Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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glande sudoripare l.f.

glandula sudorifera (TA)

sweat gland

Glande en tube située dans les couches superficielles de l’hypoderme ou dans la profondeur du chorion dermique, indépendante des poils et qui sécrète la sueur.
Cette glande se compose d’un segment sécréteur glomérulaire (le corps de la glande sudoripare) constitué par un tube de calibre régulier, pelotonné sur lui-même et d’un conduit excréteur (le conduit sudoripare) qui traverse le derme et l’épiderme pour déboucher à la surface de la peau. On distingue deux types de glande sudoripare : la glande eccrine, à sécrétion mérocrine, petite, se trouvant sur presque toute la surface cutanée et s’ouvrant par un pore directement à la surface de la peau ; la glande apocrine, plus volumineuse, s’ouvrant soit dans le follicule pileux, soit à l’orifice pilo-sébacé. On ne trouve ce type de glande que dans certaines régions (aisselles, mamelons, pubis, grandes lèvres, ombilic).

glande mammaire l.f.

glandula mammaria (TA)

mammary gland

Chacun des deux organes de la sécrétion lactée qui constituent la portion fonctionnelle des seins.
La glande mammaire a un prolongement axillaire supéro-latéral, le processus axillaire. Elle  est constituée d’une vingtaine de glandes indépendantes appelées lobes de la glande mammaire. Chaque lobe représente une glande en grappe qui se divise en lobules de la glande mammaire et en acini. Les conduits lactophores, au nombre de un par lobe, reçoivent les conduits provenant des lobules et s’ouvrent au niveau du mamelon par les pores lactophores. C’est une glande apocrine. Les lymphatiques de la glande mammaire sont collectés vers les nœuds lymphatiques axillaires, les nœuds lymphatiques thoraciques internes et les nœuds lymphatique supra-claviculaires.

cortex de la glande supra-rénale l.m.

cortex glandulae suprarenalis (TA)

cortex of suprarenal gland, cortex of adrenal gland

Partie périphérique du parenchyme de la glande supra-rénale, de couleur jaunâtre et de consistance ferme.
Chez l’embryon, l’ébauche corticale nait de l’épithélium du cœlome au voisinage de la glande génitale. Chez l’adulte, on distingue dans le cortex de la glande supra-rénale, de la surface à la profondeur, trois couches successives : la zone glomérulaire, la zone fasciculée et la zone réticulée ou spongieuse. Le cortex de la glande supra-rénale est une glande endocrine dont les nombreuses hormones tiennent sous leur dépendance la plupart des grands métabolismes de l’organisme, en particulier celui de l’eau et des électrolytes.

Syn. anc. corticosurrénale

[A1]

Édit. 2015

glande thyroïde l.f.

glandula thyroidea (TA)

thyroid gland

Glande endocrine, impaire et médiane, située à la partie antérieure et inférieure du cou, en avant des premiers anneaux de la trachée et des parties latérales du larynx.
Elle est constituée de deux parties latérales volumineuses, les lobes, réunis sur la ligne médiane par une lame aplatie de tissu thyroïdien, l’isthme, dont le bord supérieur envoie à gauche de la ligne médiane un prolongement ascendant, le lobe pyramidal.
La glande thyroïde se développe aux dépends d’une invagination épithéliale entodermique du plancher du pharynx située entre la pars copularis de la langue et le tuberculum impar. Cette ébauche thyroïdienne reste longtemps unie au pharynx par le tractus thyréo-glosse fixé chez l’adulte au sommet du V lingual. Cette ébauche médiane principale entre en rapport avec le corps ultimo-branchial, ébauche latérale du corps thyroïde qui, s’il n’entre pas dans la constitution de la glande, semble activer la croissance de l’ébauche médiane.
La glande thyroïde normale est formée de vésicules bordées d’une unique rangée de cellules cubiques qui limite la lumière vésiculaire contenant une substance anhiste, la colloïde. Certaines vésicules sont gorgées de colloïde, d’autres ont une lumière quasi virtuelle et peuvent même former des îlots cellulaires pleins. Entre les vésicules existe un tissu conjonctif de soutien.
Par l’hormone qu’elle sécrète, la glande thyroïde exerce une action activatrice sur la croissance et sur le métabolisme et, par voie de conséquence, sur l’équilibre thermique, sur les téguments et les phanères, et sur le système nerveux.

