Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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intoxication oxycarbonée (séquelles neurologiques de l') l.f.p.

carbon monoxide poisoning neurological sequelae

Complications variables de l'anoxie cérébrale, de type extrapyramidales (surtout hyperkinétique et hypertonique), dystoniques et vasculaires prévalent.
Il s'agit surtout de lésions laminaires corticales prédominant dans la corne d'Ammon et d'une nécrose anoxique du pallidum.
Elles surviennent d'une seule tenue, sinon après un intervalle libre de quelques jours ou quelques semaines, en fait plus apparent que réel. Dans ces encéphalopathies qui peuvent évoluer soit vers la régression soit vers la mort, sont décrits des foyers de démyélinisation de la substance blanche hémisphérique (myélinopathie de Grinker).
Les signes neurologiques cités, de même que d'éventuelles anomalies phasiques, praxiques ou gnosiques accompagnent souvent des altérations plus ou moins profondes de la mémoire ou de l'attention, voire une évolution démentielle et/ou des perturbations caractérielles, ainsi qu'une instabilité thymique parfois majeure (épisodes mélancoliques avec risque suicidaire).

R. R. Grinker, neuropsychiatre américain (1925)

immunité due aux traumatismes (baisse d') l.f.

decrease of immunity following trauma

Les mécanismes de défense contre l'infection sont globalement déprimés après un traumatisme.
L'inhibition de l'immunité non spécifique se traduit par l'altération du chimiotactisme, de l'opsonisation et de la phagocytose des lymphocytes. Elle correspond à un déséquilibre entre les monocytes facilitateurs (T-helpers) et inhibiteurs (T-suppressors) ce qui entraîne une limitation de la paralysie immunitaire consécutive à la perte de la fonction facilitatrice des monocytes, d'où suractivation des T-uppressors et réduction du système de défense contre l'inflammation.

Étym. lat. immunis : exempt de

chimiotactisme, opsonisation, phagocytose, T facilitant, T-suppressor

susceptibilité aux traumatismes l.f.

sensitiveness to accidents

Facilité avec laquelle certains sujets sont l’objet de traumatismes, de chutes, d'hémorragies, etc. avec une fréquence et une gravité plus grandes que pour la plupart des personnes.
Cette susceptibilité est due à des causes générales d'ordre métabolique circulatoire ou sanguin, à une fragilité osseuse, au vieillissement, à des troubles mentaux, etc. Elle peut être considérée comme un handicap, avec des aspects médicolégaux.

partie crânio-cervicale du plexus viscéral et des ganglions viscéraux l.f.

pars craniocervicalis plexus visceralis et ganglii visceralis (TA)

craniocervical part of visceral plexus and visceral ganglia

partie crâniale de la partie parasympathique du système nerveux autonome

cranio-ostéo-arthropathie l.f.

Forme rare d'ostéoarthropathie hypertrophique primitive, héréditaire autosomique récessive, rare (prévalence <1/1 000 000 – 30 cas rapportés), caractérisée par un retard de fermeture des sutures crâniennes et des fontanelles, un hippocratisme digital, une arthropathie et une périostose.
Elle se manifeste dans l'enfance par des signes d'ostéoarthropathie hypertrophique primitive avec un hippocratisme digital, une clinodactylie des doigts, une éruption cutanée eczémateuse, une arthropathie, une néoformation osseuse périostée, et des troubles de l'ossification du crâne avec un élargissement des fontanelles et des os wormiens surnuméraires. Elle peut aussi être associée à une cardiopathie congénitale.
Elle est due à des mutations du gène HPGD (4q33-q34) ; les porteurs hétérozygotes peuvent avoir une forme clinique discrète.

H. Girschilk, pédiatre allemand (2010)

Syn. maladie de Currarino, ostéoarthropathie idiopathique de Currarino, syndrome de Reginato-Schiapachasse

Réf. H. Girschick, Orphanet décembre 2010

[A4,O6,Q2]

ganglion cranio-spinal sensoriel l.m.

ganglion craniospinale sensorium (TA)

craniospinal sensory ganglion

Ganglion interposé sur le trajet des fibres nerveuses sensitives d’un nerf spinal ou d’un nerf crânien.

oculo-crânio-somatique (syndrome) l.m.

