morsure de vipère l.f.
viper bite
Étym. lat. vipera : vipère
signe de Vipond l.m.
Vipond’signe
A.E. Vipond, pédiatre canadien (1866-1940)
Verner et Morrison (syndrome de) l.m.
Verner-Morrisson syndrome, watery diarrhea hypokaliema achlorhydria syndrome (WDHA)
Diarrhée aqueuse, profuse entraînant une déshydratation associée à une hypokaliémie et à une achlorhydrie gastrique secondaire à une tumeur endocrine sécrétant le vasoactive intestinal peptide (VIP).
La tumeur responsable est le plus souvent maligne, localisée dans les cellules non β des ilôts de Langerhans pancréatiques. C’est rarement un phéochromocytome. La sécrétion de VIP peut être associée à d’autres substances : somatostatine, peptide inhibiteur gastrique (GIP) et prostaglandines.
J. V. Verner, médecin interniste et A. B. Morrison, anatomopathologiste américains (1958)
Syn. VIPome
→ vasoactive intestinal peptide, vipome, phéochromocytome, somatostatine, peptide inhibiteur gastrique, prostaglandine, Zollinger-Ellison (syndrome de)
[L1, O4]
Édit. 2019
VIP sigle angl. m. pour Vasoactive Intestinal Peptide
polypeptide intestinal à activité vasomotrice.
Sécrété par des terminaisons nerveuses dans tout le tube digestif mais aussi dans les bronches, dans les glandes salivaires et dans la thyroïde, le VIP stimule de nombreuses sécrétions, en provoquant une vasodilatation.
Le VIP peut être dosé dans le plasma par technique radio-immunologique. Un taux élevé est trouvé principalement dans les tumeurs neuroendocrines du pancréas, entrainant un syndrome de Verner-Morrison caractérisé par une diarrhée aqueuse persistante et une hypokaliémie.
J. V. Verner, médecin interniste et A. B. Morrison, anatomopathologiste américains (1958)
→ Verner et Morrisson (syndrome de), vasodilatation
vipère (morsure de) l.f..
viper bite
Serpent à tête triangulaire large et aplatie en arrière, à pupille verticale qui, en France, vit dans les terrains broussailleux ensoleillés et possède deux dents reliées à une glande à venin (crochets).
Un quart d'heure après la morsure apparaît un œdème dur, douloureux où les traces des deux crochets sont visibles (deux points distants de 6 à 8 mm) et laissent sourdre une sérosité sanglante. Après six heures, l'œdème s'étend à tout le membre et on observe des plaques cyanotiques et ischémiques. Après douze heures, apparaissent des taches livides, des phlyctènes puis des escarres, qui peuvent se surinfecter, des hémorragies secondaires et un état de choc. Il existe des formes atténuées si la quantité de venin inoculée a été faible : elles se limitent à un œdème local. L'inoculation du venin dans une artère ou une grosse veine entraîne une tachycardie avec un collapsus brutal provoquant la mort en quelques minutes. Le sérum antivenimeux spécifique est le seul traitement efficace.
Les Viperidae (reptiles ophidiens solénoglyphes) ont plusieurs représentants en France : V. aspis (aspic) et ses différentes sous-espèces (V. a. aspis, V. a. atra, V. a. zinnikeri), V. berus, V. ursinii.
Dans d'autres régions, notamment tropicales, d'autres espèces de cette famille sont particulièrement redoutables, comme les Cerastes, les Bitis, les Echis, les Causus.
Étym. lat. vipera : vipère
→ envenimation, serpent (morsure de), venin
VIPome n.m.
Tumeur endocrine du pancréas secrétant de façon inappropriée le vasoactive intestinal peptide (VIP) qui stimule l'adénylate-cyclase de l'entérocyte, et induit une diarrhée profuse avec perte d'eau et d'électrolytes au niveau de l'intestin grêle.
Il s’agit le plus souvent d’un syndrome de Verner-Morrisson mais une sécrétion accrue de VIP peut être en relation avec un phéochromocytome, un ganglionneurome, un neuroblastome, un cancer bronchique et un cancer médullaire de la thyroïde. La thérapeutique curative passe par le repérage de la tumeur et son exérèse chirurgicale, sinon ce sont des essais de chimiothérapie ou de radiothérapie qui sont proposés.
