transport aérien des patients l.m.
transport of patients by aircraft
Du fait des variations rapides de l'altitude de la cabine au cours du vol et des règles imposées par la réglementation, le transport de patients par aéronef (avion, hélicoptère, etc.) est soumis à des règles de sécurité plus contraignantes que celles du transport au sol.
Les règlements de sécurité aérienne donnent au commandant de bord des droits étendus : il est maître du plan de vol et peut interdire l'embarquement d'un dispositif médical qui lui paraît menacer la sécurité aérienne (p. ex. les bouteilles d'O2 comprimé ne sont acceptées qu'avec l'accord du transporteur). Tout matériel doit être solidement attaché afin de ne pas risquer de provoquer de dégâts en cas d'atterrissage forcé ou de turbulences.
Les dispositifs médicaux utilisés à l'hôpital sont souvent inutilisables dans un aéronef (l'alimentation électrique est de 110V 400 Hz, les prises ont des normes différentes de celles au sol et certains dispositifs peuvent perturber le fonctionnement des installations électroniques de bord). Toutefois, les grands avions de ligne sont équipés de prises de 120 V 50Hz (comme les hôpitaux) qui sont mis à la disposition des passagers à l'usage des ordinateurs.
Les variations de pression à la montée et à la descente dictent des précautions spéciales pour les perfusions (aiguille d'altitude) et pour le réglage des respirateurs. La longue durée des trajets intercontinentaux impose une programmation stricte des soins, une évaluation précise des réserves nécessaires de gaz, perfusions et médicaments. En escale, il faut prévoir d’éventuelles dépenses acquittables en monnaie locale.
Trois types d'aéronefs sont utilisés : avion spécial, avion de ligne, avec aménagement spécial éventuellement et, surtout en premier secours, hélicoptère. Le ballon n'a jamais été utilisé pour le transport de patients, contrairement à ce qui a été dit (même lors du siège de Paris en 1870).
Un transport aérien ne s'improvise pas, sans interférer sur le plan de vol, le médecin doit rester en liaison étroite avec l'équipage. En outre, un transport international suppose un accord avec le pays récepteur ce qui impose une coordination médico-administrative (SAMU ou compagnie d'assistance) mettant en jeu des connaissances juridiques et des liaisons administratives et techniques que ne maîtrisent pas les administrateurs et les praticiens des établissements de soins. Dans les avions de ligne gros porteurs, on envisage l'aménagement d'une surface réservée aux soins des malades. Sinon, on aménage un espace similaire en séparant par des rideaux les sièges nécessaires pour établir un espace sanitaire.
Enfin, comme pour tous les transports de patients, une stricte coordination entre les médecins ayant en charge le malade, ceux qui le transportent et ceux qui vont le recevoir est indispensable, mais la barrière des langues peut compliquer les choses.
→ altitude (aiguille d'), SAMU, hélicoptère
[E,G1]
transport des patients l.m.
transport of patients
Conditions dans lesquelles le transport d'un patient doit être assuré sans mettre en péril inconsidéré les sauveteurs et, si possible, sans aggraver l'état du patient.
Avant tout transport il faut vérifier l'état de conscience du patient.
Il importe notamment d'éviter les variations brutales de position qui risquent, par déplacement de la masse sanguine, d'entraîner une inefficacité cardiaque chez un patient en collapsus. Pour éviter ce risque d'arrêt cardiaque, on ne doit pas transporter immédiatement un patient en situation circulatoire instable quand des soins immédiats sur place peuvent stabiliser la fonction circulatoire avant le transport (intérêt de la perfusion de substitut du plasma). Il faut éviter de mobiliser les fractures, particulièrement celle, éventuelle, d'une vertèbre cervicale qui peut blesser, voire couper la moelle épinière : le déplacement d'une vertèbre cervicale fracturée peut amener une tétraplégie avec un arrêt respiratoire mortel. De même en cas d'apnée il faut, avant le transport, désobstruer la bouche et faire une ventilation artificielle. Enfin avant tout transport il faut arrêter les hémorragies externes et immobiliser les fractures.