Étym. gr. thyroeides : en forme de porte (cette orthographe est due à une faute de copiste dans Oribase, à la place de thyreoeides : en forme de bouclier, étym. retenue par Galien. Littré a vainement essayé de rectifier le mot français en thyréoïd

Syn. anc. corps thyroïde.

glandes endocrines l.f.p.

glandulae endocrinae (TA)

endocrine glands

Glandes dont le produit de sécrétion se déverse directement dans la circulation sanguine.
Ce sont la glande pituitaire, la glande pinéale, la glande thyroïdienne, la glande parathyroïdienne, la glande suprarénale et les ilots pancréatiques (de  Langerhans).

Syn. anc. glandes à sécrétion interne

poche branchiale l.f.

branchial pouch
Chacune des dépressions de l’appareil branchial qui séparent les arcs branchiaux sur les faces ectoblastique et entoblastique des régions latérales céphalocervicales de l’embryon.
On peut individualiser quatre poches ectoblastiques et cinq poches entoblastiques.
Les premières poches ectoblastique et entoblastique se développent en convergeant l’une vers l’autre entre le 1er et le 2ème arc branchial. La 1ère poche ectoblastique donne naissance au conduit auditif externe et au feuillet ectodermique du tympan. La 1ère poche entoblastique forme la couche endothéliale de la membrane tympanique. La partie distale profonde de la 1ère poche s’élargit pour former la cavité tympanique primitive (future oreille moyenne) qui s’ouvre par sa partie proximale restée étroite dans la cavité pharyngienne, constituant le canal pharyngotympanique.
Les 2ème, 3ème et 4ème poches ectoblastiques sont fermées et progressivement enfouies par prolifération du 2ème arc branchial qui les recouvre et normalement fusionne avec la crête épicardique à la limite caudale du cou. Elles forment en profondeur une cavité ectoblastique, le sinus cervical, qui normalement disparaît complètement. Les anomalies de développement à ce niveau sont responsables de malformations : fistule branchiale, kyste latéral du cou.
Les 2ème, 3ème, 4ème et même 5ème poches entobranchiales endopharyngées sont à l’origine d’organes bien individualisés. La 2ème poche devient la loge tonsillaire dans laquelle prolifère la tonsille palatine. La 3ème poche donne, par son récessus dorsal, la glande parotide inférieure et, par son récessus ventral, le thymus qui, en migrant en direction caudale et médiale, entraîne la parotide inférieure qu’il abandonne à la face dorsale du pôle inférieur du lobe latéral de la glande thyroïde. La 4ème poche donne la glande parathyroïde supérieure qui migre à la face dorsale du lobe latéral de la glande thyroïde. La 5ème poche, diverticule caudal de la 4ème, donne le corps ultimobranchial qui s’incorpore dans le lobe latéral de la glande thyroïde.

appareil branchial, arc branchial, fistule branchiale, sinus cervical, kyste cervical latéral, corps ultimobranchial.

blépharo-conjonctivite de l'acné rosacée l.f.

blepharoconjunctivitis of rosacea acne

Blépharo-conjonctivite qui peut précéder, suivre, ou survenir dans le même temps que l'atteinte cutanée.
L'atteinte est chronique et de sévérité variable. Il peut exister des télangiectasies et un épaississement du bord palpébral, une obstruction des glandes de Meibonius. De fréquents orgelets se développent, se transformant souvent en chalazions chroniques. L’hyperémie de la conjonctive bulbaire est fréquente, associée souvent à des sécrétions traduisant une infection bactérienne secondaire. Une kératopathie n’est pas rare.
Le diagnostic est essentiellement clinique, permis par les  lésions cutanées caractéristiques.

blépharo-conjonctivite, acné rosacée, télangiectasie, Meibonius (glande de), orgelet, chalazion, kératopathie

Édit. 2017

glande n.f.

gland

Ensemble de cellules épithéliales spécialisées, généralement groupées en un organe, à la fois exo- et endocrines, dont la fonction est de produire une sécrétion qui est soit excrétée (glande exocrine ou glande à sécrétion externe) soit déversée dans le sang circulant (glande endocrine  ou glande à sécrétion interne), certaines pouvant avoir une double fonction car étant à la fois exo- et endocrines. 

