traumatisme psychique (prise en charge d'un) l.f.
psychical traumatism (acute disorders)
Mesures thérapeutiques visant à la résolution des manifestations psychiques contemporaines d'une situation dramatique.
Elles consistent à permettre l'expression et l'abréaction la plus rapide possible de l'expérience vécue. D'où l'intérêt de l'écoute du «premier récit» dans un cadre thérapeutique. C'est l'une des meilleures préventions des troubles différés si ce récit est recueilli par du personnel formé à ce type de prise en charge. Sa mise en œuvre par des équipes de santé mentale s'effectue à proximité des zones d'opérations ou des lieux de la catastrophe, c'est le «psychological debriefing» des anglais. Enfin, pour une action psychologique collective, l'information, l'encadrement, l'efficacité et le maintien de l'ordre public concourent aussi à la limitation des troubles et à la prévention des paniques.
→ panique (trouble, crise ou attaque de)
alzheimérien (prise en charge d'un malade) l.f.
caregiving to an alzheimerian patient
La prise en charge (ou prise en soins),doit dépasser les seuls traitements pharmacologiques, doit être globale et porter à la fois sur le patient mais aussi sur son entourage.
Il n y a pas de traitement curatif de la maladie d’Alzheimer. C'est au stade d'émergence de troubles paucisymptomatiques qu'un traitement anticholinestérasique favorisant la neurotransmission cholinergique peut être indiqué. Les inhibiteurs de l’acétylcholinesterase ont un effet très limité : il s’agit du donézépil, de la rivastigmine, et de la galantamine. Leur action est purement symptomatique et modeste. Ils exposent à des effets secondaires indésirables cholinergiques (notamment digestifs et cardio-vasculaires qui sont fréquents chez ces malades fragiles, âgés, et souvent polymédicamentés). Les médicaments physiopathologiques n’ont pas démontré leur efficacité, tout au moins sur des paramètres cliniques. Les agents psychotropes (thymo-régulateurs, inhibiteurs de la recapture de la sérotonine…) peuvent être utilisés avec parcimonie en cas de troubles comportementaux ou de syndromes neuro-psychiatriques.
A côté de la prise en charge pharmacologique, une approche plus globale est souhaitable. Stimulation cognitive, art-thérapie ont un effet souvent bénéfique (bien que non formellement démontré); gestion des comorbidités (dépression notamment), maintien de l'état d'hydratation et nutritionnel, kinésithérapie pour entretenir la mobilité, ne doivent pas être négligés. Le maintien au domicile, quand cela est possible, est hautement souhaitable et peut nécessiter le recours à une aide quotidienne, aux services sociaux, à des mesures juridiques de protection. Le soutien des aidants familiaux par une association de malades, par l’information et la déculpabilisation en cas de placement, et/ou par des groupes de paroles est également essentielle. L’ensemble de ces mesures, facilitées par les plans Alzheimer successifs a contribué à une amélioration significative de la prise en soin de ces patients au cours de ces dernières années.
Les progrès portant notamment sur la physiopathologie moléculaire permettent de présager des applications thérapeutiques nouvelles dans ce véritable fléau socio-économique et familial.
A. Alzheimer, neuro-psychiatre allemand (1906)
→ Alzheimer (maladie d'), Alzheimer (biomarqueurs de la maladie d'), Folstein (minimental test de), Mini Mental State Examination (modèle d'interrogatoire)
[H1,H3,G5,Q2]
Édit. 2017
douleur (prise en charge globale de la) l.f.
multidiciplinary care of pain
Approche multimodale du traitement de la douleur chronique dans laquelle le médicament ne doit représenter qu’une partie de la thérapeutique.
J. Bonica créa la première « pain clinic » à Washington après la première guerre mondiale. En France, depuis la loi Neuwirth (1995), la prise en compte de la douleur est devenue un problème de société.
Appréhender la douleur chronique nécessite une prise en compte individualisée de ses composantes affectives, cognitives et comportementales, voire spirituelles, au-delà de la seule démarche étiologique somatique.
Dans ce but, trois types de structures pluridisciplinaires ont été définis par l'Agence nationale pour le développement de l'évaluation médicale (ANDEM) : consultations spécifiques, comportant au moins deux somaticiens de disciplines différentes et un médecin formé à la psychologie ; unités, disposant de lits d'hospitalisation et d'un plateau technique ; centres, avec une triple mission de soins, d’enseignement et de recherche. Ces missions ont été reprises successivement par l’ANAS et l’HAS.
