capacité vitale l.f. (CV)
vital capacity
Somme des volumes mobilisables entre une inspiration forcée (suivant une inspiration normale) et une expiration forcée (CV = VT + VRI + VRE).
C'est la somme du volume de réserve expiratoire, du volume courant (VT ou VC) et du volume de réserve inspiratoire. La mesure est réalisée lors d'une manœuvre forcée lente. Les valeurs sont exprimées en valeur absolue en LBTPS et en pourcentage de valeurs théoriques tenant compte de l'âge, de la taille et du sexe.
Le volume doit être ramené aux conditions alvéolaires selon un coefficient de correction, k, fonction de la pression barométrique B, de la température et de la saturation en vapeur d'eau à laquelle le gaz est recueilli. D'une manière générale, k = TA/TM• B-eM/B-eA .
J. Hutchinson, Sir, chirurgien britannique (1846)
→ capacité, spirogramme, LBTPS
[C2,K1]
Édit. 2018
capacité vitale forcée l.f.
forced vital capacity (FVC)
Quantité d'air rejetée lors d'une manœuvre réalisée le plus vite et le plus fort possible à partir d'une inspiration maximale.
Les valeurs sont exprimées en valeur absolue en LBTPS et en pourcentage de valeurs théoriques tenant compte de l'âge, du sexe et de la taille.
Chez un sujet normal la valeur est très proche de la capacité vitale lente, mais en cas de maladie obstructive chronique, la valeur trouvée peut être nettement inférieure.
Sigle CVF
[C2,K1]
détresse vitale (situation de) l.f.
life in distress
État d'un patient évoluant rapidement vers la mort si un traitement efficace n'est pas fait à temps (ex. strangulation, arrêt cardiaque, hémorragie grave).
Cet état fait souvent suite à la défaillance d'une grande fonction vitale.
L'arrêt circulatoire est l'exemple même d'une détresse vitale : sans un massage cardiaque immédiat la situation évolue vers la mort cérébrale et le décès. De même, si l'on ne désobstrue pas immédiatement la trachée (manœuvre d'Heimlich), l'obstruction trachéale conduit vers la mort en 5 min environ. Dans les deux cas le faciès reflète une angoisse extrême : la victime exprime comme elle peut sa peur de mourir.
H. G. Heimlich, chirurgien américain (1975)
→ arrêt cardiaque, défaillance organique, Heimlich (manœuvre de), obstruction des voies aériennes, urgence
achromatopsie incomplète avec fonction lumineuse de type protanope l.f.
→ achromatopsie incomplète de Krill
[P2,Q2]
Édit. 2017
fonction barrière de l'épiderme l.f.
epidermal barrier function
Rôle joué par l'épiderme, qui, situé entre l'organisme et le milieu extérieur, d'une part s'oppose à la perte d'eau, d'électrolytes et d'autres constituants et, d'autre part, empêche la pénétration de substances nocives diverses, microbiennes, chimiques, etc.
Cette barrière est formée par l'association du film lipidique et du stratum corneum sous-jacent.
→ absorption percutanée, pénétration transcutanée, protection cutanée, stratum corneum
[J1]
Édit. 2018
fonction "contours" l.f.
fonction d'édition l.f.
editing function, proofreading function
Activité enzymatique des polymérases permettant de détecter et d’éliminer en temps réel des nucléotides incorrectement incorporés dans une séquence d’acide nucléique.
→ polymérase, nucléotide, acide nucléique
[Q1]
Édit. 2018
fonction de dispersion ponctuelle l.f.
point spread function
Fonction mathématique définissant sur l'image la répartition des informations issues d'un même point-objet.
Tout système d'imagerie dégrade la représentation car les informations issues d'un point-objet se retrouvent dispersées dans une petite tache entourant le point-image attendu. La fonction de dispersion ponctuelle définit comment l'information, issue du point-objet, se répartit pour constituer la tache. La largeur à mi-hauteur de la courbe représentant cette répartition (FWHM pour "full width at half maximum") est souvent prise comme index de résolution car elle correspond à la plus petite distance de deux points-objets visibles séparément sur l'image. On démontre que la transformée de Fourier de la fonction de dispersion ponctuelle correspond à la fonction de transfert de modulation du système et caractérise plus complètement ses qualités de résolution.
[B2]
Édit. 2018
fonction de modulation de transfert l.f.
modulation transfer function
Fonction qui décrit la différence entre le signal d'entrée et le signal de sortie.
Ce concept s'applique essentiellement aux fonctions linéaires mais il est étendu à de nombreux domaines qui comportent des éléments linéaires, qu'il s'agisse d'un amplificateur, d'un milieu optique ou même d'un capteur biologique. On parle du profil de la fonction de modulation de transfert de l'œil humain pour décrire la sensibilité de l'observateur en fonction de la fréquence spatiale et temporelle du stimulus.
[P1, B2, B3, B4]
Édit. 2018
fonction de répartition normale l.f.
