tubercule omental du pancréas l.m.
tuber omentale pancreatic (TA)
omental tuberosity of pancreas
Excroissance de la tête du pancréas formant la limite postérieure de l’échancrure supérieure duodénale de cette tête.
Syn. anc. tubercule épiploïque, tubercule pancréatique postérieur, tubercule pancréatique rétro-duodénal
foramen omental l.m.
foramen omentale, foramen epiploicum (TA)
omental foramen, epiploic foramen
Entrée dans le vestibule de la bourse omentale, derrière le ligament hépato-duodénal.
Il est situé entre la veine cave inférieure en arrière recouverte du péritoine pariétal postérieur, le pédicule portal en avant et en haut par le lobe caudé du foie.
J. B. Winslow, anatomiste et chirurgien danois (1669-1760) ; J.G.Duverney, anatomiste français (1648-1730)
Étym. lat. foramen : ouverture; omentum : membrane graisseuse qui entoure les intestins
Syn. anc. hiatus de Winslow, foramen de Duverney
[A1]
Édit. 2018
tablier omental l.m.
tubercule omental du foie l.m.
tuber omentale hepatis (TA)
omental tuberosity of liver
Eminence arrondie et saillante de la face inférieure du lobe gauche du foie, située en dedans de l’empreinte gastrique et en dehors de l’extrémité gauche de la porte du foie.
Elle répond, à travers le petit omentum, au tubercule omental du pancréas.
Syn. anc. tubercule épiploïque du foie
foramen omental l.m.
foramen omentale, foramen epiploicum (TA)
omental foramen, epiploic foramen
Entrée dans le vestibule de la bourse omentale, derrière le ligament hépato-duodénal.
Il est situé entre la veine cave inférieure en arrière recouverte du péritoine pariétal postérieur, le pédicule portal en avant et en haut par le lobe caudé du foie.
J. Winslow, anatomiste et chirurgien danois (1669-1760), J. Duverney, anatomiste français (1648-1730)
Syn. anc. hiatus de Winslow, foramen de Duverney
[A1]
Édit. 2018
artère de la queue du pancréas l.f.
arteria caudae pancreatis (TA)
artery to tail of pancreas
Branche collatérale de l’artère liénale vascularisant la queue du pancréas.
bord antérieur du corps du pancréas l.m.
margo anterior corporis pancreatis (TA)
anterior border of body of pancreas
Bord antérieur et inférieur du corps du pancréas qui limite en avant la face inférieure de l’organe.
Il donne attache au mésocôlon transverse. Il est longé par l’artère pancréatique inférieure.
Édit. 2017
bord inférieur du corps du pancréas l.m.
margo inferior corporis pancreatis (TA)
inferior border of body of pancreas
Bord postérieur et inférieur qui sépare les faces inférieure et postérieure du corps du pancréas.
Édit. 2017
bord supérieur du corps du pancréas l.m.
margo superior corporis pancreatis (TA)
superior border of body of pancreas
Bord du pancréas qui sépare les faces antérieure et postérieure de la glande.
Il est en rapport à son extrémité droite avec le tronc coeliaque et l’ensemble nerveux constitué par le plexus coeliaque, les ganglions coeliaques, aortico-rénaux et mésentériques supérieurs (plexus solaire). A son extrémité gauche il est échancré par le passage des vaisseaux spléniques.
Édit. 2017
cancer du pancréas l.m.
pancreatic cancer
L’adénocarcinome est le type histologique le plus fréquent. Les symptômes dépendent de la localisation de la tumeur. Pour les cancers siégeant dans la tête du pancréas, les signes les plus fréquents sont des douleurs, un amaigrissement et un ictère. Les adénocarcinomes de la partie gauche du pancréas sont plus rares et révélés à un stade plus tardif par des douleurs traduisant un envahissement de la région cœliaque ou rétro péritonéale.