Le traitement initial vise à diminuer le symptôme douleur, à interrompre les cercles vicieux d'auto-entretien aux divers niveaux anatomiques (périphérique, médullaire, supramédullaire). Conjointement, le patient accède à une prise de conscience de ses réactions et comportements, de même qu'à leur meilleure maîtrise.
En dehors des mesures médicamenteuses, l'équipe peut faire appel à des blocs par les anesthésiques locaux (diagnostiques ou thérapeutiques), à diverses techniques physiques telles que la neurostimulation transcutanée, à la relaxation, aux thérapeutiques cognitivocomportementales et à diverses formes de psychothérapie.
Un placebo peut être efficace dans 30% des cas environ, probablement par la mise en œuvre d’endorphines.
Une suppression totale et constante de la douleur reste jusqu'à présent une utopie, mais son atténuation et un projet réadaptatif, si possible contractuel avec le patient et son entourage, peuvent être au moins mis en œuvre. Ainsi est évité également le "vagabondage médical", souvent préjudiciable au patient et source de "bilans" étiologiques redondants et coûteux.
J. Bonica, médecin anesthésiologiste américain (1917-1994)
Étym. lat. dolor : douleur
prise en charge l.f.
Accord donné par un organisme d’assurance au versement des prestations à un assuré ou à un bénéficiaire, dès lors que la personne remplit les conditions requises.
Cette prise en charge est automatique si l’assuré remplit les conditions fixées par la loi ou la réglementation (prestations légales de la sécurité sociale) ou par la convention ou le contrat entre l’assurance et l’assuré : elle est facultative par contre dans le cadre des prestations supplémentaires de l’assurance-maladie.
réseau de prise en charge l.m.
organisation de réseaux pluridisciplinaires (constitués d’infirmières, de généralistes, de cardiologues , kinésithérapeutes) permettant la coordination des soins, une bonne observance thérapeutique et l’éducation des patients , au cours du traitement d’affections cardiaques aigues ( après infarctus du myocarde ) ou chroniques (insuffisance cardiaque).
suicidant (prise en charge psychiatrique du) l.f.
psychiatric charge taking of a suicide
Prise en charge d'un sujet qui a fait une tentative de suicide n'ayant pas abouti à la mort.
Selon les données européennes, les conduites suicidaires, en majorité féminines, sont environ dix fois plus fréquentes que celles conduisant au décès. Plus d'un tiers concernent des sujets de moins de 25 ans. Elles sont surtout fréquentes en cas d'isolement social ou de familles dissociées : il s'agit essentiellement d'intoxications médica
A contrario, le concept réducteur d'une réaction à quelque circonstance particulière doit être déplacé par la notion de faits vécus par le patient en fonction de son histoire personnelle. D'où la nécessité, malgré ses difficultés, d'une écoute compréhensive globale, tout particulièrement de la souffrance du patient et des motivations plus ou moins conscientes de son comportement suicidaire.
Des réaménagements liés à la tentative de suicide sont inévitables de la part du patient et de son entourage. Il peut s'agir d'une accentuation du mode d'être et du type de relations pathologiques antérieures (surprotection, par ex.) ou, au contraire, de prises de conscience positives, porteuses de potentialités nouvelles, notamment de mises à distance par le patient de son mode de fonctionnement habituel, d'appui sur les étayages disponibles, d'appel à des associations bénévoles (S.O.S amitié, p. ex.). Une résistance familiale foncière avec banalisation systématique du geste constitue parfois un obstacle majeur. De toute façon, même assurée, autant que possible, par un thérapeute ayant l'habitude de ce type de relation, la prévention de la récidive suicidaire ne peut être absolue.
Étym. lat. sui caedere : de soi, abattre, couper
→ suicide
traumatisme psychique l.m.*
psychic trauma
On appelle traumatisme psychique une expérience soudaine et intense provoquée par un danger, source de menace pour la vie du sujet sans que celui-ci puisse y échapper ou qu'il ait autour de lui des moyens suffisants pour y faire face.
Le traumatisme induit frayeur et sentiment d'impuissance. Il peut être un évènement unique ou un enchainement d'évènements (traumatismes cumulatifs ou traumatismes en chaîne ) dont la valeur traumatique tient à la résonance d'une situation apparemment anodine avec des évènement violents antérieurement vécus par le sujet.
L'émotion choc au moment de l'évènement traumatique peut secondairement laisser place à un syndrome de répétition sous forme de rêves ou cauchemars faisant revivre l'émotion-frayeur. De manière moins spectaculaire, le traumatisme psychique peut aussi manifester sa capacité pathogène durable par de nouveaux aménagements psychiques tels que anxiété ou vulnérabilité aux effets d'évènements ultérieurs.
