Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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ventilation artificielle à haute fréquence par oscillations l.f.

high frequency oscillation ventilation

Ventilation comprise entre 300 et 3 000 mouvements par minute.
On distigue, très arbitrairement, la ventilation mécanique en pression positive, à fréquence élevée (60 à 100 mvt/min), la jet ventilation (100 à 200 mvt/min) et la ventilation par oscillation (300 à 3 000 mvt/min). Ce dernier mode de ventilation est surtout utilisé chez le jeune enfant.
En fait toutes les ventilations, naturelles ou artificielles,  se font par oscillations et celles à haute fréquence utilisent des artifices pour réduire l'espace mort afin de permettre des volumes courants très réduits (ventilation en pression positive : 3 à 5 mL/kg) ; jet ventilation (2 à 5 mL/kg) ; ventilation par haute fréquence (1 à 3 mL/kg).

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

jet ventilation, volume courant

ventilation par haute fréquence l.f.

ventilation by high frequency

ventilation à haute fréquence par oscillations

audiométrie haute-fréquence l.f.

hight-frequency audiometry, hight-rate audiometry

Méthode permettant de déterminer les seuils audiométriques absolus d’un sujet lors de stimulations tonales de haute fréquence, de 8 à 20kHz.

Étym. lat. audire : entendre

cellule à haute fréquence de recombinaison l.f.

Hfr cell (high frequency of recombination)

Cellule porteuse d'un plasmide F intégré au chromosome et capable de transmettre à une cellule F- des gènes chromosomiques avec une fréquence élevée de recombinaison, d'où le symbole Hfr.

recombinaison génétique

[A2,Q]

diagramme ventilation x fréquence l.m.

ventilation x frequency diagram

ventilation x fréquence (diagramme)

ventilation x fréquence (diagramme) l.m.

ventilation x frequency diagram

Diagramme utilisé en physiopathologie respiratoire pour préciser le sens du vocabulaire.
Une bonne définition des termes est utile pour guider l'observation clinique et permettre la conduite d'un traitement efficace avant d'avoir reçu les résultats du dosage des gaz du sang. Le diagramme ci-dessous montre que la vie ne peut être maintenue si la ventilation globale n'est pas supérieure à celle de l'espace mort (sauf oxygénation sous apnée ou jet ventilation) : si l'on n'entreprend pas tout de suite la ventilation artificielle, c'est l'asphyxie.
L'hyperpnée qui entraîne une hypocapnie et donc une alcalose gazeuse, témoigne souvent d'une compensation d'une acidose fixe (acidose lactique, diabète, intoxication) qu'il faut identifier et traiter. Contrairement à ce qui est dit dans la plupart des dictionnaires, «une petite respiration rapide et superficielle» n'est ni une polypnée, ni une hyperpnée. C'est une tachypnée avec oligopnée et donc avec une hypoxie et hypercapnie.
 
Diagramme ventilation x fréquence chez un sujet normal au repos.
Zone pointillée : situation zone impossible à atteindre par la mécanique ventilatoire (supérieure à la ventilation maximale).
Zone hachurée : le sujet ne ventile que l'espace mort, c'est l'asphyxie.

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

espace mort, hyperpnée, hypocapnie, alcalose gazeuse, acidose métabolique, oligopnée hypoxie, hypercapnie

accouchement par voie haute l.m.

Accouchement par césarienne

Étym. lat. accubare : se mettre au lit

césarienne

[O3]

Édit. 2016

face haute (du crâne) l.f.

incidence de face du crâne

[B2]

Édit. 2017

haute autorité de santé (HAS) l.f.