Kearns et Sayre (syndrome de)

Édit. 2017

syndrome cranio-orodigital l.m.

cranioorodigital syndrome

otopalatodigital (syndrome) de type II

[Q2]

syndrome oculo-crânio-somatique l.m.

Kearns et Sayre (syndrome de)

traumatisme cranio-encéphalique l.m.

cranio-encephalic traumatism

Lésions de structure anatomique de l'extrémité céphalique, dues à un ou plusieurs chocs mécaniques, dont les conséquences sont variables, allant de la bénignité à la mort.
Souvent associées, les lésions comportent des atteintes cutanées et sous-cutanées, osseuses, vasculaires, méningées, cortico-sous-corticales et de la substance blanche. Le bilan des conséquences cliniques établit l'état de la vigilance grâce, notamment, à l'échelle de Glasgow, l'existence de troubles végétatifs, en particulier cardiorespiratoires, et il recherche des signes de localisation hémisphériques ou de retentissement sur les nerfs crâniens. Si la gravité clinique l'impose, un examen tomodensitométrique effectué en urgence permet de mettre en évidence un hématome extradural, sous-dural, une hémorragie sous-arachnoïdienne, une contusion cérébrale réunissant œdème, hémorragies, plages de nécrose et lésions axonales, ainsi qu'une embarrure avec ou sans plaie craniocérébrale. D'autres lésions ou complications sont plus rares : fistules du LCR ou carotidocaverneuses.
À distance, après, ou non, traitement neurochirurgical, les séquelles sont fréquentes.

score de Glasgow, hématome sous-dural, hématome extradural, hémorragie sous-arachnoïdienne, contusion cérébrale

traumatisme cranio-encéphalique et catatonie l. m.

head trauma and catatonia

État pathologique de la psychomotricité qui a été décrit pendant le premier conflit mondial par les auteurs allemands, aprés des traumatismes cranio-encéphaliques graves et disparition du coma.
Il s'agit de tableaux cliniques pouvant évoquer initialement un coma prolongé, une stupeur hypertonique "de décérébration", un mutisme akinétique ou un autre état apparenté, et qui ont tous "un air de famille". Ils ne peuvent se réduire à la seule organicité ni à une régression névrotique, ni à une "psychoplégie" par "émotion- choc", selon J.M. Sutter et coll. (1959).
Ces auteurs ne prétendent pas regrouper sous l'angle de la catatonie des faits aussi disparates, mais ils pensent que le "facteur catatonique" peut très bien expliquer au moins pour une part cette parenté sémiologique. Or la catatonie répond à l'aspect d'un tel dérèglement psychomoteur global, conformément à la conception de H. Ey.
La sismothérapie et des chimiothérapies ont été efficaces.

J. M. Sutter, psychiatre français, membre de l'Académie de médecine (1959) ; H. Ey, psychiatre français (1974)

catatonie

Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales l.m.

- directement imputables à une activité de prévention, de diagnostic ou de soins, réalisée en application de mesures prises en cas de menace sanitaire grave et urgente, notamment en cas de menace d’épidémie,

- résultant de l’intervention, en cas de circonstances exceptionnelles, d’un professionnel d’un établissement, service ou organisme en dehors du champ de son activité de prévention, de diagnostic ou de soins.
L’office a été créé par application de l’article 98 de la loi du 4 mars 2002 modifiée par la loi du 30 décembre 2002 sur la responsabilité civile médicale.
Il est administré par un conseil d’administration qui comprend, outre son président, onze représentants de l’Etat, neuf membres désignés par arrêté du ministre de la Santé et deux représentants du personnel de l’office élus par ce personnel.

Sigle : ONIAM

Commission régionale de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux, Commission nationale d'accidents médicaux

Édit. 2017