Étym. lat. glans, glandula : glande

glande parotide l.f.

glandula parotidea (TA)

parotid gland

La plus volumineuse des glandes salivaires (poids moyen 25 g.), située dans la loge parotidienne, en arrière de la branche mandibulaire, au-dessous du méat acoustique externe et en avant du processus mastoïde, du processus styloïde de l’os temporal, des muscles du rideau stylien et du muscle digastrique.
La glande parotide est divisée en deux parties, une partie superficielle et une partie profonde, par un plan fibro-celluleux occupé par le nerf facial et ses branches terminales, la veine jugulaire externe et la veine rétro-mandibulaire. L’artère carotide externe s’enfonce dans la partie profonde de la glande. Le conduit parotidien émerge du bord antérieur de la glande, traverse les régions massétérine et génienne, et s’ouvre dans la bouche par un orifice oblique situé en regard du collet de la première ou de la deuxième molaire supérieure. Très souvent il existe, le long du conduit parotidien, un prolongement de la glande (prolongement massétérin), parfois isolé de la masse principale et formant une parotide accessoire.

amphicrine adj.

Caractérise une glande qui possède à la fois des fonctions endocrine et exocrine.
Lorsque ce sont les mêmes cellules qui assurent ces deux fonctions, la glande est dite « amphicrine homotypique », comme c'est le cas pour les hépatocytes. Lorsque ce sont des cellules différentes qui possèdent chacune une de ces deux fonctions, la glande est dite « amphicrine hétérotypique » : c'est le cas du pancréas, dont les cellules des îlots de Langerhans sont endocrines, alors que les cellules acineuses sont exocrines.

Étym. gr. amphi : des deux côtés, krinô : je sécrète

Syn. allocrine

exocrine, endocrine

[A2]

Édit. 2017

bartholinite n.f.

bartholinitis

Infection de la glande vestibulaire majeure ou glande de Bartholin.
Aigüe, elle réalise un abcès qui associe des douleurs lancinantes et pulsatiles, unilatérales, siégeant à la vulve, irradiant vers la cuisse et la région inguinale, à une fièvre à 38°-39° oscillante et à une tuméfaction de la base de la grande lèvre, tendue, rouge, douloureuse, évoluant souvent vers la fistulisation spontanée.
Chronique, elle forme un kyste qui est le plus souvent un abcès refroidi et se présente comme une tuméfaction sensible ou indolore, parfois siège de poussées aigües.
Au stade inflammatoire, un traitement antibiotique peut être résolutif. Au stade d'abcès, l'évacuation chirurgicale est nécessaire. Au stade chronique, il faut faire l'exérèse de la glande.

abcès de la glande de Bartholin

Édit. 2017

canalicules excréteurs de la glande lacrymale l.m.p.

ductuli excretorii glandulae lacrymalis (TA)

excretory ducts of lacrymal gland

Ensemble des canaux excréteurs des différentes portions de la glande lacrymale.
Ce sont les canaux de la partie orbitaire de la glande (canaux principaux) qui, au nombre de 3 à 5, s’ouvrent dans la partie supéro-latérale du fornix supérieur de la conjonctive, et les canaux excréteurs de la partie palpébrale de la glande dont certains se jettent dans les canaux principaux et d’autres, indépendants (canaux accessoires), dans les fornix de la conjonctive.

