trypanosomose latino-américaine l.f.
Chagas’ disease
Anthropozoonose strictement latino-américaine, sévissant entre le 18e degré nord et le 39e degré sud, les régions d’hyperendémicité se situant au Brésil, en Argentine, en Bolivie, au Paraguay et en Uruguay.
Provoquée par un flagellé, Trypanosoma cruzi et transmise par des punaises de grande taille, les réduves. Le réservoir de germes est domestique ou selvatique. Cliniquement, on distingue des formes aigües, souvent inapparentes, et des formes chroniques, survenant après une latence de plusieurs mois ou années, comprenant des atteintes cardiaques ou digestives (mégaorganes).
C. Chagas, médecin brésilien, membre de l'Académie de médecine (1909)
Syn. maladie de Chagas
trypanosomose africaine l.f.
african trypanosomiasis
Parasitose très grave de l’Afrique intertropicale, provoquée par des protozoaires sanguicoles flagellés, les trypanosomes, transmis par piqûre d’une mouche piqueuse, la glossine ou mouche tsé tsé.
La maladie évolue en deux phases : lymphaticosanguine puis neuroméningée, caractérisée par des paresthésies et des hyperesthésies (douleurs à la mastication, signe de Kérandel), des fibrillations musculaires puis des troubles du sommeil (troubles du rythme nyctéméral plus qu’hypersomnie).
À la phase la plus avancée, le malade est plongé dans un état de torpeur allant jusqu’à la léthargie. En l’absence de traitement, l’évolution est habituellement fatale. Des éléments aussi bien cliniques que thérapeutiques séparent les 2 formes de la trypanosomose africaine, dues respectivement, à Trypanosoma brucei gambiense (en Afrique occidentale ou centrale) ou à T. brucei rhodesiense (à l’est des Grands Lacs).
J-F. Kérandel, médecin militaire français (1873-1934)
blastomycose nord-américaine l.f.
north american blastomycosis
Atteinte pulmonaire primitive à Blastomyces dermatitidis ou B. gilchristi ou dissémination par voie hématogène dans la peau, les os, l'appareil urinaire ou le système nerveux central. La localisation cutanée se présente sous forme de nodules multiples croûteux et des plaques violacées délimitées. Le traitement par itraconazole se montre efficace.
B. Ladizinski et W. Piette, médecins américains (2018)
Syn. Gildchrist (maladie de)
[D2, J1]
Édit. 2020
blastomycose sud-américaine l.f.
south american blastomycosis
Syn. maladie de Lutz, Splendore et Almeida
Édit. 2017
ehrlichiose monocytique américaine l.f.
monocytic ehrlichiosis
Syn. ehrlichiose monocytique humaine
→ ehrlichiose monocytique humaine
[D1, D2, D5]
Édit. 2019
hystérectomie à l'américaine l.f.
Kelly hysterectomy
Ablation chirurgicale de l’utérus menée par voie abdominale, caractérisée par la section continue transversale d’un côté à l’autre du pelvis de tout l’appareil génital.
Ce procédé peut s’appliquer aussi bien aux hystérectomies totales que subtotales. Classiquement, on commence par le côté où l’annexe est le plus facilement libérable.
H. A. Kelly, gynécologue américain (1898)
Syn. hystérectomie par section continue transverse, hystérectomie transverse, hystérectomie selon Kelly
leishmaniose sud-américaine l.f.
south american leishmaniasis
Ensemble des leishmanioses cutanées et cutanéomuqueuses rencontrées en Amérique tropicale (du sud des États-Unis à l'Argentine) et dues à différentes espèces de Leishmania.
[Il peut s'agir,suivant les cas,de formes cutanées pures (identiques au “bouton d’Orient”),des formes avec extension lymphatique (“Pian bois” de Guyane),des formes diffuses pseudolépromateuses,des formes cutanées avec envahissement profond ulcère du p]
Lutz-Splendore-Almeida (blastomycose sud-américaine de) l.f.