Les transports de patients doivent être faits avec des moyens adaptés à chaque situation particulière : pour les petites distances (moins de 200 km, brancard, ambulance ou hélicoptère, pour les grandes distances, avion. Il faut distinguer le transport primaire du lieu où se trouve le patient vers un centre de soins où il sera traité, du transport secondaire, si nécessaire, de ce dernier lieu vers un service hospitalier spécialisé.
Le transport primaire doit, si possible, être fait après l'avis du médecin traitant (mais sans perdre un temps précieux pour le prévenir et le faire venir), celui d'un médecin éventuellement sur place ou celui du SMUR. Ce contact médical initial permet au SAMU d'orienter rapidement le patient vers un service médical approprié, de fournir des éléments d'anamnèse qui faciliteront la prise en charge et d'obtenir l'accord, voire les conseils du service récepteur, afin qu'aucun retard n'intervienne au moment de l'admission. Il permet, s'il y a lieu, que certains soins urgents puissent être entrepris avant et pendant le transport (par ex. la fibrinolyse en cas d'infarctus du myocarde). Sauf si l'on ne peut faire autrement, contrairement à une ancienne règle, il ne faut pas conduire systématiquement un patient à l'hôpital le plus proche, car cet hôpital peut ne pas être à même de le prendre en charge rapidement ou de lui donner les soins spécialisés qui seraient indispensables. L'application de cette ancienne règle peut retarder considérablement les soins efficaces et, dans les cas graves, elle risque d'entraîner des complications et même de compromettre la vie de la victime.
Le choix du mode de transport doit se faire en tenant compte du temps de transport et des moyens nécessaires en personnel et matériel disponibles pour faire face à la situation tant géographique que médicale, la distance est un facteur secondaire. L'aspect économique du transport ne doit pas primer car, souvent mal évalué, il conduit à un mauvais choix pouvant retarder considérablement la prise en charge efficace. Or un mauvais choix entraine des frais médicaux considérables en examens coûteux, en durée d'hospitalisation et en traitement de séquelles qui auraient dues être évitées, sans compter une augmentation de la mortalité dans les cas les plus graves.
→ hémorragie, brancardage, transport des patients en hélicoptère, transport des patients en avion, transport des patients en ambulance, évacuation sanitaire, SMUR
transport des patients en ambulance l.m.
transport of patients in ambulance
Mode de transport qui, s'il est possible, s'impose pour des trajets allant d'une centaine de mètres à quelques dizaines de kilomètres, mais apporte un certain nombre de nuisances liées aux variations d'accélération (freinages et virages) et aux secousses subies par le véhicule, ces deux effets étant fonction de la vitesse.
C'est pourquoi la conduite d'une ambulance doit toujours être prudente : la priorité dont elles jouissent doit être utilisée pour une conduite régulière et non pour permettre une grande vitesse. De même le patient doit être placé la tête en avant dans le sens de la marche de façon à ce que lors du freinage le sang aille vers la tête et non vers les pieds, ce qui risquerait de désamorcer le cœur et de provoquer son arrêt en cas de collapsus cardiovasculaire ou d'état de choc. Une suspension amortie du brancard doit atténuer la fréquence des vibrations nocives. De même l'aménagement de la cabine et la disposition du matériel, du personnel et du patient doivent être protégés contre les accélérations et les secousses : le patient doit être sanglé sur son brancard et celui-ci doit être solidement bloqué pour éviter qu'il tombe en cas d'arrêt brusque.
Il y a trois sortes d'ambulances :
- Ambulances légères destinées au transport de malades ou de blessés légers ne nécessitant aucun soin pendant le trajet (de simples voitures utilitaires légères aménagées pour recevoir une couchette brancard), ces ambulances sont en général confortables et rapides.
- Ambulances de premiers secours (VSAB, véhicules de secours aux asphyxiés et blessés) peuvent recevoir deux, voire quatre brancards. Elles sont, en principe, en liaison radiotéléphonique avec leur service de rattachement et doivent posséder un équipement minimum pour des soins simples et pour la contention des patients. Ce sont en général des camionnettes utilitaires spécialement aménagées pour les services de secours (pompiers, militaires, etc.). Elles sont plus robustes, mieux équipées et mieux adaptées aux services assurant les premiers secours aux blessés mais elles sont moins confortables et moins rapides que les ambulances légères ; une norme définit les dimensions de la cabine, son équipement et les performances du véhicule.