french national authority for health 

Autorité publique indépendante à caractère scientifique, dotée de la personnalité morale et créée par la loi du 13 août 2004 relative à l’assurance maladie, à laquelle trois grandes missions sont dévolues : évaluations, recommandations, certifications et accréditations.
Elle est placée sous l’autorité d’un directeur et d’un collège de huit membres, nommés pour six ans par le Président de la République et rééligibles une fois. À l’exception du Président de ce collège, chacun de ses membres dirige une des sept commissions dont il est composé.
Le collège de la HAS remplit, à la fois, le rôle d’un conseil d’administration et d’un conseil scientifique.
Ces trois missions associent : évaluations, recommandations, certifications et accréditations.
- Elle évalue, d’un point de vue médical et économique, les produits, actes, prestations et technologies de santé, en vue de leur admission au remboursement.
- Elle formule des recommandations en matière de santé publique, de bonne pratique clinique et d’études médico-économiques ainsi que pour l’établissement de guides de prise en charge destinés aussi bien aux professionnels qu’aux patients. Elle donne des avis au titre de sa mission d’aide à la décision des pouvoirs publics. Elle détermine les différents parcours de soins personnalisés, notamment en ce qui concerne les affections de longue durée
- Elle certifie les établissements de santé, les visites médicales, les sites internet traitant des questions de santé ainsi que les logiciels d’aide à la prescription. D’un point de vue plus général, elle est chargée de l’amélioration de la qualité de l’information médicale.
- Elle accrédite les praticiens de certaines catégories ou disciplines et rend un avis sur l’accréditation des maisons de naissances autorisées à fonctionner à titre exceptionnel
Pour remplir les attributions qui lui sont imparties, la HAS a recours à un certain nombre d’experts qualifiés. Ils ne doivent pas détenir de liens d’intérêts susceptibles de porter atteinte à leur indépendance.
D’une façon plus générale, toute personne travaillant à la HAS doit se soumettre à l’obligation de déclaration publique d’intérêt.
Depuis sa création et à de nombreuses reprises, les missions de la HAS ont été augmentées, soit en lui accordant de nouveaux pouvoirs, soit en lui imposant de nouvelles obligations.
C’est ainsi qu’elle a été autorisée, entre autres :


- en matière d’actes, de procédés et de techniques nécessitant un encadrement spécifique ou risquant d’entrainer des dépenses injustifiées ;
- sur les protocoles de coopération professionnelle et leur extension à tout le territoire ;
- sur la dangerosité d’une technique à visée esthétique ;
- à évaluer l’efficacité des protocoles de coopération et les expérimentations réalisées en matière de télémédecine ;
- à établir un cahier des charges et donner son avis sur la liste des maisons de naissance autorisées à exercer à titre expérimental ;
De nouvelles obligations ont incombé à la HAS :
Pour s’acquitter de ses fonctions, la HAS a été amenée :
- à nouer des relations conventionnelles avec les agences régionales de santé (ARS), notamment à l’occasion de son rôle de certification des établissements de santé ou dans le cadre du bon usage du médicament ;
- à souscrire des conventions et à participer à des programmes d’actions concertées avec de nombreux organismes s’occupant de questions de santé ;
- à entretenir des relations suivies avec les services du ministère de la Santé, ainsi qu’avec les diverses fédérations et conseils nationaux professionnels ;
- à établir des rapports avec ses homologues européens (elle est membre de l’ISQUA (International society for quality) ;
- à participer à des programmes de coopération sur l’évaluation médicale et la prise en charge de la maladie d’Alzheimer.
395 personnes ETP (équivalents temps partiel) émargent au budget de fonctionnement de l’HAS. Celui-ci s’est élevé à 55 718 108 € pour l’année 2014. 4 023 experts ont collaboré à ses travaux au cours de l’année 2013, dont 2 221 pour la certification des établissements de santé.

incidence de face haute l.f.

high face view

Incidence radiographique projetant le bord supérieur des rochers au 1/3 inférieur des orbites.
Cette incidence est obtenue par l’appui sur le récepteur du front et du nez alors que les rayons X incidents font un angle de 0° avec le plan sagittal médian et un angle de 25° avec le plan orbitoméatal.
Les clichés ainsi réalisés permettent l’analyse de la symétrie faciale, des rebords orbitaires supérieurs, des parois internes des orbites, du plancher de la selle turcique, des cellules ethmoïdales, des antres et cuvettes maxillaires, des 2/3 externes des fentes sphénoïdales.
  

E. W. Caldwell, radiologiste américain (1870-1918)

Étym. angl. incidence ; lat. incidere : tomber dans, sur in et cadere : arriver par hasard

Syn. incidence de Caldwell

plan sagittal médian, plan orbitoméatal

lipoprotéine de haute densité l.f.

high density lipoprotein

Lipoprotéine plasmatique de densité comprise entre 1,063 et 1,210.
Ce terme désigne un ensemble de particules lipoprotéiniques contenant environ 50 % de lipides, constitués de phospholipides choliniques et d'esters de cholestérol en proportion presque équivalente, et 50 % de protéines, comprenant apolipoprotéine A-I en majorité, apolipoprotéine A-II, apolipoprotéines C-I, C-II, C-III, apolipoprotéine D, apolipoprotéine E, et d'autres protéines mineures. Il existe une grande hétérogénéité de cette fraction de HDL, la qualité et les proportions des constituants variant d'une particule à une autre. Il existe aussi une grande variabilité selon les individus normaux ou pathologiques : variations avec les conditions physiologiques, avec les conditions génétiques, avec les pathogénies.