Lutz Splendore Almeida’s disease
A. Lutz, bactériologiste brésilien (1908) ; A. Splendore, médecin italien en activités au Brésil (1912) ; F. P. de Almeida, bactériologiste brésilien (1928)
leishmaniose tégumentaire sud-américaine l.f.
south american leishmaniasis
Ensemble des leishmanioses cutanées puis cutanéomuqueuses rencontrées en Amérique tropicale (du sud des États-Unis à l'Argentine) et dues à différentes espèces de Leishmania.
Il peut s'agir, suivant les cas, de formes cutanées pures (rappelant le “bouton d’Orient”), de formes avec extension lymphatique (“Pian bois” de Guyane), de formes diffuses pseudo-lépromateuses, de formes cutanées avec envahissement profond [ulcère du pavillon de l’oreille des chicleros (récolteurs de latex)], de la forme uta des régions subdésertiques du Pérou et de l’Equateur, ou encore de formes cutanées avec atteinte des muqueuses et du cartilage, aboutissant à des lésions ulcératives végétantes à tendance progressivement extensive en profondeur, atteignant en particulier les lèvres, le nez, le palais, le larynx et le tractus respiratoire supérieur avec métastases à distance ; ces dernières formes, d'évolution chronique, peuvent ainsi entraîner des mutilations effroyables de la face, en particulier dans la forme espundia, avec des conséquences psycho-sociales majeures. Ces formes extensives peuvent survenir des années après la localisation cutanée initiale.
→ espundia, pian-bois, uta, leishmaniose, Leishmania, lèpre lépromateuse
[D1,J1, P1]
Édit. 2019
Lucilie bouchère américaine
Syn. Cochliomyia hominivorax, screw worm
[D1]
Édit. 2019
anaplasmose granulocytique humaine l.f.
human granulocytic anaplasmosis, human granulocytic ehrlichiosis
Maladie zoonotique due à la bactérie Anaplasma phagocytophilum, répandue en Eurasie et sur le continent américain.
Les patients infectés par cette bactérie présentent une fièvre, des frissons, des myalgies, des céphalées, une thrombopénie, une leucopénie, une augmentation des transaminases. L'évolution est habituellement favorable mais des complications sévères peuvent néanmoins survenir, comme des syndromes de choc septique, des coagulopathies, des détresses respiratoires, des myocardites, des insuffisances rénales aiguës. Beaucoup d'infections demeurent asymptomatiques ou se présentent comme une maladie très fruste. Le diagnostic biologique repose sur l'isolement du germe sur culture de cellules ou surtout sur l'immunofluorescence indirecte et la PCR. Le traitement fait surtout appel à la doxycycline. La transmission de la bactérie en cause a lieu par morsure de tique ; des cas d'infection par transfusion sanguine sont connus.
D. B. Sykes, médecin américain (2020)
Syn. ehrlichiose granulocytique humaine, anaplasmose (ou ehrlichiose) granulocytaire humaine
[D1,D4,D5]
Édit. 2020
antithrombine humaine l.f.
human antithrombin
Inhibiteur physiologique de la coagulation utilisé dans le traitement des déficits constitutionnels et acquis sévères en antithrombine.
Il est extrait du plasma des donneurs de sang.
bioclimatologie humaine l.f.
human bioclimatology
Branche de la biologie qui étudie l’action des facteurs physiques de l’environnement (température, humidité, éléments d’un climat, etc.), sur la physiologie humaine et sa pathologie.
→ climat
Édit. 2017
ehrlichiose granulocytique humaine l.f.
human granulocytique ehrlichiosis
Syn. anaplasmose granulocytique humaine
→ anaplasmose granulocytique humaine
[D1, D2, D5]
Édit. 2019
ehrlichiose monocytique humaine l.f.
human monocytic ehrlichiosis
Maladie humaine répandue en Amérique du Nord, due à la bactérie Ehrlichia chaffeensis, présente dans les monocytes et les macrophages.