- Ambulances médicalisées des SMUR. Elles amènent le médecin sur place : leur équipement permet des soins de réanimation déjà très évolués et même de donner l'anesthésie pendant le trajet. Elles doivent avoir une liaison radiotéléphonique avec leur hôpital de rattachement et, si possible, avec leur SAMU. Elles ont à peu près les même dimensions et les mêmes performances mécaniques que les VSAB mais ne comportent en général qu'un seul brancard pour laisser de la place au personnel qui donne les soins.
→ accélérations, transport des patients, vibrations, VSAB, transport des patients en hélicoptère, transport des patients en avion, évacuation sanitaire, SMUR
transport des patients en avion l.m.
Mode de transport qui présente un intérêt particulier pour les grandes distances
(> 200 km) car il est très rapide, très régulier (pratiquement pas d'accélérations nocives et très peu de secousses), offre en général une place très grande pour la surveillance et les soins de réanimation et il franchit sans difficulté mers et montagnes.
Mais il est plus dépendant des conditions météorologiques que le transport terrestre et ne peut se faire que d'un aérodrome à un autre, ce qui impose un relais par ambulance ou hélicoptère pour aller de l'hôpital à l'avion et inversement. Le transport par avion est donc peu justifié pour les courtes distances. En outre le patient est soumis à des variations d'altitude, qui interfèrent sur l'administration des soins (en croisière l'altitude cabine des avions de ligne est de 2 500 m).
Aspect technique : La première difficulté rencontrée est le brancardage à l'entrée et à l'intérieur de l'avion. Sauf les aéronefs de transport militaire, les avions civils ne sont en général pas aménagés pour ce mode de chargement : aussi est-il indispensable de reconnaitre le trajet à effectuer pour entrer et circuler dans l'avion avant d'y conduire le patient. Sa mise en place effectuée et la sangle bouclée, il reste à disposer et à fixer le matériel nécessaire à portée de la main de façon qu'il ne risque pas de se déplacer sous l'influence des inclinations de l'avion, des accélérations du décollage et de l'atterrissage ou d'une turbulence toujours possible.
Il y a peu de contrindication au transport aérien des patients en autonomie respiratoire, sauf pour les blessés de l'abdomen (risque de passage de matières fécales dans le péritoine lors de la montée, de même un malade porteur d'anus artificiel rencontre des difficultés à la montée, il doit éviter si possible l'avion) et pour les malades contagieux (virus des fièvres hémorragiques, etc.) qui risquent de contaminer les autres occupants de l'avion. Pourtant de nombreux patients voyagent seuls ou accompagnés par un proche dans un avion de ligne ou dans un autre moyen de transport en commun sans déclarer leur maladie et le risque de contagion existe (p. ex. cas d'un passager tuberculeux bacillifère ayant contaminé dans l'avion plusieurs passagers assis autour de lui). Quoi qu'il en soit un patient dyspnéique autonome peut voyager assis, quitte à emporter avec lui une bouteille d'O2 comprimé (les dispositifs actuels à O2 liquide sont dangereux en avion) pour compenser les effets de l'hypoxie d'altitude (en effet les bouteilles de secours dans l'avion ne doivent être utilisées que pour faire face aux urgences).
Des civières peuvent être installées dans les avions de ligne pour les patients couchés (p. ex. fractures du membre inférieur). A condition d'avoir obtenu l'installation d'une cabine sanitaire (des rideaux pour isoler le patient et le médecin), on peut transporter des patients nécessitant des soins intensifs (ventilation mécanique, perfusions, etc.) pour lesquelles des soins de réanimation doivent être assurés en vol.
Qu'il s'agisse d'avion de ligne ou d'avion ambulance, des précautions spéciales doivent être prises pour l'alimentation électrique des appareils, les bouteilles d'oxygène ou d'air comprimé doivent être acceptées par le transporteur et tout le matériel doit être solidement arrimé. Il faut savoir qu'un certain nombre d'appareils utilisés à l'hôpital ne conviennent pas en aéronautique (se renseigner auprès du médecin de la compagnie ou d'un médecin du SAMU compétent en médecine aéronautique).
