Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

27 résultats 

Principales caractéristiques des anesthésiques volatils

Nom Formule Masse moléculaire Inflammabilité Température d’ébullition**°C Pression de vapeur saturante m de Hg Coefficient de partage sang/air MAC*% pour 1 1atm
Chloroforme CHCL 3 119,4 61,2 160 8 0,77
Chlorure d’éthyle CH 3CH 2Cl 64,5 + 12,5 1 000 2,7
Cyclopropane C 3H 6 42,0 + -33,0 4 700 0,5 9,2
Desflurane CH 2OCFHCF 3 168 22,8 665 0,42 6,0
Enflurane C 3H 2OCIF 5 184,5 56,5 180 1,9 1,7
Ether diéthylique C 4H 10O 74,1 + 34,6 440 15,2 1,92
Ether divinylique C 4H 6O 70,0 + 28,3 555 2,8
Ethylène C 2H 4 28,0 + -103,7 0,15
Fluoroxène C 4H 5OF 3 126 43,2 290 1,4
Halothane C 4HClBrF 5 197,4 50,2 243 2,3 0,77
Isoflurane C 4H 2OCIF 5 184,5 48,5 299 1,4 1,15
Méthoxyflurane C 3HOCl 2F 2 184,97 105,0 24 13 0,16
Oxyde nitreux N 2O 44,0 *** -88,5 41 360 0,46 115,0
Sévoflurane (CF 3) 2CHOCFH 2 200 58,5 160 0,68 2,0
Trichloréthylène C 2HCl 3 131,4 89,5 60 9,2 0,6

anesthésiste-réanimateur (médecin), ISO9000 (norme), qualité (contrôle de)

[G1,G3]

Édit. 2017

mélanome uvéal (facteurs génétiques du) l.m.

uveal melanoma

Le nævocarcinome intraoculaire est pratiquement toujours sporadique mais il existe des facteurs génétiques de prédisposition.
Les recherches, en biologie moléculaire et en cytogénétique, de facteurs communs génétiques pour les patients atteints de mélanome uvéal (comme cela a été fait pour le rétinoblastome et la tumeur de Wilms), ont montré que le chromosome 3 est porteur d'un gène suppresseur et le chromosome 8 d'un gène oncogène (MIM 155720).

S. Mukai et T. P. Dryja,  ophtalmologistes américains (1985)

Étym. gr. melas, melanos : noir ; -ome : suffixe indiquant la tumeur : lat. uva : grappe

pancréatites génétiques l.f.p.

Peu fréquentes, les pancréatites génétiques se manifestent soit par une pancréatite aigüe, soit par une pancréatite chronique.
Il faut y penser devant une pancréatite aigüe survenant avant 35 ans, sans cause connue de pancréatite, avec ou sans antécédents familiaux. Il faut y penser devant une pancréatite chronique, quel que soit l’âge, avec des antécédents familiaux de pancréatite chronique sans cause connue.
Les gènes connus sont le gène PRSS1 (Protéase sérine 1), responsable de la «  pancréatite héréditaire », codant pour le trypsinogène cationique, dont la transmission est autosomique dominante ; le gène SPINK1 (sérine protéase inhibiteur kazal de type 1), codant pour l’inhibiteur du trypsinogène cationique, le gène CFTR (Cystic Fibrosis Transmembrane Conductance regulator) codant pour les canaux chlore des cellules canalaires ; le gène CTRC (Chymotrypsine C), gène codant pour la chymotrysine C. Dans les trois derniers cas, la transmission est autosomique récessive.
En cas de mutation du gène PRSS1, dont la prévalence est de 6/100.000, les manifestations de la pancréatite peuvent s’associer à une insuffisance pancréatique exocrine ou un diabète. Il existe un risque majeur d’adénocarcinome pancréatique, sur risque de 50 à 80 par rapport à la population générale. Le dépistage familial doit être proposé chez les apparentés majeurs au premier degré symptomatiques ou non et chez les apparentés mineurs au premier degré symptomatiques.
Les prévalences des mutations du gène SPINK1, CFTR et CTRC sont respectivement de 10/10.000, 1 à 9 /100.000, et 1 à 9 /100.000. Dans ces affections, il faut rechercher un facteur favorisant de la pancréatite (prise d’alcool même modérée, tabagisme, anomalies morphologiques, pancréas divisum).
Dans le cas de la mutation CFTR, la pancréatite qui se manifeste souvent par une insuffisance pancréatique peut être ou non associée à une mucoviscidose patente.
D’autres pancréatites, ne faisant pas partie stricto sensu des pancréatites génétiques peuvent être d’origine génétique : telles que l’hyperlipidémie (hypertriglycéridémie familiale, hyperchylomicronémie familiale, déficit en lipoprotéine lipase ou déficit en apolipoprotéine C-II), l’hyperparathyroïdie,
l’hypercalcémie hypocalciurique familiale, l’homocystinurie ou la porphyrie aiguë intermittente.

