Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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acontractilité vésicale l.f.

bladder acontractility

Absence de mise en action des fibres musculaires lisses de la vessie et donc de modification de la pression intra-vésicale au moment de la miction.
Les causes de l'acontractilité, source de dysurie, peuvent être neurologiques tel le choc spinal, psychogènes telle la rétention hystérique, ou musculaires (conséquence d'une vessie de lutte).

dysurie, hypocontractilité

[M3]

Édit. 2017

artère ombilico-vésicale de Farabeuf l.f.

L. Farabeuf, chirurgien et anatomiste français, membre de l'Académie de médecine (1841-1910)

artère ombilicale

artère vésicale antérieure l.f.

arteria vesicalis anterior (PNA)
anterior vesical artery
Branche de l’artère honteuse interne  née en arrière de l’orifice profond du canal obturateur, dans le plan frontal passant par l’urèthre membraneux.
Elle traverse les ligaments pubo-vésicaux et monte sur la face antérieure de la prostate et de la vessie chez l’homme, de l’urèthre et de la vessie chez la femme. Elle s’anastomose avec les artères vésicales supérieures et inférieure et avec un rameau de l’artère obturatrice.

Syn. anc.  artère prévésicale

artère vésicale inférieure l.f.

arteria vesicalis inferior (TA)

inferior vesical artery

Branche viscérale du tronc antérieur de l’artère iliaque interne.
Elle descend sur la face latérale de la vessie et se distribue à la paroi postéro-inférieure de la vessie. Elle donne quelques rameaux à la prostate et aux vésicules séminales chez l’homme, au vagin et à l’urèthre chez la  femme. Rarement autonome, elle naît le plus souvent par un tronc commun avec l’artère prostatique ou l’artère déférentielle chez l’homme, avec l’artère vaginale chez la femme. Inconstante, elle peut être remplacée par les autres artères vésicales avec lesquelles elle s’anastomose.

atonie vésicale l.f.

vesical languor

Relâchement total du détrusor ayant pour conséquence une pression intra-vésicale de base voisine de zéro même pour un volume de remplissage important.
La traduction clinique en est une rétention complète. Une vessie atone est hypercompliante. L'exemple extrême est celui de la vessie en phase de choc spinal.

hypotonie vésicale

bipartition vésicale l.f.

bisection of the bladder

Procédé de plastie vésicale par grande section médiane du dôme vésical destiné à obtenir une élévation de la paroi vésicale latérale permettant une anastomose urétérovésicale.
Cette technique est employée pour anastomoser un uretère trop court à la vessie, sans avoir recours à une plastie de remplacement.

urétéroplastie de remplacement

Édit. 2017

capacité vésicale l.f.

bladder capacity

Volume d'urine qui peut être contenu dans la cavité vésicale.
L'on distingue une capacité maximale liée à l'état physique de l'ensemble de la paroi vésicale, qui se mesure au mieux sous anesthésie locorégionale, et une capacité fonctionnelle, qui correspond au volume pour lequel se déclenche habituellement la miction.

[C2,M3]

cervicopexie vésicale l.f.

vesical cervicopexy

Syn. cervicocystopexie

[O3,O2]

cloison recto-vésicale l.f.

septum recto-vésical

[A1]

Édit. 2015

colonne vésicale l.f.

Au sein des lésions pariétales d'une vessie de lutte, zone épaissie, saillante de la musculature vésicale, visibles en radiologie et endoscopie.

vessie de lutte

[A1,M3]

colpopexie vésicale antérieure l.f.

anterior vesical colpopexy

Opération chirurgicale de l'incontinence urinaire d'effort qui replace le col vésical dans l'enceinte isomanométrique du pelvis et restaure ainsi les pressions de transmission entre la vessie et l'urètre.

[M3,O3]

colpopexie vésicale transvaginale l.f.

transvaginal vesical colpopexy

Opération chirurgicale de soutènement sous-uréthral dans l'incontinence urinaire d'effort.
Elle vise à restaurer la position du col de la vessie dans l'enceinte pelvienne, en complément du traitement par voie vaginale d'un prolapsus génital. Par voie mixte, abdominale et vaginale, les résultats sont plus durables, mais il y a risque de dysurie.

[M3,O3]

compliance vésicale l.f.

bladder compliance

Propriété du muscle vésical de se laisser tendre par l'accumulation d'urine sans opposer de résistance, et donc sans augmentation notable de la pression intravésicale.
Cette qualité est essentielle pour une bonne fonction mictionnelle, mais aussi pour la protection du haut appareil urinaire, car une pression vésicale supérieure à 40 cm d'eau s'oppose à l'éjaculation de l'uretère vers la vessie. Elle dépend des propriétés visco-élastiques de la vessie et à un moindre degré de la régulation du système nerveux sympathique.

cystomanométrie

[C2,M3]

contractilité vésicale l.f.

