œil de poisson de Norum (maladie en) l.f.
Norum’s fish-eye disease
Opacification de la cornée acompagnée d’anémie, de protéinurie et de dyslipoprotéinémie avec taux bas des lipoprotéines de haute densité (HDL).
Le cholestérol est très augmenté et l'anémie normochrome est secondaire à l'augmentation de cholestérol dans les globules rouges ; la protéinurie signe le début d'une insuffisance rénale parfois fatale. La maladie apparaît chez l'adulte jeune, l'opacification de la cornée est visible à l'œil nu et donne un aspect en œil de poisson cuit ; on trouve un discret voile diffus cornéen, un arc cornéen atypique (tout le stroma est atteint), des vacuoles dans la membrane (ou couche) de Bowman et le stroma antérieur. L'acuité visuelle est conservée, on peut trouver au fond d’œil des ruptures de la membrane de Bruch et des hémorragies rétiniennes. La mutation est sur le même gène que la maladie en œil de poisson dominante. Il s'agit d'un déficit en lécithine-cholestérol acyltransférase (LCAT) dont le locus est situé sur le chromosome 16 en 16q22.1. L’affection est autosomique récessive (MIM 245900).
K. R. Norum, biochimiste norvégien et E. Gjone, médecin interniste norvégien (1967)
→ déficit en lécithine cholestérol-acyl-transférase, déficit en LCAT
Édit. 2017
œil de poisson (maladie en) l.f.
fish-eye disease
Opacification de la cornée par dyslipoprotéinémie proche de la maladie de Tangier mais avec légère réduction des lipoprotéines de haute densité (HDL).
Aspect en œil de poisson cuit moins dense que dans la maladie de Tangier. L’opacification du stroma par dépôts de cholestérol se fait dans la 2e décennie de la vie. L’anomalie génétique est une mutation sur le même gène que la maladie de Norum, autosomique récessive, avec opacités cornéennes. Il existe une anémie normochrome et une protéinurie. Le gène (LCAT) est localisé sur le locus chromosomique 16q22.1. L’affection est autosomique dominante (MIM 136120).
L. A. Carlson et B. Philipson, médecins suédois (1979)
→ Tangier (maladie de l'île de), ichtyophtalmie, dystrophie cornéenne dyslipoprotéinémique, déficit en alpha-lécithine-cholestérol acyltransférase, LCAT gene
Édit. 2017
Norum (maladie de) l.f.
Norum’s disease
K. R. Norum et E. Gjone, biochimistes norvégiens (1967)
→ œil de poisson de Norum (maladie en)
Poisson (loi de) l.f.
Loi de distribution de variables discontinues qui, dans le cas d’événements rares, réalise une bonne approximation de la loi binomiale.
P. ex. loi de distribution d’une variable discrète comme le nombre de colonies dans une boîte de Pétri.
S. Poisson, mathématicien français (1838)
→ loi binomiale, variables discontinues
[E1]
Édit. 2020
poisson venimeux l.m.
venomous fish
Poisson dont le contact produit une envenimation.
Ces poissons, très nombreux, appartiennent à deux ordres : téléostéens, ce sont les plus dangereux, et sélaciens. Ils provoquent l'envenimation, soit par piqûre, grâce à un appareil inoculateur situé sur les nageoires (épines), les opercules (épines) ou la queue (aiguillon), soit par morsure.
→ envenimation, sélacien, téléostéen
vertèbres de poisson l.f.p.
fish vertebra
En imagerie, exagération de la concavité des plateaux supérieur et inférieur des vertèbres qui, de plus, sont très transparentes aux rayons X.
Cet aspect, dû à la pression exercée par les disques intervertébraux sur l'os fragilisé, est souvent associé à des hernies discales intraspongieuses. Il s'observe dans les situations d'ostéopénie diffuse, en particulier dans l'ostéomalacie mais aussi dans l'ostéoporose. Son importance peut être exprimée par le rapport existant entre la plus courte distance séparant l'image des plateaux de la vertèbre et la hauteur de son mur postérieur resté normal.
