Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

35 résultats 

artère alvéolo-antrale l.f.

artère alvéolaire supérieure et postérieure

artère alvéolo-dentaire l.f.

artère alvéolaire inférieure

différence alvéolo-artérielle l.f.

alveoloarterial difference

Différence de pression partielle d'un gaz entre l'alvéole et le sang artériel systémique, qui est nulle pour le CO2, au maximum de 10 mm Hg pour l'oxygène.
Pour l'oxygène une augmentation de la différence alvéoloartérielle peut relever de différents mécanismes : anomalies des rapports ventilation-perfusion, présence d'un shunt, trouble de la diffusion alvéolocapillaire.

ARN de transfert l.m.

transfer RNA

Acide ribonucléique de petite dimension comportant 70 à 90 nucléotides, impliqué dans l’assemblage séquentiel des acides aminés lors de la Synthèse des protéines au niveau des ribosomes.
Chaque ARNt est spécifique d’un acide aminé donné et contient un triplet de bases complémentaires (anticodon) à un triplet (codon) du RNA messager. Tous les ARNt présentent une extrémité CCA-OH 3' sur laquelle peut être attaché l'acide aminé correspondant, et trois boucles en épingle à cheveux constituant des domaines « doubles brins » ; la deuxième boucle présente à son extrémité un triplet de nucléotides dit « anticodon » complémentaire antisens du codon de l'ARNm sur lequel il se fixe lors de la biosynthèse d'une protéine.
Les ARNt sont Syn.thétisés à partir d'une séquence complémentaire d'ADN par l'action d'une ARN-polymérase III.

Sigle  : ARNt (ou tRNA)

capacité de transfert pulmonaire l.f.

capacité de diffusion

[C2,K1]

facteur de transfert l.m.

transfer factor

1) En génétique, ensemble des gènes responsables du transfert dans un plasmide conjugatif.
On les nomme gènes de transfert.
2) En immunologie, facteur capable de transférer la mémoire immunitaire des lymphocytes vis à vis d'un antigène à d'autres lymphocytes non sensibilisés.

facteur sexuel, facteur RTF, plasmide conjugatif

[Q1,D1,F3]

Édit. 2018

fécondation in vitro avec transfert d'embryon l.f.

in vitro fertilization, embryo transfert (IVF-ET)

Sigle FIVETE

fécondation in vitro

[O3,B3]

Édit. 2018 

fonction de modulation de transfert l.f.

modulation transfer function

Fonction qui décrit la différence entre le signal d'entrée et le signal de sortie.
Ce concept s'applique essentiellement aux fonctions linéaires mais il est étendu à de nombreux domaines qui comportent des éléments linéaires, qu'il s'agisse d'un amplificateur, d'un milieu optique ou même d'un capteur biologique. On parle du profil de la fonction de modulation de transfert de l'œil humain pour décrire la sensibilité de l'observateur en fonction de la fréquence spatiale et temporelle du stimulus.

[P1, B2, B3, B4]

Édit. 2018

fonction de transfert l.f.

transfert function

En termes de traitement du signal, la fonction de transfert d'un filtre se définit comme la transformée de Fourier de la réponse impulsionnelle du filtre. Par extension, on appellera fonction de transfert ou encore fonction de pondération d'un système quelconque la distorsion appliquée par ce système au signal d'entrée et modifiant plus ou moins les caractéristiques du signal de sortie.
C'est ainsi qu'on a pu utiliser cette notion concernant les propriétés optiques du système visuel et parler de la fonction de transfert de l'œil (Arnulf) comme représentant l'ensemble des déformations de l'image entraînées par la traversée des milieux transparents antérieurs combinée à la projection sur la surface hémisphérique de la rétine. Une telle étude a conduit à des expériences très fines de psychophysique et a apporté de nouvelles connaissances importantes sur l'aspect fonctionnel de notre vision.