Son incidence était d’environ 9000 nouveaux cas par an (INVS 2011) en France et de 14.000 nouveaux cas en 2017. Son incidence augmente, surtout chez la femme, avec une atteinte un peu supérieure chez l’homme (8 pour 100 000) que chez la femme (5,8 pour 100 000). Malgré les progrès récents, son pronostique reste mauvais avec une survie de 10 % à 5 ans. Il est responsable de presque autant de décès par an. Sa fréquence augmente après cinquante ans et culmine dans la septième décade. Les principaux facteurs de risque sont la pancréatite chronique et le tabagisme. Les tumeurs de la tête du pancréas s'accompagnent fréquemment d'un ictère précédé ou accompagné d'un prurit, avec une dilatation importante de la vésicule et des voies biliaires intra et extra-hépatiques. Les métastases sont surtout ganglionnaires et hépatiques. Le diagnostic repose sur la tomodensitométrie examen de première intention avec des séquences spécifiques qui permettent de préciser le stade de la tumeur et son extension vasculaire. L’aspect typique est celui d’une double dilatation biliaire et wirsungienne dans les cancers de la tête. La description précise des signes d’envahissement vasculaire ou veineux est essentielle pour le bilan de résécabilité de la tumeur. L'écho-endoscopie est utile pour caractériser la tumeur et surtout la biopsier pour affirmer le diagnostic en cas de chimiothérapie néo adjuvante et avant chimiothérapie en cas de tumeur non résécable d’emblée. Dans les cancers non métastatiques, le bilan permet de classer les tumeurs en résécable, de résécabilité limite et localement avancé en fonction de l’atteinte des vaisseaux péri tumoraux. Si la tumeur est opérable, il est primordial de réaliser une IRM hépatique pour s’assurer de l’absence de métastases hépatiques. Même après chirurgie à visée curatrice, une chimiothérapie adjuvante de 6 mois par FOLFIRINOX est le standard pour les malades en bon état général. Elle améliore significativement la survie globale qui, à 5 ans, a doublé (20 % versus 10 %). La chimiothérapie néoadjuvante a permis aux tumeurs non récécables d’emblée de devenir résécables. La chimiothérapie dans les indications palliatives a également amélioré significativement le pronostic.
→ adénocarcinome, pancréatite chronique
[F2, L1]
Édit. 2020
cancer du pancréas exocrine l.m.
exocrine pancreatic cancer
Adénocarcinome ductal siégeant le plus souvent dans la tête du pancréas à latence clinique habituelle, les symptômes révélateurs les plus fréquents étant les douleurs, l'amaigrissement et l'ictère.
Les métastases sont surtout ganglionnaires et hépatiques.
Le diagnostic repose sur l'échographie, la tomodensitométrie et l'écho-endoscopie et peut être confirmé par la ponction guidée sous imagerie. Les tumeurs de la tête du pancréas s'accompagnent presque constamment d'un ictère précédé ou accompagné d'un prurit, avec une dilatation importante des voies biliaires intra et extra-hépatiques et une grosse vésicule. Le pronostic est mauvais puisque la survie nette standardisée sur l'âge est de 10 % à 5 ans. La seule possibilité thérapeutique efficace est l'exérèse chirurgicale d'une tumeur limitée.
[F2, L1]
Édit. 2020
col du pancréas l.m.
collum pancreatis (TA)
neck of pancreas
Segment rétréci du pancréas entre la tête et le corps.
Syn. anc. isthme du pancréas
[A1]
Édit. 2015
corps du pancréas l.m.
corpus pancreatis (TA)
body of pancreas
Partie moyenne et médiane du pancréas comprise entre l’isthme et la queue du pancréas.
Moulé sur les organes voisins il comporte trois faces : une face antéro-inférieure marquée par les empreintes duodéno-jéjunale, de l’intestin grêle et du côlon transverse ; une face antéro-supérieure en rapport avec l’estomac dont la sépare le récessus omental inférieur ; une face postérieure qui répond à droite à l’origine de l’artère mésentérique supérieure, à la veine liénale, à la partie terminale de la veine gastrique gauche et à la veine rénale gauche ; cette face postérieure est parcourue par l’artère liénale et la veine liénale accompagnées des nœuds lymphatiques de la chaîne liénale ; par l’intermédiaire du fascia d’accolement elle répond de droite à gauche aux organes rétropéritonéaux : aorte, pilier gauche du diaphragme, pédicule rénal, glande suprarénale et rein gauches.
[A1]
Édit. 2015
crochet du pancréas l.m.
→ processus unciforme du pancréas
[A1]
Édit. 2015
cystadénome mucineux du pancréas l.m.
mucinous cystadenoma of pancreas
Le cystadénome mucineux du pancréas peut être de découverte fortuite ou être révélé par des douleurs abdominales, la palpation d’une masse abdominale ou une compression de la voie biliaire principale ou du canal pancréatique.
Dans sa forme typique, il s’observe chez la femme de 40-50 ans dans plus de 90 % des cas (la prédominance féminine est encore plus marquée que dans le cas du cystadénome séreux). Il siège préférentiellement dans la partie corporéo-caudale du pancréas. Il est macrokystique dans 80 % des cas, ne communique pas avec le canal pancréatique. A l’imagerie, la paroi se rehausse après injection de produit de contraste. La paroi plus ou moins épaisse peut être le siège de nodules ou de végétations. Le diagnostic de certitude doit être obtenu si besoin par l’écho-endoscopie complétée par une ponction avec dosage des enzymes pancréatiques et des marqueurs tumoraux. L’étude cytologique montre la présence de cellules muco-sécrétantes et un stroma de type ovarien très évocatrice du diagnostic et permettant d’éliminer une TIPMP (tumeur intracanalaire papillaire mucineuse du pancréas).