Réf. Collège national professionnel d’hépato-gastroentérologie. Pancréatite et génétique. Diagnostic et prise en charge. Pr Vinciane Rebours. Septembre 2017.

pancréatite aigüe, pancréatite chronique, trypsinogène, canal chlorure, chymotrypsine, adénocarcinome pancréatique, pancréas divisum, mucoviscidose, hypertriglycéridémie, hyperchylomicronémie, lipoprotéine-lipase, apolipoprotéine C-II, hyperparathyroïdie, hypercalcémie hypocalciurique familiale, homocystinurie, porphyrie aiguë intermittente

[L1, Q3]

Édit. 2018

biofilm (propriétés caractéristiques d'un) l. f. p.

biofilm (characteristic properties of one)

Ce sont des propriétés physiques et biochimiques qui ont des conséquences en pathologie humaine et animale et en hygiène industrielle et domestique.
Propriétés physiques : l’observation au microscope électronique à balayage montre une surface irrégulière, plus ou moins lacunaire avec la présence constante d’une matrice cellulaire qui se reconstitue rapidement en cas d’agressions par des enzymes destructrices ou des surfactants,
Propriétés biochimiques : les cellules incluses dans un biofilm survivent en milieu très pauvre, ont un métabolisme réduit, un gradient décroissant d’activité depuis la surface jusqu’au support et résistent spontanément aux antibiotiques, antiseptiques et désinfectants.

bactéries planctoniques, biofilm microbien,

Édit. 2017

gaz (caractéristiques de quelques) et de la vapeur d'eau l.m.p.

characteristics of some gases and of the steam

Le premier tableau ci-dessous résume les principales caractéristiques physiques des principaux gaz utilisés en anesthésie et celles de la vapeur d'eau.
Pour distinguer les gaz employés en anesthésie on utilise en France des couleurs normalisées (Norme ISO) portées sur l'ogive des bouteilles de gaz comprimé ;  malheureusement la norme internationale n'est pas respectée dans tous les pays, ce qui est une source de confusion, particulièrement pour les organisations humanitaires qui utilisent un matériel provenant de diverses provenances. Le deuxième tableau donne ces marquages.
 

auto-examen des seins l.m.

breast self-examination

Examen systématique et régulier des seins pratiqué par la femme elle-même, inspection devant un miroir et autopalpation, pour tenter le dépistage des anomalies du sein.

examen des crachats l.m.

sputum examination

Examen de l'expectoration ayant pour but d'en préciser la cause.
L'examen du crachat doit toujours commencer par son aspect macroscopique. Les crachats nummulaires se rencontrent souvent dans la tuberculose pulmonaire. Les crachats perlés caractérisent l'expectoration qui termine la crise d'asthme. Les crachats rouillés évoquent la pneumonie à pneumocoques.
Le recueil quotidien de l'expectoration dans un verre gradué permet d'en apprécier l'abondance (souvent extrême dans la dilatation des bronches), l'odeur (particulièrement fétide dans les infections à anaérobies) et les trois composantes : séreuse, muqueuse et purulente. La viscosité, l'adhérence aux parois du crachoir, doivent être notées. Des crachats hémoptoïques sont l'équivalent d'une hémoptysie et imposent la même enquête diagnostique.
L'étude cytologique de l'expectoration qu'il est souvent utile de répéter après une endoscopie bronchique, recherche surtout des cellules tumorales. Elle peut être aussi utile pour préciser le degré d'une suppuration bronchopulmonaire (nombreux polynucléaires altérés), l'existence d'une allergie respiratoire (nombreux éosinophiles), la présence d'inclusions endogènes ou exogènes (pneumopathies lipidiques avec inclusions graisseuses, corps ferrugineux de l'asbestose, etc.).
L'examen bactériologique de l'expectoration est souvent d'interprétation difficile : il peut être délicat de distinguer, au sein d'une flore microbienne, les agents pathogènes de la flore commensale. Il est rare de pouvoir identifier directement les parasites (débris de kyste hydatique, nématodes) dans les crachats.
Tout examen bactériologique des crachats nécessite la recherche systématique des BK par l'examen direct et la culture sur milieu de Löwenstein.

E. Löwenstein, bactériologiste autrichien (1878-1950)

tuberculose pulmonaire commune, asthme, pneumonie franche lobaire aiguë, dilatation des bronches (clinique et traitement des), hémoptysie, Löwenstein-Jensen (milieu de)

[B3,K1]

Édit. 2018  

examen parasitologique des selles l.m.

parasitological stool examination

Ensemble des techniques coprologiques utilisées pour le diagnostic microscopique direct des parasitoses digestives.
Au besoin après mise en œuvre de méthodes de concentration, par sédimentation ou par flottaison notamment, cet examen permet d’identifier au microscope les éléments parasitaires (formes végétatives, kystes, œufs, larves).