Si une variable quantitative répond à une loi normale (Laplace-Gauss), la répartition des valeurs peut être représentée sur un graphique par une courbe avec en abscisse les valeurs de la variable étudiée et en ordonnée leurs fréquences relatives cumulées.
Syn. fréquences relatives cumulées
→ Laplace-Gauβ (loi de), loi normale de distribution,
[E1]
Édit. 2020
fonction de transfert l.f.
transfert function
En termes de traitement du signal, la fonction de transfert d'un filtre se définit comme la transformée de Fourier de la réponse impulsionnelle du filtre. Par extension, on appellera fonction de transfert ou encore fonction de pondération d'un système quelconque la distorsion appliquée par ce système au signal d'entrée et modifiant plus ou moins les caractéristiques du signal de sortie.
C'est ainsi qu'on a pu utiliser cette notion concernant les propriétés optiques du système visuel et parler de la fonction de transfert de l'œil (Arnulf) comme représentant l'ensemble des déformations de l'image entraînées par la traversée des milieux transparents antérieurs combinée à la projection sur la surface hémisphérique de la rétine. Une telle étude a conduit à des expériences très fines de psychophysique et a apporté de nouvelles connaissances importantes sur l'aspect fonctionnel de notre vision.
A. Arnulf, physicien français (1960)
[B3, P1]
Édit. 2018
fonction mucociliaire nasale l.f.
nasal mucociliary function
Propulsion du mucus nasal par les battements ciliaires de l’épithélium respiratoire de la muqueuse nasale qui entraînent le déplacement de la couche superficielle, visqueuse, du mucus nasal.
Elle réalise une barrière mécanico-chimique de protection et contribue à l’humidification et à la filtration de l’air inspiré.
[P1]
Édit. 2018
fonction sphinctérienne urinaire l.f.
urinary sphincteric function
Rôle et possibilité des fibres musculaires des sphincters uréthraux de participer au cycle continence-miction.
Elle s'enregistre sur l'électromyographie ou la profilométrie.
fonction ventriculaire l.f.
ventricular fonction
Fonction des ventricules cardiaques définie par la pression de remplissage, la force de contraction déterminant le débit sanguin.
Elle est explorée par l’échocardiographie.
Sigle FEVG pour fraction d'éjection ventriculaire gauche, FEVD pour le ventricule droit
[K2]
Édit. 2018
fonction transfert de modulation (FTM) l.f.
modulation transfer function
Fonction mathématique donnant, pour chaque valeur des fréquences spatiales, le rapport entre la modulation-image (modulation du signal de sortie du système d'imagerie) et la modulation-objet (modulation du signal d'entrée du système).
La FTM d'un système est la transformée de Fourier de sa fonction de dispersion ponctuelle ; mais l'action d'un système d'imagerie passant de l'objet à l'image peut se décrire par une série d'opérations mathématiques sur les modulations successives.
P. ex. dans un amplificateur de luminance, on caractérise les performances du système en prenant en compte les différentes FTM de la chaîne d'amplification : énergie des photons X incidents, puis amplification électronique, puis énergie des photons lumineux de sortie.
→ modulation, transformée de Fourier
[B2]
Édit. 2018
fonction visuelle l.f.
visual function
Fonction complexe qui comporte de nombreux paramètres à savoir : l’acuité visuelle, l’orientation et la motricité oculaire, la vision binoculaire, la vision des couleurs, la sensibilité aux contrastes, la vision périphérique, tous ces paramètres étant difficilement dissociables.
→ acuité visuelle, oculomotricité, orientation spatiale, vision binoculaire, sensibilité chromatique,vision du contraste, vision périphérique
[P2]
Édit. 2018
Gábor (fonction de) l.f.
Gábor’s function
Fonction utilisée pour décrire le profil de sensibilité à la luminance des champs récepteurs de cellules du système visuel.
La même fonction est utilisée pour créer des cibles caractérisées par un profil de luminance similaire à celui des champs récepteurs.
D. Gábor, physicien britannique, prix Nobel de physique en 1971
insuffisance cardiaque diastolique (à fonction systolique préservée) l.f.
diastolic heart failure
Forme d’insuffisance cardiaque congestive au cours de laquelle la contractilité du ventricule gauche semble préservée, et où l’essentiel de l’inadaptation du débit cardiaque est attribuable à un défaut de remplissage ventriculaire.
Étym. lat. in : préfixe négatif ; sufficiens : qui convient
lidocaïne (évaluation de la fonction microsomique par la) l.f.
lidocaine (evaluation of the function microsomique by it)
Mesure de la perfusion et de la capacité métabolique du foie par la formation de monoéthyl
La possibilité de survie après transplantation hépatique a été trouvée significativement plus élevée pour les foies de donneurs dont le MEGX était supérieur à 90 mg/L.
non fonction primaire l.f.
primary non function
Absence de reprise de fonction d'un organe transplanté.
