée à 28°C. Le réchauffement entraine la reprise du métabolisme cellulaire, d'où l'augmentation de la consommation de glucose ce qui amène un risque de fibrillation cardiaque vers 30°C.

hypothermie postopératoire l.f.

postoperative hypothermia

Abaissement de la température centrale au-dessous de 37°C dans les suites d'une anesthésie générale ou locorégionale.
L'hypothermie postopératoire est due à la réduction de la thermogénèse et à l'augmentation de la thermolyse induites par l'anesthésie. Immédiatement après l'induction anesthésique, la vasodilatation cutanée explique une hypothermie de redistribution. Après la première heure d'anesthésie et pendant environ 3 à 4 heures, la température centrale continue à baisser pour ensuite se stabiliser en raison de la vasoconstriction cutanée.
L'hypothermie postopératoire doit être prévenue : elle a des conséquences cardiovasculaires, respiratoires et métaboliques défavorables.

hypothermie profonde l.f.

profound hypothermia

Refroidissement corporel homogène au moyen de la perfusion de circulation corporelle, en-dessous de 28 degrés.
Observée dans certains accidents d’exposition prolongée au froid, l’hypothermie profonde est délibérément recherchée dans certaines techniques de chirurgie du cœur, pour permettre un arrêt circulatoire total prolongé et ouvrir le cœur. Contrairement à l’hypothermie modérée, l’hypothermie profonde exige une circulation extracorporelle non seulement pour réaliser l’abaissement thermique, mais aussi pour assurer la fonction cardiaque pendant la période d’arrêt ou de fibrillation ventriculaire.

hypothermie provoquée l.f.

core cooling

Abaissement provoqué de la température centrale dans le but de réduire les besoins métaboliques de l’organisme et de permettre ainsi un arrêt circulatoire rendant possible une opération à cœur ouvert.
L’hypothermie modérée assez simple à réaliser par réfrigération externe sous anesthésie générale profonde n’autorise qu’un abaissement thermique limité au seuil de 26°, en raison des risques de fibrillation ventriculaire, ce qui limite l’arrêt circulatoire possible à 7/8 minutes, et l’opération réalisable dans ces conditions à quelques techniques simples (fermeture d’une communication interauriculaire simple ; ouverture d’une sténose valvulaire). L’hypothermie profonde exige une circulation extracorporelle qui permet d’abaisser la température centrale aux environs de 15°, rendant ainsi possible des arrêts circulatoires assez longs et des opérations cardiaques complexes.

Donnan (équilibre de) n.m

Donnan’s effect

Répartition des cations et anions minéraux de part et d’autre d’une membrane semi-perméable ne laissant pas passer les protéines caractérisée par l’égalité des produits de ces cations et anions dans les deux compartiments.
L’exemple physiologique le plus parlant est celui de la répartition du chlore (Cl-) et du sodium (Na+) de part et d’autre de la paroi des capillaires que ne franchissent pas les protéines du plasma chargées négativement au pH du milieu. Les cations sont attirés par les protéines de charge opposée alors que les anions de même charge sont repoussés et franchissent la paroi capillaire plus aisément. D’où un déséquilibre entre les concentrations dans le plasma et les liquides interstitiels du sodium et du chlore. La concentration du sodium est plus basse (x 0,95) et celle de chlore plus élevée (x 1,05) dans les liquides interstitiels que dans le plasma. Ces facteurs changent avec la valence des ions considérés (x 0,90 et x 1,10 pour les cations et anions divalents, respectivement, en considérant les concentrations ultrafiltrables seules). Les protéines ne franchissant pas la paroi capillaire, la pression osmotique est plus élevée dans le plasma. L’équilibre de Donnan rend compte également des différences entre les concentrations, dans le plasma et l’urine primitive, du sodium et du chlore.

F.G. Donnan, physicien et chimiste britannique (1911), J.W. Gibbs physicien et chimiste américain

Syn. équilibre de Gibbs-Donnan

pression oncotique, pression osmotique

[C1]

Édit. 2017

équilibre n.m.

equilibrium, balance

Attitude ou position stable du corps humain assurée par la fonction d’équilibration.
Les différentes parties du corps ont dans l’espace des rapports normaux dont le maintien définit l’équilibre.