Le transport des malades psychiatriques est possible mais il faut qu'ils soient accompagnés par un personnel compétent capable de les maitriser en cas de besoin.
Aspect réglementaire : Le commandant de bord a toute autorité pour refuser de transporter un patient ou un appareillage lui paraissant dangereux, il doit aussi suivre les instructions de sa compagnie. Des mesures particulières avec remplissage d'un formulaire normalisé sont prévues pour le transport des handicapés.
Syn. EVASAN
→ d'altitude (aiguille d'), altitude, aérien (transport) des patients, otite barotraumatique, transport des patients en hélicoptère, transport des patients en ambulance, transport des patients, évacuation sanitaire, SMUR
transport des patients en hélicoptère l.m.
transport of patients by helicopter
Moyen sans pareil pour le transport primaire des blessés en terrain difficile, mais il est soumis aux contraintes très particulières du vol à vue.
Sauf pour les appareils spécialement équipés, il ne doit pas voler de nuit ou dans le brouillard : le vol près d'obstacles tel qu'arbres, fils électriques, parois rocheuses, etc., a été la cause de nombreux accidents. De même le vol en période crépusculaire, qui rend la vision des obstacles difficile, est à éviter le plus possible.
→ transport des patients en avion, transport des patients en ambulance, transport des patients, évacuation sanitaire, SMUR
satisfaction des patients l.f.
patient’s satisfaction
Sentiment éprouvé, à la fin d’une consultation ou d’un traitement, par un malade qui estime que ses besoins sanitaires ont été satisfaits sur les plans physique et psychologique.
Cette satisfaction est l’un des buts de tout acte médical : elle est l’un des éléments qui caractérisent des soins de qualité. Elle ne mesure pas toujours la qualité technique des soins, mais apprécie davantage la qualité des contacts humains au cours de l’épisode des soins. Elle est un élément important de la réussite d’un traitement.
alvéologramme aérien l.m.
En radiologie pulmonaire, images de fines clartés de 1 à 5 mm de diamètre au sein d'opacités alvéolaires circonscrites ou diffuses.
Élément constitutif du syndrome de comblement alvéolaire, mieux visible en scanographie que sur le cliché standard, il traduit la présence de lobules pulmonaires encore aérés, donc clairs, au sein de territoires opaques.
[B2,K1]
Édit. 2020
bronchogramme aérien l.m.
air bronchogram
En radiologie pulmonaire, hyperclartés tubulées qui bifurquent vers la périphérie, visibles au sein d'un parenchyme pulmonaire opaque.
Elles répondent à des bronches aérées entourées d'alvéoles pleins de liquide. Ce bronchogramme, mieux visible en scanographie que sur le cliché standard, prouve le siège parenchymateux et alvéolaire de l'image, orientant plutôt vers une origine infectieuse que tumorale.
Édit. 2017
débit aérien phonatoire l.m.
aeric vocal flow
Mesure à l’aide d’un spiromètre du débit d’air passant entre les cordes vocales pendant l’émission d’une voyelle tenue.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
mycélium aérien l.m.
Ensemble des hyphes se développant en surface d’une colonie de micromycètes en culture et pouvant donner naissance à des organes de fructification.
liquide de transport de B. Michel l.m.
Michel's holding solution
Milieu liquide permettant la fixation et le transport de fragments tissulaires de petite taille destinés à la congélation, en vue de la mise en œuvre de techniques immuno-histologiques telles que : immunofluorescence directe pour l'étude de maladies bulleuses, étude des lymphomes et pseudo-lymphomes par la méthode des immuno-peroxydases.
B. Michel, dermatologiste américain (1972)
maladie du transport du cuivre l.f.
copper transport disease
Michel (liquide de transport de B.) l.m.
→ liquide de transport de Bens Michel
oxygène dans l'organisme (transport de l') l.m.
body oxygen transport
Modalités selon lesquelles l'oxygène (dioxygène) est amené aux cellules à partir de l'air.