A. Arnulf, physicien français (1960)

transformée de Fourier

[B3, P1]

Édit. 2018

fonction transfert de modulation (FTM) l.f.

modulation transfer function

Fonction mathématique donnant, pour chaque valeur des fréquences spatiales, le rapport entre la modulation-image (modulation du signal de sortie du système d'imagerie) et la modulation-objet (modulation du signal d'entrée du système).
La FTM d'un système est la transformée de Fourier de sa fonction de dispersion ponctuelle ; mais l'action d'un système d'imagerie passant de l'objet à l'image peut se décrire par une série d'opérations mathématiques sur les modulations successives.
P. ex. dans un amplificateur de luminance, on caractérise les performances du système en prenant en compte les différentes FTM de la chaîne d'amplification : énergie des photons X incidents, puis amplification électronique, puis énergie des photons lumineux de sortie.

modulation, transformée de Fourier

[B2]

Édit. 2018

gène de transfert l.m.

transfer gene, TRA

facteur de transfert

protéine de transfert des esters de cholestérol l.f.p.

cholesteryl ester transfer protein

Glycoprotéine plasmatique servant au transfert du cholestérol estérifié entre les lipoprotéines HDL, anti-athérogènes , et LDL, pro-athérogènes.
L’utilisation d’inhibiteurs de de la cholesteryl ester transfer protein a été proposée pour inhiber l’athérogenèse.

Abrév. CETP

transfert n.m.

1) En anatomie (angl. transfer), déplacement complet d’un organe, selon un protocole chirurgical préétabli, soit chez un même individu, soit entre deux individus différents.
2) En psychanalyse (angl. transference), ensemble des manifestations conscientes et inconscientes qui marquent dans la cure la singularité de la relation de l'analysant à l'analyste.
Repéré par S. Freud à partir du traitement d'Anna O. par J. Breuer, dans sa dimension de résistance à la guérison, le transfert est devenu le socle sur lequel il a inventé la psychanalyse et ses principes. C'est autour des questions que soulève ce concept que se jouent aussi bien l'installation d'une relation analytique, son maniement dans la cure, que son devenir à la fin d'une analyse.

S. Freud neurologue autrichien (1856-1939) J. Breuer, physiologiste autrichien (1842-1925)

transfert d'aimantation en IRM l.m.

magnetization transfer

En IRM, lors de l'examen d'un tissu contenant un nombre non négligeable de protons fixes ou peu mobiles (tissu cérébral, muscles, membranes), technique consistant à ajouter à l'impulsion de radiofréquence correspondant à la fréquence de Larmor des protons mobiles, une autre impulsion de fréquence légèrement décalée.
Cette onde décalée a pour résultat de saturer les protons fixes ou peu mobiles, sans agir directement sur les protons mobiles. Mais du fait du phénomène de transfert de saturation, ces derniers se trouvent indirectement affectés : la saturation des protons fixes ou peu mobiles s'effectue au détriment des protons mobiles ; leur aimantation et donc le signal de ceux-ci s’en trouvent diminués. (Il y a un transfert d'aimantation du pool des protons mobiles vers celui des protons fixes). Il en résulte une diminution du signal du tissu concerné.
Cette technique est utilisée en angiographie par résonance magnétique, où elle permet de réduire le signal de certains tissus sans modifier celui du sang (qui ne contient que des protons mobiles). Le résultat est une augmentation du contraste sang/tissus, permettant une meilleure visualisation des petits vaisseaux.

transfert de saturation en IRM

[B2,B3]

Édit. 2018

transfert de gènes l.m.

Introduction d’un ADN étranger dans une cellule

transfection, transgénèse

[Q1]

Édit. 2018

transfert de noyaux de cellules somatiques l.m.

somatic cell nuclear transfer (SCNT)

Technique consistant à transférer le noyau d’une cellule somatique dans un ovule énucléé afin de donner naissance à un embryon pouvant être transféré dans l’utérus d’une mère porteuse (clonage reproductif) ou dont les cellules peuvent être utilisées à titre thérapeutique (clonage à visée thérapeutique).
Cette méthode s’est illustrée par la naissance de la brebis Dolly. On parle de clonage parce que l’animal né grâce à cette technique a le même ADN nucléaire que le donneur à partir duquel la cellule somatique a été prélevée. Le clonage reproductif est interdit dans l’espèce humaine. Le clonage à visée thérapeutique a l’intérêt théorique de fournir des cellules à greffer identiques à celles du receveur, ce qui évite tout rejet .Il pose chez l’Homme des problèmes éthiques majeurs puisqu’il suppose la création d’un embryon humain secondairement détruit. L’utilisation de cellules souches pluripotentes induites autologues supprime également le risque de rejet tout en évitant le problème éthique.