Sigle  : HDL

produits de contraste tri-iodés hydrosolubles de haute osmolalité l.m.p.

high osmolality water soluble triiodinated contrast media

Premiers contrastes tri-iodés hydrosolubles apparus sur le marché. Les seuls encore utilisés sont les sels de méglumine ou de sodium et de méglumine de l'acide amidotrizoïque ou de l'acide ioxitalamique.
En solution, ces sels se divisent en deux ions : amidotrizoate ou ioxitalamate d'une part ; méglumine ou sodium d'autre part : d'où deux ions pour trois atomes d'iode. Leur osmolalité est élevée et augmente avec la concentration en iode. Fortement hypertoniques, ces produits, toxiques pour le système nerveux, ne doivent en aucun cas être injectés par voie intrathécale et seules leurs solutions les moins concentrées peuvent être utilisées en angiographie cérébrale. Les concentrations plus importantes s'emploient en angiographie, phlébographie, scanographie et, du fait de leur élimination par voie rénale, en urographie intraveineuse.

dommages dus à la ventilation mécanique l.m.p.

mechanical ventilation (damages caused by the)

ventilation mécanique (dommages dus à la)

jet ventilation l. angl.f.

Ventilation artificielle par jets pulsés, injectés directement dans la trachée avec une fréquence généralement élevée.
L'appareil, un tronçonneur de débit, fonctionne en principe à une fréquence ventilatoire de 80 à 150 par minute (HFJV : high frequency jet ventilation), c'est-à-dire au voisinage de la fréquence propre de la ventilation chez l'adulte, ce qui limite les barotraumatismes, laisse les poumons presque immobiles et évite la curarisation. Ce type de ventilation peut aussi se faire manuellement à une fréquence plus basse et, dans ce cas, on se rapproche d'une fréquence ventilatoire normale (mais le thorax n'est pas immobile). Chez l'enfant, compte tenu de la loi de similitude (la fréquence est inversement proportionnelle à la taille), il faut utiliser des fréquences plus élevées. Le mélange respiratoire est injecté par une petite sonde qu'on glisse dans la trachée un peu au-dessus de la carène, des sondes d'intubation spéciale avec un canal pour l'insufflation sont aussi utilisées. Primitivement, Sanders utilisait une aiguille rigide coudée dont il plaçait le bec dans l'axe se la trachée. Il faut installer cette petite sonde à l'intérieur d'une assez grosse sonde d'intubation pour assurer l'expiration sans risque de surpression pulmonaire dangereuse que le rétrécissement glottique risque d'entrainer.

R. D. Sanders, médecin anesthésiste américain (1967)

fréquence propre, similitude biologique, ventilation artificielle, ventilation à haute fréquence par oscillations

méthodes de ventilation artificielle l.f.p.

artificial ventilation (methods of)

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

ventilation artificielle (méthodes de)

scintigraphie pulmonaire par ventilation l.f.

pulmonary ventilation scintigraphy

Scintigraphie obtenue après inhalation soit d'un gaz radioactif (133xénon ou 81mkrypton), soit d'un aérosol (microgouttelettes ou grains de poussière ultrafins marqués en général au 99m technétium).
La scintigraphie par ventilation est en général couplée à la scintigraphie par perfusion pulmonaire. En effet, la dissociation entre une altération localisée de la perfusion et un aspect normal de la ventilation est très caractéristique d'une embolie pulmonaire.

Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire

scintigraphie, technétium, aérosol marqué

ventilation n.f.

Partie de la respiration qui concerne qualitativement le renouvellement de l'air dans les poumons et, quantitativement, le débit global d'air assurant ce renouvellement.
1) Chez le sujet normal, les mouvements ventilatoires sont périodiques à une fréquence f. Chaque mouvement déplace un volume courant VT.
Ces mouvements produisent un renouvellement d'air ou ventilation, V' = f. VT, qu'on exprime en général en litres par minute, aux conditions alvéolaires.
La ventilation se mesure à l'aide d'un spiromètre.
En clinique, l'observation en respiration spontanée de l'expansion thoracique, forte ou faible, et de sa fréquence, rapide ou lente, permettent d'apprécier si la ventilation est normale. Une ventilation irrégulière avec des pauses est une oligopnée (ex. rythme de Cheyne-Stokes), une respiration forte, ample et régulière est une polypnée ou une hyperpnée.
2) En hygiène, la ventilation des locaux est un des moyens de lutte contre les infections liées à l’environnement dans lequel séjournent les malades.