Par la ventilation l'oxygène pénètre dans le corps humain par les voies aériennes et dans les poumons. Là, 0,15% seulement se dissolvent dans le sang, tout le reste se fixant sur les hématies, qui sont donc les transporteurs obligatoires. Dans les capillaires, le contact des hématies avec des milieux à faible pression partielle d'oxygène et des échanges avec le gaz carbonique font passer l'oxygène dans le liquide interstitiel. Il traverse les membranes cellulaires puis mitochondriales. Il entre ainsi dans les mitochondries riches en enzymes respiratoires et intervient dans des chaînes d'oxydoréduction libératrices d'énergie (p. ex. le cycle de Krebs).
Pour un sang normal le transport d’oxygène dépend de l'intensité de la ventilation alvéolaire, VA', et du débit cardiaque, Q'. Comme ces deux fonctions sont en série, il existe un optimum pour un rapport VA'/Q'=0,8 dans les conditions normales et si le sang est normal. Si VA'/Q' =1 il faut 20 mL de sang ou d'air pour transporter 1 mL d’oxygène. Si VA'/Q'=2 il faut 40 mL d'air et 20 ml de sang pour transporter 1 mL d’oxygène et si le rapport vaut 0,1 il faut au contraire 10 mL d'air et 100 mL de sang pour 1 mL d’oxygène. Si la concentration en hémoglobine est plus forte le débit sanguin doit être réduit en conséquence ; de même, la concentration de l'air en O2 étant réduite, la ventilation doit être augmentée mais l'optimum du rapport VA'/Q'reste voisin de 1. Dans les conditions hyperbares, la dissolution de l'oxygène augmente proportionnellement à la PAO2, ce qui favorise un peu le transport d’oxygène.
Dans les conditions de pression normales, un gramme d'hémoglobine fixe 1,38 mL d’oxygène, soit 20 mL d’oxygène sur 100 mL de sang chez le sujet sain pour saturer en O2 le sang alvéolaire, soit 200 mL d’oxygène par L de sang. La consommation d’oxygène normale au repos du sujet normal étant de 300 mL/min la circulation doit fournir 1,5 L/min de sang saturé en O2. Mais la saturation du sang veineux mêlé est de l'ordre de 65%, les tissus n'utilisent donc qu'environ 1/3 de l’oxygène fourni par le sang : il faut donc un débit cardiaque trois fois plus grand, soit 1,5 x 3 = 4,5 L /min.
L'insuffisance du transport de l’oxygène aboutit à une hypoxie tissulaire qui peut être locale par trouble vasculaire (ischémie) ou générale. Les trois principaux facteurs qui règlent le transport de l’oxygène sont la ventilation alvéolaire, le débit cardiaque et l'hématocrite, une incapacité de l'un d'eux peut être compensée dans une certaine mesure par les autres. Les signes d'insuffisance apparaissent d'abord en période de charge de la fonction respiratoire, particulièrement lors d'exercices physiques. Ces signes peuvent être liés à une compensation (p. ex. polypnée, hypertension artérielle, polycythémie).
→ hémoglobine, respiration, ventilation/perfusion (rapport), oxyphorique, Krebs (cycle de)
Édit. 2017
oxygène (transport industriel) l.m.
industrial transport of oxygen
Le transport de l'oxygène peut se faire sous forme gazeuse, liquide, ou en combinaison chimique.