Le tableau clinique de cette maladie associe fièvre, anorexie, céphalées, frissons, myalgies et arthralgies, nausées, vomissements et douleurs abdominales. Un syndrome méningé est assez fréquent, de même qu'une atteinte pulmonaire. Des complications ont été rapportées : rhabdomyolyse, insuffisance rénale, myocardite. Biologiquement, on constate une thrombopénie, une leucopénie et une augmentation des transaminases. Le diagnostic biologique repose sur l'isolement du germe sur culture de cellules ou surtout sur l'immunofluorescence indirecte et la polymerase chain reaction. Le traitement fait surtout appel à la doxycycline. La maladie est connue des Etats-Unis (principalement dans le sud-est) où elle constitue une endémie rurale verno-estivale avec parfois de petites poussées épidémiques. Le vecteur majeur est la tique Amblyomma americanum. Des traces sérologiques sont aussi retrouvées chez l'Homme en Amérique du sud.
Syn. ehrlichiose humaine américaine, ehrlichiose monocytaire humaine
→ Ehrlichia chaffeensis, rhabdomyolyse, myocardites, doxycycline, polymerase chain reaction
[D1, D2]
Édit. 2019
génétique humaine l.f.
human genetics
Partie de la génétique consacrée à l'étude de la transmission de caractères héréditaires au sein des familles et des différentes populations humaines, que ces caractères soient normaux ou qu'ils aient des modes d'expression pathologiques.
Les objets d'étude de la génétique humaine sont innombrables, tant sont variés les aspects du polymorphisme : caractéristiques anthropologiques, polymorphisme antigénique, épidémiologie des anomalies métaboliques ou chromosomiques, etc. Elle s’occupe également de la découverte de gènes dont les mutations sont responsables des maladies génétiques.
gonadotrophine ménopausique humaine l.f.
human menopausal gonadotrophin
Hormones gonadotropes hypophysaires, FSH et LH, sécrétées en grande quantité après la ménopause.
Son recueil dans les urines de femmes ménopausées permet son utilisation thérapeutique pour la stimulation de la croissance folliculaire chez les femmes traitées pour une stérilité endocrinienne ou stimulées en vue d'une fécondation in vitro. Pour cet usage, elle est aujourd'hui remplacée par les hormones synthétiques recombinantes obtenues par génie génétique.
Syn. hormone gonadotrope ménopausique humaine
Abrév. HMG
hormone gonadotrope ménopausique humaine l.f.
human menopausal gonadotropin
Étym. gr. hormaô : j'excite
Syn. gonadotrophine ménopausique humaine
Sigle HMG
→ gonadotrophine ménopausique humaine
[O4]
immunothérapie de l'infection par le virus de l'immunodéficience humaine l.f.
Adjonction d’un traitement immunomodulateur, tel que l’interleukine 2, au traitement antirétroviral.
Destinée à stimuler la croissance et la prolifération des lymphocytes T, elle est indiquée chez les patients ayant une réponse immunitaire insuffisante sous trithérapie suivie depuis au moins six mois.
Étym. lat. immunis : exempt de
→ sida
somatomammotrophine chorionique humaine l.f
human chorionic somatomammotrophin
Glycoprotéine sécrétée par le placenta dont l’action est proche de celle de la prolactine : elle stimule la croissance de la glande mammaire et la sécrétion lactée.
Son dosage dans le plasma servait de témoin de la fonction placentaire dans les grossesses pathologiques.
Syn. hormone placentaire lactogène, hormone chorionique somatotrope, somato-mammotrophine chorionique humaine
Sigle HCS
stérilisation humaine l.f.
sterilization
Action de rendre stérile une personne.
La stérilisation masculine est presque toujours réalisée par une vasectomie bilatérale, celle-ci étant chirurgicalement réversible par vasovasostomie.
traitement de l'eau destinée à la consommation humaine l.m.
Ensemble des techniques et équipements mis en œuvre pour produire de l’eau de consommation humaine à partir d’une eau issue du milieu naturel, non distribuable.
Les eaux de surface ou souterraines ne sont pas toujours d’une qualité conforme aux normes de qualité requises pour leur distribution en vue de la consommation humaine ; elles doivent donc subir une ou plusieurs phases de « nettoyage » qui peuvent être physiques (filtration), chimiques (notamment chloration de l’eau) et/ou biologiques.
virus de l'immunodéficience humaine (VIH) l.m.
human immunodeficiency virus (HIV)
Rétrovirus responsable du syndrome d'immunodéficience acquise humaine (sida).