→ VIP, Verner et Morrisson (syndrome de), phéochromocytome, ganglionneurome, neuroblastome, cancer bronchique, cancer médullaire de la thyroïde
Vipond (signe de) l.m.
Vipond’signe
Apparition d’adénopathies qui précède une rougeole, une rubéole, une varicelle ou des oreillons.
A.E. Vipond, pédiatre canadien (1866-1940)
→ rougeole, rubéole, varicelle, oreillons
fascia clavi-pectoral l.m.
fascia clavipectoralis (TA)
clavipectoral fascia
Fascia tendu du muscle subclavier au muscle petit pectoral.
Syn. anc. fascia coraco-claviculaire
[A1]
Édit. 2018
fascia clavi-pectoro-axillaire l.m.
Fascia qui s’étend de la clavicule à la base de l’aisselle en engainant successivement le muscle subclavier et le muscle petit pectoral.
Il est donc constitué de haut en bas par les deux feuillets du fascia du muscle subclavier, par le fascia clavi-pectoral, par les deux feuillets du fascia du muscle petit pectoral et par le ligament suspenseur de l’aisselle.
Syn. anc. aponévrose clavi-coraco-axillaire
[A1]
Édit. 2018
fossette de Mohrenheim l.f.
J. von Mohrenheim, baron, chirurgien autrichien (1749-1799)
Syn. triangle clavi-pectoral
[A1]
Édit. 2018
fossette sous claviculaire l.f.
Syn. triangle clavi-pectoral
[A1]
Édit. 2018
ganglions pelviens l.m.p.
ganglia pelvica (TA)
pelvic ganglia
Eléments ganglionnés de la portion pelvienne de la partie parasympathique du système nerveux autonome.
Ces ganglions nerveux préviscéraux constituent parfois une masse unique mais sont le plus souvent disséminés dans les mailles d’une lame nerveuse plexiforme quadrangulaire qui occupe la lame sacro-recto-génitale. Ils reçoivent les nerfs splanchniques pelviens et les nerfs érecteurs et se distribuent aux viscères du pelvis et du périnée (vessie, rectum, prostate, vésicule séminale, utérus, vagin, organes érectiles).
Syn. anc. ganglion pelvien ; ganglia pelvina (PNA) ; ganglion hypogastrique ; ganglion de Frankenhäuser ; ganglion de Lee ; plexus ganglionné pelvi-périnéal
nerfs splanchniques pelvi-périnéaux l.m.p.
nerfs splanchniques sacrés l.m.p.
nervi splanchnici sacrales (TA)
sacral splanchnic nerves
Grêles filets nerveux qui naissent des quatre ganglions du tronc sympathique sacré et, parfois, du dernier ganglion lombaire et du ganglion impair (cordon sympathique terminal).
Ils se rendent aux nerfs splanchniques pelviens et au plexus hypogastrique inférieur. Ce type métamérique complet des nerfs splanchniques sacrés n’est pas constant. Il n’existe souvent qu’un contingent inférieur né des troisième et quatrième ganglions sacrés et qui se rend uniquement au plexus hypogastrique inférieur.
Syn. anc. nerfs splanchniques pelvi-périnéaux.
oviparité n.f.
oviparity
Mode de reproduction caractérisé par la ponte d'œufs par la femelle.
Chez les organismes ovipares, le développement embryonnaire a lieu en dehors du corps de la femelle grâce à une réserve nutritive contenue dans l’œuf. Ce mode de reproduction concerne par exemple les oiseaux, des poissons, des batraciens et des reptiles. Ce développement s'oppose à la viviparité, qui implique un développement totalement intra-utérin ce qui conduit la femelle à produire directement des fœtus.
→ viviparité, vitellus, ovoviviparité
Édit. 2017
ovipare adj.
oviparous
Se dit d’une espèce animale dont les femelles émettent des œufs.
Édit. 2017
oviparité n.f.
oviparity
Développement embryonnaire en dehors du corps de la mère grâce à une réserve nutritive contenue dans l’œuf.
Ce mode de reproduction concerne les oiseaux, les crustacés, la plupart des insectes, des poissons, des batraciens et des reptiles. Ce développement s'oppose à la viviparité, qui implique un développement totalement intra-utérin permettant une autonomie à la naissance.