En transplantation rénale la cause peut en être une nécrose tubulaire aigüe ou une nécrose corticale. Elle peut être transitoire ou définitive.
paralysie de fonction l.f.
supranuclear paralysis
Paralysies supranucléaires se traduisant par une atteinte des mouvements oculaires conjugués : déviation conjuguée de la tête et des yeux, paralysie de la latéralité syndrome de Foville, paralysie de la verticalité syndrome de Parinaud, paralysie des mouvements disjoints : paralysie de la convergence.
Étiologie : atteintes vasculaire, inflammatoire, tuberculeuse, tumorale, SEP au niveau de l'encéphale, de la protubérance ou du tronc cérébral.
phatique (fonction) l.f.
phatic (function)
Fonction du langage contribuant à établir une relation et/ou à modeler la distance transactionnelle entre le locuteur et le destinataire, sans viser à communiquer un nouveau message.
Les procédés phatiques sont dénommés phatèmes. Par ex. : " Allo, vous m'entendez ? Dites, vous m'écoutez ?".
polyarthrite rhumatoïde (signes d'imagerie en fonction des localisations dans la) l.f.
rheumatoid arthritis (radiographic signs in relationship with the localisation…)
Les signes d’imagerie de la polyarthrite rhumatoïde varient en fonction des localisations articulaires.
Au début, la polyarthrite rhumatoïde (PR) affecte surtout les mains et les pieds, de manière à peu près symétrique.
- Au niveau des mains et des poignets
Elle peut se manifester d’abord par une synovite radio-ulnaire distale, radio-carpienne, médio-carpienne, métacarpo-phalangienne, parfois interphalangienne proximale (échographie) ; une ténosynovite des fléchisseurs et/ou des extenseurs ; des érosions du processus styloïde ulnaire, des têtes métacarpiennes, notamment sur leur bord radial, plus tardivement par une « carpite » rhumatoïde et, dans les arthrites évoluées, des déformations des doigts.
- Au niveau des pieds et des chevilles
Elle peut se manifester d’abord par une synovite des articulations métatarso-phalangiennes avec érosions des têtes métatarsiennes (surtout des bords médial du 1er métatarsien et latéral du 5ème métatarsien), une arthrite subtalaire postérieure, une synovite de la bourse pré-achilléenne , une ténosynovite tibiale postérieure, puis des déformations de l’avant-pied (avant-pied triangulaire), une subluxation latérale des articulations métatarso-phalangiennes, une arthrite talo-crurale.
- Au niveau des épaules
Elle peut se manifester d’abord par une synovite articulaire gléno-humérale, acromio-claviculaire et/ou de la bourse sous-acromio-deltoïdienne, des érosions para-trochitériennes, un amincissement sans rupture des tendons de la coiffe des rotateurs, puis une sévère arthropathie de l’épaule aboutissant à sa destruction.
- Au niveau des genoux
Elle peut se manifester d’abord par une synovite tricompartimentale qui se prolonge dans un kyste poplité, des érosions périphériques, puis un pincement des interlignes articulaires et une destruction progressive du genou.
- Au niveau de la colonne vertébrale
Dans la région cranio-vertébrale elle peut se manifester d’abord par une arthrite atloïdoaxoïdienne (C1-C2) avec pannus, puis par une destruction et une déstabilisation progressive de la région cranio-vertébrale (luxation antérieure de la première vertèbre cervicale sur la seconde luxation supérieure du processus odontoïde dans le foramen occipital) avec le risque d’une compression bulbaire.
Dans la région de la colonne cervicale inférieure elle peut se manifester par des arthrites zygapophysaires avec discites inflammatoires, source de sténose et d’instabilité, elles-mêmes à l’origine de compression médullaire.
Les lésions anatomiques évoluées de la polyarthrite rhumatoïde devraient progressivement disparaitre avec les traitements actuels.
Étym. gr. polus : nombreux ; arthron: articulation : rheuma : fluxion ; eidos : apparence
→ polyarthrite rhumatoïde (clinique de la), polyarthrite rhumatoïde (critères diagnostiques), polyarthrite rhumatoïde (manifestations extra-articulaires), polyarthrite rhumatoïde (imagerie de la…), sérologie rhumatoïde, ténosynovite, spondylodiscite, synovite, carpite, articulations zygapophysaires
[B2,I1]
réel (fonction du) l.f.
real (function of)
→ contact vital avec la réalité
régulation de la fonction ventriculaire l.f.
left ventricular function control
Ensemble des mécanismes qui ajustent le fonctionnement des ventricules du cœur et règlent leur débit.
Elle comporte :
1) une autorégulation intrinsèque qui est de deux types : la régulation hétérométrique liée aux variations de longueur des fibres myocardiques et mettant en jeu la loi de Starling, et la régulation homéométrique augmentant la contractilité myocardique,
2) une régulation extrinsèque qui est double, nerveuse (sympathique et parasympathique, directe ou réflexe) et humorale par action des catécholamines ou variations de la PO2 et de la PCO2 du sang artériel.