L. Gréhant, physiologiste français, membre de l’Académie de médecine (1838-1910) ; J. Cheyne, médecin écossais (1818) et  W. Stokes, médecin irlandais (1854)

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

respiration, oligopnée, Cheyne-Stokes (respiration de), polypnée, hyperpnée, alvéolaires (conditions), hypercapnie, polypnée, oligopnée, spiromètre, ventilation x fréquence (diagramme), volume courant

ventilation alvéolaire l.f.

alveolar ventilation

Débit d’air qui assure le renouvellement de l’air alvéolaire.
Tout l’air d’un volume courant ne va pas jusqu’aux alvéoles, une partie reste dans l’espace mort sans prendre part aux échanges respiratoires. La différence entre le volume courant VT et le volume mort VD, représente le volume d’air VA, qui assure le renouvellement effectif de l’air alvéolaire : VT=VA+VD.
En terme de ventilation, la ventilation globale est la somme de la ventilation alvéolaire VA+f. VA et de la ventilation de l’espace mort, f.VD, soit V’=V’A+f.VD.
On calcule la ventilation alvéolaire à partir du rejet de l’anhydride carbonique, V’CO2  et de sa pression partielle dans le sang artériel, PaCO2, en utilisant l’hypothèse d’Enghoff (la pression partielle du CO2 dans les alvéoles est égale à celle dans les artères) et la formule de Rossier (la concentration alvéolaire du CO2 est égale au quotient du rejet de CO2 par la ventilation alvéolaire) soit avec B, la pression barométrique et en exprimant les débits V’A et V’CO2 aux conditions alvéolaires :
V’A=B. V’CO2 /PaCO2.
Si les centres respiratoires ne sont pas déprimés par un médicament ou un toxique, la ventilation alvéolaire est maintenue stable par les centres respiratoires bulbaires qui stabilisent la PaCO2.

P. H. Rossier, médecin interniste suisse  (1954) ; L. Gréhant, physiologiste françai, membre de l’Académie de médecine s (1838-1910)

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

Symb. V’A

gaz alvéolaire, espace mort, respiratoire (centre), ventilation x fréquence (diagramme), Enghoff (hypothèse d'), formule de Rossier

ventilation artificielle l.f.

artificial ventilation

Ventilation mise en œuvre lorsqu'un patient ne respire plus ou que sa ventilation est insuffisante.
On utilise en premier secours des ressuscitateurs, appareils manuels ou pneumatiques simples.
Au cours du transport à l'hôpital ou en clinique on utilise des ventilateurs à alimentation électrique ou pneumatique.

ventilation artificielle : abréviations usuelles
Françaisanglais
VCVentilation Contrôlée Controlled VentilationCV 
VACVentilation Assistée-ContrôléeAssisted Controlled VentilationACV 
VCI Ventilation Contrôlée IntermittenteIntermittent Mandatory VentilationIMV 
VACIVentilation Assistée- Contrôlée IntermittenteSynchronized Intermittent Mandatory VentilationSIMV 
VPCVentilation en Pression ContrôléePressure-Controlled VentilationPCV 
 Ventilation en Pression ContrôléePressure-Controlled Inverse RatioPCIRV 
 avec rapport I/E supérieur à 1Ventilation  
AIventilation avec Aide InspiratoirePressure Support VentilationPSV 
VSVentilation SpontanéeSpontaneous VentilationSV 
VS-PEP Ventilation Spontanée avec Pression Expiratoire PositiveContinuous Positive Airway PressureCPAP 
PEPPression Expiratoire PositivePositive End Expiratory PressurePEEP 
 ventilation à haute fréquence par jetHigh-Frequency Jet VentilationHFJV 
 ventilation à haute fréquence par oscillationsHigh-Frequency OscillationHFO 
 ventilation à haute fréquence en pression positiveHigh-Frequency Positive Pressure VentilationHFPPV 
 ventilation à deux niveaux de pression expiratoire positiveBIphasic Positive Pressure ventilationBIPAP 
 ventilation avec soupape de sécurité en pressionAirway Pressure Release VentilationAPRV 