Les situations de guerre, d'accident de la voie publique, d'agression notamment sexuelle fournissent des exemples caractéristiques de traumatismes psychique.
Les manifestations immédiates ou rapprochées du traumatisme psychique ont des expressions sont souvent intriquées et volubiles, qu'il s'agisse de rupture de comportement (stupeur, agitation), d'états confuso-oniriques ou délirants transitoires, de crise d'angoisse ou d'attaque de panique, de troubles de l'humeur (dépressifs, voire maniaques), de réactions caractérielles, de crises hystériformes, mais aussi des phénomènes psychosomatiques. Elles peuvent aussi être inapparentes et isolées, après une phase de latence. La survenue d'une névrose traumatique permet de rattacher le syndrome différé au traumatisme psychique initial.
traumatisme psychique chez les enfants l.
psychical trauma among children
Expérience dramatique vécue par des enfants qui ont survécu, p. ex., à des massacres et à des viols, parfois blessés, souvent retrouvés seuls, après plusieurs jours sans soins ni nourriture, auprès de cadavres de leurs proches.
Les évènements de Yougoslavie et d'Afrique ont montré qu'à terme rapproché, les réactions étaient très diverses : absence de troubles apparents ; comportements pathologiques de sidération avec dépression de type mélancolique, mutisme, refus de consignes ou d'incitations venant d'un adulte ; régression parfois profonde.
Il semble que, du moins en milieu africain, et même en l'absence de psychothérapeutes, le retour à un bon équilibre physique, à une vie normale, dans une ambiance chaleureuse, a fortiori le rapatriement chez soi avec un proche ou au sein d'une famille d'accueil dont on connait l'ouverture dans ces cultures, favorisent la réversibilité, plutôt que le maintien en orphelinat.
À l'évidence, un recul suffisant reste nécessaire.
traumatisme psychique et évènement exceptionnel l.m.
psychical trauma and exceptional event
Évènement à partir duquel se détermine, après une période de latence, un syndrome de répétition traumatique, noyau clinique central et spécifique de la névrose traumatique.
D'une façon brutale, violente, souvent inattendue, le sujet est confronté à la possibilité de sa propre mort.
Il s'agit le plus souvent du temps de guerre ou d'une situation de catastrophe. Mais d'autres évènements, moins subits, peuvent être traumatisants : épreuves physiques et psychologiques répétées, mauvais traitements, torture, captivité. Il peut en être ainsi de visions de scènes d'horreur et de cadavres, surtout de leur relève, même si elles ne menacent pas directement le sujet. Interviennent aussi les formes nouvelles de la violence : terrorisme, prise d'otages, violence urbaine, notamment.
L'effondrement de l'"illusion d'immortalité" pour un sujet à un moment donné est ce qui relie ces évènements entre eux. Néanmoins le pouvoir traumatique d'un évènement ne se résume pas à la puissance de son impact et tous les sujets ne développent pas une névrose traumatique. Il y faut encore une dimension qualitative : la rencontre de l'évènement avec des représentations inconscientes dévoilées brusquement et souvent avec fugacité à cette occasion.
L'incapacité du sujet à lier psychiquement ces divers contenus est la conséquence la plus spécifique des effets d'un tel évènement, c'est-à-dire ce par quoi s'évalue sa puissance traumatique.
traumatisme psychique et générations suivantes l.m.
psychical trauma and after-generations
Les suites différées peuvent concerner non seulement les survivants mais aussi, indirectement, les groupes familiaux et sociaux, et même se transmettre à la descendance (syndrome "de la deuxième génération" chez les enfants des victimes du génocide juif).
Elles prennent alors des aspects cliniques individuels moins spécifiques : anxiété, dépression, troubles du caractère, avec cependant des perspectives moins pessimistes que celles souvent admises.
Des études plus rares, portant sur le génocide arménien, ont mis en évidence, parfois sur trois générations, d'autres éléments tels que l'assimilation et ses avatars.
hémorragie des suites de couches l.f.
post-partum hemorrhage
Hémorragie survenant plus de 24 heures après l'accouchement et jusqu'au 42ème jour des suites de couches, le plus souvent par rétention placentaire.
Étym. gr. haïma : sang ; rhêgnumi : je jaillis
[O3]
incontinence urinaire des suites de couches l.f.
post-partum urinary incontinence
Emission involontaire de l’urine dans le postpartum.