[A1,P2]

Édit. 2015

capsule fibreuse de la glande thyroïde l.f.

capsula fibrosa glandulae thyroideae (TA)

fibrous capsule of thyroid gland

Enveloppe fibreuse de la glande thyroïde qui dépend du système aponévrotique du cou.
Ce système aponévrotique forme une loge dans laquelle est situé le corps thyroïde. Cette loge est constituée : en avant par le feuillet profond de la lame prétrachéale qui engaine les muscles sterno-thyroïdiens ; en arrière par la gaine viscérale du cou et les expansions de cette gaine qui s’unissent, en dehors des lobes latéraux de la glande thyroïde, au feuillet profond de la lame prétrachéale ; latéralement par la gaine vasculaire du cou. Elle se continue en bas par la lame thyropéricardique. La capsule fibreuse de la glande thyroïde reste isolée de la capsule glandulaire proprement dite par une mince nappe celluleuse aisément clivable.

P. Sébileau, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1860-1953)

Syn. anc. capsule fibreuse du corps thyroïde de Sébileau ; gaine thyroïdienne

capsule fibreuse de la glande thyroïde

[A1,O4]

Édit. 2015

conduit submandibulaire l.m.

ductus submandibularis

submandibular duct

Canal excréteur de la glande submandibulaire.
Né de la réunion de plusieurs conduits collecteurs intraglandulaires, il émerge de la face profonde de la glande dont il accompagne le prolongement antérieur. Il chemine en dedans du muscle mylo-hyoïdien et de la glande sublinguale. Dans ce trajet  il est contourné de dehors en dedans et d’arrière en avant par le nerf lingual. Il gagne l’extrémité inférieure du frein de la langue où il s’accole au conduit du côté opposé pour s’ouvrir au sommet de la caroncule sublinguale.

T. Wharton, médecin et anatomiste britannique (1656)

Syn. anc. canal sous-maxillaire,  Wharton (canal de)

[A1]

Édit. 2018

face antérieure de la glande suprarénale l.f.

facies anterior glandulae suprarenalis (TA)

anterior surface of suprarenal gland

Orientée en avant et en dehors, cette face est creusée d’un sillon oblique, le hile de la glande, d’où émerge la veine suprarénale.
La face antérieure de la glande suprarénale droite est recouverte par la veine cave inférieure en dedans et le foie en dehors dont elle est séparée par le péritoine pariétal postérieur. La face antérieure de la glande suprarénale gauche est recouverte en bas par le corps ou la queue du pancréas et les vaisseaux spléniques et en haut par l’estomac ; elle est séparée du pancréas par un fascia d’accolement de la séreuse rétropancréatique au péritoine pariétal postérieur.

[A1]

Édit. 2017

fascia rénal l.m.

fascia renalis (TA)

renal fascia

Lame fibreuse épaisse et dense qui limite la loge rénale.
C’est une dépendance du fascia propria qui double le péritoine. Elle ferme la loge de toute part, y compris en dedans où les feuillets pré et rétro-rénaux se réunissent aux deux pôles de la loge et s’unissent au niveau du pédicule avec les éléments vasculo-nerveux et fibro-conjonctifs. Cette enveloppe fibreuse contient également la glande suprarénale. Elle envoie entre le rein et la glande suprarénale une expansion fibreuse, la lame intersurréno-rénale de Delamare, qui sépare la capsule adipeuse du rein de celle de la glande suprarénale. Son feuillet postérieur (fascia de Gérota) est solidement fixé au diaphragme et constitue l’un des moyens de fixité du rein.

D. Gerota, anatomiste et chirurgien roumain (1867-1939)

Syn. anc. enveloppe cellulo-fibreuse du rein, enveloppe fibreuse du rein, fascia péri-rénal

[A1,M2]

Édit. 2018

glande apocrine l.f.