Étant donné la faible densité de l’oxygène gazeux à la pression atmosphérique, le vieux procédé de ballons d’oxygène est abandonné.L’oxygène comprimé (à 150 ou 200 bars) est utilisé pour le transport sous forme gazeuse. Il ne faut jamais transporter de bouteilles vides mais y laisser toujours une petite pression pour éviter que l'air extérieur pénètre dedans, car il apporterait de la vapeur d'eau qui se condenserait, humidifierait l’oxygène (risque de détérioration des détendeurs et de corrosion de la bouteille). L'inconvénient de ce mode de transport est le poids considérable des bouteilles, surtout les petites, par rapport à la quantité d’oxygène transportée.L’oxygène liquide est 4 fois plus avantageux que celui comprimé à 200 bars (un litre d’oxygène liquide dégage 800 litres d’oxygène gazeux dans les conditions ambiantes au niveau de la mer). Les réservoirs, constitués comme les vases de Dewar, sont légers et se prêtent bien au transport pour approvisionner les hôpitaux. Des petits dispositifs portables basés sur le même principe sont utilisées par les insuffisants respiratoires lors de leurs déplacements. Ces petites bouteilles «thermos» sont remplies à partir de gros récipients d’oxygène liquide. Le stockage de ces bouteilles et des gros récipients doit être fait dans un endroit aéré, car l'évaporation n'est jamais nulle même avec un très bon isolement thermique.Sous forme solide, on utilise des composés chimiques riches en O2 qui libèrent le gaz sous l'influence de la chaleur vers 300 à 400°C : les peroxydes alcalins, Na2O2, K2O2, sont hygroscopiques et produisent de l'eau oxygénée, ceux des métaux divalents sont plus stables mais ils sont peu réactifs, les superoxydes, LiO2, NaO2, etc., réagissent avec l'eau pour donner de l’oxygène et de l'eau oxygénée, les ozonides de métaux alcalins, type NaO3, réagissent vigoureusement avec l'eau. Tous ces produits sont instables, hygroscopiques et explosifs, donc difficiles à transporter et à stocker. On leur préfère des préparations à base de chlorates, par ex. NaClO3 → NaCl + 3/2 O2, mais il peut survenir une production de chlore (2NaClO3 → Na2O + Cl2 + 5/2 O2) qu'on neutralise avec du dioxyde de baryum (Cl2 + BaO2 → BaCl2 + O2). Le mélange à base de chlorate est comprimé en chandelles compactes, faciles à transporter. La réaction s'amorce avec un percuteur. Elle est très exothermique (température de la paroi 250°C) et se propage de proche en proche dans la chandelle. Un dispositif protecteur sur l'emballage est nécessaire pour éviter les brûlures. Fournissant un gaz à 99,65% d’oxygène, de telles chandelles sont utilisées pour les premiers secours. Comme le mélange est explosif à la percussion, des précautions antichoc spéciales doivent être prises lors du transport : dans leurs étuis protecteurs les chandelles doivent être solidement arrimées et leurs percuteurs verrouillés. Sans de telles précautions, des explosions en cours de transport ont eu lieu : notamment un avion a été perdu à la suite de l'explosion en soute de telles chandelles mal arrimées.
Édit. 2017
protéine cellulaire de transport du rétinol I l.m.
retinol-binding protein I, cellular
Protéine de transport du rétinol, du site de stockage hépatique aux tissus périphériques.
C'est aussi le transporteur intracellulaire des déplacements du rétinol.
Le gène de la RBP1 est localisé en 3q21-22 (MIM 180260) et elle peut être considérée comme une protéine candidate aux dystrophies rétiniennes.
V. Colantuoni, biochimiste italien (1985 et 1986)
protéine cellulaire de transport du rétinol II l.m.
retinol-binding protein II, cellular
Protéine présente dans l'intestin grêle, qui participe à l'absorption et au métabolisme intracellulaire de la vitamine A.
Son gène est localisé en 3p11-qter, et elle peut être considérée comme une protéine candidate aux dystrophies rétiniennes (MIM 180280). Affection à hérédité indéterminée (MIM 180280).
Laurie A. Demmer, biochimiste américaine (1987)
protéine interstitielle de transport du rétinol l.m.
retinol-binding protein, interstitial
Glycoprotéine présente dans la matrice de la rétine entre l'épithélium pigmenté et les photorécepteurs et qui joue un rôle important dans le processus visuel.
Son locus est situé en 10p11.2-q11.2 (MIM 180290). Elle peut être considérée comme une protéine candidate aux dystrophies rétiniennes.
G. I. Liou, ophtalmologiste américain (1987 et 1989)
Syn. protéine interphotoréceptrice liée aux rétinoïdes
protéine plasmatique de transport du rétinol (déficit en) l.m.
retinol-binding proteine, plasma (deficiency)
Protéine de transport du rétinol (vitamine A) dont la séquence complète a été découverte par L. Rask, biochimiste suédois (1987) et localisée par M. Rocchi, généticien italien (1989), en 10q23-24.