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

ressucitateur, respirateur, ventilation artificielle (méthodes de), ventilation artificielle (réglage de la), ventilation artificielle : abréviations usuelles, ventilation assistée, ventilation assistée contrôlée intermittente, ventilation avec pression positive expiratoire, ventilation contrôlée, ventilation contrôlée intermittente, ventilation en pression assistée

ventilation artificielle (méthodes de) l.f.p.

artificial ventilation (methods of)

Ventilation mise en œuvre lorsqu'un patient ne respire plus ou si sa ventilation est insuffisante.
Il est possible de faire face à la situation par diverses méthodes de ventilation artificielle que l'on peut classer schématiquement en méthodes externes ou internes (par insufflation).
En premier secours on n'utilise plus d'appareils mécaniques à action externe : on emploie en général des ressuscitateurs (appareils autonomes simples, manuels ou pneumatiques).
En clinique (à l'hôpital, à domicile ou en cours de transport), on utilise des respirateurs (ventilateurs) à alimentation électrique ou pneumatique.
Le tableau ci-dessous résume les diverses méthodes de ventilation artificielle classiques qui ont été proposées. Une * marque celles qui ont des indications spéciales, ** marquent  celles qui sont peu efficaces ou ont des indications très restreintes et *** celles qui sont pratiquement abandonnées. Actuellement,  les respirateurs simples so
nt de plus en plus remplacés par des appareils polyvalents qui, grâce au déclencheur et à des programmateurs, permettent d'assurer de nombreux modes de ventilation.

ventilation artificielle (méthodes de)
méthodes externes
manuelles victime couchée sur le dos*** victime couchée sur le ventre***SilvesterNielsen
par balancement brancard basculant**Eve
 lit basculant* 
par compression abdominale ceinture pneumatique*** 
par compression thoraciqueappareil de Cot*** 
par dépression sur le thoraxcuirasse thoracique*** 
par dépression sur le thorax et l'abdomencuirasse thoracoabdominale** 
par dépression sur tout le corps (sauf la tête) poumon d'acier* 
méthodes électriques par excitation des nerfs phréniques** 
méthodes internes (par insufflation) 
- en premiers secours : méthodes orales : bouche à bouche, bouche à nez 
ressuscitateurs manuels : ballons autogonflables ou soufflets pneumatiques 
ressuscitateurs pneumatiques : découpeurs de flux 
 semiautomatiques 
 à fréquence fixe 
 relaxateurs de pression* , relaxateurs de volume** 
 mécaniques à alimentation électrique** 
- en cours de transport : *  
ressuscitateurs (en secours) manuels : ballons autogonflables ou soufflets 
respirateurs pneumatiques : découpeurs de flux 
  relaxateurs de pression** 
  relaxateurs de volume** 
- en clinique ressuscitateurs mécaniques à alimentation électrique*respirateurs mécaniques à alimentation électrique ou pneumatiquerespirateurs à haute fréquence*  
ressuscitateurs (en secours) manuels : ballons autogonflables ou soufflets 
respirateurs pneumatiques : découpeurs de flux 
  relaxateurs de pression** 
  relaxateurs de volume** 
- en clinique ressuscitateurs mécaniques à alimentation électrique*respirateurs mécaniques à alimentation électrique ou pneumatiquerespirateurs à haute fréquence*  

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

ventilation artificielle, ressucitateur, respirateur, ventilation artificielle (dommages causés par la), ventilation artificielle : abréviations usuelles

ventilation artificielle (réglage de la) l.m.

artificial breathing adjustement

Réglage qui doit être fait sur les volumes (volume courant, ventilation) et sur la pression de fin d'insufflation.
La ventilation artificielle doit être quantitativement réglée pour assurer des échanges respiratoires adaptés à l'équilibre du milieu intérieur et qualitativement administrée en tenant compte de la fragilité des poumons.
Réglage quantitatif : la ventilation (V', en litres par minute) du respirateur doit assurer la demande ventilatoire. Si les centres respiratoires fonctionnent normalement on peut s'assurer que cette demande est satisfaite par une épreuve d'apnée. Si les centres respiratoires sont déprimés soit par la maladie, soit sous l'effet de médicaments il faut se substituer au mécanisme naturel en ajustant au mieux l'équilibre des gaz du sang compte tenu de la pathologie (l'équilibre sur les valeurs normales ne convient pas dans beaucoup de situations).
Réglage qualitatif : les trop grands volumes courants insufflés peuvent être source de barotraumatismes. Le réglage doit toujours être fait sur un volume courant, VT, n'exigeant pas une pression trop élevée.
En ventilation contrôlée, on calcule la fréquence, du réglage du volume courant (en tenant compte du volume mort) et de celui de la ventilation :