Glande exocrine dont le produit de sécrétion, accumulé sous forme de gouttelettes dans la portion apicale des corps cellulaires, est excrété brutalement par boursouflement et décapitation de la portion apicale des cellules et expulsion d’un certain nombre de noyaux.
Ce produit d’excrétion est intermédiaire entre celui des glandes mérocrines et celui des glandes holocrines. La glande mammaire est une glande apocrine.

glande lacrymale (partie orbitaire) l.f.

glandula lacrimalis (pars orbitalis) (TA)

lacrimal gland (orbital part)

Portion principale de la glande lacrymale située à la partie antérieure, supérieure et latérale de la cavité orbitaire, dans la fosse de la glande lacrymale de la partie orbitale de l’os frontal.
Elle est séparée de la partie palpébrale de la glande lacrymale par un plan fibro-tendineux constitué par la lame superficielle du muscle releveur de la paupière supérieure, l’expansion latérale du muscle droit supérieur et son aileron latéral.

Galien (Galen, Galenos ou Galenus), médecin grec (130-200) ; J.  Cruveilhier, chirurgien, anatomiste et anatomo-pathologiste français, membre de l'Académie de médecine (1791-1874) ; J. Rosenmüller, embryologiste, anatomiste et chirurgien allemand (1771-1820)

Syn. anc. glande lacrymale principale, glande innominée de Galien, glande lacrymale orbitaire de Cruveilhier, glande lacrymale supérieure de Rosenmüller

glande parathyroïde supérieure l.f.

glandula parathyroidea superior (TA)

superior parathyroid gland

Chacune des deux glandes parathyroïdes situées sur le bord postéro-interne des lobes latéraux de la glande thyroïde, au-dessus du point de pénétration de l’artère thyroïdienne inférieure, au contact du cartilage cricoïde.
Elles peuvent être situées plus haut au niveau du segment supérieur de la glande thyroïde. Enrobées de graisse, elles sont soit sur la surface du lobe thyroïdien, soit dans l’épaisseur de la gaine thyroïdienne, soit à l’intérieur de cette gaine, entre la gaine et la capsule thyroïdienne, parfois enfoncées dans une dépression de la glande thyroïde.

glande parathyroïde

glande sublinguale l.f.

glandula sublingualis (TA)

sublingual gland

Glande salivaire située dans le plancher buccal et allongée au-dessous de la muqueuse du sillon alvéolo-lingual.
Elle pèse environ trois grammes. Elle est constituée par l’agglomération de glandules possédant chacune un conduit excréteur. Il existe de quinze à trente canaux excréteurs dont un conduit sublingual principal qui nait de la partie moyenne de la face profonde de la glande, longe le conduit submandibulaire et s’ouvre en dehors de lui au sommet de la caroncule sublinguale. Les autres conduits sublinguaux, plus petits et plus courts,  se terminent en dehors du conduit sublingual principal, le long de l’éminence sublinguale soulevée par la glande sublinguale.

glande sudorale l.f.

sweat gland

Glande sécrétant la sueur.
On en distingue deux types : les glandes sudorales eccrines et les glandes sudorales apocrines. Le qualificatif sudoripare serait plus restrictif, car il implique la notion de sécrétion, par rapport à l'adjectif sudorifère qui s'applique au conduit excréteur de la glande. Le terme sudoral, plus général, convient donc aux deux portions de la glande : sécrétrice et excrétrice.

glande apocrine, glande eccrine

glande suprarénale l.f.

glandula suprarenalis (TA)

suprarenal gland ; adrenal gland

Glande endocrine paire située au-dessus et en dedans du pôle supérieur de chaque rein.
Elle pèse environ six grammes. Elle comprend deux parties nettement distinctes des points de vue embryologique, histologique et physiologique : le cortex de la glande suprarénale et la médullaire de la glande suprarénale. Les glandes suprarénales constituent le plus important  des systèmes glandulaires parasympathiques chromatoffines.