Le déficit en RBP4, est autosomique dominante, il a donné dans une famille, lors d'une infection par la rougeole, une kératomalacie probablement par défaut d'absorption de vitamine A. Dans une autre famille, il s’est exprimé par une coloration orange des mains et du visage avec caroténémie et diminution du taux de vitamine A dans le sérum (MIM 180250).
T. Matsuo, ophtalmologiste japonais (1987)
stupéfiant (transport in corpore de) l.m.
in corpore transport of illicit drugs
Mode de transport utilisé par un transporteur de drogue illicite pour cacher des sachets ou des capsules de ces substances (morphine, cocaïne, etc.) dans son rectum, en général (parfois des capsules étanches sont avalées).
La drogue est expulsée ultérieurement lors de la défécation.
Chez les suspects appréhendés par la police, les conteneurs peuvent être retrouvés dans les selles après une purge. Le toucher rectal ou la radiographie permettent aussi de confirmer le diagnostic. Ce mode de transport de drogues très toxiques n'est pas sans risque : la rupture d'un conteneur (parfois au cours d'un toucher rectal de contrôle) dans le corps du porteur peut provoquer sa mort.
Étym. lat. in corpore : dans le corps
→ stupéfiant, stupéfiants (trafic et usage de)
transport aqueux transmembranaire l.m.
transport of hydrophilic molecules through the cellular membrane
La couche lipidique des membranes cellulaires ne permet pas le passage de l'eau et des molécules hydrophiles dissoutes, ce passage se fait à travers des pores protéiniques qui traversent la membrane et ont accès aux milieux aqueux de chaque côté.
Capables de reconnaitre une molécule et de la transporter grâce à un site de reconnaissance semblable à ceux des enzymes ou à celui de liaison des récepteurs, ces protéines jouent un rôle essentiel dans les échanges de substance, l'eau et les ions surtout, entre les deux milieux que sépare la membrane. Ces échanges règlent notamment le volume de la cellule.
Lorsque la molécule ou l'ion transporté va du milieu où il est le plus concentré vers celui où il l'est moins on parle de diffusion facilitée. Celle-ci peut se faire à travers un canal ionique, pore à travers la membrane ou grâce à un transporteur mobile dans lequel la molécule transportée est fixée sur son site spécifique (cas du glucose) : c'est la diffusion facilitée.
→ membrane cellulaire, œdème, œdème cérébral
[Mais un transport actif en sens inverse est possible : en fournissant de l'énergie par une molécule d'ATP,le passage d'un milieu moins concentré vers celui plus concentré peut se faire. Ce transport actif est réalisé grâce à un couplage entre l'hydrolyse]
transport axonal l.m.
axonal flux
Transport bidirectionnel de molécules et d’organites cellulaires entre le corps cellulaire des neurones et les terminaisons nerveuses, dendrites et axones. L’intégrité du flux axoplasmique est capitale pour la physiologie axonale
Le transport antérograde ou orthograde, qui va du corps cellulaire à la synapse, assure la régénération et la croissance axonales. Le transport rétrograde qui permet le retour de certains constituants vers le corps cellulaire, constitue une porte d’entrée majeure des virus neurotropes.
Ce transport axonal peut être bloqué avec accumulation du matériel véhiculé dans l’axone. Deux types de dégénérescence wallérienne et rétrograde peuvent se produire.
Syn. transport axonoplasmique, flux axonal
transport biologique actif l.m.
active biological transport
Processus de pénétration cellulaire impliquant la formation d'un complexe transitoire entre la molécule qui va pénétrer et une molécule qui lui sert de transporteur.
transport biologique passif l.m.
passive biological transport
Processus de pénétration cellulaire d'une substance par diffusion passive, dont la vitesse dépend de sa liposolubilité et de la différence de concentration entre le milieu extracellulaire et le milieu intracellulaire.
transport du cuivre (maladie du) l.f.
copper transport disease
J. H. Menkes, pédiatre américain (1962)