[B3,D1,L1]

Édit. 2018  

examen cytobactériologique des urines
l.m.

Examen de pratique courante permettant de rechercher une hématurie, une leucocyturie abondantes et de faire le diagnostic d’une infection grâce au compte de Kass.
La découverte d'une leucocyturie et d'une hématurie abondantes exigent des explorations complémentaires, en particulier un compte d'Addis. La présence de germes ne doit être prise en considération que si le compte de Kass est supérieur ou égal à 106.

Sigle ECBU

compte d'Addis, compte de Kass

[M1, M2]

Édit. 2019

articulation temporomandibulaire (examen de l') l.m.

temporo mandibular joint (TMJ)

En imagerie médicale, techniques destinées à visualiser l'anatomie et la dynamique de cette articulation dont l'examen reste difficile.
Suivant le contexte, on peut effectuer une ou plusieurs incidences radiologiques telles que maxillaire défilé, Schüller, Hirtz, l'incidence de Parma étant pratiquement abandonnée ; on utilise fréquemment les techniques panoramiques dentaires, tomographies frontales et sagittales, scanographe, IRM, arthrographies, etc.

Syn. articulation temporomaxillaire

Sigle ATM

examen isotopique de l'embolie pulmonaire l.m.

isotopic examination of pulmonary embolism

Examen uitilisé pour la surveiller l’évolution d'une embolie pulmonaire et pour affirmer sa guérison.

Étym. gr. embolos : qui s’enfonce dans, qui est jeté dans ; lat. embolus : piston d’une pompe

scintigraphie pulmonaire par perfusion et par ventilation, embolie pulmonaire

[B2, K1, K2, K4]

Édit. 2019

examen d'urine l.m.

urine (examination)

urine (examen d')

[B3,M1,M2,M3]

Édit. 2018  

examen extemporané l.m.

frozen section

Étude anatomopathologique, macroscopique et cytohistologique d’un prélèvement pratiqué en général au cours d’une intervention chirurgicale.
Le résultat qui dans tous les cas devra être confirmé par un contrôle histologique classique, est fourni par l'anatomopathologiste en un délai de quelques minutes et permet au chirurgien d’orienter l’acte opératoire.

Syn. biopsie extemporanée

[B3,A3,N2]

Édit. 2018  

examen médico-psychologique l.m.

medicopsychological examination

Mission prévue par le Code pénal (Art.81), complémentaire de l'enquête de personnalité (Art. D 16-17 CP) d'une part et de l'examen psychiatrique d'autre part.
Sa finalité est de décrire les traits de tempérament et de comportement de la personne mise en examen, d'indiquer les facteurs innés ou acquis, individuels ou environnementaux ayant participé à la constitution de la personnalité. Cet examen vise ainsi à renseigner sur les déterminants du comportement déviant pour pouvoir mettre en place les conditions d'amendement ou de non récidive.
La mission d'examen médico-psychologique est confiée à un médecin psychiatre inscrit sur la liste établie tous les 5 ans par la Cour d'appel ou tous les 7 ans la Cour de cassation, parfois celui même qui a mission de procéder à l'examen psychiatrique. La mission peut être également confiée à un psychologue inscrit sur une liste de Cour d'appel.
Le professionnel rédige un rapport écrit à l'intention de l'autorité judiciaire lui ayant confié sa mission.

expertise psychiatrique

[E3,H3]

Édit. 2018  

examen prénatal l.m.

antenatal visit

Examen médical répété à trois reprises au cours de la grossesse, conditionnant les allocations prénatales.
Les examens biologiques obligatoires sont initialement: le groupage sanguin, la recherche d'agglutinines irrégulières, les analyses sérologiques (syphilis, rubéole, toxoplasmose, hépatite B), l’hémogramme et, avec le consentement de l’intéressée, la sérologie du sida.

[E1,O3]

Édit. 2018  

examen prénuptial l.m.

prenuptial

Examen médical légal auquel doivent se soumettre les candidats au mariage et qui inclut la prescription d’une identification d’un groupe sanguin, d’une sérologie de la rubéole et, de la toxoplasmose et, avec le consentement des intéressés, la sérologie du sida.