J. Casserius (ou Casseri), anatomiste italien (1561-1616)

Syn. anc. glande surrénale, capsule surrénale, rein succenturié de Casserius

paraganglion

[A1,A2,A4,C2,O4,O6]

Édit. 2017

glandes thyroïdes accessoires l.f.p.

glandulae thyroideae accessoriae (TA)

accessory thyroid glands

Petites masses glandulaires de même structure que la glande thyroïde et que l’on peut observer en un point quelconque des territoires dérivés des arcs branchiaux.
D’après leur situation on les classe en glandes thyroïdes accessoires médianes ou paramédianes et glandes thyroïdes accessoires latérales. Les glandes thyroïdes accessoires médianes dérivent du tractus thyréo-glosse et se groupe en glandes thyroïdes accessoires sus-hyoïdiennes, pré-hyoïdiennes ou sous-hyoïdiennes. Les glandes thyroïdes accessoires latérales sont plus rares et siègent sous l’os hyoïde, entre la face profonde du muscle sterno-cléido-mastoïdien, l’axe viscéral du cou et le paquet vasculo-nerveux jugulo-carotidien. Elles sont le plus souvent péri- ou rétrotrachéo-œsophagiennes. Il peut encore exister des glandes thyroïdes accessoires entre l’isthme de la glande thyroïde et le sommet de la crosse aortique, équivalentes de la glande aortique de Wölfler chez le chien.
Les glandes thyroïdes accessoires peuvent donner naissance à des goitres aberrants.

A. Wölfler, chirurgien autrichien (1850-1917)

glande de Wölfler

hormone prolactinique l.f.(PRL)

prolactin

L’ hormone prolactinique ou prolactine est une hormone polypeptidique, produite pas les cellules lactotropes de l’antéhypophyse, intervenant dans la montée laiteuse, la régulation de l’axe hypothalamo-hypophyso-gonadique et la libido.
Constituée de 199 aminoacides, la PRL est soumise surtout à un contrôle inhibiteur de l’hypothalamus par la PIH (Prolactin Inhibiting Hormone), identifiée comme la dopamine. Elle se lie à des récepteurs notamment présents au niveau de la glande mammaire, des gonades. La PRL intervient dans le déclenchement de la lactation sur une glande préalablement soumise à l’action des œstrogènes. Son effet sur le développement de la glande mammaire est discuté. En revanche l’excès de PRL détermine une inhibition des fonctions gonadiques et des altérations de la libido.
Physiologiquement la PRL s’accroît au décours de l’accouchement, en réponse à la succion mamelonnaire, et détermine la montée laiteuse. Elle explique aussi l’anovulation et l’hypo-œstrogènie, responsable de l’absence de réapparition des menstruations.
Chez la femme jeune, l’excès de PRL détermine typiquement un syndrome aménorrhée-galactorrhée, parfois une simple situation d’anovulation avec infertilité, ou une galactorrhée isolée, ou des troubles de la libido. Chez l’homme l’excès de PRL est responsable d’impuissance ou plus volontiers d’une franche diminution de la libido, mais se révèle souvent par un syndrome tumoral.
L’excès de PRL est en effet d’abord lié au développement de tumeurs hypophysaires (macro- ou microprolactinomes), accessibles au traitement dopaminergique (bromocriptine, cabergoline..), Mais l’excès de PRL est aussi lié à des médications (anti-émétiques, neuroleptiques, psychotropes, œstrogènes à fortes doses, vérapamil, réserpine, opiacés et cocaïne…), à des désordres généraux (hypothyroïdie, insuffisances hépatique et rénale), à des déconnections fonctionnelles au cours de pathologies hypothalamiques, hypophysaires ou de la tige pituitaire.

Étym. gr. hormaô : j'excite

Syn. prolactine, prolactin inhibiting facteur, prolactinome

[O4]

nœuds lymphatiques sous-mandibulaires  l.m.p.

nodi lymphoidei submandibulares (TA)

submandibular lymph nodes

Groupe de nœuds lymphatiques situés le long du bord inférieur de la mandibule dans la loge de la glande sous-mandibulaire.
 Ils sont répartis en cinq groupes, préglandulaires, prévasculaire, rétrovasculaire et rétroglandulaire (dénommés selon leur position par rapport à la glande sous-mandibulaire et à la veine faciale), et un groupe intra-capsulaire inconstant situé dans l’épaisseur de la glande sous-mandibulaire, en particulier autour des canaux excréteurs.
L’ensemble de ces nœuds lymphatique drainent la partie inférieure de la face, le plancher buccal et la langue mobile.

ganglions lymphatiques sous-maxillaires

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