Étym. lat. vertebra : vertèbre, de vertere : tourner
→ ostéomalacie, ostéoporose, hernie discale, ostéopénie
[I1]
Édit. 2019
poisson zèbre l.m.
zebra fish
Poisson d’eau douce de la famille des cyprinidae très utilisé comme modèle du génome et du développement embryonnaire de l’Homme.
Le poisson zèbre est très utilisé en recherche médicale parce que la transparence de son embryon facilite le suivi de son développement et que 70% de ses gènes se retrouvent chez l’Homme. Leur invalidation permet de connaître leurs fonctions et, par homologie, d’en déduire celles qui existent chez l’Homme.
[Q1]
Édit. 2019
muscle-œil-cerveau (maladie) l.f.
muscle-eye-brain disease
Syndrome associant une dystrophie musculaire avec secousses myocloniques, une myopie sévère avec glaucome congénital, pâleur papillaire et hypoplasie rétinienne, une hydrocéphalie avec retard mental.
Pour Dobyns et col. (1989) ce syndrome semble correspondre au syndrome de Walker-Warburg.
L’affection est autosomique récessive (MIM 253280).
Christina Raitta, ophtalmologiste finlandaise (1978); A. E. Walker neurologue américain (1942) ; Mette Warburg, ophtalmologiste danoise (1971) ; W. D. Dobyns, neurologue américain (1989)
Syn. MEB (maladie)
aileron externe du muscle droit externe de l'œil l.m.
→ expansion fibreuse du muscle droit latéral du bulbe de l'œil
[A1]
Édit. 2015
aileron ligamenteux externe du muscle droit externe de l'œil l.m.
→ expansion fibreuse du muscle droit latéral du bulbe de l'œil
[A1]
Édit. 2015
angle nasal de l'œil l.m.
[A1,P2]
Édit. 2017
angle temporal de l'œil l.m.
[A1,P2]
Édit. 2017
axe externe du bulbe de l'œil l.m.
axis externus bulbi oculi (TA)
external axis of eyeball
axe géométrique de l'œil l.m.
Ligne théorique reliant le pôle antérieur (sommet de la cornée) au pôle postérieur de l’œil à la fovea et passant par le centre de rotation du globe oculaire.
L’axe géométrique de l’œil forme avec l’axe visuel un angle d’environ 4 à 5° dans le plan horizontal et d’un peu plus de 1° dans le plan vertical. Sa longueur est en moyenne de 22,1mm si on le mesure de la surface interne de la cornée à la surface interne de la rétine (axe interne du bulbe de l’œil), et de 24,1mm si on le mesure de la surface externe de la cornée à la surface externe de la sclère (axe externe du bulbe de l’œil). On convient généralement d’adopter une longueur moyenne de 22,2mm.
P. Broca, anatomiste, anthropologiste et chirurgien français (1824-1880) ; A. Fick, physiologiste allemand (1829-1901)
Syn. anc. axe optique anatomique, axe de l’œil
→ axe de fixation, axe optique, axe visuel de Broca, axes de Fick
axe interne du bulbe de l'œil l.m.
axis internus bulbi oculi (TA)
internal axis of eyeball
bulbe de l'œil l.m.
bulbus oculi (TA)
eyeball
Partie fondamentale de l’appareil de la vision, chargée de la réception et de la transmission des impressions lumineuses.
De forme approximativement sphérique, le bulbe de l’œil est logé dans l’orbite. Sa paroi est constituée de trois membranes qui sont, de dehors en dedans, la sclère et la cornée, la tunique vasculaire du bulbe et la rétine. Il contient les milieux transparents : le cristallin, l’humeur aqueuse et l’humeur vitrée. Le globe oculaire est mobilisé par un ensemble de muscles moteurs. On classe les mouvements du globe oculaire en se référant aux axes de Fick et au plan de Listing.