Mesure urodynamique de la contraction du détrusor.
Elle est appréciée dans les conditions physiologiques, au moment de la miction, par l'amplitude et la durée de l'augmentation de pression intravésicale, après soustraction de la pression liée à l'éventuelle poussée abdominale. Elle traduit la force de contraction du détrusor mais est aussi un reflet de la résistance uréthrale.

acontractilité, contraction (du détrusor), hypercontractilité

[C2,M3]

dénervation vésicale l.f.

bladder denervation

Terme rassemblant les techniques, chirurgicales ou non, visant à détruire l'innervation du muscle vésical.
Les méthodes, utilisées pour le traitement de certaines neurovessies, ont été nombreuses : conectomie, alcoolisation ou phénolisation sousarachnoïdiennes, radicotomies multiples sélectives ou hypersélectives, neurotomie des nerfs érecteurs, alcoolisation rétrotrigonale. Seules demeurent les alcoolisations des racines sacrées (S3) et la cystolyse. Plus la dénervation est proximale, plus elle est définitive mais moins elle est sélective.

désafférentation

distension vésicale l.f.

bladder distension

État d'étirement de la paroi vésicale ayant dépassé les limites physiologiques et ne permettant plus à celle-ci de revenir à son état initial lorsque cesse l'obstruction causale sous-jacente.
Elle diffère ainsi de la simple dilatation du fait de l'irréversibilité des lésions pariétales qu'elle comporte. Elle ne correspond pas au globe vésical, comme l'usage anglais courant pourrait le faire supposer. Elle doit être distinguée de la mégavessie.

distension urinaire

distension vésicale hydrostatique l.f.

bladder hydrostatic pressure

Technique visant à comprimer et à étirer la paroi vésicale afin de tarir un saignement diffus de la muqueuse par la mise transitoire en hyperpression hydraulique de sa cavité, ou de traiter une sclérose rétractile de la musculeuse.
Cette technique, d'indication rare, s'applique p. ex. aux hémorragies incoercibles des vessies irradiées ou consécutives à certaines chimiothérapies. Elle a été également proposée en adjuvant thérapeutique pour la cystite interstitielle avec perte de la capacité vésicale.

diverticulectomie vésicale l.f.

bladder diverticulectomy

Ablation chirurgicale des diverticules de vessie.
L'intervention peut être menée par voie intra ou extra-vésicale, ou mixte. Elle enlève le sac muqueux du diverticule et répare la paroi vésicale, ouverte au niveau du collet. Elle peut être difficile en cas d'infection chronique ou de tumeurs associées.

Étym. lat. diverticulum : chemin détourné

endométriose vésicale l.f.

vesical endometriosis

Localisation intravésicale d'îlots ectopiques tissulaires d'endomètre, se traduisant cliniquement par des hématuries rythmées par les cycles menstruels.
Ce symptôme n'est pas constant, et les douleurs pelviennes et vésicales peuvent prédominer. Le diagnostic est fait par cystoscopie et biopsies endoscopiques. Le traitement hormonal (progestatifs ou agonistes de la LHRH) est efficace ; une résection endoscopique complémentaire des lésions vésicales est parfois nécessaire.

endométriose,

[O3,M3,M2]

Édit. 2018

exstrophie vésicale l.f.

exstrophy of the bladder

Malformation due à un défaut de développement de la membrane cloacale et du mésoderme de la paroi abdominale, aboutissant à l'extériorisation, l'ouverture et l'étalement en surface de la vessie en une plaque qui occupe la région sous-ombilicale.
À ce niveau la paroi abdominale antérieure n'existe pas. La muqueuse vésicale est étalée en surface. Il n'y a pas de malformation du haut appareil associée et les orifices urétéraux sont normaux, donnant lieu à un écoulement urinaire permanent et incontrôlé. La région sphinctérienne est ouverte en avant et l'urèthre et la verge présentent un épispadias. Bourses et testicules sont normaux. Il existe une dysjonction symphysaire et souvent des hernies bilatérales.
Cette malformation rare (une sur 50 000 naissances) touche plutôt le garçon. La chirurgie reconstitue l'épispadias et le réservoir vésical, avec ou sans entéroplastie, beaucoup plus difficilement la fonction sphinctérienne.

Étym. gr. ex : hors ; strophê : renversement

épispadias

[Q2,M2,M3]

Édit. 2018  

face vésicale de l'utérus l.f.

facies anterior uteri, facies vesicalis uteri(TA)

anterior surface of uterus, vesical surface of uterus

utérus

[A1]

Édit. 2017

fibroscopie vésicale n.f.

bladder fibroscopy

Examen optique de la cavité vésicale à l'aide d'un endoscope souple.

Étym. lat. fibra : filament ; gr. skopein : examiner

Syn. cystoscopie

[B3,M2]

Édit. 2018 

formolisation vésicale l.f.

vesical formalin instillation

Introduction dans la cavité vésicale d'une solution de formol diluée afin de traiter certaines lésions muqueuses hémorragiques (p. ex. après chimiothérapie).

cystite postchimiothérapique, formol

[M2]

Édit. 2018

gaine vésicale 1.f.

bladder sheath

Tissu conjonctif enveloppant la vessie et participant à son maintien.
En forme de cône, son sommet se situe à l'ombilic et sa base au plancher pelvien. Elle est formée de deux feuillets qui s'écartent de haut en bas pour envelopper la vessie : le feuillet postérieur est accolé au péritoine et le feuillet antérieur correspond à l'aponévrose ombilicoprévésicale.

Syn. gaine allantoïdienne de Delbet

hyperactivité vésicale l.f.

overactive bladder (OAB)

Survenue clinique d’urgenturies avec ou sans incontinence urinaire, habituellement associées à une pollakiurie ou une nycturie.
Le syndrome associant les impériosités mictionnelles et la pollakiurie" (urgency-frequency syndrome) est évocateur d'une hyperactivité détrusorienne mise en évidence par un examen urodynamique, mais non spécifique car pouvant également être du à d'autres types de dysfonctionnement du bas appareil urinaire. Par ailleurs, le diagnostic d'hyperactivité vésicale suppose qu'il n'y ait pas d'infection urinaire ou de pathologie locale organique évidente (tumeur, ...) responsables d’une symptomatologie comparable.
Syn syndrome clinique d'hyperactivité vésicale

Sigle HAV

urgenturie

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