Elle est temporaire en cas de parésie du sphincter vésical ou persistante en cas de lésion du trigone. Elle peut révéler une incontinence urinaire d’effort jusque-là potentielle.
suites de couches l.f.
post-partum
Période de six à dix semaines entre l'accouchement et le retour des règles, ou retour de couches.
Elle est marquée par l'installation de l'allaitement, l'écoulement des lochies et l'involution utérine.
traumatisme graves du crâne (score de Glasgow pour l'évolution des) l.m.p.
Glasgow outcome scale
Échelle pronostique établie par B. Jennett et G. Teasdale, destinée à l'étude statistique des résultats à long terme des patients traités.
1) mort imputable à la lésion initiale.
2) état végétatif définitif : patient reste incapable de répondre et de parler pendant des semaines ou des mois jusqu'à la mort.
3) invalidité importante (conscient mais invalide) : patient dépendant de l'aide journalière d'une tierce personne en raison d'une invalidité mentale ou physique, pas des deux à la fois en général.
4) invalidité modérée (invalide mais indépendant) : patient pouvant prendre les transports publics et travailler dans un entourage protégé, il est donc indépendant en ce qui concerne sa vie de tous les jours.
5) bonne récupération, patient jouissant d'un mode de vie normal en dépit de déficits nerveux ou fonctionnels mineurs.
B. Jennett et G. Teasdale, neurochirurgiens britanniques (1976)
blessés (réadaptation psychique des) l.f.
wounded persons (psychic rehabilitation among)
Ensemble des dispositifs thérapeutiques et d'assistance qui visent à la prise en charge de la dimension psychique des troubles liés aux suites de blessures physiques.
Indissociables des thérapeutiques réparatrices et de la rééducation fonctionnelle, ils ont pour objet de restaurer chez le patient une image de soi qui permette le rétablissement de sa capacité relationnelle à autrui, puis sa réinsertion sociale. Associant, suivant les cas, des techniques de rééducation des fonctions cognitives et psychothérapiques à des mesures de soutien social, la réadaptation psychique des blessés est particulièrement nécessaire lorsque subsistent des handicaps moteurs et cérébraux, ou chez les blessés de la face (« les gueules cassées ») et les grands brûlés.
Édit. 2017
abaque de charge d'un tube radiologique l.f.
load chart
Représentation graphique, pour un tube à rayons X de type donné, des valeurs acceptables des paramètres d'une pose.
La charge d'un tube est sa capacité thermique. L'abaque de charge consiste en une série de courbes qui indiquent, pour une tension donnée aux bornes du tube (exprimée en kilovolts, kVp), l'intensité maximale (exprimée en milliampères, mA) pendant une durée t (exprimée en secondes ou fraction de seconde, s) acceptable en toute sécurité par les capacités thermiques du tube.
Les abaques de base, valables pour une pose isolée, sont complétés par des abaques de réduction de charge pour une 2ème pose, en fonction de l'intervalle, et pour des poses répétées, en fonction de la cadence.
[B2, B3]
Édit. 2020
angéite associée à la prise de médicaments ou de drogues l.f.
angeitis associated with use/abuse of medicaments or substances
Survenant lors d'une première exposition au toxique ou après une utilisation chronique, l'accident vasculaire cérébral peut être soit une hémorragie méningée ou cérébrale (notamment avec les amphétamines, la cocaïne), soit un accident ischémique (observé plus volontiers avec des drogues telles que l'héroïne ou le LSD).
La présentation clinique est celle d'un accident vasculaire cérébral de survenue brutale, accompagné de céphalées intenses. L'angiographie objective parfois des sténoses, voire des occlusions des siphons carotidiens, ou des rétrécissements segmentaires des artères intracrâniennes évoquant une artérite.
Les mécanismes pathogéniques évoqués sont : une lésion directe de la paroi artérielle ou une vascularite immuno-allergique (à la drogue elle-même ou aux agents adultérants), un collapsus avec hypotension et hypoxémie, un vasospasme et une hypertension artérielle aigüe (induits par des agents sympathomimétiques), des embolies de matériel étranger, une endocardite avec embolies septiques, ou des anévrismes mycotiques (pour les drogues utilisées par voie intraveineuse).
Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ite : inflammation
→ angéite, accident vasculaire cérébral, hémorragie méningée, amphétamine, cocaïne, héroïne; LSD 25, anévrisme mycotique
[G4, G5, K4]
Édit. 2019
charge n.f.
load
Ce que porte ou supporte quelqu’un ou quelque chose, mot à sens divers.
1) En microbiologie, quantité de germes dans un objet ou un échantillon pour analyse.
Ex. charge bactérienne.
2) En électricité : action d’accumuler de l’électricité, potentiel d’un appareil.