cellules souches pluripotentes induites

transfert de recherche l. m.

translational research

En pharmaco-thérapeutique, phase de recherche se situant entre la recherche fondamentale et la recherche appliquée, assurant le passage de l’une à l’autre.
Elle correspond à la mise en application thérapeutique des résultats scientifiques de la recherche fondamentale, au cours des essais cliniques de phase II.

recherche translationnelle

transfert de résistance l.f.

resistance transfert

Passage interbactérien de gènes dont l’expression conduit à une résistance aux antibiotiques.
Chez les bactéries, ce passage s’effectue directement par transformation ou conjugaison, ou par l’intermédiaire d’un bactériophage (transduction).

transduction

transfert de saturation en IRM l.m.

saturation transfer

En IRM, après l'impulsion de radiofréquence lors de l'examen d'un tissu contenant une quantité non négligeable de protons fixes ou peu mobiles, échange permanent d'aimantation entre le pool des protons fixes ou peu mobiles et le pool des protons mobiles.
Ce phénomène explique, lors de l'utilisation de la technique de transfert d'aimantation en angiographie par résonance magnétique, la diminution du signal de certains tissus par rapport à celui des vaisseaux.

[B2,B3]

Édit. 2018

transfert génétique l.m.

genetic transfer

Passage de matériel génétique d'une cellule à une autre directement ou par l'intermédiaire d'un vecteur.
Chez les Bactéries, on distingue plusieurs modes de transfert : la transformation génétique, la conjugaison, la transduction, etc.

transfert-hybridation n.m.

Technique de biologie moléculaire permettant de détecter un ADN viral en le fixant sur un ADN complémentaire utilisé comme « sonde ADN ».

transfert intratubaire des gamètes l.m.

gamete intra-Fallopian transfer

Technique d’assistance médicale à la procréation qui consiste à recueillir des ovocytes par ponction folliculaire transvaginale après induction de l’ovulation chez une femme stérile, dont les trompes sont perméables, et à placer les ovocytes, avec plusieurs centaines de milliers de spermatozoïdes, dans l’ampoule de la trompe utérine, lieu d’élection de la fécondation naturelle, soit à la faveur d’une cœlioscopie, soit en cathétérisant la trompe à partir de l’ostium tubaire de la cavité utérine sous contrôle échographique.
Le taux de réussite de grossesse est estimé à 30% par cycle.

procréation médicalement assistée

transfert intratubaire de zygotes l.m.

zygote intra-Fallopian transfer

Technique d’assistance médicale à la procréation qui consiste à placer dans l’ampoule tubaire d’une femme stérile, dont les trompes sont perméables, un embryon de quelques heures ou zygote, obtenu par fécondation in vitro.
Le taux de grossesse est estimé à 30% par transfert.

procréation médicalement assistée

transfert linéique d'énergie (TLE) l.m.

linear energy transfer (LET)

Quantité décrivant l’énergie moyenne transférée par une particule ionisante qui traverse la matière, par unité de longueur du trajet parcouru, exprimée en keV/μm.
Cette grandeur, utilisée pour quantifier l’effet du rayonnement sur la matière, varie en fonction  de la nature et de l’énergie du rayonnement. Plus le TLE est grand, plus la quantité d’énergie cédée localement est importante et plus la nuisance biologique du rayonnement est marquée.

transfert (névrose de) l.f.

tranference neurosis

Effet de la relation analytique selon lequel les symptômes ou les conduites pathologiques du patient acquièrent une nouvelle fonction, une nouvelle signification. Le conflit infantile se joue maintenant dans le cadre dynamique du transfert sur l'analyste et se prête mieux à l'élucidation.
À l'intérieur du groupe des "névroses", S. Freud distinguait les névroses de transfert et les névroses narcissiques (les psychoses). Dans les premières (hystérie d'angoisse, hystérie de conversion, névrose obsessionnelle), la libido cherchait toujours son objet à l'extérieur et, dans la cure, mettait l'analyste à cette place. Dans les deuxièmes, la libido était tournée vers le moi et ne pouvait établir une relation transférentielle. On admet aujourd'hui que, contrairement à ce que Freud pensait, les psychotiques nouent des relations transférentielles, parfois très intenses.

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