Étym. lat. aequus :égal; libra : balance à un plateau

posture, équilibration

[C2,H1]

Édit. 2018 

équilibre acidobasique l.m.

acide-base balance

État biochimique des liquides de l'organisme qui correspond à une concentration stable en ions H+, mesurée conventionnellement dans le sang artériel, c'est-à-dire à un équilibre des concentrations ioniques et moléculaires.
Cet équilibre est assuré par le rejet ventilatoire du dioxyde de carbone, l'excrétion rénale des ions acides ou alcalins et par le jeu de diverses substances tampons, principalement les bicarbonates. Les fonctions ventilatoire et rénale peuvent se compenser dans une certaine mesure. Le diagnostic d'un déséquilibre se fait par mesure analytique, mais, dans les cas typiques, on peut l'approcher par une observation clinique attentive.
La concentration en H+ s'exprime en termes de pH. Normalement celui du milieu extracellulaire et du sang artériel est de 7,40 ± 0,02, celui du milieu intracellulaire est de l'ordre de 7,00. L'équation d'Henderson-Hasselbalch explique le mécanisme de cet équilibre en fonction de la concentration en bicarbonates et de la PCO2. Elle permet de comprendre le jeu des compensations ventilatoires et rénales et d'ajuster le traitement pour rétablir un équilibre perturbé. Dans la pratique le calcul se fait sur le diagramme de Davenport qui met en évidence les compensations.

L. J. Henderson, physiologiste, biologiste et philosophe américain, membre de l'Académie de médecine (1908) ; K. A. Hasselbach, biochimiste et physicien danois (1874-1962) ; H. W. Davenport, physiologiste américain (1969)

Étym. lat. aequus :égal; libra : balance à un plateau

Davenport (diagramme de), Henderson-Hasselbalch (équation d'), hypothermie (équilibre acide-base en), pH

[C1]

Édit. 2020

équilibre électronique l.m.

electronic equilibrium, electronic balance

Condition réalisée en dosimétrie lorsque l’énergie des photons qui entrent et qui sortent d’une d’une sphère élémentaire de matière est égale.
Soit une sphère élémentaire au coeur de la matière. Quand un rayonnement ionisant pénètre dans cette matière avec une énergie d’entrée Σe, il entre en collision avec les électrons contenus dans la sphère élémentaire (ce qui libère des photons par effets photoélectrique et Compton) et en ressort avec une énergie de sortie Σs. La différence entre l’énergie d’entrée Σe et l’énergie de sortie Σs est l’énergie communiquée aux électrons contenus dans la sphère élémentaire : c’est l’énergie cinétique déposée par unité de masse
(Kinetic Energy Released per Mass Unit) ou KERMA, exprimée en Gray (Gy).
L’énergie des photons libérés par les collisions avec les électrons dans la sphère va être absorbée non seulement au sein de la sphère mais aussi à l’extérieur d’elle. De la même façon, les photons issus des collisions extérieures à la sphère seront absorbés à l’extérieur, mais aussi dans la sphère.
Quand il a égalité entre l’énergie produite dans la sphère et absorbée dehors et celle produite dehors et absorbée dedans, on parle d’équilibre électronique. Il y a alors égalité entre
KERMA et dose absorbée. En dosimétrie, cette condition est supposée réalisée.

Étym. lat. aequus : égal; libra : balance à un plateau

KERMA, accroissement initial de la dose absorbée

[B1, B2, F2]

Édit. 2020

équilibre génique l.m.

genic balance

Dans un caryotype, rapport entre le nombre des autosomes et le nombre des hétérosomes.
Il détermine l'expression du sexe.

Étym. lat. aequus : égal; libra : balance à un plateau

Syn. balance génique

caryotype, autosome, hétérosome

[Q2]

Édit. 2020

équilibre hôte-parasite l.m.

host-parasite equilibrium

Équilibre biologique entre l’organisme de l’hôte et celui d’un parasite n’exerçant qu’une activité pathogène modérée et, inversement, échappant aux mécanismes de défense de l’hôte. 

Étym. lat. aequus : égal; libra : balance à un plateau

immunité, sensibilité, tolérance immunologique

[D1]

Édit. 2018 

équilibre hydroélectrolytique l.m.

hydro-electrolytical balance

Équilibre entre les anions et les cations dans le plasma.
Cet équilibre est nécessaire à la vie, la concentration globale en électrolytes assure la constance du milieu intérieur, indispensable au bon fonctionnement des échanges cellulaires.
Ces facteurs supposent qu'une balance égale entre les entrées et les sorties d'eau et d'électrolytes soit réalisée. Les apports nutritifs, les dépenses métaboliques et l'action de différentes hormones, aldostérone, hormone antidiurétique, etc. interviennent. L'anamnèse et les signes cliniques peuvent fournir une orientation mais le diagnostic précis des troubles physiopathologiques correspondant à des écarts aux valeurs normales ne peut s’affirmer que par des examens biologiques.