Édit. 2017
ovovivipare adj.
ovoviviparous
Se dit d'une espèce se reproduisant par ovoviviparité.
Édit. 2017
ovoviviparité n.f.
ovoviviparity
Mode de reproduction caractérisé par la formation d'un œuf qui se trouve retenu dans l'appareil génital de la femelle.
Il s'agit d'une forme primitive de viviparité. La rétention de l'œuf entraîne son incubation dans l'oviducte.
Édit. 2017
pelvipéritonite n.f.
pelviperitonitis
Inflammation du péritoine de la cavité pelvienne, la plupart du temps secondaire à une infection des organes génitaux internes de la femme.
pelvipéritonite du postabortum l.f.
post-abortion pelviperitonitis
Complication infectieuse la plus commune des avortements provoqués, débutant quelques jours après l'avortement.
Elle se traduit par une fièvre élevée, une accélération du pouls, associée à des signes discrets d'irritation péritonéale (nausées, vomissements, arrêt du transit intestinal) avec douleurs hypogastriques plus ou moins vives. Les signes d'examen sont localisés à la partie basse de l'abdomen avec douleur provoquée et défense pariétale de siège sousombilical à maximum hypogastrique. Le toucher vaginal objective un utérus bloqué, douloureux à toute tentative de mobilisation. Les culs-de-sac latéraux et le Douglas sont le siège d'un empâtement diffus et douloureux. L’examen de sang montre une hyperleucocytose avec polynucléose. L'évolution traitée peut se faire vers la résolution et la guérison avec séquelles à type d'algies ou stérilité. Des complications peuvent survenir : salpingite, abcès du Douglas, phlegmon du ligament large, péritonite généralisée.
pelvipéritonite puerpérale l.f.
puerperal pelviperitonitis
Inflammation catarrhale ou suppurée du péritoine pelvien, survenant dans la période des suites de couches, devenue rare depuis l'utilisation thérapeutique des antibiotiques.
Elle débute vers la fin de la première semaine du postpartum et succède à une endométrite puerpérale discrète ou mal maîtrisée par l'antibiothérapie. La progression peut se faire de proche en proche (panmétrite) ou par le relais d'une atteinte ganglionnaire et lymphatique pouvant être séparée de la grande cavité péritonéale par un couvercle protecteur formé par des fausses membranes, unissant rectum, vessie, sigmoïde, cæcum (diaphragme pelvien de Bernutz). Elle peut évoluer en l'absence de traitement vers l'abcès du Douglas, entraînant parfois une fistulisation dans un organe de voisinage, l'enkystement ou la rupture secondaire en péritoine libre.
G. Bernutz, gynécologue français, membre de l’Académie de médecine (1860)
phlegmon pelvipariétal de Trillat l.m.
Trillat's pelvic abcess
Atteinte inflammatoire ganglionnaire pouvant atteindre le ganglion de Leveuf et Godard, les ganglions iliaques externes ou hypogastriques.
Il associe : fièvre modérée, douleurs lombaires ou crurales et une tuméfaction dure, plaquée contre la paroi latérale du pelvis.
P. Trillat, gynécologue obstétricien français, membre de l'Académie de médecine (1879-1970)
Syn. abcès de Trillat
plâtre pelvi-pédieux l.m.
pelvis to foot cast
Appareil d’immobilisation du membre inférieur appliqué depuis la ceinture pelvienne jusqu’au pied.
Il permet l’immobilisation de la hanche et du fémur ; la prise du pied est destinée à éviter la rotation du membre sur son axe. Le plâtre peut être remplacé par tout autre matériel permettant une adaptation et un modelage exactes.
plexus cervical l.m.
plexus cervicalis (TA)
cervical plexus, cerviplex
Structure formée par les branches antérieures des quatre premiers nerfs cervicaux, en relation directe avec la branche externe du spinal, qui est située entre le sternocleïdomastoïdien et la colonne cervicale.
Le plexus cervical commande la motricité des muscles angulaire, rhomboïde, des muscles paravertébraux et participe à l'innervation du sternocléïdomastoïdien, du trapèze et des scalènes. La branche la plus importante est représentée par le nerf phrénique. Le territoire sensitif correspond à celui de C4 et C3.