La charge élémentaire est la quantité d’électricité servant de base à toute mesure, toute charge électrique étant un multiple de cette charge e = 1,60.10-19 coulomb.
3) En technique, ingrédient ajouté pour modifier les caractéristiques d’un matériau.
Étym. racine indo-européenne du mot quatre, gaulois, carros, emprunt lat. carrus : forte charrette à quatre roues. Initialement le mot charge désignait tout ce qu’on pouvait mettre dans une charrette. Par extension il désigne ce qui est porté ou s
[D1,B1]
charge génétique l.f.
genetic load
Réserve de polymorphisme présente dans une population sous forme d'allèles rares et apparemment non-utilisés dans certaines conditions, mais constituant un potentiel adaptatif pour la population, et lui permettant une réponse rapide à toute variation du milieu.
→ adaptation, fardeau génétique, létal, mutation délétère
[Q1]
charge virale plasmatique l.f.
Quantification de l’ARN plasmatique, par amplification génomique, du virus de l’immunodéficience humaine (VIH), exprimée en nombre de copies par ml de plasma.
Une charge virale supérieure à 100.000 copies /mL est considérée comme élevée. Cette technique constitue un mode objectif d’appréciation de la réplication du VIH dans l’organisme. L’objectif d’un traitement est de rendre la charge virale indétectable.
Cet examen fait également partie du bilan biologique de l'hépatite C.
[D1,Q1]
interface-fabricant d'une prise murale de gaz l.f.
conversion kit of a terminal unit of gas distribution
Ensemble d'éléments spécifique à un gaz fourni par un fabricant conçu pour modifier la configuration ou les performances d'une prise murale de distribution de gaz fournie par un autre fabricant.
nombre de charge l.m.
parkinsonien (prise en soins d'un) l.f.
caregiving to a parkinsonian patient
Nécessité, dès la révélation du diagnostic, d'une attitude holistique dépassant, malgré son intérêt, la seule chimiothérapie, attachée à l'accompagnement du patient ainsi que des siens durant des années, dans une évolution inexorable et de plus en plus éprouvante.
Destinée à pallier le déficit nigrostrié en dopamine, la L-dopa à doses élevées est associée surtout à un inhibiteur de la décarboxylase, afin de prévenir ses effets seconds (principalement digestifs et cardiova
Ces molécules sont efficaces à la période initiale de "lune de miel", généralement peu invalidante et compatible avec une vie normale.
Une dégradation progressive aboutit à la période de maladie installée, avec son handicap permanent qui fluctue à des degrés divers selon les moments de la journée, les horaires des prises de médicaments et des évènements externes comme les repas ou les émotions. L'exercice physique est une nécessité tout au long de l'évolution.
À la période de déclin de l'efficacité thérapeutique, voire de mouvements anormaux iatrogènes, les patients présentent plutôt des troubles de la marche, des chutes répétées, des difficultés majeures d'élocution, parfois des déformations articulaires, avec perte de leur statut dans la cellule familiale et dévalorisation de l'image de soi. Le rôle du médecin, des professionnels de santé, des travailleurs sociaux et des associations est alors essentiel.
Des traitements neurochirurgicaux (notamment stimulation des noyaux sous-thalamiques) sont très efficaces sur les symptômes, mais ne sont indiqués que chez les sujets jeunes (moins de 60 ans) et ayant épuisé les effets bénéfiques de la L-dopa.
Le soutien psychique à l'égard d'un entourage souvent du même âge, lassé, voire épuisé par des charges de travail croissantes, dépassé par des variations symptomatiques souvent déconcertantes, inquiet sur le plan social et financier, parfois surprotecteur ou impatient, se montre indispensable.
Pour l'avenir, les résultats d'une greffe striée de neurones fœtaux à dopamine restent inégaux.
post-charge cardiaque l.f.
cardiac afterload
Un des facteurs essentiels de la performance hémodynamique du cœur, la post-charge est déterminée par la pression aortique au moment de l’évacuation systolique.
C’est un des trois facteurs importants de la performance hémodynamique du cœur, avec la pré-charge et la contractilité myocardique.
post-charge ventriculaire l.f.
ventricular after load (ventricular post load)
Tension supplémentaire que doit développer le ventricule cardiaque pendant sa contraction pour évacuer complètement son contenu.
Déterminée par la pression aortique, la post-charge correspond aux facteurs qui s’opposent à l’éjection systolique : les résistances artérielles et artériolaires, l’épaisseur des parois aortiques et la géométrie ventriculaire. La post-charge est un des facteurs dont dépend la performance cardiaque.