Deux virus à ARN, transcrits en ADN proviral par une transcriptase inverse virale, sont actuellement connus : VIH1 et VIH2. La transmission du virus est principalement parentérale, sexuelle et maternofœtale. Le test ELISA et le Western Blot sont les tests de routine, utilisés pour le dépistage, de même que l’évaluation de la charge virale est utilisée pour le suivi thérapeutique.
Caractérisé par un cyle réplicatif au sein des cellules exprimant à leur surface la molécule CD4, le VIH induit une disparition progressive de ces cellules infectées, notamment les lymphocytes CD4 impliqués dans les mécanismes de défense immunitaire. Cette disparition progressive d'effecteurs de l'immunité cellulaire, contrastant avec une immunité humorale détectable mais insuffisante, rend compte de la fréquence des infections opportunistes (cytomégalovirose, mycobactériose, pneumocystose, toxoplasmose, cryptococcose, histoplasmose, etc.) et de l'émergence de cancers (sarcome de Kaposi, lymphome, etc.).
Les thérapeutiques antirétrovirales se répartissent en quatre classes de médicaments : des inhibiteurs de la rétrotranscriptase (analogues de nucléosides et inhibiteurs non nucléosidiques), inhibiteurs de la protéase, inhibiteurs d’entrée. L’instauration d’un traitement (trithérapie le plus souvent) et une surveillance adaptée permettent une réduction considérable, voire une une nondétection de la charge virale plasmatique et une amélioratioin significative de l'espérance et de la qualité de vie des patients malgré la fréquence des effets secondaires.
La transmission verticale maternofœtale du virus, contemporaine de l'accouchement dans la majorité des cas, avoisine 25%. Elle est réduite à moins de 15% par la prise de médicaments antiviraux (AZT) pendant la grossesse.
L. Montagnier, membre de l’Académie de médecine et F. Barré-Senoussi, virologues de l’Institut Pasteur de Paris, tous deux prix Nobel de médecine en 2008
Syn. HTLV, LAV (obsolètes)
→ sida, ELISA (technique), western (technique), charge virale plasmatique, CD 4, cytomégalovirus, mycobactériose à Mycobacterium avium-intracellulare, pneumocystose, toxoplasmose, cryptococcose, histoplasmose, Kaposi (maladie de), lymphome, inhibiteurs de la transcriptase inverse, inhibiteurs de la protéase, inhibiteurs d’entrée, AZT
eau destinée à la consommation humaine l.f.
water fit for human consumption
Selon l’article R 1321-1 du code de la santé publique :
1) toutes les eaux qui, soit en l'état, soit après traitement, sont destinées à la boisson, à la cuisson, à la préparation d'aliments ou à d'autres usages domestiques, qu'elles soient fournies par un réseau de distribution, à partir d'une citerne, d'un camion-citerne ou d'un bateau-citerne, en bouteilles ou en conteneurs, y compris les eaux de source ;
2) toutes les eaux utilisées dans les entreprises alimentaires pour la fabrication, la transformation, la conservation ou la commercialisation de produits ou de substances destinés à la consommation humaine, qui peuvent affecter la salubrité de la denrée alimentaire finale, y compris la glace alimentaire d'origine hydrique.
Les eaux destinées à la consommation humaine doivent (directive européenne 98/83/CE du 3 novembre 1998) :
- ne pas contenir un nombre ou une concentration de micro-organismes, de parasites ou de toutes autres substances constituant un danger potentiel pour la santé des personnes ;
- être conformes aux limites de qualité, portant sur des paramètres microbiologiques et chimiques, définies par arrêté du ministre chargé de la santé.
- satisfaire à des références de qualité, portant sur des paramètres microbiologiques, chimiques et radiologiques, établies à des fins de suivi des installations de production, de distribution et de conditionnement d'eau et d'évaluation des risques pour la santé des personnes.
Syn. eau potable
[C1,E1,R2]
Édit. 2018