Contrairement au cystadénome séreux, le cystadénome mucineux est une tumeur potentiellement maligne, susceptible de dégénérer en cystadénocarcinome mucineux. Il doit donc être opéré et réséqué.
→ cystadénome séreux du pancréas, tumeur intracanalaire papillaire mucineuse du pancréas
[F5,F2,L1]
cystadénome séreux du pancréas l.m.
serous cystadenoma of pancreas
Le cystadénome séreux du pancréas, de découverte le plus souvent fortuite par l’imagerie chez la femme âgée de 60-70 ans est une lésion bénigne qui ne dégénère pas et ne doit donc pas être opérée.
Siégeant au niveau de la tête du pancréas, entre deux et six cm diamètre, il a un aspect caractéristique en rayon de miel, fait de petits kystes millimétriques séparés par des travées fibreuses.
Lorsqu’il est atypique à l’imagerie, d’aspect macrokystique, il doit être distingué des autres lésions kystiques du pancréas, pseudo kyste et surtout cystadénome mucineux et TIPMP (tumeur intracanalaire papillaire mucineuse du pancréas). Il se différencie des cystadénomes mucineux par l’absence de rehaussement vasculaire et des TIPMP par le caractère non communiquant du kyste avec le canal pancréatique. Dans les cas de diagnostic difficile, la ponction échoguidée du kyste avec dosage des marqueurs tumoraux pancréatiques, des enzymes et l’étude cytologique peut être utile.
→ cystadénome mucineux du pancréas, tumeur intracanalaire papillaire mucineuse du pancréas
[F5,L1]
échancrure duodénale du pancréas l.f.
Syn. incisure pancréatique
[A1, L1]
Édit. 2019
exploration fonctionnelle du pancréas l.f.
pancreatic function test
Méthode permettant d'apprécier qualitativement et quantitativement la valeur des secrétions pancréatiques.
L'apparition d'explorations morphologiques modernes comme la tomodensitométrie, la pancréatographie rétrograde endoscopique et l'échoendoscopie, a considérablement réduit la place des explorations traditionnelles.
Le seul examen fait couramment est le dosage de la stéatorrhée qui n'est interprétable que si le régime est supplémenté en beurre et le recueil des selles fait sur 2 ou mieux 3 jours. Il s'agit d'une exploration indirecte de la fonction pancréatique puisqu'il existe des causes extrapancréatiques d'élévation de la stéatorrhée. Le dosage du chymotrypsinogène fécal peut également être utile. Les autres explorations sont : l'étude de la sécrétion pancréatique par tubage duodénal et stimulation du pancréas par la sécrétine ou la céruléine, méthode la meilleure mais qui est longue, agressive, couteuse et non standardisée ; le recueil par une sonde placée à l'angle de Treitz des sécrétions digestives après un repas d'épreuve (repas de Lundh), méthode moins précise et comportant l'inconvénient d'une intubation ; les méthodes sans intubation comme le PABA-test ou le test au dilaurate de fluorescéine dont la sensibilité est souvent insuffisante pour permettre le diagnostic d'une insuffisance pancréatique débutante.
G. Lundh, chirurgien suédois (1965)
→ cholangiopancréatographie rétrograde endoscopique, stéatorrhée, chymotrypsinogène, sécrétine
[B3,L1]
Édit. 2018
face antérieure du corps du pancréas l.f.
→ face antéro-supérieure du corps du pancréas, corps du pancréas
[A1]
Édit. 2017
face antéro-inférieure du corps du pancréas l.f.
facies anteroinferior corporis pancreatis (TA)
antero-inferior surface of body of pancreas
Syn. anc : face inférieur du corps du pancréas
[A1]
Édit. 2017
face antéro-supérieure du corps du pancréas l.f.
facies anterosuperior corporis pancreatis (TA)
antero-superior surface of body of pancreas
Syn. anc : face antérieure du corps du pancréas
[A1]
Édit. 2017
face inférieure du corps du pancréas l.f.
→ face antéro-inférieure du corps du pancréas
[A1]
Édit. 2017
face postérieure du corps du pancréas l.f.
facies posterior corporis pancreatis (TA)
posterior surface of body of pancreas
[A1]
Édit. 2017
fibrose kystique du pancréas l.f.
cystic fibrosis of the pancreas
Forme grave de mucoviscidose avec troubles métaboliques liés à l'insuffisance des sécrétions interne et externe.
[L1]
Édit. 2018
isthme du pancréas l.m.