Étym. lat. aequus : égal; libra : balance à un plateau

électrolyte, potassium, sodium

[C2, M1, O4]

Édit. 2020

équilibre radioactif l.m

radioactive balance

Situation dans laquelle la quantité d'un radio-isotope fils reste constante dans la mesure où son taux de désintégration égale son taux de production dû, par exemple à la désintégration d'un radio-isotope père.
L’équilibre d'une chaîne de désintégration est atteint après un temps égal à environ dix fois la période du fils dont la période est la plus longue. Par ex. le radon (élément fils dont la période est de 3,8 j) est en l’équilibre avec le radium (élément père dont la période est de 1 620 ans) en deux semaines environ.
La radioactivité est la transformation spontanée (désintégration) du noyau atomique de certains éléments instables (radio-isotopes, ou nucléïde) en d’autres éléments plus stables avec émission d’un rayonnement ionisant. On appelle père (ou mère ou parent) le noyau d’origine et fils (ou fille) le noyau qu’il produit. La période ou demi-vie est le temps nécessaire pour que la moitié des atomes se désintègrent. Celle du père est en général beaucoup plus longue que celle du fils.
Ces particularités sont mises à profit en médecine nucléaire, dans l’industrie atomique (238U et ses descendants), pour les datations (14C)…

Étym. lat. aequus : égal; libra : balance à un plateau

Syn. Equilibre séculaire

filiation radioactive, radioactivité, radioactivité d'un nucléïde

[B1, C1]

Édit. 2020

troubles de l'équilibre l.m.p.

balance disorders

ataxie, vertige, équilibration posturale

[H1]

Édit. 2020

exercice d'équilibre l.m.

exercise of balance

Pratique de mouvements dynamiques destinés à perturber volontairement le centre de gravité afin de favoriser le maintien de l’équilibre.
Prise de position qui réduit le polygone de sustentation, appui uni-podal les yeux ouverts puis fermés, marche sur des surfaces instables

[I3]

Édit. 2018   .

Gibbs-Donnan (équilibre de) l.m.

F. G. Donnan, physicien et chimiste britannique (1911), J. W.Gibbs physicien et chimiste américain

Donnan (équilibre de)

[C1]

Édit. 2017

équilibre glomérulotubulaire l.m.

glomerulotubular balance

Ensemble des mécanismes qui relient les fonctions tubulaires et la filtration glomérulaire.
La macula densa joue un rôle important au sein de cette régulation. Elle agit, sous l'influence du débit et de la composition du liquide intratubulaire, sur les structures vasculaires qui commandent le taux de filtration glomérulaire.

Étym. lat. aequus : égal; libra : balance à un plateau

Syn. balance glomérulotubulaire

fonctions tubulaires, filtration glomérulaire, appareil juxtaglomérulaire

[C2, M1]

Édit. 2020

équilibre postural l.m.

postural balance

Attitude ou position stable du corps humain assurée par la fonction d’équilibration.
Les différentes parties du corps ont dans l’espace des rapports normaux dont le maintien définit l’équilibre.

Étym. lat. aequus :égal; libra : balance à un plateau

posture, équilibration posturale

[C2, H1]

Édit. 2020

équilibre acido-basique l.m.

acide-base balance

État biochimique des liquides de l'organisme qui correspond à un pH artériel stable de 7.40 + ou – 0.02.
Cet équilibre est assuré par le rejet ventilatoire du dioxyde de carbone, l'excrétion rénale des ions acides ou alcalins et par le jeu de diverses substances tampons, principalement les bicarbonates. Les fonctions ventilatoire et rénale peuvent se compenser dans une certaine mesure. Le diagnostic d'un déséquilibre se fait par mesure analytique, mais, dans les cas typiques, on peut l'approcher par une observation clinique attentive.
Le pH exprime la concentration en ions H+. L'équation d'Henderson-Hasselbalch explique le mécanisme de cet équilibre en fonction de la concentration en bicarbonates et de la pCO2. Elle permet de comprendre le jeu des compensations ventilatoires et rénales et d'ajuster le traitement pour rétablir un équilibre perturbé. Dans la pratique le calcul se fait sur le diagramme de Davenport qui met en évidence les compensations.

L.J. Henderson, physiologiste, biologiste et philosophe américain (1908) ; K.A. Hasselbach, chimiste et physicien danois (1874-1962) ; H.W. Davenport, physiologiste américain (1969)

Étym. lat. aequus :égal; libra : balance à un plateau

Davenport (diagramme de), Henderson-Hasselbalch (équation d'), hypothermie (équilibre acide-base en), pH

[C2, K1, M1]

Édit. 2020

équilibre hôte-parasite 
l.m.

host-parasite balance

Équilibre biologique entre l’organisme de l’hôte et celui d’un parasite n’exerçant qu’une activité pathogène modérée et, inversement, échappant aux mécanismes de défense de l’hôte.

Étym. lat. aequus : égal; libra : balance à un plateau

immunité, sensibilité, tolérance immunologique

[D1]

Édit. 2020

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