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

ventilation artificielle,barotraumatisme, débranchement (épreuve de), volume mort, ventilation, ventilation (dommages causés par la), ventilation x fréquence (diagramme), volotraumatisme

ventilation assistée l.f.

assisted ventilation

Mode de ventilation artificielle consistant à laisser le patient respirer spontanément, en se contentant de compléter l'inspiration de manière à apporter l'appoint de ventilation jugé nécessaire.
En anesthésie ce mode de ventilation se fait très simplement en appuyant à la main sur le ballon pour accompagner le mouvement inspiratoire. En réanimation les respirateurs mécaniques munis d'un déclencheur détectent le mouvement inspiratoire du patient et insufflent une quantité d'air supplémentaire qui peut être prédéterminée. Les relaxateurs de pression fonctionnent naturellement sur ce mode de ventilation mais ils ne contrôlent pas le volume insufflé.
La ventilation assistée est le bon mode de ventilation artificielle avant le sevrage du respirateur car il oblige le centre respiratoire à fonctionner à chaque cycle respiratoire.

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

ventilation artificielle, trigger

ventilation assistée contrôlée intermittente l.f.

synchronized intermittent mandatory ventilation

Ventilation contrôlée dans laquelle les cycles respiratoires ne sont déclenchés qu'en présence d'une caractéristique spécifique de la respiration spontanée du malade, si, p. ex. le débit expiratoire tombe au-dessous d'une limite donnée.
Ce mode de ventilation est particulièrement intéressant pour faciliter le sevrage.

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

ventilation artificielle, sevrage, ventilation contrôlée, ventilation assistée

ventilation avec pression positive expiratoire l.f.

ventilation with positive expiratory pressure

Condition de ventilation dans laquelle la pression des voies aériennes d'un patient respirant spontanément ou non est plus positive pendant la phase expiratoire que pendant la phase inspiratoire.
La ventilation avec pression positive expiratoire se fait en maintenant une pression permanente dans le dispositif ventilatoire plutôt que par une simple résistance ou une soupape tarée à l'expiration.
Ce mode de ventilation est le contraire de la ventilation assistée qui laisse la pression expiratoire retourner à la pression ambiante. Il est intéressant en respiration spontanée avec un masque nasal, notamment pour le traitement des bronchopathies et des apnées du sommeil. Il peut aussi se faire par règlage d'un ventilateur mécanique notamment pour combattre un œdème pulmonaire. Il a l'inconvénient d'augmenter la pression veineuse et par là la pression intracérébrale.

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

ventilation artificielle, ventilation assistée, ventilation en pression assistée, CPAP

ventilation contrôlée l.f.

controlled ventilation, mandatory ventilation

Mode de ventilation artificielle consistant à prendre entièrement en main la ventilation, les centres respiratoires étant mis au repos (ils sont «en apnée»).
Ce mode qui impose de régler la grandeur de la ventilation suppose qu'on satisfasse à la demande ventilatoire du patient. Si cette demande n'est pas satisfaite (ventilation insuffisante) les centres respiratoires réagissent et déclenchent des mouvements inspiratoires incoordonnés avec les insufflations : il y a «lutte» contre le respirateur.
Les respirateurs modernes perfectionnés comportent des programmes permettant à l'appareil de s'adapter automatiquement à la demande ventilatoire.
Ce mode de ventilation s'impose quand les centres respiratoires sont déprimés (notamment au cours de l'anesthésie générale ou chez les patients comateux), mais il a l'inconvénient d'installer une certaine hyperventilation génératrice d'hypocapnie et d'alcalose. Les centres respiratoires moins sollicités ont alors beaucoup de difficulté à reprendre un fonctionnement normal lors du sevrage.
Avant d'arrêter une ventilation contrôlée il faut toujours passer en ventilation assistée ou du moins en ventilation contrôlée intermittente ou encore en ventilation imposée variable : on assure ainsi le sevrage dans de meilleures conditions qu'en faisant des essais de débranchement du ventilateur pendant un certain temps sous prétexte «d'entraîner le patient à respirer seul». Il y a là un risque non négligeable d'accident par oligopnée entraînant une hypoxie : le débranchement intempestif du respirateur peut entraîner un arrêt cardiaque.

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

ventilation artificielle, demande ventilatoire, ventilation assistée, ventilation assistée contrôlée intermittente, ventilation imposée variable

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