[E1]

Édit. 2018  

examen préopératoire l.m.

pre-operative assessment

Ensemble d'examens cliniques et complémentaires réalisés avant une intervention chirurgicale et, par extension, examen préanesthésique avant un acte diagnostique ou thérapeutique non chirurgical (endoscopie, radiologie interventionnelle, sismothérapie).
Sauf en urgence, la consultation préanesthésique obligatoire doit avoir lieu plusieurs jours avant l'intervention. Lors de l'examen clinique, un interrogatoire soigné doit être fait, des examens complémentaires seront demandés selon l'intervention envisagée (chirurgie majeure, risque hémorragique élevé, interférence avec la fonction cardiocirculatoire ou respiratoire) et l'état du patient (âge, antécédents cardiovasculaires, traitement médicamenteux au long cours, etc.). Pour les patients ASA 1 ou 2, âgés de moins de 40 ans devant subir un acte mineur, aucun examen complémentaire n'est en principe nécessaire. Avant 40 ans l'électrocardiogramme n'est pas exigé. En l'absence d'antécédents ou de signe clinique, on ne demandera la radiographie du thorax que si le patient est âgé de plus de 60 ans. Un test d'hémostase n'est nécessaire que si l'interrogatoire a fait apparaître une tendance anormale au saignement ou si l'acte prévu peut être hémorragique. La détermination du groupe sanguin et la recherche des agglutinines irrégulières n'est nécessaire que pour des interventions pour lesquelles on prévoit la nécessité d'une transfusion.

ASA (classification), exigences essentielles de sécurité et de performance en anesthésie

[E1,N2]

Édit. 2018  

examen vestibulaire l.f.

vestibular tests

Ensemble des épreuves cliniques explorant le système vestibulaire.
ogique portant essentiellement sur les paires crâniennes puis par un examen ORL général.

Étym. lat. vestis : vêtement (le vestibule était la pièce où le visiteur laissait ses vêtements d’extérieur).

vestibulaire (examen)

[P1]

Édit. 2018  

gerbe aortique (examen de la) l.f.

aortic arch examination, thoracic aortography

Exploration radiologique, par un contraste iodé hydrosoluble, de l'aorte thoracique et de ses branches, en particulier des gros troncs artériels naissant de la crosse (artères sousclavières, carotides communes et vertébrales).
L'examen est fait selon la méthode de Seldinger, le plus souvent par voie fémorale, à l'aide d'un cathéter monté jusqu'à l'aorte ascendante. La technique nécessite une série de clichés très rapide et parfois le radiocinéma pour l'étude dynamique des valves aortiques. Les incidences pratiquées dépendent des indications cardiovasculaires ou neurologiques de l'examen.

Syn. aortographie sus-sigmoïdienne, aortographie thoracique

Seldinger (technique de)

mandibule (examen radiologique de la) l.m.

maxillaire défilé (incidence dite du)

plateau d'examen l.m.

diagnostic table

Partie de la table d'examen radiologique supportant le sujet.
Quel que soit le matériau, le plateau doit être rigide, mais transparent aux rayons X ; suivant le degré de technicité de l'installation, il est fixe, mobile ou télécommandé.

Syn. plan de table

table d'examen en radiologie l.f.

X ray table

Ensemble mécanique ou électromécanique permettant la radiographie avec ou sans radioscopie; il comprend le plateau d’examen du patient, le bras mobile supportant le tube radiogène, le dispositif de prise des clichés radiographiques, et éventuellement le circuit vidéo.
Les différents modèles vont de la simple table fixe à la table télécommandée dont les déplacements des différents composants, asservis électroniquement, sont commandés à partir d’un pupitre situé à distance.

Syn. table de radiologie, table de radiodiagnostic, statif

urine (examen d') l.m.

urine (examination)

Explorations biologiques urinaires essentielles telles que la recherche de la protéinurie, l'examen du sédiment urinaire, l'étude bactériologique.
Il peut être fait usage dans un premier temps de bandelettes urinaires pour exclure ou dépister une anomalie.

Étym. lat. urina (urine)

urine, bandelettes urinaires réactives

vision du nouveau-né (examen de la) l.m.

infant vision

Pratique de l'examen de la vision du nourrisson incluant la mesure de l'acuité visuelle à l'aide des cartes d'acuité, l'examen orthoptique, la réfraction et le fond d'œil.
Mise au point en France par F. Vital-Durand, elle permet de déceler très précocement des anomalies visuelles chez le nourrisson.

F. Vital-Durand, docteur en sciences et optométriste français (1996)

carte d'acuité

fond d'œil (examen du) (FO) l.m.

funduscopy, ophtalmoscopy

Examen du FO effectué en vision monoculaire par un ophtalmoscope direct ou en vision binoculaire par un système de loupes qui permet une observation en relief.
Il s'agit d'un examen de clinique courante qui est complété bien souvent par d'autres explorations, en particulier l'injection intraveineuse de fluorescéine (angiographie fluorescéinique) qui donne une indication précise sur la circulation rétinienne et choroïdienne.

rétinite, rétinopathie, fluorescéine, angiographie fluorescéinique

[P2]

Édit. 2018

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