A. Fick physiologiste allemand (1829-1901) ; J. Listing, physicien allemand (1808-1882)
Syn. anc. globe oculaire
Édit. 2017
chambre antérieure du bulbe de l'œil l.f.
camera anterior bulbi oculi (TA)
anterior chamber of eyeball
Espace compris entre l’iris et la cornée.
Il est rempli par l’humeur aqueuse. Il communique avec la chambre postérieure du bulbe de l’œil par l’intermédiaire de la pupille.
[A1,P2]
chambre postérieure du bulbe de l'œil l.f.
camera posterior bulbi oculi (TA)
posterior chamber of eyeball
Espace compris entre en avant l’iris, en arrière le cristallin et le corps vitré dont le séparent les ligaments suspenseurs du cristallin ; la périphérie répond au corps ciliaire.
La chambre est remplie par l’humeur aqueuse.
[A1,P2]
chambre vitrée du bulbe de l'œil l.f.
camera postrema bulbi oculi ; camera vitrea bulbi oculi (TA)
postremal chamber of eyeball ; vitreous chamber of eyeball
Importante cavité du bulbe de l’œil comprise entre la surface postérieure du cristallin, le corps ciliaire et la zone ciliaire en avant, et la rétine en arrière.
La chambre est occupée par l’humeur vitrée, masse hyaline contenue dans une enveloppe transparente, la hyaloïde.
[A1,P2]
chambres du bulbe de l'œil l.f.p.
camerae bulbi (TA)
chambers of eyeball
Ce sont la chambre antérieure, la chambre postérieure et la chambre vitrée.
[A1,P2]
cyclope (œil) l.m.
cyclops eye
Dans la conception anatomique, superposition des deux rétines dont les points correspondants se recouvrent, en particulier les deux fovéolas.
Dans cette conception, l'œil cyclope équivaut à la rétine corticale.
Dans la conception localisatrice, centre subjectif de la vision binoculaire.
C'est alors par référence à lui que nous ressentons et apprécions en vision binoculaire l'espace visuel et ses directions.
Étym. gr. Kuclos : géant fabuleux porteur d'un œil rond unique
[P2]
Donders (œil réduit de) l.m.
Donders’ eye reduces
F. C. Donders, ophtalmologiste néerlandais, membre de l’Académie de médecine (1818-1889)
dystrophie maculaire en œil de bœuf de Deutman l.f.
bull eye macular dystrophy
A. F. Deutman, ophtalmologiste néerlandais (1970)
→ dystrophie concentrique annulaire
équateur de l'œil l.m.
oculus equator
Ligne circulaire perpendiculaire à l'axe du globe et la partageant en deux parties égales.
Cette ligne anatomique théorique correspond à peu près à la topographie des ampoules vortiqueuses, avant le trajet intrascléral de ces veines. A l'examen biomicroscopique de la périphérie rétinienne, l'équateur est un cercle plus antérieur passant par la dernière division dichotomique des vaisseaux rétiniens et correspond à la partie postérieure de la base du vitré. Cet "équateur clinique" permet de classer les déchirures rétiniennes en déchirures pré-équatoriales (dans la base du vitré), équatoriales (déchirures dont la corne postérieure est située au bord postérieur de la base du vitré) et rétro-équatoriales (en arrière de la base du vitré).
[A1, P2]
Édit. 2020
expansion fibreuse du muscle droit latéral du bulbe de l'œil l.f.
lacertus musculi recti lateralis bulbi (TA)
check ligament of lateral rectus muscle of eyeball
Expansion orbitaire la plus dense et la plus résistante de tous les prolongements orbitaires de l’aponévrose orbitaire.
Ses fibres se détachent de la face externe de la gaine du muscle droit latéral du bulbe de l’œil près de son extrémité antérieure. De là, cette expansion fibreuse se porte en avant et latéralement, en s’élargissant et s’insère sur le rebord et la paroi latérale de l’orbite, en arrière et au-dessus du ligament palpébral latéral.
Syn. anc. aileron externe du muscle droit externe de l’œil ; aileron ligamenteux externe du muscle droit externe de l’œil
[A1,P2]
Édit. 2018